BrockBuck mon Stony – Allô, Funny problemo
Auteur : Angelscythe
Genre : Romance, mystère, action, noir (mais aussi du l'humour quand je peux hein), des sujets durs et sensibles, shonen-ai et hétéro (parce que c'est bien l'hétéro !)
Couple : HammerBucky BIM (mais peut-être du BrockBuck ?), du Stony, du FuryxPepper, du WandaVision et MariaRhodey.
Disclaimers : Maggie, Natalia, Hal et Stasya sont à moi par contre tout le reste de ce beau monde appartiennent à… eh bien je sais que c'est entre autre à des personnes dans la liste suivante : Joe Simon, Jack Kirby, Larry Lieber, Don Heck, Allan Heinberg, Jim Cheung et Stan Lee. (Cette liste étant trop longue et non-exclusive)
Note : Cette fic est la suite de « BrockBuck mon Stony » et je vous conseille de la lire pour tout saisir. Je partage une partie des idées avec ma Sailor Sweety adorée qui me sert aussi d'encyclopédie quand j'ai la flemme de chercher.
Chapitre 11 : Rassembler les morceaux
3 jours plus tard
Aldrich observait les bébés-éprouvettes en souriant. Alimenter par plusieurs sondes et baigner dans un liquide jaune, ils se développaient tellement qu'il avait déjà dû les mettre dans un gigantesque aquarium où ils grandiraient. Ils seraient mieux que tout cet amas qui demeurait dans d'autres cuves, remuant régulièrement.
Il était continuellement entouré de ces monstres mais il éprouvait une certaine joie à cela.
Il entendit des bruits contre la porte et soupira en tournant la tête.
- Oui ? Questionna-t-il.
- Papa ?
Killian se leva et se dirigea vers l'entrée qu'il ouvrit avant de sourire en voyant Stasya avec sa nouvelle peluche : un pingouin.
- Qu'est-ce qu'il y a, trésor ? Demanda-t-il.
Elle tendit les bras vers lui.
- Tu joues avec moi ?
- Bien sûr. Je dois juste finir ça. Viens. Je vais te montrer. Lui sourit Aldrich en la prenant dans ses bras.
La petite regarda les amas avec une moue.
- Papa, où est Hal ? Questionna-t-elle. Hal me manque…
Dire à la gamine que son frère était mort aurait été la façon la plus idéale qui soit de la préparer à cette étape de la vie. Mais ce n'était pas prudent.
- Il a été pris par des personnes très méchantes.
- Non ! Couina-t-elle.
- Si. Comme Brock Rumlow, tu sais… C'est ce Monsieur qui avait été longtemps avec ton otets.
L'image de l'homme lui revint en tête bien sûr. Elle avait de très bon souvenir avec lui. Mais il lui avait pris son frère ? Il les avait séparés ?
Pourquoi ?
µµµ
Le Soldat de l'Hiver, assis sur son lit, regardait Oswald qui était dans ses bras. On lui avait dit de le garder alors il le faisait. Mais il ne se sentait vraiment pas à l'aise avec lui. Le rejet qu'il éprouvait pour lui était tellement… impersonnel. Et il n'avait pas manqué d'entendre ce que Aldrich voulait en faire.
Les ordres étaient les ordres, il était obligé de s'en occuper…
Le mercenaire eut tout à coup mal à la tête et il entendit une conversation entre sa fille et Aldrich. Il se tint la tempe.
- Hal est méchant ?
- Non, c'est ce Monsieur qui est très méchant. Il veut que vous soyez séparé.
- Hal est pas bien… Couina la petite voix de Stasya dans son esprit. Le Monsieur veut pas l'aider ?
- Non. Brock Rumlow est très méchant. Il a travaillé pour plein de méchantes personnes. Et il travaille toujours avec des méchantes personnes. Des personnes qui sont méchantes avec papa.
- Non ?
Encore ce couinement à déchirer le cœur du soldat. Il se redressa dans le lit et s'approcha de la porte. Il frappa dessus mais, comme toujours, elle était verrouillée.
C'est juste une serrure électronique.
La bague sur son index gauche miroita puis des éclairs en sortirent. Oswald pleura et Le Soldat de l'Hiver le resserra contre lui.
Les lumières vacillèrent, plongeant la pièce dans le noir à l'exception des champs électriques. De la fumée se dégagea puis la porte s'ouvrit. Le bras armé sortit de la salle et partit immédiatement vers la pièce de cherche d'Aldrich.
Il n'eut besoin que de deux minutes en dépit de la zone étendue de la villa. Il traversa la petite salle réservée à Stasya.
- … yé de me tuer.
Le tueur ouvrit la porte avec fracas.
La gamine geignit alors que Killian sursautait.
- Winter Soldier ? Je pensais que tu étais enfermée !
Le mercenaire s'avança vers l'homme.
- Tu n'as pas le droit de me faire du mal. Et tu ne voudrais pas choquer ta fille.
- Otets ? Gémit-elle.
Le Soldat de l'Hiver posa Oswald sur la table aux sangles encore à moitié détruite.
- Ma fille.
Aldrich fut surpris de la colère qui vibrait dans cette voix. La petite tendit les bras vers lui.
- Que penses-tu faire, Winter Soldier ?
Il devait utiliser le code mais ça pouvait être un mauvais choix alors que Stasya entendait tout. Tant pis. Il prononça les mots en russe.
- Oooooh ! Bravo papa ! Applaudit la gamine.
Le Soldat de l'Hiver se figea et lorsque les dix mots eurent résonnés dans son cerveau.
- Soldat ? Appela Killian, n'entendant pas les mots qu'il ne comprenait pas mais qui signait que l'arme lui appartenait.
La petite phrase lui apparut.
Aldrich sourit, rassuré.
Des mots en russes résonnèrent dans la tête du Soldat de l'Hiver qui redressa la tête.
- Reprends Oswald. Ordonna le chercheur.
Le mercenaire s'avança et le prit.
- Et dis au revoir à Stasya, nous allons jouer.
Le tueur s'avança et posa un baiser sur le front de sa fille, lui soufflant « je t'aime » en russe. Ce à quoi elle répondit en souriant, bien qu'un peu sidérée par tout ce qu'il venait de se passer…
Washington, District Columbia
Pour une fois, mais peut-être pas la première, Phil et Nick n'étaient pas du tout d'accord. L'un maudissait Captain America et l'autre se pâmait devant lui. Et malheureusement pour l'autre, c'était le premier qui aurait le dernier mot. Phil n'était qu'un agent… Et en plus, de toutes les personnes présentes, Maria, Pepper, Natasha, quelques autres agents dans divers secteurs, tout le monde s'accordait que Steve était en tort. Même si la Russe spécifiait toujours « mais il a eu raison de le faire ». Vu la façon dont elle câlinait sans cesse son filleul enfin retrouvé, dire l'inverse aurait été un mensonge. Mentir ne la dérangeait pas mais tout le monde saurait qu'elle se voilait la face.
Tout le monde rabaissa la main après la question du Colonel, à l'exception de Phil qui ne l'avait pas soulevée. Pepper se sentit un brin mal. Mais vraiment un brin. Tony lui en voudrait et lui sucrerait probablement une partie de son salaire mais ce n'était pas comme si son concubin qui lui avait demandé d'être ici n'était pas riche.
Fury, avec l'accord de la majorité écrasante, encoda sur son ordinateur avant que l'écran ne s'affiche.
Le souffle du dirigeant était intelligemment contrôlé pour qu'on ne sache pas ce qu'il pensait.
- Colonel Fury ?
- Souverain T'Challa. Comment vous portez-vous ?
- Mes blessures se réparent, celles de mes gardes du corps aussi. Répondit T'Challa avec une agressivité bien sentie.
- Nous tenons vraiment à ce que nous restions en bon terme. Ils voulaient sauver un enfant.
- Je le sais, vous me l'avez dit. À plusieurs reprises. Et comme vous avez pu le voir, je comptais vraiment sauver cet enfant pour vous.
- Je sais. Je reconnais votre bonne foi, je m'excuse des attaques et outrages qui vous ont été fait et je tenais à vous faire une proposition.
Le Roi haussa un sourcil, légèrement, retrouvant une position un peu plus polie.
Phil pinça les lèvres, n'approuvant toujours qu'à moitié.
- Nous voulons vous proposer que Captain America vous fasse des excuses publiques et reconnaissent ses torts. Il pourra également être mis à votre disposition pour remplacer vos gardes du corps, hors du Wakanda, bien sûr, si vous le désirez.
Coulson ravala ses protestations mais il n'en pensait pas moins. Et si T'Challa utilisait cette occasion pour le livrer à Hammer ou Killian !
- Ça semble être un bon début.
- Un bon début ? Questionna Fury. Qu'attendez-vous de Rogers ?
- Ou des Avengers. Ils nous doivent également des excuses. Je souhaite aussi d'avoir une ambassade wakandienne dans les secteurs du S.H.I.E.L.D. et, pour finir, je veux Barnes.
- Nous ne l'avons pas. Il vous aurait présenté des ex…
- Je veux sa mort. Interrompit T'Challa.
- Il n'est pas avec nous. Répondit Fury. Je demanderais aux Avengers de préparer leurs excuses. Je ferais le département wakandien au S.H.I.E.L.D. avec grand plaisir. Si vous avez besoin d'un remplacement, nos équipes sont disposées. J'espère que vous accepterez ses excuses.
- J'espère qu'elles seront suffisantes. Et n'oubliez pas que si vous avez Barnes…
Fury ne répondit pas et le laissa interrompre l'appel.
Malibu, Californie
Brock serrait les dents devant l'immense bâtiment. Il n'aimait pas ça. Vraiment pas. C'était vraiment l'effet que ça faisait ?
Il eut un sursaut involontaire en sentant la main de Rogers sur son avant-bras. Mince ! Il avait vu ses sentiments, il comprenait ce qu'il ressentait. Et il haïssait ça avec une force incroyable. Il s'accroupit pour échapper à sa prise et prit Hal dans ses bras. Le garçonnet se blottit contre lui.
- T'aime, papa.
- Je t'aime aussi. Eyh, 'Talia… Tu le surveilles, hein ?
La petite trottina vers lui pour lui câliner le bras.
- Oui, tonton Brocky ! Je suis mission !
L'ex-Commandant lui caressa sa petite tête brune puis resserra encore son fils.
- Tout va bien se passer.
- Ouiii !
Hal se blottit contre lui puis attrapa la main de Natalia.
- Je viendrais te chercher mon bébé.
- Oui, papa !
Brock regarda la petite fille partir avec son fils. Maggie fit un bisou à Steve puis à son « tonton Brocky » avant de partir à leur suite en les surveillants. L'agent double soupira et leva les yeux vers le blondinet.
- Comment tu fais ? Pourquoi ils ne viendraient pas les kidnapper ici ?
- Tu veux savoir comment je suis rassuré pour mes filles ? S'enquit Rogers.
- Ouais. Enfonce pas le couteau dans la plaie tu veux.
- Il y a quinze Iron Baby-sitter dans les parages. Sourit le Capitaine. Et j'ai une pleine confiance en Tony.
Rumlow eut un léger sourire.
- Je vois. Je suppose que je n'ai pas trop le choix et que je dois vous faire confiance aussi.
- Tu as déjà vu les Iron Baby-sitter à l'œuvre. Ce que tu ne sais pas c'est qu'elles ont toutes été rééquipées après…
Steve se tut quelques secondes, préférant ne pas parler de cet épisode plus que douloureux.
- Elles sont encore plus puissantes maintenant. Tony n'est jamais assez prudent.
- Je dirais même que Tony est légèrement névrosé.
Le blondinet rit nerveusement en se passant la main dans les cheveux pour essayer de se calmer. S'il ne l'était que légèrement… Cette nuit encore, il avait été réveillé par des coups et un cauchemar qu'il avait mis plus d'une heure à apaiser tant il avait été vrai pour son aimé. Il avait espéré que Sam pourrait faire quelque chose pour son époux mais il fallait croire qu'il avait encore trop d'orgueil pour ça. Il n'acceptait que son aide à lui…
Quand il reconnaissait le problème.
- Je te comprends, Rumlow. Ça ne doit pas être facile. Le premier jour où Maggie a été à l'école, j'ai appelé l'école et Tony régulièrement. Alors que je m'étais convaincu que ce ne serait pas compliqué puisque je partais souvent en mission. Mais ce n'était pas le cas.
- Je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose. Mais une vraie classe, ça lui fera du bien.
- Les Iron Baby-sitter sont là. Tout ira bien.
- J'aimerais avoir autant confiance que toi. Je bosse pour HYDRA, sur le papier, mais mon passé reste là. On ne fait pas confiance aux gens quand on bosse pour HYDRA.
- J'avais remarqué.
- Tu ne me fais pas très confiance, d'ailleurs.
- Plus que tu ne le crois. Assura Steve.
- Tout ça pour dire que la seule personne en qui je pouvais avoir le plus confiance, en qui je peux avoir le plus confiance, c'est l'artiste. Et ne me dis pas qu'on peut avoir pleinement confiance en lui. Je le sais. Tant que personne n'arrive pour activer son code. Répondit-il.
Le blondinet pinça les lèvres et acquiesça légèrement. Il lui tendit la main et l'aida à se lever.
- Tu peux avoir confiance en nous, Rumlow. J'avais confiance en toi à l'époque, je te fais confiance à présent. Moins, mais c'est là. On est les Avengers, c'est stupide à dire, peut-être enfantin, mais on est une grande famille. On déjeune ensemble, on fait la fête après des missions, on s'arrête par-ci par-là, on est là pour aider les autres que ça nous plaise ou pas…
- Je ne serai jamais un Avengers et tu le sais.
- Mais Bucky voulait en faire partie et il y travaillait. Et c'est le principe de la famille… On accepte les pièces rapportées.
Steve lui sourit et serra sa main dans la sienne avant de l'attirer en direction de leur maison.
Willowdale, Virginie
- Qu'est-ce que c'est que ça « des excuses publiques » ? Demanda Thor en lisant la lettre envoyée par Fury en recommandé.
Il avait été très surpris de devoir signé pour avoir un courrier qui lui revenait de droit et il se serait indigné auprès du postier si Darcy ne s'était pas précipité pour lui venir en aide. Et maintenant, alors qu'elle se préparait à aller travailler dans le restaurant où elle était serveuse depuis que Jane avait disparu, il la rappelait.
- C'est juste que tu vas devoir t'excuser devant tout le monde. Probablement à l'ambassade ou quelque chose comme ça.
Elle attrapa le papier pour regarder.
- Oui. Tu vas devoir t'excuser à Washington, devant l'hôtel de ville et ils vont retransmettre ça à la télévision. Washington, c'est l'endroit où il y a le bâtiment du S.H.I.E.L.D. Rappela-t-elle amicalement en mettant ses chaussures.
- Des excuses pour quoi ? Demanda Thor.
- Parce que tu as été au Wakanda alors que c'était interdit. C'est juste formel. Tu fais une lettre qui dit « Yo, je suis Thor, fils d'Odin, je sais que ce n'était pas permis de rentrer dans le Wakanda, mais j'étais obligé. Âme chevaleresque, Asgardien, protecteur de Midgard, tout ça, tout ça. Bref, désolé. Vous ne m'en voulez pas, bisou ! »
- Oh, attends. Je n'ai pas le temps de l'écrire.
- Non, il ne faut pas…
Darcy soupira en souriant alors qu'elle récupérait son sac.
- Prends de quoi écrire et de quoi noter et on va faire ça dans la voiture ! Invita-t-elle. Et si tu veux rentrer, t'auras qu'à courir !
Elle lui tira la langue et attrapa son manteau et ses clés avant de sortir.
Thor récupéra rapidement un bloc-notes et un crayon pour finalement suivre la jeune femme qui ferma derrière lui. Ils s'installèrent dans la voiture et elle démarra.
- Alors… Tu commences par te présente, pour les gens qui ne te connaitraient pas.
- Ça, c'est facile.
Le Dieu écrivit immédiatement.
- « Je suis Thor, fils d'Odin, venu d'Asgard pour protéger Midgard ». Lut-il avec fierté.
- Bravo. Tu peux leur dire pourquoi tu as rompu l'accord. Mais en restant poli et correct.
- Je dois te remercier, Darcy. Et je suis désolé d'être chez toi. Tu travailles deux fois plus.
- Tu l'as remarqué ? Rit-elle.
- Bien sûr. Je ne voulais pas être dérangeant.
- Tu ne me gênes pas. J'en avais assez d'être seule. J'avais un hamster avant mais il est mort.
- Toutes mes condoléances. Répondit Thor, arrêtant d'écrire.
- Je crois que je l'ai trop nourri et trop choyé. Rit-elle.
- Comment s'appelait-il ?
- Bouboule ! Il était tout mignon. Je te montrerais des photographies !
- Avec plaisir.
Thor reprit l'écriture. Il se relut.
- Et ensuite ? Je m'excuse ?
- En disant que tu ne le referas plus ! Ça n'a pas besoin d'être sincère. Juste formel.
Le Dieu acquiesça en notant. Il jeta un coup d'œil vers Darcy qui continuait de conduire. L'Asgardien récupéra la lettre de Fury pour vérifier le jour qui avait été décidé. Il n'avait pas grand-chose d'autre à faire que d'y aller mais il irait.
- On ne sait toujours pas où est Jane ?
- Non. Je suppose qu'elle travaille. Tu la connais ! Ne t'inquiète pas comme ça.
- Je suppose que c'est à moi de comprendre ce que je lui ai fais. Mais j'avais des devoirs à Asgard…
- Je comprends. J'essaierais encore de la joindre. Je lui dirais que tu es là. Elle reviendra peut-être.
Thor eut un léger sourire.
- Je suis très touché de tout ce que tu fais pour moi.
- C'est normal, je te dis.
Elle se gara devant le restaurant.
- Alors… tu cours ?
- Je vais rester. Et je ferai en sorte que personne ne te traite mal.
- J'ai de la chance d'avoir un garde du corps comme toi rien que pour moi ! Rit-elle.
Elle lui colla un baiser sur la joue.
