Salut tout le monde!
Je vous poste un nouveau chapitre comme chaque semaine.
Je ne prend pas beaucoup de temps pour vous ces derniers temps mais il semblerait que j'ai plus de mal à tenir tous mes engagements. J'en suis désolé.
Mais sachez que j'aime toujours autant vous lire, c'est juste que je ne peux vraiment pas me dédoubler... Ce que j'aimerais soit dit en passant lol...
Je vous laisse lire tranquillement.
Chapitre 10 : Sanctions
Je dois dire que tout allait merveilleusement bien depuis que j'avais élu domicile au château. Hormis le fait qu'un clan s'était monté contre moi et tentait de me rendre la vie moins agréable possible. Mais bon ils étaient obligés d'agir discrètement ce qui faisait que j'étais plus ou moins tranquille, car il et elles ne s'en prenaient à moi que lorsque j'étais seule. Ce clan étaient formés de Démétri bien évidemment, Heïdi, Coraline qui semble être la meilleure amie de la sulfureuse compagne du traqueur et Lettie qui fait partie du trio des trois mégères.
Il est cependant extrêmement facile de les ignorer surtout qu'en dehors de Démétri et seulement lorsque nous nous croisons de temps en temps pour se relever de nos gardes respectives, n'avons que très peu de contact. Et puis quand Heïdi n'était pas présente ses deux roquets n'étaient pas aussi désagréables, elles filaient dès qu'elles me voyaient.
J'avais trouvé un rythme agréable, la journée je vaquais entre mes occupations et mes obligations. Et je devais dire que j'aimais être de garde car je pouvais passer mes journées avec Caïus même si je ne pouvais être près de lui que physiquement et qu'il ne me regardait pratiquement jamais.
J'étais placée derrière son trône entre le sien et celui d'Aro aux côtés de Renata car apparemment ces places étaient destinées aux boucliers. Lorsqu'il avait terminé ses longues voire très longues journée, il lui arrivait de rester plus de vingt quatre heures à recevoir nos congénères pour solutionner leurs problèmes ou écouter leurs doléances. Je ne pensais pas que ce travail, et je parle du sien, pouvait être aussi fastidieux. Mais une fois dans la place les choses étaient véritablement différentes. Je comprenais pourquoi ils étaient intransigeant sur les règles, car même comme ça les plaintes ne tarissaient pas, c'était de la folie.
Donc quand il rentrait il passait soit me chercher s'il voulait rester chez lui, quelques fois restait chez moi. Ou s'il y avait du monde avec moi, il m'envoyait un message sur mon téléphone, généralement ma sœur, les jumeaux, Santiago ou encore Félix étaient les seuls personnes qui venaient dans mes appartements. Nous avions choisi ce moyen de communication pour nous avertir de nos arrivés au cas où nous ne soyons pas seuls. Il voulait éviter d'être vu intimement avec moi, quand je dis intime c'était montrer ses côtés tendres, il tenait à son image de régent autoritaire et impartial, je le comprenais et je respectais ses choix.
Nous étions proches bien que j'avais plus l'impression que nous étions plus sur une relation où le sexe avait plus d'importance que le reste. Vu que je n'avais pas le droit de poser des questions sur sa vie d'avant, et encore moins sur les affaires courantes. Cela m'attristait car je ne sais pas comment l'exprimer mais je ne pouvais pas le décevoir ou sentir qu'il n'était pas bien. J'avais cette fâcheuse habitude qui me poussait à toujours vouloir son approbation ou sentir sa fierté et son bien-être, et dès que cela était atteint je me sentais mieux. Et pour lui le sexe était un élément indissociable de notre relation, on discutait mais toujours de banalités et surtout toujours après. Mais bon s'il trouvait son bonheur c'est ce qui m'importait le plus. Et puis je devais avouer que le sexe avec lui c'était vraiment exceptionnel, j'étais vraiment stupide de me plaindre.
J'étais contente que personne d'autres que nous n'occupait la tour car si j'avais fait trembler les murs dans notre petite maison des collines, il avait dû pas mal modérer ses ardeurs. Certainement à cause de la proximité de Rose et Alec, car dès que nous avions pu nous retrouver ici les choses avaient été vraiment différentes. Il était beaucoup moins doux, Caïus était un sauvage et cela se ressentait dans tout ce qu'il entreprenait sauf lorsqu'il m'embrassait. La première semaine nous avions pratiquement détruit tout mon mobilier il avait fallut tout rechanger et tant mieux car j'avais pu choisir des meubles un peu plus moderne ce qui me correspondait mieux.
Donc comme je le disais la vie était douce au château j'avais des amis exemplaires, une sœur qui me comblait de bonheur, c'est comme si nous avions toujours été ensemble, un amant hors du commun et un travail que j'aimais même si certaine fois je m'ennuyais. D'ailleurs je devais avouer que je m'ennuyai de plus en plus, j'attendais impatiemment ma première mission. Ce qui arriva deux mois après mon emménagement au château.
J'étais dans ma chambre à lire un livre que j'avais pris dans la bibliothèque de Caïus. Rose était en train d'entraîner une partie de la garde, Jane et Alec étaient en poste et Félix certainement avec Renata dans un coin du château. Mon téléphone sonna.
-Oui maître. Répondis-je surprise car maître Aro ne m'appelait jamais, en temps normal seul Caïus se chargeait de faire sonner mon téléphone.
-Isabella pourrais-tu nous rejoindre ?
-J'arrive tout de suite maître, et il raccrocha, je déposai mon livre et je sortis rapidement pour les rejoindre.
J'arrivai il n'y avait personne d'autre que les jumeaux, les maîtres bien évidemment et Rosalie que je pensais être à l'entraînement.
-Bien je vous ai demandé de venir toutes les deux car je vais vous donner votre première mission. Nous avons reçu des doléances concernant un clan en Finlande qui aurait apparemment transformé un bébé, je retins un hoquet de stupeur et de dégoût ce que ne put faire Rosalie.
-Je sais Rosalie que c'est un sujet délicat pour toi. Mais justement je veux que vous alliez vérifier si ces accusations sont fondées ou non. Et bien évidemment vous devrez agir en conséquence. Vous partez dans deux heures maximum et Jane vous accompagnera.
-Bien maître, fîmes-nous toutes les trois.
-Vous pouvez disposer et allez vous préparer, nous sortîmes de la salle je pouvais voir que Rosalie était chamboulée par cet ordre de mission.
-Ne te mets pas dans cet état maintenant. Si ça se trouve c'est juste une délation pour une vengeance quelconque.
-Tu n'y crois pas toi même Bella. Et puis Aro l'aurait vu si s'était le cas.
-Effectivement, fit Jane. Mais il y a deux choses à savoir dans ce contexte Rose, la première c'est que nous allons voir s'ils se sont débarrassés du bébé. Si c'est le cas nous leur laisserons un avertissement, un seul et unique avertissement. Si ce n'est pas le cas tu sais ce que nous devrons faire, mais sache que ce corps n'aura plus rien à voir avec l'image d'un poupon. Et ce sera justement rendre service à ce bébé qui devrait être éternellement un bébé avec aucune possibilité d'évolution que ce soit intellectuel, physique ou psychomoteur.
-Oui je sais mais c'est l'image du bébé que je redoute, reprit Rose.
-C'est difficile je ne te le cache pas mais cette mission est une mission test pour vous et surtout pour toi Rose. Car maître Aro sait que Bella sera fidèle en tout cas elle le sera à maître Caïus parce qu'il est son Créateur et tu connais le lien qui l'uni à maître Caïus en plus de leur proximité.
-Oui je m'en doutais, reprit-elle toujours fébrile.
-Allez frangine il ne sert à rien de spéculer et de te mettre la rate au court bouillon.
-Allez vous préparer nous nous retrouvons dans une demi heure devant les portes du château. Je m'occupe de faire préparer le jet.
Nous partîmes chacune dans nos appartements respectifs. Je prenais un sac où je mis quelques affaires. Puis j'attendis jusqu'à la dernière minute pour voir si Caïus me rejoindrait pour m'embrasser avant mon départ ou me souhaiter bonne chance, mais non il ne vint pas. Je me sentais mal dans ma peau, je n'avais pas pensé que notre relation pourrait être si difficile à tenir mais dans un sens je sentais que c'était normal. En fait c'était le fait de ne pas me sentir essentielle à sa vie qui me gênait, j'avais envie d'être exceptionnelle pour quelqu'un car quand je voyais les relations de Jane et Santiago ou Rosalie et Alec, je voyais que ma relation avec Caïus n'était pas aussi essentielle, aussi intense et profonde.
Ils étaient capables d'avoir des conversations et ne passaient pas tout leur temps ensemble au lit, même si c'était souvent le cas. Non ma relation était plutôt comme celle de Félix et Renata que du sexe, et je vins à repenser à ma conversation avec Jane concernant Alec et Rose. Je pensai qu'elle avait peut-être raison sur tous les points, sur leur lien, sur le lien des âme-sœurs également et je commençais à envier ce qu'ils vivaient, cette complicité, cette façon de se comprendre sans forcément parler, savoir ce que ressentait l'autre. J'étais la dernière arrivée, les filles m'attendaient Santiago avait accompagné Jane, Rose était seule mais seulement parce qu'Alec était de garde sinon il aurait été présent je n'en doutais pas.
Mais qu'est-ce qu'il me prenait, j'avais certainement plus que quiconque aurait pu espérer mais il me manquait cette chose, cette envie que quelqu'un ait envie de venir me dire au revoir, cette envie d'être unique et indispensable aux yeux de quelqu'un autre que Rose.
Nous étions dans le jet et Jane nous observait tour à tour, puis brisa ce silence qui n'était pesant que pour elle.
-Bon je comprends pour Rose mais toi qu'est-ce que tu as ?
-Rien, répondis-je comme si j'étais surprise par cette question.
-Te fous pas de moi Swan ! je soufflai puis je me décidai de me confier à elles, l'une ma sœur l'autre ma meilleure amie qui était celle de ma sœur également.
-Tu te souviens de la discussion que nous avons eu la dernière fois que tu es venue à la maison dans les collines.
-Oui, pourquoi ?
-Je pense que tu as raison sur tous les points.
-Ah ben tu vois ! s'exclama-t-elle.
-C'est quoi cette discussion ? demanda Rose qui était assise à côté de moi.
-Une discussion sur ton lien avec mon frère, répondit Jane.
-Mon lien avec Alec ?
-Nous pensons que vous devez être compagnons, renchéris-je.
-Vous le pensez vraiment ?
-Oui c'est visible, répondit Jane. Pourquoi tu en doutes ?
-Je ne sais pas c'est juste que j'ai un peu trop tendance à m'attacher et j'ai peur que ce ne soit que de mon côté alors j'ai préféré laisser cette question de côté.
-Je te rassure ce n'est pas que de ton côté. Et puis tu pourras toujours demander confirmation à Marcus en audience privé pour te rassurer. Mais je connais mon frère et je sais ce que sont de vrais liens.
-Certaines fois ils peuvent êtres faussés, reprit Rose.
-Pas dans ton cas Rosalie, pour toi tout est clair et normal.
-Je confirme, ajoutai-je. Je suis loin d'avoir votre complicité avec Caïus, leur indiquai-je.
-C'est ça qui te tracasse Bella ? demanda Rose venant de faire le rapprochement.
-Un peu j'ai l'impression de n'être auprès de lui pour le satisfaire physiquement, il ne me parle jamais de choses importantes pour lui. C'est simple je ne sais rien de lui et bien moins que tous les autres gardes qui ont connu une partie de sa vie d'avant. Pour moi ce sujet est tabou, je n'ai pas le droit de poser de question sur son passé.
-Et vous discutez de quoi ? demanda Rose.
-De rien justement, nous ne discutons pratiquement jamais et quand cela arrive ce sont des choses totalement banales, comme le prochain arrivage d'humains, ou des livres que j'ai lu, ou encore des conversations que j'ai pu avoir avec vous, mais rien d'important.
-Je vois et tu te sens mal ? demanda-t-elle.
-Un peu je suis contente quand il est bien. Mais il me manque ce que vous avez, cette complicité cette impression d'être importante et unique pour vos compagnons que vous dégagez quand vous êtes ensemble. J'ai l'impression d'être vide et seule c'en est presque douloureux.
-Je ne sais pas quoi te dire essai de lui en parler, déclara Rose.
-Je ne crois pas que ce soit un bon conseil surtout qu'il s'agit de maître Caïus. Il ne peut pas te voir de cette façon il a déjà connu sa compagne. Pour lui tu n'es qu'une substitution à elle, c'est pour cela qu'il ne peut pas discuter avec toi. Je sais que c'est difficile à entendre mais c'est tout ce qu'il peut t'apporter Bella. Ne cherche pas plus avec lui tu n'auras rien. Tu n'as pas jeté ton dévolu sur le plus sensible, si tu me permets de m'exprimer honnêtement. N'importe qui d'autre aurait fait des efforts, mais maître Caïus a toujours été le plus égoïste, caractériel et sauvage des vampires que je connaisse.
-Je sais et je savais que ce n'était pas une relation éternelle, en fait tant qu'on était dans les collines ça me convenait je ne le voyais pas souvent et c'était une excuse. Mais maintenant je me rends compte que les choses sont vraiment différentes de ce que je m'étais imaginée et surtout je vois ce que pourrait-être ma vie avec mon véritable compagnon. Je pense que je vais laisser passer mon contrat et je retournerais chercher Edward. Je ne le voulais pas au départ mais maintenant que tu as Alec je pense que tu ne m'en voudras pas trop de vouloir avoir mon compagnon près de moi.
-Je ne veux que ton bonheur Bella et cela ne passera que par tes retrouvailles avec ton véritable compagnon. Et le jour où tu le reconnaitras sera le plus beau jour de ta vie et tu ne penseras plus à tout ça.
Je ne savais pas si un jour la mémoire me reviendrait mais quoi qu'il en soit, même si ce n'est pas le cas si je pouvais avoir cette même assurance qu'elles lorsqu'elles parlaient de leurs compagnons, cette lueur de bonheur dans les yeux je serais aux combles du bonheur.
Nous arrivâmes enfin dans un petit aérodrome de Finlande pas très loin de l'endroit où nous devions nous rendre. Un petit village paumé et tant mieux car cela nous facilitera la tâche si nous devions faire des feux. Nous arrivâmes à proximité du village et nous sentions déjà les odeurs des vampires, quatre apparemment. Nous les trouvions près d'une cabane perdu en forêt, et comble de l'horreur la femelle du clan avait un bébé dans les bras, et un bébé transformé. J'eus un haut le cœur, car lorsque l'on pensait à la douleur lors de la transformation, ce petit être avait souffert le martyr.
Comment oser faire ça à un bébé surtout pour une femme avide d'avoir un enfant ? Comment avait-elle osé infliger pareille souffrance à un petit être sans défense ? Rosalie grogna menaçante, elle était très en colère ses traits habituellement si doux et si beaux étaient complétement déformés par la colère, elle était méconnaissable.
-Espèce de pourriture ! cracha-t-elle en se lançant sur la femelle qui avait le bébé dans les bras.
-Je crois que nous nous passerons des préliminaires, commenta Jane d'une voix presque déçue. C'est dommage j'adore les préliminaires, fit-elle en me regardant.
Rosalie venait d'arracher le bébé à cette femelle et me l'envoya. Je me retrouvais avec ce petit être dans les mains. Quand je vis ses prunelles rouges et ses vaines tentative de morsures, je ne pris pas le temps de réfléchir, car sinon je ne l'aurais pas fait. Je pris la tête du bébé d'une main et la dévissai d'un coup de son petit corps. J'en eus la nausée, puis je laissai tomber le corps et la tête de ce qui avait été autrefois un être pur et innocent.
Je fus incapable de me reprendre seule, seul l'attaque de celui qui devait être le père adoptif de l'enfant réussit à me sortir de ma torpeur. Il m'asséna un coup de poing phénoménal pour s'emparer du corps de l'enfant. Je lui sautais dessus et heureusement pour moi j'avais encore ma force de nouveau-né donc l'affrontement tourna rapidement à mon avantage, j'arrachai les morceaux de son corps avec une précision chirurgicale. Une fois terminé je regardais Rosalie qui aurait dû en avoir terminé depuis longtemps mais apparemment elle voulait faire souffrir la femelle d'avoir oser toucher au bébé.
Jane avait fini elle aussi et rassemblait du bois pour faire le bûcher. Je l'aidai en silence une fois le brasier allumé nous y jetions tous les morceaux, quand je pris ceux du bébé la nausée me reprit en même temps que mon profond dégoût pour ces personnes. Rosalie avait enfin fini par se décider de la démembrer et jeta ses membres au feu pour rejoindre ceux de son clan. Elle se tourna vers moi et me dit seulement.
-Merci !
Puis elle tourna les talons et partit. Le voyage du retour se fit dans un silence de cathédrale. Avec Jane nous n'osions pas parler car les traits de Rosalie étaient toujours trop crispés pour que nous exorcisions ce qui venait de se passer.
Arrivées en Italie, je les informais que je les rejoindrais plus tard que j'aurais aimé profiter du crépuscule pour aller faire une course ou deux. En fait je voulais aller remplir mon tiroir à sous-vêtements car Jane ne savait pas à quel point elle avait raison lorsqu'elle avait dit que Caïus était sauvage. Et surtout j'avais besoin d'un peu de solitude après cette mission particulièrement éprouvante. Pour une première mission, bien que facile dans son déroulement elle n'en restait pas moins une des plus douloureuses que j'aurais à effectuer et de cela j'en étais persuadée.
Je trouvais une boutique de lingerie très connu, et malgré le prix exorbitant des modèles je rentrais. Car bien que mettre des sommes folles dans des morceaux de tissus qui seront déchirés à la première occasion était peut-être ridicule, mais j'aimais les dessous et j'aimais les modèles de cette créatrice. Et puis je n'avais pas d'autre hobby hormis les livres.
Après avoir choisi une dizaine de modèles différents je repartis au château, j'allais emprunter le couloir menant à l'aile est du château quand je perçus les désagréables fragrances du trio des mégères. J'avançais en les ignorant mais apparemment ce n'était pas leur intention à elles.
-Qu'est-ce que je sens ? Soie, dentelle, humm satin également. Et bien on fait des folies à ce que je vois, lança Heïdi avec sarcasme. Je lui jetais un regard froid et continuai ma route sans répondre.
-Pressée d'aller t'allonger ? s'amusa-t-elle.
-Va persifler ailleurs Heïdi je n'ai pas de temps à perdre avec toi.
-Oui je suppose que tu as mieux à faire. Mais je serais curieuse de savoir avec qui puisque maître Caïus est dans la salle d'audiences.
-Si on te le demande tu diras que tu ne le sais pas ! Et tu sais quoi tu n'auras même pas besoin de mentir.
-Franchement je me demande ce qu'il peut te trouver tu es d'une banalité affligeante.
-Peut être est-ce parce que j'ai des talents cachés qui sait !
-Ce doit être ça, parce que je ne vois rien d'autre. Ça et ta ressemblance avec Athenodora sans quoi il ne t'aurait même pas regardé.
-Écoute Heïdi je suppose que ce doit être un problème de couple que vous avez. Parce qu'honnêtement je ne vois pas ce que je t'ai fait. Mais il va vite falloir que tu ailles chercher quelqu'un d'autre parce que je reviens d'une mission particulièrement éprouvante et que je ne sais pas si je vais réussir à garder mon calme encore très longtemps. Alors tu prends ta meute et tu vas voir si je ne suis pas ailleurs.
J'allais faire demi-tour pour repartir en essayant de garder le contrôle de mes nerfs ce qui s'avéra être extrêmement difficile. Mais apparemment elles avaient décidé de me pousser à bout.
-Ce n'est pas parce que tu écartes les cuisses avec le maître que je suis à tes ordres traînée.
C'était plus qu'il n'en fallait pour que je perde le contrôle. Je grognais de colère en même temps que je lâchais mes sacs et que je leurs sautais dessus. La première à recevoir un coup était Lettie vu que c'est elle qui s'était interposée en premier lieu, ensuite Heïdi je lui attrapais la crinière et l'envoyais contre le mur qui s'effrita et se fissura sous l'impact. Elle essaya de se dégager de mon étreinte mais mon statut de nouveau-né étant toujours d'actualité, j'avais largement le dessus physiquement. Un sourire méprisant se dessina sur mes lèvres laissant couler du venin sur mon menton.
-Lâche-moi ! hurla-t-elle.
-Je trouve que tu as tout de suite moins de répartie. Je t'avais dit d'arrêter de me pousser à bout et maintenant je n'ai plus envie de m'arrêter.
Je plantais mes dents dans son cou pour y laisser à jamais la preuve de ma supériorité sur elle. Elle hurla de douleur. J'avais oublié son deuxième roquets qui ne s'était pas manifesté mais qui s'était senti pousser des ailes lorsqu'elle entendit des pas se rapprocher de nous. Elle me sauta sur le dos mais je réussis à attraper ses cheveux à elle aussi, et sous la violence de mon geste elle s'envola par dessus moi arrivant dans une position des plus ridicules sur le sol. Heïdi qui voulait profiter de cet intermède pour s'enfuir ne put que faire un pas avant que je ne l'attrapais par le cou cette fois et de force je la plaquai au sol.
Elle faisait moins la maline elles étaient trois et je les avais dominé toutes ensemble. J'étais sur elle prête à lui imposer une seconde marque, lorsque deux bras me retirèrent de ma victime. Je me débattais et rugissais de colère, mais il me tint fermement.
-Calme-toi, me commanda-t-il d'une voix autoritaire.
Comme si j'allais l'écouter lui son compagnon. Puis une autre fragrance plus rassurante celle-ci arriva à son tour. Elle allait voir cette garce. Il s'arrêta devant observant la scène, Heïdi au sol, moi ceinturée dans les bras de Démétri, et les deux autres en train de se réconforter mutuellement. Je m'étais calmée mais Démétri n'avait pas relâché sa prise autour de moi. Prise qui n'était plus vraiment puissante, et si ce n'avais pas été lui, j'aurais dit une étreinte douce et réconfortante.
Aro, Jane, Alec et Rosalie arrivèrent également, ils virent tous la même scène que Caïus. Heïdi jouant les martyr au sol sanglotant sèchement, ses deux acolytes l'avaient rejointe et jouaient la même comédie.
Caïus grogna en nous fixant Démétri et moi, mon geôlier retira ses bras qui m'emprisonnaient et recula instantanément. Caïus avança et m'attrapa sèchement.
-Partez tous ! ordonna-t-il d'une voix forte et coléreuse, ils s'exécutèrent tous.
La dernière à partir fut Rosalie qui fut contrainte par Alec. Même Aro ne put discuter devant l'ordre. Il me tira sans ménagement jusqu'à ses appartements. Une fois arrivés là haut il m'envoya valdinguer à travers la pièce.
-Qu'est-ce qu'il t'a pris ? hurla-t-il.
-Je n'ai fait que me défendre, tentai-je de répondre.
-J'ai entendu ce que vous vous êtes dit. As-tu oublié que je pouvais tout entendre ? le colère me prit de nouveau il me reprochait quoi au juste de m'être défendu ?
-Et bien tu as pu entendre alors les insultes, tu sais que je ne l'ai pas provoqué. Pourquoi est-ce à moi de subir ta colère ?
-Parce que tu n'avais pas à répondre, tu aurais dû passer ton chemin. Ça aurait été la meilleure solution, tu viens seulement de lui donner raison.
-Je suis désolée mais je n'ai pas encore assez de retenue pour cela ? J'ai essayé mais je n'ai pas pu et je ne vois pas pourquoi c'est à moi de devoir me justifier. T'as qu'à aller la trouver elle et lui demander des explications. Pour quelle raison m'a-t-elle attaqué de la sorte ? Je n'ai rien fait d'autre que de me défendre et si tu as tout entendu tu sais que c'est vrai, criai-je d'indignation.
-Tu vas me parler sur un autre ton ! Je n'ai d'ordre à recevoir de personne et certainement pas de toi, dit-il en me prenant à la gorge et me plaquant au mur. Je le regardais avec un mélange de peur et un restant de colère.
Il encra son regard dans le mien j'essayai de résister à l'envie de le baisser et de me soumettre. Et ce n'était pas facile car je pouvais encore lire sa fureur dans son regard. Il m'embrassa, mais rien de doux, c'était sauvage, brut agressif, c'était lui et son état d'esprit actuel. J'essayais de le repousser je ne voulais pas que cette histoire se termine en position horizontale, non je n'étais pas sa chose. Je n'étais pas un simple corps et surtout je méritais plus de considération. Si je le laissais faire surtout après ce qu'elle m'avait dit et ce qu'il avait entendu par le fait cela voudrait réellement dire que je n'étais que ça à ses yeux et je ne pouvais tolérer d'être réduite à être sa poupée gonflable.
Non je ne le laisserais pas faire je valais mieux que ça j'aimais Caïus et je le respectais enfin moins tout de suite je devais l'avouer. Mais il restait précieux pour moi certainement à cause de notre lien, de son venin qui coulait dans mes veines. Mais malgré tout je ne le laisserais pas faire de moi « ça ». Je mis toutes les forces dont je disposais et je le repoussais avec rage.
-Tu ne me toucheras pas ! Je ne mérite pas d'être traitée comme tu me traites, je ne suis pas là que pour tes besoins.
-Tu te refuses à moi ? demanda-t-il d'une voix trop doucereuse pour être gentille et bienveillante. Ce qui me provoqua une chaire de poule invisible.
-Oui, je me refuse. Je ne demande rien d'autre qu'un peu de considération. Je sais que je ne suis que moi, pour ne pas dire que je ne suis pas elle. Et j'en suis désolée pour toi, mais ce n'est pas une raison pour me faire passer pour une traînée aux yeux des autres et aux miens également.
-Dans ce cas sors d'ici. Je ne veux plus te voir !
-Bien maître, répondis-je sur un ton détaché mais cela me coûta tout mon courage et ma force intérieure.
Je me réajustais rapidement et sortis tout aussi vite. Je m'arrêtai dans mes appartements pour me changer car mon chemisier n'avait de chemisier que le nom, mon jean aurait été à la mode dans les années 90 avec des trous partout. Je fis tout ça en moins d'une minute, et je repartis en direction de l'entrée du château, j'avais ma cape sur le dos bien que la nuit fut tombée mais je voulais passer inaperçu. J'arrivais devant les portes et je perçus de nouveau la désagréable odeur de Heïdi ainsi que celle de Démétri pas très loin, je pense que ce dernier venait nous rejoindre. Et ce n'était vraiment pas le moment car à ce stade avant la fin de la nuit je ne serais qu'un tas de cendre. Je me dépêchais espérant passer sans qu'aucun d'eux voire les deux ne m'interceptent, mais c'était sans compter sur ma bonne étoile.
-Alors ton jolie minou n'a pas réussi à calmer la fureur du maître, dit-elle en apparaissant devant moi.
Tant pis pour elle je ne pris même pas la peine de lui répondre quoi que ce soit, elle était trop près pour son bien. À croire que la petite séance de tout à l'heure ne s'était pas passée, pourtant je pouvais voir la marque que je lui avais laissé dans son cou. Je levais la main et la giflais avec tellement de force que son visage se fissura dans l'impact, elle s'envola contre le mur plus loin. Elle était toujours sur mon chemin, mais je n'avais pas l'intention de remettre ça je voulais seulement passer pour sortir aller me calmer et passer la nuit dehors vu que je ne devais reprendre mon tour de garde que le lendemain.
-Démétri ! cria-t-elle.
Je le vis arriver à son tour, je savais qu'il était là pas loin je l'avais senti. Ce qui était surprenant c'est qu'il n'avait pas réagi il avait laissé sa moitié venir me provoquer. Je me méfiais, je savais qu'il était tordu. Peut-être voulait-il une occasion valable pour se confronter physiquement à moi. Que pouvais-je attendre d'autre de sa part à lui de toute façon. Et dire que je l'avais trouvé séduisant, il était une ordure oui. Quand il approcha je me mis en position défensive.
-Ne m'approche pas ou je ne réponds plus de rien, il leva les mains en l'air et s'adossa contre le mur de façon à nous observer toutes les deux.
-Démétri défends-moi bordel, s'énerva la brune.
-Non c'était mérité, comme la fois précédente d'ailleurs, dit-il d'un ton neutre.
-Comment ça mérité ? s'écria-t-elle.
-Tu n'avais pas à lui dire ce que tu lui as dit. Elle a réagi comme il le fallait pour rétablir son honneur. En plus je t'avais déjà averti de ne pas la chercher, qu'elle pouvait parfaitement se défendre seule. Ce n'est pas pour rien qu'elle est garde et toi seulement une rabatteuse, il tourna les talons tout en me fixant.
J'étais stupéfaite, complètement estomaquée, le terme exacte était sidérée. Je le regardais passer à côté de moi il arborait un sourire en coin des plus ravageur. Son sourire avait toujours sur moi cet effet qui me coupait le souffle même lorsque j'étais en colère contre lui et cela m'agaçait prodigieusement.
-Ferme la bouche Swan. Tu ressembles à un poisson hors de son bocal.
Automatiquement j'obéis il me refit son sourire plus amusé toutefois. Puis disparut sous mon regard toujours médusé. Je fis de même sans plus me soucier d'Heïdi, en fait je l'avais complètement zappé l'espace de quelques secondes alors qu'elle était juste à mes pieds. Elle grogna mais je ne lui portais plus aucune attention et je sortis.
L'air extérieur me fit du bien et je me dirigeais à allure humaine vers la forêt la plus proche soit plusieurs kilomètres, il me fallait m'éloigner pour finir de me calmer. J'étais en chemin quand mon téléphone vibra je regardais un sms non lu de Rose.
-Est-ce que tout va bien ?
-Oui je suis sortie, j'ai besoin de me retrouver seule. Je reviens demain pour prendre ma relève. Bisous frangine, j'envoyais.
J'avais pris pour habitude de l'appeler frangine pour la rassurée et jusqu'à présent ça marchait. Un autre message arriva.
-Il ne t'a pas fait de mal ? On vous a entendu hurler dans tout le château. Si tu as besoin de parler dis-moi où tu es et j'arrive.
-Non il ne m'a rien fait. Et pour le moment j'ai besoin de faire le point, je t'appelle dès que je rentre pour t'avertir. Profite de ta soirée ne la plombe pas à cause de moi. Je vais bien promis.
Je pénétrais profondément dans la forêt et je m'installais au pied d'un grand pin. Je laissais filer la nuit, en pensant à tous les évènements de la soirée et ceux de la journée également. Trois images se démarquèrent des autres.
La première ce bébé aux yeux rouges dans mes mains, dont la tête n'était plus rattachée à son corps.
La deuxième c'est Caïus fou de rage qui me collait au mur de ses appartements. Je me demandais comment il avait pu analyser la situation pour en arriver à m'en vouloir à moi. Je le savais fougueux enfin sauvage serait l'adjectif adéquat mais de là à me maltraiter. En plus il avait presque failli me violer parce qu'il ne s'était même pas aperçu que je luttais contre lui. Il avait fallu que je sois plus explicite et plus radicale également.
Et la troisième image qui me laissait perplexe était Démétri me souriant et me soutenant face à sa compagne. Qu'il m'ait souri de cette façon ça m'avait complètement désarçonnée. Il avait apaisé ma colère avec tellement de facilité que c'en était déconcertant. Mais je crois que ce qui me touchait le plus et me laissait pensive c'était le fait qu'il ait dit que j'avais agi comme il le fallait. Que j'avais bien fait de réagir pour rétablir mon honneur mais ce regard qui m'avait transpercé lorsqu'il avait dit ça me laissait supposer qu'il y avait un double sens à ses paroles.
Vu que Rose m'avait dit que tout le château nous avait entendu je me doutais que toute ma conversation avec Caïus avait dû lui paraître claire et distincte avec ses aptitudes de traqueur. Comment devais-je interpréter cette réaction de sa part ? Je savais d'expérience que Démétri ne faisait jamais rien gratuitement, et je m'attendais que cette prise de position se retourne contre moi. Mais quand et comment et surtout pourquoi ? Le petit matin arriva, il fallait que je rentre pour me laver et prendre ma garde et je sentais à l'avance que la journée serait pénible.
J'arrivais dans la salle mon premier instinct avait été de regarder en direction de Caïus pour voir dans quel état d'esprit il pouvait être. Et lorsque mon regard rencontra le sien je sus immédiatement que j'allais subir le contrecoup de mon refus de la veille. Son regard était si noir et si coléreux qu'il me fit frémir d'angoisse et de peur.
Oui Caïus me faisait peur, il pouvait être tendre mais il pouvait être aussi dur et dangereux que sa position et sa nature le laissait supposer. Je fis glisser mon regard vers Félix pour lui signifier que je le relevais, ce qu'il comprit car il partit rapidement. Mais je fus arrêter dans mon inspection lorsque je croisais le regard de Démétri. Que faisait-il là ? Il ne devait pas être présent pour cette garde je devais la faire avec Corin me semblait-il. Il me fixa également j'avais l'impression qu'il essayait de me parler, qu'il voulait me faire comprendre quelque chose, mais je n'eus pas plus le temps d'essayer de déchiffrer ce qu'il essayait de me transmettre car la voix de Caïus me sortit de mes interrogations silencieuses.
-Au lieu de faire les yeux doux, tu ferais mieux de prendre ta place et rapidement, je sortis de ma contemplation, je venais de comprendre ce qu'essayait de me dire silencieusement Démétri quelle idiote me fustigeai-je mentalement.
-Oui maître, répondis-je rapidement en allant prendre place derrière son trône.
-Et pendant que j'y suis où étais-tu cette nuit ? demanda-t-il sur un ton autoritaire.
-Je suis allée prendre l'air pour me calmer.
-Toute la nuit !
-Oui toute la nuit, répondis-je de nouveau mal à l'aise.
-J'espère que tu en as bien profité ! Dit-il.
Mais même sans voir son visage je sus au ton qu'il avait employé qu'il avait bien dans l'intention de me faire payer mon absence d'hier. Aro le regarda, il allait pour lui prendre la main mais Caïus lui dit en l'enlevant avant qu'il ne le touche.
-Ne te mêle, pas de ça !
-Mon frère... commença Aro.
-Il n'y a pas de mon frère qui tienne ! Elle est à moi et j'en fais ce que je veux ! Aro soupira et se détourna de son frère.
Je le savais avant même d'arriver ici que le fait de l'avoir contrarié allait m'être préjudiciable, et il était d'une humeur exécrable. Je jetais quelques coups d'œil à Démétri qui restait impassible, regardant droit bien devant lui. Mais je pouvais voir qu'il était ailleurs quelques fois son front se fronçait j'imaginais qu'il devait entendre certaines choses désagréable.
Je ne savais pas d'où me venait ce nouvel intérêt pour Démétri, à moins peut-être que ce soit le fait qu'il se soit montré plus aimable hier. Ou bien qu'il n'avait pas pris la défense d'Heïdi malgré le fait qu'elle soit sa compagne, en tout cas sa maîtresse sans aucun doute. Mais avec Démétri il fallait faire attention car il était pratiquement aussi versatile que Caïus.
Je m'étais déjà brûlée les ailes avec lui. Alors oui j'appréciais lorsqu'il était accessible, mais le retour de bâton pouvait faire mal et il fallait que je fasse attention. Notre tour de garde arriva enfin à son terme j'avais l'impression d'avoir été là des jours entiers. En plus j'étais assez pressée de partir parce que d'une part ce climat était pesant, et de plus je devais rejoindre Rosalie pour aller chasser.
Alec et Chelsea arrivèrent Alec fixa son regard dans le mien dans un premier temps puis il alla se placer à côté de Démétri lui signifiant le changement. Je vis Démétri faire un petit signe de tête négatif. Puis Alec qui tourna de nouveaux ses yeux sur moi au moment où je m'apprêtais à quitter ma garde.
-Non toi tu restes, m'informa Caïus en m'attrapant le par le poignet. Tu reprends ta place ! m'ordonna-t-il un peu plus autoritairement.
-Bien maître, rétorquai-je démoralisée en reprenant ma place.
Je tournais mes yeux vers Démétri qui s'était fixé, et j'eus peur. Je ne sais pas de quoi, mais je ressentis une crainte au moment précis où son regard vint à la rencontre du mien. Il dut le voir car il me sourit, pas un sourire ironique ou sarcastique, non un sourire compatissant. Mon sentiment changea instantanément car là il n'y avait plus de doute il me témoignait son soutien. Cela faisait deux fois enfin trois en fait qu'il me témoignait un intérêt bienveillant, bien que je n'étais pas sûre en ce qui concernait le couloir, le moment où il m'avait retiré de sur Heïdi.
-Ton service est fini tu peux partir ! lui ordonna froidement Caïus. Chelsea tu peux disposer également, ordonna-t-il à la garde.
Je restais encore pour une garde de huit heures. J'espérais qu'elle passerait plus vite que la première. Alec me jetait quelques coups d'œils de temps à autre, mais restait aussi placide qu'à son habitude. Il avait un flegme impressionnant surtout lorsqu'on le comparait à sa sœur. Rosalie était vraiment bien tombée avec lui. Il avait exactement le caractère qu'il lui fallait. Posé, calme et réfléchit il arrivait à prendre le recul nécessaire pour analyser chaque situations comme elles méritaient de l'être. Je pouvais dire que oui j'étais admirative de son tempérament j'aurais aimé avoir autant de qualité également, cela m'aurait évité de m'attraper avec Heïdi et j'en serais pas là actuellement. Je serais à la chasse avec Rosalie et tout irait pour le mieux et pour tout le monde.
La fin de la garde arriva et je ne savais pas trop quel comportement adopter. Je décidais de faire quelques pas pour voir s'il me laisserait sortir, lorsque Jane et Lettie entraient. Cette dernière se permit même de m'adresser un sourire arrogant. Que je me serais bien chargée de lui faire ravaler si ma situation n'était pas si délicate.
-Tant que je ne te l'ordonnerais pas tu resteras ! m'ordonna Caïus d'une voix sans appel. Ce qui étira un peu plus le sourire de ladite Lettie qui le perdit rapidement lorsque Jane la gratifia d'un de ses regards si personnel.
-Maître Caïus si vous me permettez... commença Jane.
-Non je ne te permets pas et ne viens pas me parler de ton planning j'en ai rien à faire. Après tout tu as huit heures pour aller le refaire si ça te chante, rétorqua-t-il tranchant.
-Non Jane tu restes et toi aussi Lettie. Tu reprendras le planning seulement pour Isabella. Tu la feras remplacer dès que Caïus aura décrété que sa sanction sera terminée, dicta Aro.
-Bien maître, répondit Jane en prenant place.
Jane ne cessait de me lancer des regards, elle me scrutait attentivement et je me doutais qu'elle compatissait car elle devait certainement voir que je commençais à souffrir de la soif en plus de tout le reste.
Je me demandais combien de temps il allait me garder comme ça auprès de lui m'empêchant d'aller me nourrir. Bien que je commençais à croire qu'il allait me garder comme ça jusqu'à la fin des audiences publiques. J'espérais que cela arrive vite car cela faisait seize heures que j'étais là pratiquement sans bouger. En plus le temps que je restais présente je devais prendre tout le monde sous mon bouclier ce qui faisait que ma soif se trouvait d'autant plus intense au fils des heures. Car bien que je pouvais rester indéfiniment à maintenir mon bouclier en place sans ressentir de fatigue mentale, autant je m'étais aperçu que cela influençait sur ma soif et donc sur mes chasses également. Les audiences se déroulaient à une allure si lente que j'aurais souhaité moi-même leur répondre pour accélérer la cadence, surtout que la majorité des questions et des sollicitations étaient vraiment ridicules au possible.
Cette garde arrivait à son terme et j'en étais personnellement à vingt quatre heures de faction. J'espérais cette fois qu'il me laisse partir. Il se leva au moment même où le dernier visiteur de ce tour de garde partit. Les prochains attendront que la relève soit effectuée. Rose et Félix arrivèrent et lorsque je croisais le regard de ma sœur et que ce dernier devint plus dur mais principalement pour Caïus. Je pris peur car avec le caractère de ma sœur il était fort probable qu'elle lui dise ce qu'elle pensait de lui et de ses méthodes. Et c'est de cela que j'avais peur car je savais qu'il n'aurait pas laissé passer ce genre d'insubordination surtout que cela me touchait personnellement et il le savait.
-Lettie reste ici, l'interpella Aro alors que cette dernière s'apprêtait à partir. Jane peux-tu aller nous chercher Heïdi et Coraline je te prie.
-Oui maître, déclara Jane avant de partir rapidement.
-Qu'est-ce que tu fais Aro ? demanda Caïus. Alors qu'il me tournait autour comme le prédateur qu'il était.
-Je règle nos affaires internes nous avons une heure avant que les prochains visiteurs n'arrivent nous allons en profiter pour tirer cette histoire au claire.
-Tout est parfaitement clair pour moi et je ne vois pas ce que tu viens faire là dedans.
-Je ne peux certes pas intervenir dans tes décisions et sanctions concernant ta protégée. Mais je me dois de rétablir l'ordre au sein de ce château et des gardes. Et d'après ce que j'ai pu voir je sais que Isabella n'a fait que répondre à des provocations. Et provocations qui ont commencé le jour même de sa transformation.
-Fait comme il te plaira mais ce n'est pas pour autant que je lèverais ma sanction.
-Tu es le seul à pouvoir prendre cette décision j'en suis conscient.
Jane revint en compagnie de Heïdi et Coraline, ces dernières arboraient un visage anxieux surtout lorsqu'elles virent que la troisième du trio qui était toujours présente et moi derrière le trône de mon amant. Enfin je ne savais plus trop ce que nous étions pour l'heure. Ce dernier venant de réintégrer sa place.
-Bien approchez toutes les trois, commença Aro d'une voix moins beaucoup moins amicale.
Il posa sa main sur chacune des filles, l'une après l'autre prenant dans l'esprit des trois femmes les versions et renseignements dont il avait besoin et ce qu'il voulait voir surtout.
-C'est bien ce qu'il m'avait semblé. Vous attendiez Isabella pour la brimer et la molester car vous contiez sur le fait qu'elle ne dirait rien comme toutes les fois où vous avez très largement dépassé les limites. Vous saviez qu'elle ne se plaindrait jamais à cause de son statut particulier. Mais sérieusement vous vous croyez où ? s'énerva-t-il. Vous êtes des vampires de plusieurs centaines d'années pour certaines.
Elles avaient toutes un visage atterré. Se faire reprendre de cette façon par Aro en personne et devant Jane, Rosalie et moi, elles devaient très certainement me maudire. Bien qu'en fait je n'y étais pour rien. Bon c'est vrai que je n'ai pas su garder mon self contrôle et je crois que c'est ce que me reprochait Caïus enfin avant que je ne me refuse à lui car maintenant je pense que c'est l'association de ces deux griefs qu'il devait retenir contre moi.
-Bien je vous avais prévu des heures d'intérêts général en plus de vos emplois du temps respectifs, ce que vous ferez sous la direction de Jane et de Rosalie et ce pendant le trimestre à venir. Vous leur devrez obéissance comme à nous, mais ce n'est pas tout vu que de part vos mesquineries misérables et totalement infantiles Isabella se voit sanctionnée. Elle ne peut donc pas aller chasser et donc vous devrez aller le faire pour elle, elle se statufièrent après avoir laissé échapper un hoquet d'effroi, tout en remontant leurs regards simultanément sur notre régent. Jane, Rosalie et Félix gloussèrent, visiblement très amusés.
-Vous n'y pensez pas maître. Ce n'est pas sérieux nous ne pouvons pas aller chasser ces animaux puants ! s'offensa ouvertement Heïdi.
-Jane s'il te plaît, et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire Heïdi se plia de douleur en hurlant.
-Ça suffit Jane, Heïdi cessa ses hurlements. Je suis extrêmement sérieux Heïdi et ne te permets plus jamais d'élever la voix en ma présence surtout pour contester un ordre. S'il doit y avoir une prochaine fois je laisserais carte blanche à Jane et elle fera ce qu'elle veut de toi, et quand je dis ce qu'elle veut c'est dans le véritable sens du terme. Je ne supporterais pas d'avantage que tu prennes tes aises et que tu te permettes de brimer les nouvelles pour une simple question de jalousie. Tu n'es pas irremplaçable Heïdi garde ça en tête.
-Oui maître, répondit-elle misérablement.
-Isabella quels sont tes mets préférés ? ce fut à mon tour de me statufier, sous le choc d'une telle demande.
-Aro ! fit sévèrement Caïus.
-Que tu la sanctionnes je n'ai pas à intervenir, elle est ta protégée et je ne remets pas ça en cause. Mais la torture n'est pas de mise dans cette situation, elle n'est pas un ennemie et n'a pas trahie, elle a droit à un traitement décent, Caïus grogna mais se résigna.
-Isabella choisis trois mets je te prie, Caïus me fit signe de répondre.
-lynx, loup et renard, répondis-je pas très à l'aise.
-Vous avez entendu, et une dernière chose ramenez les vivant. Il serait dommage qu'Isabella doivent se contenter d'un repas froid. Vous pouvez disposer ! mon regard s'accrocha dans celui amusé de Jane et Rosalie qui ne pouvaient retenir leurs sourire face à ce revirement de situation.
Allez-y lâchez-vous haïssez Caïus lol...
Laissez moi vos comm j'en ai sérieusement besoin. Car j'ai un manque d'envie sur cette fiction depuis quelques semaines. Tant et si bien que je stagne et que je n'arrive plus à écrire la suite... Vous avez encore de la marge j'ai stagné au chapitre 21, mais plus moyen d'avancer ou d'écrire une ligne. J'ai l'histoire mais plus la motivation une baisse de régime qui ne m'était encore jamais arrivée :s Comme dirais les enfoirés "Je compte sur vous" ;)
Aller bonne semaine.
Bet's
