Et voici la dernière partie du Bal. J'espère que vous apprécierez !


21/12/1992

Hall de Bal, Palais des Tuilerie, Paris, Royaume de France,

Les robes virevoltaient telles des girouettes dansantes soumises à un vent tumultueux. Voici ce que pensait Harry en regardant les invités qui dansaient au gré des musiques jouées par l'orchestre symphonique présent pour l'occasion. Que ce soit du Bach, du Beethoven, du Lully ou bien du Strauss, les plus grands chefs-d'œuvre de la musique classique pouvaient être entendus à travers l'immense salle.

C'est au centre de la salle que toutes les danses avaient lieues, sous le dôme de cristal où étoiles et planètes parcouraient librement la voûte céleste, donnant une allure féérique au bal. Cette voûte de cristal avait été spécialement enchantée par les plus grands enchanteurs de France pour représenter les astres parcourant l'univers à grande vitesse, le tout pour le plus grand bonheur des convives.

"Une petite danse ?"

Harry sursauta légèrement en entendant la voix de son âme-sœur. Ce dernier était vêtu d'une magnifique tenue blanche brodée d'or alliant cuir et soie. Une broche reposait innocemment sur son torse, représentant une épée enflammée entourée de deux ailes d'ange surplombée d'une auréole dorée, blason de la famille Angelus.

De son côté, Angelus détailla avidement son compagnon. Ce dernier s'était paré de sa plus belle tenue, composée d'un gilet blanc brodé d'or, un pantalon tout aussi blanc, de belles bottes noires, et surtout, une veste bleue brodée de fleur de lys sur laquelle trônait fièrement une broche avec ses armoiries personnelles de Prince. Sans compter la couronne qu'il portait, signe du titre qu'il exerçait.

"Allons-y.", répondit Harry avec un grand sourire en acceptant la main tendue d'Alexandre.

Ce dernier entraina alors Harry au centre de la piste de danse, les invités se séparant sur leur chemin pour les laisser avancer. Ils formèrent alors un immense cercle autour du couple pour assister à la première danse de la nuit donnée par le Prince de France. Valsant sur une musique viennoise, Harry et Alexandre ne remarquèrent pas les regards haineux des Potter et de Sirius.

Se mouvant pendant plus de cinq minutes, Alexandre mena la danse, faisant virevolter Harry dans tous les sens, sa force et sa plus grande taille lui donnant un avantage certain. Paré de son plus beau sourire, Harry profitait de cette danse auprès de son âme-sœur, heureux. Pas simples et pas compliqués se succédaient pour donner naissance à une danse gracieuse et légère sous les regards émerveillés de tous. C'est alors que les ailes d'Alexandre d'un blanc immaculé sortirent de son dos sans déchirer son vêtement. Harry faisant de même, les deux garçons s'envolèrent vers la voûte tout en tournoyant sous les applaudissements tonitruant des invités.

"Ils sont magnifiques."

Telle était la phrase que l'on pouvait entendre se répandre parmi les convives tandis qu'Harry et Alexandre continuaient leur danse céleste avant de redescendre au centre de la piste, Alexandre tenant Harry dans ses bras. Il déposa doucement un baiser sur la joue droite de son âme-sœur avant de s'écarter, un sourire vainqueur étirant ses lèvres. De son côté, Harry était aussi rouge qu'une pivoine.

"Je ne vois pas ce qu'ils ont d'intéressant."

Certains invités se retournèrent vers les Potter, outrés par ce qu'ils venaient d'entendre. Cette phrase avait été prononcée par Henry Potter, et heureusement pour eux, Harry n'avait rien entendu. Ils ne remarquèrent pas le regard suspicieux de Nicolas Flamel, ce dernier étant juste derrière les Potter à leur insu.

"Cette danse était de grande beauté, mon garçon !"

Les Potter restèrent bouche bé en voyant Albus Dumbledore, qu'ils pensaient être leur plus grand soutien et partisan, se diriger vers Harry avec un grand sourire. Le choc n'en fut que plus grand lorsqu'Harry prit Albus dans ses bras avec un sourire joyeux.

"Grand-père ! Je suis content de te voir !", dit le Prince de France.

"C'est ce que je vois. Et si tu me présentais ce charmant garçon ?", demanda Albus en faisant référence à Alexandre.

Rougissant jusqu'aux oreilles, Harry gesticula légèrement tandis qu'Alexandre se rapprocha d'Harry avec un grand sourire. Il présenta sa main à Albus, que ce dernier s'empressa de serrer.

"Enchantée, Seigneur Dumbledore. Je suis Alexandre Angelus, camarade et âme-sœur d'Harry.", se présenta l'ange tout en gardant son grand sourire.

Les yeux d'Albus brillèrent de mille feux.

"Ravi de faire ta connaissance, mon garçon. Ah, mon vieux cœur est rassuré de savoir Harry entre de bonnes mains. Je compte sur toi pour prendre soin de lui, et garde à toi si tu venais à lui faire du mal.", dit Dumbledore avec un sourire de vieux papi bien que le ton de sa voix soit d'un sérieux inimaginable.

Alexandre déglutit en entendant la menace voilée d'Albus Dumbledore. Cet homme était très puissant et dangereux, sans compter qu'il avait vaincu le célèbre Seigneur Noir Gellert Grindelwald.

"Vous avez ma parole, monsieur.", répondit Alexandre.

De son côté, Harry roula des yeux. Il aurait dû se douter que son grand-père allait menacer son âme-sœur, et ce n'était pas fini. Ses parents l'avaient déjà menacé, ainsi que les Flamel. Il restait maintenant la totalité du Royaume de France, après tout, le peuple était très attaché à son prince.

"Professeur Dumbledore ?"

Albus et Harry se raidirent en entendant la voix féminine et non pas moins stridente de Lily Potter. Cette dernière venait de s'approcher avec le reste de sa famille, et Harry prit une grande bouffée d'air, ce qui inquiéta légèrement Alexandre. Ce dernier n'était pas au courant quant à la "relation" particulière entre les Potter et Harry.

"Lily, je ne pensais pas vous voir ici.", répondit Dumbledore en guise de phrase d'accueil.

Lily fronça des sourcils en entendant la voix froide de Dumbledore. D'habitude, le vieil homme restait affable avec un sourire omniprésent, mais aujourd'hui ce n'était pas le cas. Pas avec nous, pensa-t-elle en repensant à son comportement avec Harry.

"Nous avons décidé d'accepter l'invitation, après tout, nos amis participent eux-aussi à cet évènement.", répondit la rousse en insistant bien sur le mot "amis".

Dumbledore comprit instantanément la raison quant à la présence des Potter: Une fois de plus, les invités de leur Bal d'Hiver avaient décliné en faveur du Bal de Yüle français.

De son côté, James détailla Harry avant de s'incliner, respectant ainsi le protocole.

"Votre grâce, je suis ravi de faire votre connaissance. Permettez-moi de vous présenter ma femme, Dame Lily, mon fils, Henry, et mes plus proches amis, Remus Lupin et Sirius Black.", s'introduit James.

Reprenant contenance, Harry hocha de la tête.

"Duc Gryffondor, nous sommes nous aussi ravi de faire votre connaissance. Je vous présente mon âme-sœur, et de facto futur Prince Consort, Alexandre Angelus.", répondit Harry avec un sourire légèrement coincé.

Henry Potter renâcla de façon quasi-obscène, chose qui ne passa pas inaperçu auprès des membres alentours.

"Un problème ?", demanda Alexandre en fusillant le garçon du regard.

"Bien-sûr qu'il y a un problème. Vous n'êtes même pas noble et on vous a laissé entrer ici.", répondit Lily en comprenant les intentions de son fils.

Un silence s'abattit sur la salle. La phrase de Lily fut prononcée avec tante de force qu'elle pu être entendue à plusieurs mètres à la ronde, attirant l'attention de tous et de toutes. De son côté, Harry rougit de colère en entendant la phrase de Lily.

"Et vous pensez qu'une née-moldue de votre acabit mérite d'être parmi nous ? Je ne pense pas qu'une Sang-de-Bourbe n'ait le droit de parler ainsi à mon âme-sœur, lui-même un être né de magie depuis plusieurs générations.", répondit Harry avec hargne.

"Comment oses-tu parler ainsi à ma mère ? Abruti de puriste !", s'exclama Henry en défendant sa mère.

James, Sirius et Remus blanchirent comme jamais. Ils blanchirent d'autant plus en voyant le reste de la famille royale se rapprocher, suivis de près par les parents d'Angelus et d'autres membres de la noblesse.

"Ça suffit Henry ! Présentes tes excuses au prince, ton comportement n'est pas digne d'un alumni de Poudlard.", ordonna alors Dumbledore d'une voix impérieuse.

Les Potter restèrent bouche bé en entendant Albus Dumbledore défendre ce soi-disant Prince.

"Quoi ? Et pourquoi ? Ce que j'ai dis est vrai, c'est qu'un puriste, comme tous ces mangemorts !", s'écria Henry en montrant du doigt plusieurs familles sorcières britanniques.

"Mon fils n'a pas à s'excuser devant des sangs-purs ingrats !", dit en même temps Lily Potter.

Avant qu'elle ne puisse continuer dans sa tirade, les parents d'Angelus arrivèrent, suivis de près par le couple royal.

"Comment osez-vous vous adresser ainsi à mon fils ? Lui dont la lignée est bien plus pure que ne sera jamais la vôtre, sang-de-bourbe ?", s'exclama Auguste Angelus d'une voix indignée.

L'ange était identique à Alexandre, étant plus âgé avec un visage plus marqué. Quant à ses yeux, ils brillaient d'une certaine fureur. Souhaitant diffuser la tension, Remus tenta une autre approche.

"Serait-ce possible de connaître l'origine de votre famille ?", demanda Remus avant de continuer rapidement dans sa lancée en voyant le regard empli de fureur des anges. "Ce que je veux dire par là, c'est que connaître l'histoire de votre famille pourrait éviter de telles remarques dans un futur proche."

Julius Angelus hocha de la tête, lui-même étant beaucoup plus pacifique que son conjoint.

"Les Angelus sont l'une des plus anciennes familles de Celestis, ce que vous appelez communément le Plan Céleste ou Plan de la Lumière. Notre famille possède une histoire de plus de mille ans, en plus d'être l'une des trois familles dirigeantes de Celestis nommées les Trois Célestes. Notre ancêtre n'est nul autre que Michel Angelus, le premier Archange de Celestis, titre accordé au dirigeant suprême de Celestis.

Pour votre information, sachez que je suis le fils de Lucarus Lux, Archange de Celestis et dirigeant de la Très Lumineuse Maison de Lux, deuxième famille des Trois Célestes.", expliqua Julius d'un air calme.

A ces mots, la majorité des invités écarquillèrent des yeux sauf peut-être les membres des différentes familles royales et les Flamel, eux-mêmes déjà au courant.

"Cela n'excuse en aucun cas votre comportement inadmissible. Et je ne vous parle pas des insultes à l'encontre de mon fils.", s'exclama alors le Roi de France, ce dernier ayant préféré laisser Julius terminer son explication.

Les Potter se figèrent, surtout James. Evidemment, Lily Potter décida de répondre.

"Je n'ai pas de compte à rendre, vous n'êtes pas mon roi ! Et même si vous l'étiez, c'est vous qui devriez présenter vos excuses ! Je suis la mère du Survivant !", s'exclama Lily d'un air vindicatif.

"C'est vrai ! C'est ma mère !", s'exclama Henry en bombant fièrement le torse.

Plusieurs hoquets de surprise purent être entendu à travers la salle de bal.

"De quel droit osez-vous parler ainsi à notre souverain ? Roi de France, Haut-Roi de la majorité de l'Europe, Sang-Pur depuis plus de cent générations ! Vous ?! Une Sang-de-Bourbe ingrate aux manières déplacées et à l'ascendance hérétique ?", s'exclama une très belle femme avec une chevelure brune bouclée et des yeux noisette très clairs.

Ce n'était nul autre que Melinda Roser, Duchesse du Tarn et Secrétaire d'Etat des Affaires Etrangères. Veuve depuis quinze ans, son mari étant mort d'un cas extrême de dragoncelle, cette dernière était connue à travers le monde pour son tempérament de feu et sa loyauté sans faille.

"Et je ne parle pas de votre apparence digne d'une catin des bourbiers, montrant à qui le veut votre décolleté telle une fille de joie. Et ne pensez pas que ce collier de diamant vous sied, bien au contraire, il ne fait que divulguer au reste du monde votre laideur, prouvant que vous préférez vous pavaner at montrer vos attributs ridicules au lieu de vous occuper de votre fils !

Et votre fils, bah ! Si le mien osait s'exclamer ainsi, cela fait bien longtemps qu'une correction digne de l'Histoire de la Magie lui aurait été administrée.", continua la duchesse du Sud-Ouest de la France, faisant ricaner les invités.

Voyant Sirius Black rire, la duchesse dirigea toute son attention sur ce dernier, qui déglutit.

"Au lieu de vous gausser tel une oie, vous devriez revoir votre apparence. Mal rasé, les cheveux en bataille et sentant l'alcool des lieues à la ronde, vous êtes une honte à la noblesse et aux sorciers. Oh ! J'ai entendu parlée de vous, Sirius Black. Sirius le feignant ! Sirius l'inutile ! Sirius le coureur de jupons ! Vous avez autant de conquêtes et d'aventures sans lendemain que j'ai de gallions ! Je suis étonné que l'on ne vous ait pas encore déclarer un bâtard dans on ne sait quel quartier rouge.

Je me demande ce que donnerait un test d'héritage chez les gobelins ? A votre place, j'irai le faire aussi vite que possible.", continua-t-elle tout en tapant le sol avec sa canne surplombée d'un rubis taillé en forme de rose.

Sirius ferma des yeux avant de tressaillir en entendant la déculottée administrée par la très légendaire Melinda Roser. Il osait imaginer ce qu'il se passerait si elle venait à lier une amitié avec Augusta Londubat. Un frisson de terreur lui parcourut l'échine.

De leur côté, les convives se retenaient autant que possible d'éclater de rire, particulièrement Harry et Alexandre. Quant aux Angelus, ils semblaient satisfaits de la déculottée légendaire que venaient de recevoir Lily et Sirius.

Avant que Lily ne puisse répondre quoi que ce soit, James décida de prendre la parole.

"Prince Adrien, Roi Louis, Seigneur Angelus, je vous prie d'accepter mes excuses les plus sincères, ainsi que celles de ma femme. Au nom des familles Potter et Gryffondor, je me dois de vous proposer rétribution pour le comportement inqualifiable de ma femme.", dit James en s'inclinant bien bas, forçant sa femme et son fils à faire de même.

Voyant le regard sombre du Seigneur Lenoir, Sirius décida de faire de même en présentant ses excuses quant à son apparence. De leur côté, les Angelus et Valois se regardèrent.

"Attendu votre preuve de retenue et de respect, je ne vous demanderai aucune compensation. Mais sachez qu'à l'avenir, seul vous pourrez venir à la moindre de nos réceptions. Votre femme, Lily Potter née Evans, et votre fils, Henry Fleamont Potter, sont désormais bannis de tous les évènements organisés par la couronne de France. Ainsi soit-il !", déclara Louis de Valois en scellant magiquement son ordre.

"Et maintenant, nous vous prions de bien vouloir quitter les lieux. Votre présence n'est plus souhaitée pour la soirée.", déclara la Reine de France.

Hochant de la tête, James attrapa avec force Lily et Henry avant de quitter les lieux, suivi de près par Sirius et Remus qui ne souhaitaient pas rester.

Après leur départ (acclamé par les invités), le bal reprit de plus belle.

De son côté, Harry laissa échapper un soupir de soulagement en sachant les Potter loin de lui.

"Ca va mieux ?", demanda Alexandre, inquiet.

Se réfugiant dans les bras de son âme-sœur, Harry hocha de la tête en guise de confirmation. Voyant que leurs fils étaient désormais hors de danger, les Angelus et de Valois retournèrent se mélanger aux invités, laissant les deux garçons avec Albus Dumbledore.

"Je ne m'attendais pas à un tel scandale de leur part.", remarqua Albus à voix haute.

"Et je ne m'attendais pas à ce que James Potter soit aussi… affable.", répondit Harry avec une certaine curiosité.

Albus hocha de la tête.

"En effet. James a toujours été un garçon très respectueux des traditions, quid à dénigrer les nés-moldus. C'est la raison pour laquelle j'ai toujours été étonné de son changement de comportement autour de Lily.", expliqua Albus en fronçant des sourcils.

En y repensant, Albus trouvait la relation les unissant très étrange. Il avait connu les parents de James Potter, le Manoir des Potter étant situé près de celui des Dumbledore. Allant souvent prendre le thé avec Fleamont Potter qui avait participé activement à la Guerre contre Grindelwald, il savait que les Potter était une très ancienne famille au Sang-Pur traditionnaliste. Et en 3ème année à Poudlard, James Potter qui avait toujours été un exemple pour tous les Sang-Pur changea subitement de comportement. Lui qui avait toujours dénigré Lily Evans, le voilà tout à coup amoureux, allant même jusqu'à briser son amitié avec Lucius Malefoy, Rodolphus Lestrange, Rabastan Lestrange et Severus Rogue.

Mais Dumbledore avait déjà soumis James à plusieurs dépistages de potions modifiant le comportement, mais ils étaient tous négatifs. Existait-il une potion capable de résister aux dépistages ? Aux purges ? Était-ce un sortilège très sombre ? Autre chose ? Il en avait aucune idée, mais une chose était sûre, James Potter n'était plus lui-même.

"Un enchantement fixatif ?", proposa Alexandre.

Harry et Albus écarquillèrent des yeux avant de regarder Alexandre.

"Comment ça ?", demanda Harry, intrigué.

"Il existe un très vieux conte parmi les miens. Il y a de cela plusieurs siècles, un ange rencontra son âme-sœur. C'était une magnifique sorcière aux yeux améthyste et à la chevelure d'ébène. Mais cette sorcière était déjà en couple avec un autre sorcier. Pourtant, le sorcier dont elle était amoureuse n'avait rien de particulier, n'ayant ni puissance, ni beauté et ni richesse. Tout ce qu'il possédait de précieux, c'était un collier serti d'une émeraude lumineuse.

L'Ange tenta de conquérir la sorcière, mais peu importe ses tentatives, cette dernière le rejeta. Il décida alors de défier en duel le sorcier ayant conquis sa bien-aimée. Lors du duel, l'ange prouva être le plus puissant, mais la sorcière renia tout de même l'ange. C'est alors que dans un éclat de colère, l'ange frappa le sorcier, lui arrachant par mégarde son collier qui tomba au sol avant de se briser en mille morceaux. Tout à coup, la sorcière retrouva ses esprits. Cela faisait des années qu'elle était charmée par ce collier à l'apparence si singulière.", expliqua Alexandre.

"Quel conte magnifique. Vous pensez donc que James est sous l'emprise d'un objet ?", demanda Albus.

Pour toute réponse, Alexandre hocha de la tête.

"Mais si c'est le cas, comment le prouver ? Ca pourrait être n'importe quoi…", dit Harry, intrigué.

De son côté, Albus tenta de se remémorer l'année durant laquelle James changea de comportement. Il se rappela l'avoir vu avec…une nouvelle paire de lunettes !

"Serait-ce possible ?", demanda Albus une fois de plus à haute voix.

"Quoi donc ?", demanda Harry.

"Rien, mon garçon, rien. Je vais cependant mener mon enquête, maintenant qu'Alexandre m'a donné une piste à suivre. Je vous souhaite une bonne soirée, les garçons.", répondit Albus avant de les laisser pour aller réfléchir.

Harry haussa des épaules avant de se retourner vers Alexandre.

"Et si nous retournions danser ?", demanda-t-il.

Alexandre lui fit un grand sourire avant de le prendre par la main, l'entrainant dans une valse.

\Break/

En même temps,

Forêt Amazonienne, Nord du Brésil,

Alors que professeurs et élèves étaient attablés dans le Grand Hall de Castelobruxo, le Collège de Magie d'Amérique du Sud français, un terrible bruit pu être entendu. Les élèves se mirent à paniquer, certains poussant des cris d'alarme.

C'est alors qu'un Caipora, l'un des nombreux esprits protégeant l'école et ses environs entra dans le Hall avec précipitation, se dirigeant vers la table des professeurs. On pourrait croire qu'il avait le diable aux trousses.

Voyant l'esprit, la directrice de l'école, Benedita Dourado, âgée de 138 ans, se leva rapidement.

"Que se passe-t-il, Lotlil ?", demanda la directrice en voyant la créature velue.

"On est attaqué ! Il faut évacuer l'école, vite ! On ne va pas tenir longtemps !", s'écria Lotlil.

Immédiatement après, les élèves se mirent à crier et courir dans tous les sens en entendant la phrase criée par le Caipora. Les professeurs se levèrent rapidement, tous alarmés.

"Par qui ?", demanda Benedita, inquiète.

Le Caipora se mit à trépigner avant de révéler le nom des agresseurs.

"Les aztèques et les mayas ! Ils nous attaquent ! Vite ! Vite !", s'écria l'esprit avant de se raidir.

"Lotlil ?", demanda la directrice avant pousser un cri de douleur.

Les enchantements de protection de l'école venaient d'être attaqué.

"Ils ont passé nos défenses !", hurla le Caipora. "Aux armes ! Aux armes !"

Tout à coup, des dizaines de Caipora apparurent avant de quitter la salle, armés de petites lances et boucliers. Quant à la directrice, cette dernière tira plusieurs coups de semonce avec sa baguette pour attirer l'attention des élèves.

"Castelobruxo est attaquée ! Que tous les élèves commencent l'évacuation d'urgence, nous allons…"

Elle n'eut pas le temps de finir que les immenses portes de l'établissement explosèrent tandis qu'une alarme retentit dans tout Castelobruxo. Les Enchantements avaient été brisés.

Ecarquillant des yeux, Benedita conjura un puissant patronus prenant la forme d'un perroquet.

"Pars immédiatement prévenir le Roi !", ordonna-t-elle.

Le patronus hocha de la tête avant de disparaître. Tous les professeurs dégainèrent leurs baguettes tout comme plusieurs élèves, la majorité étant pétrifié par la peur.

Peu à peu, le nuage de poussière bloquant l'entrée disparu pour révéler des dizaines de sorciers aux sourires sadiques et aux tenues traditionnelles aztèques. L'un d'eux s'avança devant le groupe d'attaquants, portant entre ses mains une dague cérémonielle et un calice.

"Qui que vous êtes, je vous ordonne de quitter ces lieux et de ne plus jamais revenir ! Vous êtes sur un territoire français, et votre intrusion ne sera pas tolérée !", s'écria la directrice de l'école en dardant l'homme au nom inconnu.

Ce dernier avait la tête baissée. Lorsqu'il releva sa tête, ses yeux rouges furent révélés, glaçant le sang des élèves et professeurs.

"C'est vous, qui êtes en territoire interdit ! Cet endroit est à nous ! Ce pays est à nous ! Et il est temps pour nous de le reprendre ! Faites venir le sacrifié !", ordonna l'homme.

C'est alors que deux autres aztèques s'approchèrent, trainant un jeune garçon enchainé. Des cris furent entendus en voyant le visage du garçon.

Il s'agissait de Marius de Bourbon, deuxième fils de Manuel II de Bourbon, Roi du Portugal et du Brésil. C'était un élève de deuxième année de Castelobruxo.

"Relâchez-le, monstres !", cria la directrice, complètement affolée.

Pour toute réponse, le dirigeant de l'attaque lui fit un sourire cruel. C'est alors qu'il trancha la gorge du garçon, ce dernier agonisant au sol en se cambrant de douleur. Après quelques secondes, il mourut sous les cris des sorciers.

Les professeurs ne perdirent pas de temps avant d'attaquer, lançant sorts après sorts, tout comme leurs élèves. Plusieurs aztèques s'avancèrent pour protéger tant bien que mal leur dirigeant qui rempli le calice du sang de Marius.

"Oh, Tezcatlipoca ! Je t'offre le sang de nos ennemis pour qu'à jamais notre vengeance soit assouvie ! Acceptes mon sacrifice, et acceptes mon sang pour punir nos ennemis !", s'écria l'homme avant de s'entailler la main, vidant aussi son sang dans le calice.

Le calice se mit à briller fortement, attirant l'attention de la directrice. Elle écarquilla des yeux en reconnaissant le rituel utilisé !

"C'est de la Magie du Sang ! Le Rituel de la Mort !" cria-t-elle.

Malheureusement pour elle, c'était trop tard. Tout à coup, le calice explosa, et le reste de l'école aussi. C'est ainsi qu'un seulement trois minutes, une école tout entière et ses élèves moururent dans d'atroces souffrances.

La Guerre entre la France et l'Oligarchie Aztèque-Maya venait de commencée !