Voici pour vous chers lecteurs... Le dernier chapitre de LDTY, il n'en reste plus que l'épilogue...
(Spoil à lire pour ceux qui seraient perdus en bas de page)
J'espère que vous aimerez cette fin, et cet épilogue, plus tard.
Zangdar : M se réfère à Merlin et Morgane =)
Dark : j't'adore!
ENJOY!
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Chapitre XI / La prophétie
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Harry avait mal aux jambes et aux bras. Le stupéfix ne lui entravait pourtant pas le cou et les pieds, le professeur avait sûrement espéré qu'il soit seul.
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- Tu as trahi toute la communauté sorcière en devenant l'ami et l'amant de cette pourriture de Voldemort. Cela t'étonne que je le sache? Il suffisait de voir vos regards vicieux quand vous vous voyiez! Je savais que tu connaissais l'existence du Premier Objet, Potter. Je savais que tu voudrais sauver ton Tom qui n'est qu'un meurtrier bon à enfermer!
- Il n'est pas Voldemort, parvint à articuler le survivant.
- Foutaises! Pourquoi le redevient-il chaque fois que ce sac est ouvert, Potter? Pourquoi devrait-on lui pardonner tout ce qu'il a fait? Pourquoi toi tu l'as fait, alors qu'il a assassiné tes parents? C'est SON âme SES actes, et c'est LUI qui paiera!
- Il n'est pas...
- Ose aller voir les parents de Neville! Ose leur dire que celui qui les a fait torturer jusqu'à les rendre fous, jusqu'à ce qu'ils ne reconnaissent plus leur propre fils est de retour, mais qu'il est bon alors on ne peut pas le tuer. Ose, Potter!
- Il n'est pas Voldemort...
- Il l'est à présent.
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Le petit professeur avait pris le petit sac en main, et de ses doigts, et avait montré la petite cordelette de soie qui retenait l'ouverture défaite du sac. Harry ouvrit les yeux en grand. Si Tom redevenait Voldemort...
Il vit Filius lever des yeux effarés vers lui, il sentit Remus se lever avec efforts et un éclair blanc fuser vers Flitwick et ce dernier se retrouva à terre dans un petit cri, ficelé comme du saucisson. Quand ce dernier retomba, le petit sac se referma de lui-même.
...
Eole était revenu, avec sa tristesse et ses larmes, et le parc de Poudlard se détrempait par la neige tournoyant dans le vent. Severus, Sirius, Lucius, pointaient de leur baguette Tom au milieu de leur cercle. L'ex Lord, le visage barré de ses cheveux couleur de nuit, trempé, avait un regard terne, et attendait la sentence.
Dans un sursaut ultime, il leva son regard, et avec les paroles, la seule arme qui lui restait, il laissa sa trace.
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- Je vous en prie. Dites-lui que je l'aime.
- Ce sera fait Tom, lui répondit Lucius.
Sirius seul regarda la tombe de marbre près du mur de Poudlard avec tristesse. Harry avait déjà tant souffert avec Albus...
- Nous savons que c'est impossible, mais pardonne-nous pour ce que nous allons faire, fit Sirius.
- Vous y êtes obligés. Je ne vous en veux pas, dit-il en baissant la tête.
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Severus leva sa baguette, et demandant en son fort intérieur un pardon qu'il n'obtiendrait pas, jeta le sort fatal. Tom eut tout juste le temps de lever les yeux pour voir ce vert forêt, marbré de noir, magnifique, terrible, fendre l'air jusqu'à son cœur.
Il ferma les yeux, mais rien ne vint. Le sort avait été défait. Il avait fallu de longues minutes à Harry et Remus pour rejoindre sa chambre, prendre la carte des maraudeurs, et trouver Tom derrière le parc. Il était encore tôt, personne n'était levé, et ils purent reprendre le chemin jusqu'aux quatre hommes. L'exécution fut détournée d'un poil.
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- Harry, Tom devient trop dangereux, commença Sirius.
- Non, fit Remus. Nous avons trouvé. Nous savons comment débarrasser Tom de Voldemort, dit-il en montrant le sac rouge entre deux reprises de souffle.
- Mais il faut aller récupérer Flitwick dans la salle sur demande, continua Harry. Il est la cause de tout. Tom, j'ai eu si peur, fit-il en le prenant dans ses bras.
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Ledit Tom ne comprit pas de suite. Il était sensé être mort, et Harry le serrait dans ses bras.
Il l'entendait lui murmurer des mots doux à l'oreille, et alors que son corps prenait conscience qu'il venait de passer à côté de la mort, il se laissa aller dans le cou de son amant. Respirant alors, Severus se fit expliquer en quelques secondes la situation, et analysa le petit sac.
S'il avait bien compris, il suffirait de ne jamais l'ouvrir. Personne ne savait si cela tuerait Tom de le détruire. Harry pardonna facilement à son parrain pour avoir voulu le protéger avant tout, et ils rentraient tous un peu soulagés vers le grand hall.
Hermione, Tonks et MacGonagall les attendaient avec le sourire.
Elles n'imaginaient même pas à quel point la situation avait été critique. Le petit groupe de robes noires, contrasté par Tonks avec ses cheveux roses prit parti d'aller se détendre dans la salle du petit déjeuner et de tout reprendre plus lentement plus tard.
Harry ne comprit pas tout de suite. Remus avait poussé un cri, et s'était retourné. Tom avait ouvert grand les yeux, et son souffle s'était coupé.
Devant eux dans l'embrasure de la porte, le visage mauvais, Flitwick avait le sac entre les mains. Il y avait une dizaine de personnes à ses côtés, tous membres de l'AAV, portant de longues robes blanches et les répliques blanches immaculées des masques de mangemorts.
Même avec ça, ils purent reconnaître les parents de certains amis dont la famille avait souffert du règne de Voldemort.
C'est sans surprise qu'ils y virent Fudge et Duggory père.
Les sorts fusèrent immédiatement, et chacun tentait de se protéger tout en attaquant. Sirius et Severus avaient érigé des murs de défense, et Lucius, Harry et Remus lançaient sorts sur sorts. Au milieu d'eux, protégé par les femmes, Tom posa un genou à terre alors que le petit professeur ouvrait le sac avec les deux mains, et tirait sur l'ouverture jusqu'à ce qu'un craquement de tissu se fasse entendre.
Ses yeux devinrent deux fentes, son teint se fit moins blanc pour devenir pâle, ses doigts devinrent plus longs et décharnés alors que son esprit s'embrouillait.
On entendit un simple « écartez-vous » provenant d'Hermione, et une vague de magie les traversa comme une onde de choc.
Le plancher trembla, et toute activité cessa soudainement. Le Lord était né à nouveau, et flottait quelques centimètres au dessus du sol, encore plus puissant qu'auparavant.
Il semblait surpris cependant. Il mit ses mains devant ses yeux, les inspecta, et paru satisfait. Et un rire caverneux s'échappa de sa gorge. Il avait réussi. Et grâce à ces imbéciles qui voulaient apporter la preuve de sa dangerosité.
Il n'avait pas tant changé physiquement, car comme dans ses crises, on ne voyait qu'une lueur différente mais ô combien malsaine au fond de ses yeux.
Il les regarda, méprisant, et d'un geste, les traversa à nouveau d'une onde de magie. Personne ne put supporter le spectacle.
Voldemort les avait unis.
Leurs corps s'étaient rapprochés et les chairs fusionnaient pour ne plus former qu'une sorte de monstre reconstitué, arborant des yeux et des lèvres un peu partout sur le corps, n'ayant ni haut ni bas, des bras ici et là, des thorax ouverts et une forme qui se modifiait à tout instant.
Des têtes apparaissaient parfois, mortes, les yeux retournés dans leurs orbites, mais gémissaient encore. Les hommes qui l'avaient constitué étaient encore vivants, et souffraient le martyr. Cette magie était celle du démon, celle qu'il lui avait laissé en raison de leur pacte.
Au bord de la nausée, Lucius lança un Avada Kedavra, et toutes les chairs se décollèrent dans un bruit écœurant, pour couvrir le sol en s'écroulant. Les membres s'étaient détachés des corps, le sang et les organes gisaient çà et là, grossièrement entassés.
Sirius tenta un evanesco qui ne retira que le sang alors que Voldemort se tournait vers eux avec un rictus mauvais. De part et d'autre des portes du hall, invisibles à la vue de la grande salle, les élèves s'entassaient, peureux et curieux, n'osant intervenir. Si cette chose avait détruit une dizaine de personnes adultes et rompues au combat, elle ne ferait qu'une bouchée d'eux.
(1)Tom posa son regard sur Harry, et transplana. Tonks, les cheveux gris dut s'appuyer à une rambarde pour vomir, tandis que les trois amants et Remus accompagnaient le survivant vers l'endroit où Tom était allé. L'orphelinat.
Lucius posa des barrières anti-moldus, alors que Harry se dirigeait déjà au milieu des ruines, où Tom-Voldemort semblait un peu perdu. La scène semblait se répéter. Severus tendait sa baguette droit vers le lord, et se contenait parce que Sirius et Remus le lui demandaient.
Quand Harry arriva, mi marchant, mi tombant, se rattrapant aux murs de pierre cassés, il vit le halo doré qui entourait son amant. Celui-ci regardait ses mains, surpris, et tourna la tête vers Harry. Il ne comprenait plus.
La partie de Voldemort était en train de s'emparer de lui, et il ne parvenait pas à contrer cela. Ses cheveux se soulevaient sous l'effet de la force de sa magie, ses yeux changeaient constamment, variant entre ses deux orbes noirs et les fentes rouges qui l'avaient caractérisé ces dernières années.
Harry ne voulait pas que Tom parte. Il s'approcha encore de lui, avança la main et toucha l'immense sphère dorée. Il ne sentit rien sinon un léger courant électrique. S'il devait mourir, ce serait avec Tom. Il ne survivrait pas s'il perdait encore une fois son amour.
D'un pas rapide, trébuchant à moitié, il se retrouva tout contre son torse, l'entoura de ses bras, et murmura à son oreille.
Je t'aime.
Tom, les bras le long de son corps, tenus par ceux de Harry, l'entendait, et vivait. Voldemort lui revenait entier.
Il devait le faire. Il devait se débarrasser de cet être qui faisait de lui un humain.
À cause de Black. Il lui avait promis bien des choses, il l'avait fait sourire. Et il sut. Black était un traître. Il avait pris son cœur, son premier ami. Il avait invoqué la magie la plus noire qu'il put trouver. Et le parfum qui lui resta longtemps en mémoire fut la menthe.
Cette plante si extraordinaire qui lui avait permis de rester invisible si longtemps aux yeux des autres, libérant son âme, volant les secrets, le purifiant de cette chose qui grandissait en lui et le rendait faible. Son humanisme.
Je t'aime, Tom.
Et il avait hurlé. Il s'était tordu de douleur, son corps avait gémi pour lui, se métamorphosant, faisant de lui une chose pire qu'une bête. Il avait perdu tout espoir, toute lumière. Il était devenu Voldemort.
Ne me laisse pas, je t'en prie.
Il avait accepté de devenir un autre lui, de mourir pour la prophétie, pour mieux renaître, et revenir plus fort, plus puissant grâce au démon originel.
Il savait à présent qu'il devait tous les tuer pour régner en maître, comme il l'avait toujours voulu.
Emmène-moi avec toi.
Le Lord avisa l'être qui se serrait contre lui. Potter. Harry Potter qui avait causé sa perte, comme il le voulait. Un sorcier puissant, et qui était attaché à lui. Potter qui l'aimait, qui partageait ses pensées et ses rêves depuis si longtemps.
Et ces rêves se faisaient de plus en plus tendres, plus proches. Il aimait Harry Potter? Lui, Lord Voldemort? Et pourtant cet être de rien, ce balafré s'accrochait à lui, et acceptait la mort, douce puisqu'elle viendrait de lui, demandant uniquement sa simple présence à ses côtés. Harry.
Lui qui avait tout accepté, qui avait un besoin viscéral de lui, lui qui se sentait si seul avant qu'il ne soit là. Lui.
Il dégagea ses bras, regardant son amant, son pire ennemi et l'objet de sa convoitise tout à la fois. Il lui prit le visage en coupe, bien plus grand, les yeux à présent emplis de blanc, et un mince sourire étira ses lèvres.
Harry.
Le survivant, oubliant toute honte laissa s'échapper ses larmes, sourit à son tour. Tom le reconnaissait. Tom était encore là. Il vit son amant prendre ses mains par leur dos, plaçant ses paumes vers le ciel, et invoqua sans un mot un long poignard d'argent dans les mains de Harry.
Le survivant regarda son amour avec effroi. Il n'avait pas peur de mourir, non, mais il ne comprenait que trop bien ce qu'il était en train de se passer. Voldemort referma les mains de Harry sur le manche de l'arme avec les siennes, et sans lui laisser une chance de résister, planta la lame dans son propre ventre, écarquillant les yeux de surprise, se pliant en deux sous le coup de la douleur.
Et ce fut terminé. Voldemort tomba à terre en même temps que sa magie se dissipait, alors que Harry essayait vainement de le maintenir debout. Sirius l'entendit hurler. Il voulait de l'aide, il voulait qu'on ramène Tom à la vie. Lentement, les trois hommes arrivèrent, et le séparèrent de son amour.
Sous ses cris et ses supplications, ils ne firent que léviter le corps de Tom devant eux pour retourner à Poudlard.
La grande farce était terminée. Et dans un silence assourdissant, Harry regardait celui qu'il aimait plus que lui même partir, froid et sans vie. Lorsque le bras du mort, cognant une pierre, tomba de sur son torse pour pendre, c'en fut trop, et Harry sombra dans l'inconscience.
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...
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- Qui es-tu?
- Je suis toi, Tom. Nous ne sommes qu'un.
- Où sommes-nous?
- Je ne le sais pas, mais je pense avoir une idée. Mon chemin continue, à partir d'ici. Mais pas pour toi.
- Je ne comprends pas.
Tom était nu sur la gare de King Cross. Elle était d'un blanc immaculé, mais vide. Lui et un homme face à lui qui lui ressemblait beaucoup étaient seuls présents. Il était nu, mais voyait au centre de lui-même, comme s'il était créé de fumée, une sorte de spirale ondulante noire comme la nuit. Son homologue, lui était gris foncé, nu aussi.
- Tu vas vivre, Tom. Mon temps est terminé.
- Je pensais être mort.
- D'une certaine manière oui. En te tuant, tu t'es sacrifié, pour sauver Harry et le monde sorcier de moi. Mais nous ne sommes qu'une seule personne, toi et moi. Durant le temps où cette partie de moi a pu te voir, nous avons échangé des bribes de nous. C'est pour cela que tu n'es plus totalement blanc et pur. Tu es une âme, Tom. Une âme neuve, et moi je suis un souvenir à qui tu as donné une conscience par ta pureté.
- Tu es l'ancien Voldemort, n'est-ce pas?
- Oui. Et ce monde n'est pas pour moi. J'y ai trop d'amertume et de regrets. C'est grâce à toi que je peux voir cela.
- Mais je t'ai tué, donc je me suis tué aussi!
- Paradoxalement, c'est en faisant cela que tu t'es sauvé. N'oublie pas que notre unité est ce qui nous sépare. Cela t'a sauvé de moi. Il ne tient plus qu'à toi de retourner d'où tu viens, Tom. C'est cela que signifiait la prophétie. Tu ne pouvais pas vivre tant que je survivais, Tom.
- Merci.
- À quel sujet ? fit le gris qui avait commencé à partir.
- De m'avoir fait connaître la vie, et Harry. Adieu, alors?
- Une partie de moi restera toujours avec toi, Tom, dit-il en montrant la spirale noire au centre du Tom pur. Je ne mourrais jamais vraiment. Alors c'est un au revoir, Tom.
- Au revoir Voldemort. (2)
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Il ouvrit un œil, et un cri retentit. Un cri de femme, qui venait lui percer les tympans, et une douleur s'abattit sur son front. Il sombra à nouveau, mais dans les rêves. Il lui semblait qu'il était au chaud et en sécurité. Il ouvrit les yeux, peut être des années ou quelques secondes après, et sentit un poids sur son épaule, et entendit une voix.
Pas stridente, douce, chaude, qu'il aimait par dessus tout.
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- Harry...
- Tom. Tu m'as fait si peur.
- Je t'aime aussi.
Harry s'écarta, et laissa le jour se poser sur le visage de Tom. Le convalescent se redressa sur ses oreillers, et vit que tout le monde était là. Draco, Ron, Severus, Remus, Lucius et Sirius. Madame Pomfresh se faisait consoler par Molly, Hermione et le docteur Deverine.
- Que s'est-il passé? Parvint-il à articuler, en se massant le front. Il grimaça en sentant une petite bosse.
- Désolé, fit Harry avec un sourire. Madame Pomfresh t'auscultait pour constater... Ta... Mort et puis tu as brusquement ouvert les yeux. Alors elle n'a pas réfléchi et t'a frappé dessus avec une bassine en étain.
- Oh...
- Mais on a déjà mis une crème dessus. Dans quelques minutes il n'y paraîtra plus.
- Et pour Voldemort?
- L'horcruxe a pris possession de vous lorsque le sac a été déchiré, fit Severus. En vous tuant, il semble que vous l'ayez chassé. Nous pensions réellement que vous étiez mort. Vous souvenez-vous de ce qu'il s'est passé après l'apparition du professeur Flitwick?
- Un peu. Je sais que c'était horrible, fit-il en déglutissant. Je l'ai tué, n'est-ce pas?
- Voldemort l'a tué, dit précipitamment Harry, Il s'est libéré lui-même, et t'avait attaqué, précisa-t-il en lançant un regard torve à Severus. Tu n'y es pour rien. Je suis heureux que tu sois vivant.
- Moi aussi, je dois dire.
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L'infirmerie reprit son souffle, Pomona ses couleurs, et Tom fut examiné. Sa plaie s'était bien refermée, et sa peau avait un teint maintenant plus naturel, bien qu'aussi pâle que celui de Malefoy père et fils.
Ses cheveux étaient restés longs et droits, et Ron fit la remarque à son mari qu'il ressemblait un peu à un vampire. Le rétablissement se fit assez rapidement, et il fut assez dur cependant, d'annoncer les morts au repas du soir. Ce fut la première fois que Harry vit Severus user de tact.
On érigea une place aux combattants de l'AAV en tant que résistants sur une plaque en marbre posée devant le ministère. Elles avaient toutes perdu une personne durant la guerre, et ne voulaient que la justice.
Tom fit faire une petite tombe pour Voldemort, symbolique, juste à côté de celle de Dumbledore. C'était grâce à lui qu'il était heureux. Harry lui interdit de se couper les cheveux, et Tom devint le nouveau professeur de sortilèges.
Minerva reprit rapidement ses forces et son mental, et Severus annonça lui-même à Hagrid qu'il était augmenté. Il faillit finir en chaise roulante pour cause de colonne vertébrale brisée sous l'assaut d'un câlin d'un demi-géant, mais tout se termina assez bien.
Personne n'irait répéter que Sirius avait bloqué un sortilège interdit du maître des potions sur le garde chasse qui avait tourné le dos.
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- Alors?
- Alors il est bientôt vingt heures, et en ce qui me concerne, rien à signaler.
- Oui, mais elle?
- Elle reste enfermée dans la chambre, je n'en sais pas plus.
- Tu crois qu'on devrait entrer?
- Je tiens à ma peau.
- On demande à Blaise? Il a l'habitude avec Hermione.
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La porte s'ouvrit sur une Narcissa resplendissante. La potion tue-loup fonctionnait presque à merveille, et Lucius et Remus purent soupirer de contentement en la voyant si bien. Seule une longue queue de loup-garou dépassait en traîne de sa robe, mais la dame, coquette, avait fait coiffer et shampouiner l'appendice par des elfes de maison, et avait fait en sorte que jusqu'au bout, elle serait élégante.
Elle n'était pas fatiguée, preuve que son bébé ne faisait plus des siennes.
Dans sa superbe robe bleu roi, elle descendit dans le salon où la « famille » était réunie. Artemisia sautait sur les genoux de Draco, tandis que Sirius gazouillait devant Stanislas. La famille Weasley était au complet, et Cho, Ginny, Luna et Fleur faisaient un concours de baleines échouées, en rajoutant, prenant des poses idiotes exprès pour les photos de Colin, Cho et Fleur en tête.
Elles avaient elles-mêmes lancé les paris pour savoir qui accoucherait en première, entre Cho et Fleur, puis entre Luna et Ginny. La mise était à présent de douze gallions.
Molly était aux anges, entourée de ses fils, et de ses belles-filles, dans lesquelles elle comptait Hermione. Elle n'attendait plus que les jumeaux leur avouent enfin qu'ils n'auraient jamais de femmes autres qu'elle et Ginny dans leurs vies. Lee lui avait (presque) tout raconté un soir où elle l'avait fait boire.
Le jeune blond, voyant ses parents arriver, avait eu un grand sourire. Lorsque sa mère s'était réveillée, il n'était d'abord pas parti la voir, et quand Narcissa apprit qu'il se pensait rejeté de part leur lycanthropie, elle lui avait donné une claque mémorable en plein milieu du Terrier, photographiée par Colin, la première de sa mère, avant de le prendre dans ses bras.
Il tourna le regard pour rencontrer celui de Harry. Il était tout près de Tom, et il semblait que la terre pouvait bien s'écrouler, peu importe puisque Tom était là. Il fut le seul à voir deux fioles dans la robe de Tom, deux fioles qu'il triturait.
Spoil :
Pour résumer jusque là, pour ceux qui seraient perdus, Tom jedusor, dégoûté de la vie devient ami avec Black, très jeune. Sauf qu'il apprend qu'il est un traitre à son sang, et décide de ne plus être humain. Voldemort se fichait que Harry le tue. Il voulait avant tout vivre et dépasser la prophétie. Donc il a convoqué Agarhaug pour avoir une autre vie après sa mort, qui aurait l'âme de son anélone, la partie pure de son âme et ainsi perdre son humanité. Agarhaug lui avait promis que ses souvenirs seraient affectés par son côté noir lorsque son corps "reconstitué" toucherait le premier objet lui appartenant réellement. Et le premier objet appartenant à Tom était le sac rouge dans le coffre des Serpentard, son ancêtre. Sauf que Flitwick, après la mort de ceux qu'il aimait, veut détruire ce "nouveau Voldemort". Voilà où nous en sommes avant ce chapitre.
1. : Alors désolée si ça devient gnangnan mais en fait là j'écoute « Lion King, sings of the movie » avec la musique ou que Mufasa il meurt, Kings of the past, once and future king etc donc voilà.
2. : Des questions?
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Et voilà! Merci de m'avoir lue!
