Emyleen: Hello ! Merci pour ta review ! Oui, Onyx ne change pas, même avec le temps. Étant l'un des protagonistes, mieux vaut ne pas changer le caractère de ce personnage, je pense... Les réconcillier ? Je n'y ai pas encore pensé, non... mais c'est possible. Désolée pour l'orthographe de Galadriel, je m'en suis aperçue en (re)lisant le livre, m'en serais collé des baffes...
Si les trois n'apprenaient rien et ne se montraient pas un minimum surpris, ce seraient des cyborgs je pense XD (tiens, c'est une idée ! Un crossover Terminator/Lords of the rings. But du cyborg: sauver le précieux !)
L'histoire de Stella me trottait depuis un moment en tête, en fait. Je suis contente qu'elle te plaise ^^ Sinon, tes pronostics sont bons, tu as bien deviné ^^ Et pour le reste... Tu verras !
Bonne lecture !
Melior: Le pot est à moi ! è_é
Je rigole XD Comment Legolas va réagir... ce sera dans le chapitre suivant ^^
Déleor essaie seulement de faire son devoir, à savoir protéger la tourmaline Du moins en apparence... a-t-il des idées cachées ? Mystère...
Bonne lecture !
Aliete: Contente de te revoir ! Et heureuse de savoir que tu as apprécié le chapitre. Effectivement, le micro-espion est la petite sœur ^^ Et comment passer à côté de ce culte qu'est cette célèbre pâte à tartiner... (où est mon pot, que je m'enfile une cuillère ?)
Bonne lecture !
Le royaume de Perle
Pendant que Legolas se débattait avec Stella, Syrie et Kira fouillaient toute la bibliothèque à la recherche du livre qu'avait mentionné Fan. Sachant pertinemment que son époux refuserait d'exploiter une piste donnée par les dieux, Swan avait prié la guerrière mauve et son amie de faire des recherches dans ce sens.
« ''Un livre d'argent au pays des arbres...'' a dit Mère... » marmonna Kira, sourcils froncés.
Il apparut évident aux deux femmes que les paroles de la déesse étaient une énigme. Peu difficile à déchiffrer, d'ailleurs.
« Un livre d'argent. La reliure doit être argentée. Et le pays des arbres ne peut-être que le territoire des elfes. Il faut donc rechercher un auteur sylvain, mais... Il y en a tant... » murmura Syrie, perplexe.
Avec l'aide du bibliothécaire, ils avaient posé sur une table tous les livres écrit par un elfe et possédant une reliure argentée. Cependant, la bibliothèque d'Émeraude était immense, et déjà le meuble menaçait de craquer sous le poids des ouvrages sortis des étagères. Une bonne centaine de livres avaient été étalés sur la table, traitant d'une multitude de sujets, mais ni Syrie ni Kira ne parlaient l'elfique.
Elles étaient dépassées. Au palais, qui parlait cette langue ? Hawke, Amayelle, Stella, Nogaït, Onyx, Cameron... mais aucun n'avait le temps de les aider. Hawke travaillait toujours sur ses listes, Amayelle, Nogaït et Cameron étaient allés voir le roi Hamil, Stella allait s'en aller, et mieux ne valait pas compter sur Onyx pour les aider à déchiffrer un indice laissé par les dieux. De toute manière, lire tous ces livres, même à plusieurs, allait prendre un temps fou.
Dehors, la neige faisait le bonheur des enfants, dont on entendait les cris de bonheur jusqu'au bout du palais. Délaissant la pile de livres poussiéreux sur la table, Kira s'approcha de la fenêtre pour observer la nouvelle génération d'Émeraude jouer dans la poudreuse blanche. Elle repéra son fils Wellan, et les fils cadets d'Onyx, les princes Fabian et Maximilien, se lancer des boules de neige sous l'œil vigilant de la nourrice Armène.
« J'ai du mal à croire que tout ça est menacé...à nouveau » dit la jeune femme, pensive.
Syrie cessa de contempler les livres attendant sur la table pour tourner son regard bleu vers son amie.
« Qu'est-ce qui t'arrive ? » demanda-t-elle, étonnée.
« Il n'y a pas si longtemps, nous avons abattu mon géniteur et avons rétabli la paix en ces terres... Et maintenant, alors que nous pensions que demain ne serait jamais rien qu'un autre aujourd'hui, que nous pouvions vivre sans penser sans cesse à si nos enfant vont vivre pour connaitre des jours heureux, une nouvelle menace surgit. On commençait seulement à savourer la paix... » soupira-t-elle pour finir.
Syrie lui mit la main sur l'épaule, souriant tristement.
« Tu sais... » dit l'émerienne (NdA: émerien= habitant d'Émeraude) en pesant ses mots, « Je crois que jamais aucun monde ne sera délivré de tout tourments. Un jour ou l'autre, Enkidiev aurait été exposé à une nouvelle menace. Aujourd'hui, dans dix ans, un siècle, qui sait... on ne peut rien faire contre. Ce qui importe, c'est que les enfants qui vont connaitre ces moments soient heureux, et deviennent fort. Alors, quand viendra leur tour de se battre pour Émeraude et ses habitants, ils sauront qu'ils se battent pour le bonheur, le leur et ceux des autres. Comme nous allons le faire. »
Kira hocha la tête, sans cesser d'observer l'extérieur. Les enfants avaient commencé une bataille de boules de neige avec les chevaliers présents dehors. Jenifael, Bridgess, Bergeau, Santo, Jason et même Onyx. Les adultes jouaient comme des enfants dans la neige, savourant un moment de joie. Personne n'en parlait, mais tous le savaient: ces instants de rire étaient comptés, au moins jusqu'à la prochaine bataille contre les insectes. Les futurs écuyers, ravis de voir les chevaliers s'amuser avec eux, constituèrent une équipe ayant pour but de bombarder en priorité le roi.
« Tiens ? » s'étonna Syrie, « Xion est dehors aussi... il déteste la neige, pourtant. » continua-t-elle d'un ton peu amène.
« Qu'est-ce qu'il disait, encore ? ''La température glaciale abime ma peau délicate, je ne peux aller dehors dans de telles conditions'' ou quelque-chose dans le même genre, non ? » singea-t-elle, imitant une voix excessivement efféminée outragée.
Kira étouffa un rire, de même que son amie. Xion et Syrie avaient fait leur apprentissage ensemble, et étaient devenus chevaliers en même temps. Le jeune homme était aussi doué que l'émerienne en combat d'épées, et aurait pu devenir très amis avec elle, si il n'était pas aussi imbu de sa personne. Autoproclamé chevalier le plus beau de sa génération, il balançait régulièrement ses cheveux bruns clair en arrière, et pensait sincèrement que ses yeux verts pouvaient faire fondre toutes les filles. Xion se considérait également comme le plus fort des chevaliers, de force au moins égale à celle de feu Wellan, précédent chef des chevaliers. Il ravala sa prétention le jour où Syrie, excédée de l'entendre faire le coq, le mit au tapis. Xion cessa de vanter sa puissance, mais restait toujours aussi narcissique, et garda un sentiment de rancœur envers sa compagne d'arme.
Aujourd'hui, il avait revêtu une écharpe, cadeau de ses parents lorsqu'il avait été adoubé chevalier. Tressée de fils argentés et blancs immaculés, elle portait la signature des artisans d'Argent, région natale de Xion.
Penser à l'écharpe fit tiquer Syrie. Argent ?
« Un livre d'argent au pays des arbres... » marmonna-t-elle.
« C'est bien ce qu'on recherche » acquiesça Kira.
« Je crois qu'on fait fausse route... » dit la jeune fille. « Et si la phrase était un jeu de mots ? »
« Comment ça ? »
« Un livre d'argent... Peut-être Fan voulait-elle dire que l'auteur est un Argentais. »
Kira réfléchit un instant à l'idée.
« Mmmmh... Oui, c'est possible... mais alors, le pays des arbres ? L'écrivain serait un métisse ? Moitié elfe, moitié humain ? »
« Non, il n'existe pas d'auteurs à moitié sylvain... »
Les deux filles s'apprêtèrent à creuser l'hypothèse, quand elles reçurent un appel mental d'Onyx. En même temps, le duo entendit les chevaliers, dehors, dire aux enfants de rentrer à l'intérieur.
« Chevaliers, rendez-vous dans la cours du château immédiatement ! »
Les groupes de chevaliers se formèrent très vite. Onyx leur annonça que les royaumes de Turquoise, de Perle, de Béryl et de Zénor avaient été attaqués par une légion d'insectes semblables aux mastodontes que Déleor et ses chevaliers avaient croisé à Shola.
« Ces guerriers mauves ne sont pas nombreux, mais les forces armées des royaumes attaqués ne sont pas assez puissantes pour se défendre. Les monarques requièrent notre aide. »
Il fut décidé que Déleor et son groupe seraient envoyés à Perle. L'équipe de Bergeau iraient à Béryl, accompagnés d'Onyx et Swan. Déleor partit avec le groupe de Bridgess, pour la plus grande joie de Kira, Syrie et Stella. Bergeau avec celui de Keiko. Jasson, ainsi que Gabrelle et les leurs, iraient à Zenor. Quant au Royaume de Turquoise, les chefs de troupes Sagwee et Morgan furent choisis pour le défendre. Les autres chevaliers resteraient à Émeraude afin de défendre le château et les paysans si les Émériens venaient à être attaqués à leur tour.
Tous étaient plus nerveux que d'habitude, à l'orée d'un combat. Aragorn s'enquit de la nervosité des chevaliers auprès de Syrie, qui vérifiait le tranchant de ses lames.
« D'habitude, quand les insectes lancent une offensive, ils envoient une véritable armée dans le but de raser le continent, ou tout du moins les royaumes côtiers. Quand ils changent de stratégie, ça veut dire que leur but n'est pas la victoire. Cette fois, ils ont envoyé de petites légions, ça ne correspond pas à leur façon de faire. C'est une diversion, ils ont un autre objectif. »
Elle ne put rien ajouter d'autre, déjà venait le moment de s'en aller. Déleor invoqua le maelström. Un à un, les guerriers s'engouffrèrent.
Le royaume de Perle ressemblait à celui d'Émeraude, quoique moins imposant, et paraissait plus récent. Les pierres du palais brillaient d'un éclat plus fort que celles du château d'Émeraude, et semblaient moins patinées et polies par le temps. Le drapeau, au lieu d'être vert, était d'un blanc nacré.
Cependant, Aragorn, Legolas et Gimli ne purent prêter plus d'attention au paysage. Non loin d'eux, des hommes en armure blanche et grise tentaient tant bien que mal d'empêcher une équipe de trente insectes d'accéder au palais. Ces derniers, armés de solides lances à pointes de fer et de fléaux imposants fauchaient les soldats, qui ne devaient leur survie qu'a la solidité des armures qu'ils revêtaient. Un des hommes, probablement le monarque car possédant plus de prestance que les autres, tenta une botte afin de tuer un des ennemis. Malheureusement, d'un coup puissant, l'insecte envoya son assaillant sur le sol et s'apprêta à l'écraser de son imposant pied.
« Père ! » cria Bridgess, tendant la main vers le colosse.
De la paume tendue sortit un rayon blanc lumineux. Il heurta le soldat mauve en pleine tête, mais n'étant pas assez puissant pour le tuer, le déséquilibra. Le roi de Perle en profita pour rouler hors de portée de l'insecte.
Le cri de la femme chevalier attira l'attention de tous les combattants présents. Les ennemis se désintéressèrent des soldats Perlois, fatigués et blessés, pour s'en prendre aux chevaliers d'Émeraude, bien plus dangereux.
« Bridgess, toi et tes troupes, allez vous occuper des blessés et du roi Giller. Nous, on se charge des insectes. »
L'interpellée acquiesça, et d'un signe de la main, appela les siens à la rejoindre. Seule Kira resta en place, à la demande de Déleor.
« Tu seras plus efficace en attaque qu'en défense. » lui avait-il dit.
Les insectes étaient presque sur eux, maintenant. Stella, sortant son arme, chuchota à Legolas à côté d'elle:
« N'utilisez pas la magie. »
L'elfe s'étonna de l'ordre de la jeune fille.
« Pourquoi cela ? » demanda-t-il.
« Vous allez comprendre... »
Legolas n'insista pas et se tut, et sortit son arc, ainsi que Derek, chevalier sylvain. Bandant chacun leurs arcs, une flèche sur la corde, ils attendirent un signal tacite.
Lorsque le plus imposant des insectes, celui qui avait tenté de piétiner le roi Giller, leva son fléau afin de frapper Déleor, les deux archers lâchèrent leurs flèches. Ces dernières allèrent se ficher dans les yeux de la créature qui, laissant tomber net son arme, poussa un sifflement semblable à un cri où la surprise et la douleur se mêlaient.
Ce fut le début de l'affrontement. Les insectes désorganisés s'avancèrent au devant des chevaliers, hurlants et cliquetants avec colère. Les soldats d'Émeraude s'élancèrent.
La tâche se révéla ardue, cependant. Pour un seul guerrier, il y avait deux insectes qui les dépassaient en taille et en force. Les émeriens évitaient les coups mortels par diverses pirouettes, et ne devaient leur survie qu'à leur agilité et leur entrainement. Parmis les humains, Syrie s'en sortait le mieux, étant la plus rapide et la plus fluide des combattantes de Déleor. Passant entre les jambes d'un assaillant, la jeune fille en profita pour planter l'une de ses lames dans l'arrière du genou du mastodonte, se releva, et décapita la créature avec sa deuxième épée quand la bête tomba sur ses jambes. Syrie retira rapidement son arme fichée dans la chair du cadavre avant de repartir à l'assaut d'un nouvel ennemi.
Kira, d'une force équivalente à celle des soldats insectes, parvenait à tenir tête à deux créatures en même temps, grâce à la double lame de son arme. Gimli également arrivait à tenir en respect, avec Aragorn, une imposante bestiole. Legolas et Stella se battaient côte à côte, la princesse servant d'appât tandis que l'elfe attaquait l'insecte distrait. Cependant, pour eux qui s'en sortaient bien, les autres chevaliers peinaient à esquiver les attaques ennemies. Heureusement, de l'intérieur du château surgit une troupe Perloise n'ayant pas encore combattu, guidée par un homme doté d'un charisme impressionnant.
« C'est le prince Xavier. » murmura Stella pour Legolas.
Ce fut au tour des insectes d'être débordés. Par devant, les chevaliers attaquaient, et par derrière, les troupes de Perle empêchaient toute retraite. Legolas comprit pourquoi Stella lui avait défendu d'utiliser la magie: il aurait pu toucher les alliés.
Les insectes devinrent de plus en plus désorganisés, commettant des erreurs bêtes impitoyablement sanctionnées par les humains. Dans la bataille, Kira se rapprocha de Déleor et leur ménagea un espace confortable, trou au milieu des insectes, où ils semaient la terreur parmi les ennemis.
Peu de temps après, les soldats Perlois blessés que les chevaliers avaient soigné se joignirent à la bataille à nouveau. Les quelques insectes restants ne tinrent pas longtemps. L'un périt de la main d'Aragorn et Gimli quand l'ex-rodeur, imitant la technique de Syrie, mit le mastodonte à genoux, donnant l'occasion au nain de ficher sa hache dans la tête de l'insecte. Kira en éventra un autre, avec Déleor. Syrie en décapita encore deux, petit exploit. Quand à Stella et Legolas, la jeune fille planta son épée dans le dos de l'assaillant pourpre, qui leva la tête pour pousser un cri de douleur. L'elfe l'égorgea promptement.
Le calme revint sur la place de Perle. Les chevaliers furent chaudement félicités et remerciés par les Perlois, et tous travaillèrent ensemble à nettoyer le lieu du combat de ses cadavres. Parmi les morts humains, on déplora deux soldats de Perle. Les hommes d'épées décédés, faisant partie de la troupe du prince Xavier, eurent droit à un discours funèbre de la part de leur chef. Leurs corps furent incinérés sur place avec tous les honneurs, traitement habituellement réservé aux chevaliers tombés au combat.
Tous les combattants furent invités dans le château de Perle, où les serviteurs mirent à leur disposition des bacs d'eau chaude afin qu'ils se lavent du sang qui les souillaient.
Le roi Giller leur offrit de se reposer un moment dans son palais, offre acceptée avec grand plaisir par les chevaliers. Ils furent rassemblés dans une grande salle équipée de tables, où se trouvaient divers pichets de vin, et autres corbeilles de pain et de fruits. Seules Bridgess et Jenifael se retirèrent avec le monarque local, ainsi que le prince Xavier.
« Où vont-t-elles ? » demanda Legolas à Stella.
« Dans une alcôve à part. Giller est le père de Bridgess, Xavier son frère. Ça fait un moment qu'elle n'a pas eut l'occasion de les voir. Et que ces deux là n'ont pas vu leur petite fille et nièce Jenifael. »
« Le plus dur, quand on devient chevalier, c'est qu'on a très rarement la possibilité de voir sa famille. » ajouta Syrie, pensive. « Sauf lors de patrouilles ou combats dans les pays en question. »
« C'est pour ça que Bridgess et Jenifael sont venues avec nous. Puisqu'il nous fallait deux patrouilles, elles en ont profité pour venir » poursuivi Kira.
« Et pourquoi Amayelle et Nogaït se sont rendus dans le territoire des elfes en notre compagnie, il y a peu de temps. » termina Syrie, en souriant.
Quand les trois amies étaient ensemble, aucune ne pouvaient s'empêcher de terminer les phrases de l'autre. Cela fit sourire l'ancien rôdeur et ses compagnons.
« Mais », objecta Aragorn, « ce ne sont sûrement pas les seuls soldats qui ont de la famille en ces régions. Qu'en est-il des autres ? »
« Ils doivent attendre une autre occasion. » répondit Stella.
« Ou demander une permission. » sourit Kira.
« Et sachant qu'ils ne verront plus leurs proches d'ici plusieurs années, les enfants acceptent de devenir chevalier ? » s'indigna Gimli, grognant.
Syrie plongea ses yeux bleus dans ceux du nain, tout à coup très sérieuse.
« Même les enfants savaient et savent que chaque chevalier sur le terrain, c'est une protection supplémentaire contre les insectes. En gros, ils ont le choix. Se battre pour protéger la vie de leur famille, ou vivre avec eux et ne rien pouvoir faire pour les sauver lors d'une attaque. À eux de décider de leur place. »
Kira grinça des dents. Le sujet était assez sensible pour Syrie: la jeune fille avait vu des hommes de son village tués par les insectes lorsque' Opale avait été attaqué, alors qu'elle était encore très jeune. Dès gens qu'elle aimait, des enfants avec qui elle jouait.
L'ambiance, au départ détendue s'était alourdie. Kira se creusa la cervelle pour changer de conversation. Elle fixa Stella, qui tournait une pomme dans ses mains, l'air pensif. Une idée vint à la femme mauve.
« Dis, Stella ! Tu m'as promis de me ramener du chocolat, ce coup-ci. Tu n'oublie pas, hein ? »
« Non non, j'ai fait une liste. » répondit l'intéressée.
« Vous vous rendez quelque part ? » souleva Aragorn, saisissant l'occasion de changer de sujet.
« Oui. » dit la jeune file.
« Là où elle a passé son enfance, on vous en avait parlé, vous vous en rappelez ? » intervint Syrie, souriante.
« Tu leur en a parlé... merci de me tenir au courant. » rétorqua Stella, une note désapprobatrice dans la voix.
« Oh, je ne l'avais pas fait ? J'ai du oublier... » sourit son vis-à-vis, une expression innocente sur le visage.
« Je pars avec elle, d'ailleurs. » fit remarquer Legolas.
Sa nouvelle fit sursauter ses interlocuteurs, sauf Stella, évidemment.
« Tu ne me l'as pas dit ! » râla Syrie à l'adresse de cette dernière.
« Mmh ? J'ai dû oublier... » dit la princesse, avec le sourire de ceux qui se procurent une vengeance facile.
« Mais pourquoi ? » balbutia Gimli, éberlué.
« Je lui ai demandé. » répondit Legolas.
« Oui, mais ça ne répond pas à... » continua le nain.
« Mon père a demandé à Legolas qui me l'a demandé. »
« C'est une idée débile ! C'est super effrayant, là-bas ! » s'affola Syrie.
« Il est au courant. » rétorqua Stella.
Ils ne purent poursuivre plus longtemps la conversation, Bridgess sortit de l'alcôve, accompagnée de Jenifael, Xavier et Giller. Déleor fit signe aux chevaliers de se lever, il était temps de rentrer. De plus, Onyx attendait un rapport sur l'attaque.
Le roi d'Émeraude se trouvait déjà sur la place du château, écoutant attentivement les dires de Keiko, revenue peu de temps auparavant. À ses côtés, Kévin, qui ajoutait des détails. Le monarque avait l'air soucieux. Quand il vit Déleor revenir, il soupira.
« Déleor, vient avec moi. Stella et Legolas également. »
Les trois se séparèrent de la troupe, Syrie échangea un regard inquiet avec Kira. Kevin les suivit.
Le groupe se rendit dans le bureau royal. Sur la table trônait la tourmaline ramassée à Shola. Legolas se dit brièvement que c'était imprudent de laisser la roche a la vue de tous, dans une pièce illuminée par des fenêtres, d'où n'importe quel oiseau-sorcier pouvait la voir. Surtout s'il la cherchait.
« Les nouvelles que j'ai reçu de la troupe de Keiko ne sont guère réjouissantes... » commença Onyx. « Déleor, elle m'affirme que les insectes paraissaient chercher quelque-chose. »
« C'est également l'impression que j'ai eut. Pourquoi réunir une si petite armée si ce n'est pour chercher quelque-chose... »
Le roi hocha la tête.
« D'après Kévin, ils étaient après la tourmaline. » poursuivit-il. « Stella, tu étais d'accord pour partir avec. Je crains que ton voyage ne se fasse plus tôt que prévu. Et qu'il ne dure plus longtemps également. »
« Ce n'est pas un problème... » répondit l'intéressée. « Quand souhaites-tu que je parte ? »
« Au plus tôt, demain matin si possible. »
« D'accord... »
Onyx sourit de soulagement, prit la pierre sur son bureau et la remit à sa fille. Cette dernière la serra dans son poing.
« Il sera de ton devoir de t'assurer à ce que aucun insecte ne tombe dessus. », lui souffla-t-il. « Je viendrais vous retrouver dès que nous en saurons plus, et que nous serons sur de son utilité. D'ici là, elle est sous ta protection. »
Stella hocha la tête à nouveau. Onyx recula d'un pas.
« Tu peux t'en aller. Legolas également. »
La jeune fille inclina vivement la tête, tourna les talons, et quitta la pièce, l'elfe avec porte se referma derrière eux, alors qu'Onyx demandait plus de précisions à Kévin.
Le sylve ouvrit la bouche, Stella le devança.
« Kévin est passé à un cheveux de devenir un insecte par le passé, par la faute d'Asbeth. Aujourd'hui, il est redevenu humain, si l'on excepte la capacité de comprendre le langage des insectes. »
Legolas sourit, mettant une main sur son front.
« Il faut vraiment que j'apprenne à lire dans les pensées, moi aussi. »
« Lire dans la tête des gens ? Je préfère bloquer tout accès à mon esprit. »
L'elfe hocha la tête, sans cesser de sourire.
« C'est vrai, ce serait mieux. »
« On verra ça une fois qu'on sera là-bas. La communication inter-esprits ne fonctionne pas quand l'interlocuteur est dans un autre monde. C'est mieux, je pense. Ça évite qu'une ou deux centaines de personnes n'assiste aux premiers essais. Il y a juste une chose qu'il faudra faire, une fois sur place. »
« Quelle est cette chose ? » demanda Legolas, intrigué.
Stella marqua une pause, avant de répondre.
« Me tutoyer. »
