Bonjour à toutes !
Me revoilà avec mon 11 ème chapitre :D J'espère qu'il vous plaira autant que le précédent, bien qu'il soit baucoup moins sombre, je vous rassure.
En tout cas, merci à toutes pour vos reviews plus qu'encourageantes et bienvenue aux petites nouvelles : Plumière, Selena Flowright et Gaby27.
Sur ce, je vous souhaite une très bonne lecture.
Chapitre 11 : Sortie d'infirmerie
Il ratura son parchemin. Il n'arrivait à rien. Ça faisait une heure qu'il était à la bibliothèque, essayant de faire son devoir de potions, en vain. Il savait qu'il aurait du s'y prendre avant, mais les événements du week-end lui avaient fait oublier ses devoirs à rendre.
Il mâchouilla pensivement le bout de sa plume. Ils étaient rentrés à la salle commune il y avait quelques heures. Il se faisait toujours autant de soucis pour Alyssa. Les trois autres Maraudeurs étaient dans la salle commune, certainement en train de réfléchir à la meilleure farce à faire aux Serpentards.
Il sourit à cette pensée. Leur dernier méfait était les boules de neiges ensorcelées, et cela était trop gentil pour les vils serpents. Il fallait quelque chose de plus percutant. Il faisait confiance à James pour ça. Il avait une imagination assez productive quand il s'agissait d'en faire baver aux Serpentards.
Il s'adossa à son siège en s'étirant paresseusement, se délectant des regards désireux des filles présentes dans la pièce, posés sur lui. Il savait qu'il était désiré, et il ne pouvait nier que toute cette attention n'était pas pour lui déplaire.
Il soupira, et commença à se balancer sur les pieds de sa chaise. Oui, il aimait toute cette attention, mais beaucoup moins depuis l'incident Mylène. Cette fille lui sortait par les yeux. Le matin même au petit-déjeuner, elle s'était précipitée sur lui et avait engagé la discussion comme s'ils étaient seuls, et l'avait orienté sur Alyssa. Révélant au reste des Maraudeurs et à Lily, qu'il avait dit sortir avec la jeune Gryffondor. Rien qu'à ce souvenir, il avait envi de l'étrangler. Lily n'avait rien dit, mais Sirius savait qu'elle n'en pensait pas moins. Il avait intérêt à tout avouer à Alyssa avant que la Préfète en Chef ne le fasse.
Il fit retomber bruyamment la chaise. De toute façon, il ne finirait pas ce devoir avant d'avoir eu des nouvelles de la jeune fille, alors ça servait à rien de perdre son temps à la bibliothèque.
Il rangea ses affaires dans son sac, se leva, le passa à son épaule et sortit précipitamment de la salle poussiéreuse. Deux minutes plus tard, il pila devant la porte de l'infirmerie. Bizarrement, son cœur avait adopté le rythme cardiaque d'un marathonien, venant de terminer une course. Il inspira profondément, et poussa légèrement la porte. Il passa sa tête par l'entrebâillement, et vérifia que la pièce était vide.
Puis, il entra dans la salle. Il se dirigea rapidement vers le lit d'Alyssa. Il s'assit sur la chaise à la droite de celle-ci, et la rapprocha du lit. Elle dormait toujours, ses cheveux étendus sur son oreiller, lui faisant comme une aura. Elle était magnifique. Et surtout, elle semblait plus sereine que le matin même.
Il ferma les yeux, repensant à ce qui s'était passé depuis la veille. Jamais il n'aurait cru, si on le lui avait dit, qu'il changerait d'opinion en si peu de temps sur deux des filles les plus barbantes de Poudlard. Comme quoi, on ne connaissait jamais vraiment quelqu'un.
Un mouvement et un gémissement attirèrent son attention. Il rouvrit les yeux et vit qu'Alyssa gigotait, signe qu'elle n'allait pas tarder à se réveiller. Elle étira ses bras, en émettant un bruit qui sembla un ronronnement aux oreilles de Sirius.
Il haussa un sourcil, amusé. Elle pouvait émettre ce genre de bruit ?! C'était on ne peut plus excitant émanant d'elle.
Elle ouvrit les yeux, son regard fixé sur le plafond. Elle n'avait pas remarqué qu'elle avait de la compagnie, et Sirius se demanda si il devait lui signaler sa présence, ou attendre qu'elle le remarque.
- Bonjour.
Il sourit. Finalement, il n'avait pas besoin de choisir.
- Bonjour, répondit-il.
- Tu sais quelle heure il est, s'il te plait ?
- Aux alentours de midi, je pense.
Elle soupira et s'assit, son regard ne lâchant pas Sirius.
- Pourquoi est-ce que tu souris ? s'exclama-t-elle en pouffant.
Sirius remarquas à cet instant qu'il n'avait pas cessé de sourire. Il se sentait un peu bête du coup.
- Ca me fait plaisir de voir que tu vas mieux.
Elle eut un sourire triste, son regard fuyant celui de Sirius. Elle ferma doucement les yeux, et il vit une unique larme couler doucement sur sa joue droite. Il se sentit mal à l'aise. Il aurait voulu la réconforter, mais il sentait que ce n'était pas ce qu'elle voulait. Il ne savait pas ce qui l'a rendait triste, mais il devina que la veille, il s'était passé des choses qui avaient ébranlé la jeune femme jusqu'au plus profond d'elle même. Quand il la comparait à la Gryffondor qui les avaient quitté vingt-quatre heures auparavant, la Alyssa de l'instant présent lui semblait plus mûre, plus . . .
Il ne savait comment qualifier ce qu'il ressentait. Tout ce qu'il pouvait dire c'est qu'elle semblait grave et qu'il avait l'impression que la jeune femme ne pourrait plus jamais être heureuse.
Tout son être se rebiffa contre cette idée. Les Maraudeurs étaient là pour redonner un peu de joie vivre aux élèves de Poudlard pendant ces années sombres, sous le règne de terreur du mage noir, et il ferait ce qu'il pouvait pour qu'Alyssa rie encore en présence d'amis, sans que des pensées sombres et douloureuses ne viennent gâcher son bonheur.
- J'ai faim.
Il fut tiré de ces réflexions par la jeune fille, qui accoudée à son bras droit, le regardait avec un demi-sourire narquois.
- Je t'accompagne à la Grande salle si tu veux.
Cette fois-ci, elle eut un franc sourire.
- Avec plaisir. Tu veux bien aller chercher l'infirmière ? Ça m'étonnerait qu'elle me laisse sortir sans m'avoir ausculté au préalable.
Il hocha du menton et partit chercher Mme Pomfresh dans son bureau à l'autre bout de l'infirmerie. Elle fut surprise de le trouver là, mais elle se leva quand il lui dit qu'Alyssa était réveillée. Elle le suivit hors de la pièce et s'approcha du lit où s'était assise la jeune femme. L'infirmière ausculta patiemment sa malade, et dix minutes plus tard, elle lui permit de rejoindre les autres élèves pour déjeuner.
Alyssa sauta de son lit et entreprit de se changer derrière le paravent installé à cet effet. Sirius se balançait sur ses pieds, mal à l'aise. Il se forçait de ne pas penser à la créature parfaite qui se déshabillait sans pudeur derrière le mince morceau de tissu, qui ne laissait aucune place à l'imagination quand il s'agissait de découvrir les gestes qu'elle faisait.
Il détourna le regard rapidement. Il ne valait mieux pas qu'elle remarque les rougeurs de ses joues quand elle serait prête.
Elle sortit de derrière le paravent en boutonnant le haut de sa chemise, et elle prit sa cape posée au pied de son lit, qu'elle attacha à son cou.
Il sortit de l'infirmerie aux côtés d'Alyssa, et celle-ci lui demanda :
- Au fait, qu'est-ce que tu faisais avant de venir me voir ? Je vois que tu as ton sac de cours avec toi.
- Oh ! J'étais à la bibliothèque pour mon devoir de Potions.
Inutile de lui préciser qu'il ne l'avait pas terminé simplement parce que ses pensées étaient toutes tournées vers elle à ce moment-là.
- Le devoir de Potions ?! Oh, mince, je l'avais oublié ! Dis, tu pourras me prêter tes notes, s'il te plait ?
Il la regarda, les yeux ronds.
- Bah quoi ? Tu ne pensais tout de même pas que je faisais toujours mes devoirs toute seule ?!
- Bah si !
Elle éclata de rire.
- Oh non ! Je vais t'avouer un truc, Black, Lily et moi on se passe régulièrement nos devoirs quand l'une ou l'autre a eu la flemme ou à oublier de faire le sien.
Il haussa un sourcil sceptique, qui la fit continuer à rire, alors qu'ils pénétraient dans la Grande Salle bondé.
- Et oui, Black, nous ne sommes pas les petites filles sages que tu croyais connaître !
- Ah mais j'ai rien dit. Seulement, ça me paraît étonnant.
Il ne put rien ajouter de plus car un feu follet orange avait sauté sur Alyssa et la serrais fortement.
- Oui, moi aussi, je suis contente de te revoir Lil ! s'exclama-t-elle, amusée.
- Tu sais que tu m'as fait une peur pas possible ! Ne recommence jamais ça !
Puis, toutes deux éclatèrent de rire.
- D'accord. La prochaine fois que je tombe au milieu d'une attaque de Mangemorts, je te préviens au préalable !
Elle s'assit à côté de Lily, pendant que Sirius prenait la place de l'autre côté, face à un James goguenard.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ôte moi d'un doute, Sirius, tu n'étais pas à l'infirmerie à l'instant ?
- James, je serais toi, je ferais gaffe à ce que tu vas dire. Je ne voudrais pas qu'il t'arrive un fâcheux incident.
- Comme ?
- Comme te retrouver coincé dans une salle sombre avec Lily.
- Ca me ferait plutôt plaisir.
- Sauf si je lui dis que tu l'as fait exprès.
James eu une grimace. Sirius savait très bien que si une scène pareille se déroulait et que Lily pensait que tout avait été calculé par James, ce dernier n'en mènerait pas large. La demoiselle était douée au jeu des baffes.
- OK, Patmol, je me tais.
- Sage décision.
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Les quatre garçons et les deux filles étaient rassemblés dans la salle commune autour de la table basse qui faisait face au feu grondant dans la cheminée, et apportant une chaleur accueillante. Au repas de midi, Alyssa avait annoncé qu'elle raconterait tout aux Maraudeurs, comme elle l'avait promis à Black la veille. Lily avait eu l'air d'avoir avalé de l'Empestine à cette déclaration mais Alyssa lui avait dit qu'en même temps elle saurait tout ce qui s'était passé durant le week-end.
Alyssa était assise sur le fauteuil à gauche du canapé qui soutenait Black, Potter, Pettigrow et Lupin, et Lily avait pris possession du fauteuil qui faisait face à sa meilleure amie.
Elle jeta un coup d'œil autour d'elle. La salle commune de Gryffondor était vide, et elle espérait que cela continuerait. Elle ne voulait pas que tout Poudlard connaisse ses secrets de famille.
Elle inspira profondément et fit face à la jolie rouquine qui lui souriait d'un air confiant.
- Bon, Lily, je te serais reconnaissant de faire preuve de patience pendant que je raconte à ces messieurs le début de l'histoire que tu connais.
Puis, elle se tourna vers les Maraudeurs.
- Je suppose que vous savez tous que ma mère été assassinée deux jours avant Noël.
Quatre hochements de têtes rapides, et silencieux. Une première chez les aînés de Gryffondor.
- Mon changement physique est venu de là. Ce que vous voyez aujourd'hui est la véritable Alyssa Grytalié. Celle que vous avez connue durant toute notre scolarité était due à un sortilège que ma mère avait jeté sur moi. Elle avait caché ma véritable apparence dès ma naissance. Lily et moi pensions il y a encore quelques jours, que la raison qui l'avait poussé à faire ça était celle qu'elle m'avait donnée, c'est à dire, de me protéger des regards envieux des hommes et ceux jaloux des femmes. Quand, à sa mort, le sortilège s'est volatilisé et que je me suis vue pour la première fois . . .
Un frisson lui parcourut le dos au souvenir de ce qu'elle avait ressenti à ce moment-là. Elle tourna son regard vers le feu crépitant dans la cheminée et se perdit dans ses souvenirs, continuant son histoire d'une voix basse, presque un murmure, que ces interlocuteurs eurent du mal à entendre.
- Quand pour la première fois, j'ai vu à quoi je ressemblais réellement, ce dont la nature m'avait doté à la naissance, je me suis sentie extrêmement mal. Ne me demandez pas de vous expliquer pourquoi. J'avais encore en tête les mises en garde de ma mère, me disant qu'une femme comme moi ferait tourner les têtes des personnes autour de moi, même de celle qui habituellement savaient se contenir. J'appréhendais de me retrouver face aux élèves de Poudlard, peur de leur réaction, de ce qu'il pouvait m'arriver quand ils me verraient. Mais malgré tout ce que je croyais, il n'est rien arrivé de fâcheux.
Puis, la jeune femme tourna son regard vers son amie.
- Tu m'as été d'une aide précieuse Lil, plus que tu ne peux l'imaginer. Le fait que ton comportement n'ait pas changé suite à ta découverte du nouveau moi m'a donné un relent d'espoir, qui m'a permis d'affronter le regard des autres lors du premier jour de cours. Et puis j'ai remarqué qu'en fait, les autres n'avaient pas vraiment changé avec moi. Certes ils me regardaient curieusement, mais c'était tout à fait normal, je ne pouvais pas m'attendre à un manque de réaction. La différence était bien trop évidente.
- Tellement évidente que même Sirius ne t'as pas reconnu, se moqua ouvertement Lily.
Alyssa lança un regard étonné vers sa meilleure amie. Depuis quand est-ce qu'ils s'appelaient par leurs prénoms ?! Il lui semblait pourtant avoir été absente que durant vingt-quatre heures ?!
- Tu ne peux pas m'en vouloir de ne pas l'avoir tout de suite reconnu ! On se côtoyait pas tant que ça, et je ne la voyait pas très bien au moment du banquet vu qu'elle avait la tête baissée. Si tu avais du aussi te fier qu'à ce que tu voyais à ce moment-là, toi non plus tu ne l'aurais pas reconnue.
Lily acquiesce d'une grimace et se tourna vers Alyssa.
- Tu as dit que nous pensions encore il y a quelques jours que l'excuse de ta mère était vraie. Tu ne penses plus qu'elle l'est ?
- Non seulement je ne le pense plus, mais je sais que c'est vrai. Ma mère m'a menti, Lil, pour me protéger. Elle m'a mentit sur les motivations qui l'ont poussé à me cacher. A tel point qu'elle a même renié le fait de m'avoir mise au monde, conclut Alyssa d'une voix attristée, en levant son regard vers Lily.
Celle-ci avait une expression d'horreur peinte sur le visage et Alyssa pouvait facilement deviner que les quatre autres avaient adopté le même air.
Elle rit légèrement.
- Ne t'inquiète pas Lil, je ne lui en veux pas. Je sais pourquoi elle a fait ça, je ressens parfaitement ce qu'elle a pu ressentir le jour où elle m'a mise au monde. Je sais très bien qu'elle ne l'a pas fait de gaieté de cœur. Mais je m'embrouille, reprenons l'ordre des événements tel que je les ai vécu.
Puis, elle leva son regard vers les Maraudeurs.
- Lupin, je crois que je te dois une faveur.
L'intéressé prit un air étonné, en tendant un doigt vers son torse.
- Oui, toi, dit-elle en étouffant un petit rire. Si tu n'étais pas venu m'interroger à la bibliothèque jeudi soir, et que tu ne m'avais pas mise hors de moi avec tes questions indiscrètes, je ne me serais jamais trouvée en retenue hier matin, et je n'aurais jamais rien su sur moi. Je te remercie pour ce que tu as fait indirectement.
- Ah . . . Bah . . . Euh . . . de rien ! Dit-il en rougissant et en se passant une main embarrassée dans les cheveux, ce qui fait rire ses amis, et le gratifia d'un coup de coude dans les côtes de la part de Potter.
Alyssa rit avec les quatre autres et elle continua son explication.
- Je dis ça Lupin, parce que si je n'avais pas été en retenue à devoir ranger les livres de Mme Pince, je n'aurais certainement pas trouvé le livre qui m'a mise sur la voix. Je ne sais pas si tu te souviens Lily, mais le lendemain de notre retour des vacances de Noël, tu m'as dit que mon changement d'apparence te faisait penser à quelque chose en particulier.
- Effectivement, oui, je m'en rappelle. D'ailleurs tu me fais toujours penser à une Vélane.
Alyssa retint la bouffée de haine que provoqua en elle l'entente de l'appellation de cette race, et contrôla la magie qui tentait de lui échapper, serrant fortement les accoudoirs de son fauteuil et faisant ressortir la mousse qui sortait des trous d'usure de celui-ci. Elle serra les dents si fort, qu'elle craignit pendant quelques instants de les briser. Le sentiment de rage s'éteint et elle put reprendre son histoire.
- Oui. C'est exactement ça que tu m'as dit. Et en rangeant les livres dans leurs rayons, j'en ai laissé tomber un qui s'est ouvert. J'y avais machinalement jeté un œil, et ce que j'y ai lu m'a fortement rappelé ce que tu m'as dit, alors je l'ai ramassé et je l'ai lu. Il n'y avait pas grand chose sur ce qui m'intéressait, mais suffisamment pour que je sache que ce qu'il y avais inscrit à l'intérieur me correspondait parfaitement. Le pire fut quand j'ai lu les dernières lignes du chapitre. Je me suis enfuie en courant de la bibliothèque, et c'est là que j'ai croisé Black.
Il lui sourit. Il se souvenait parfaitement de leur rencontre. Certainement à cause de l'incident causé par Mylène, et qui avait remonté le moral à Alyssa. A ce souvenir, elle ne put retenir à un éclat de rire.
- Miss Grytalié, je vous prierai de garder vos opinions pour vous ! Lui dit Black en la regardant intensément et en lui faisant comprendre qu'elle n'avait pas intérêt à vendre la mèche.
Elle s'arrêta de rire et elle lui fit un signe de tête affirmatif lui signifiant qu'elle avait compris le sous-entendu.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda malicieusement Potter en laissant ses yeux errer de Black à Alyssa.
- Rien qui ne t'intéresse James ! Maintenant, laisse Alyssa finir son histoire.
Elle sursauta. Elle n'avait encore jamais entendue Black l'appeler par son prénom. Mais après tout, c'était tout à fait légitime. Elle leur racontait le secret le mieux gardé au monde.
Elle ouvrit de grands yeux horrifiés, soudainement consciente de ce qu'elle faisait.
Pouvait-elle leur parler des Néphilims ? Ne trahirait-elle pas quelque chose ou quelqu'un en leur apprenant la vérité ?
Elle baissa les yeux. Que pouvait-elle trahir ? Les derniers Néphilims existants avait été assassinés. Il n'y avait plus vraiment de secret à garder.
Elle releva la tête et croisa les regards interrogateurs de ses amis.
- Alyssa, ça va ? Tu sais on ne t'oblige pas à tout nous dire. Si tu ne te sens pas prête . . .
- Non, ça ira, dit-elle en coupant Lily. C'est juste que . . . avant de vous raconter la suite, je dois être sûre que tout ce que je vous dis restera secret. Vous n'imaginez pas à quel point ce que je vais vous dire est grave. Il me faut avoir une absolue confiance en vous. Promettez moi que tout ce qu'il se dira entre nous aujourd'hui, restera entre nous.
Ils eurent tous un hochement de tête à son attention et elle soupira en s'enfonçant dans son fauteuil. Elle jeta distraitement un coup d'œil à la salle commune, et remarqua que beaucoup de Gryffondor était remontés de la Grande salle. Elle ne pouvait pas continuer cette discussion ici.
- Les garçons, est-ce que nous pourrions monter dans votre dortoir ? La suite ne doit pas être entendue.
Ils se regardèrent étonné, puis James fit signe aux deux jeunes filles de les suivre. Tous se levèrent et montèrent l'escalier qui permettait d'atteindre le dortoir des garçons. Ils ouvrirent la porte de leur chambre, et Alyssa et Lily échangèrent un sourire goguenard.
Si ça, ce n'était pas typiquement masculin ! La chambre était un capharnaüm indescriptible. Des livres, des morceaux de parchemins, des vêtements et plein d'objets non identifiés jonchaient le sol. Les lits étaient loin d'être faits, et il régnait une certaine odeur de . . .
Sirius se précipita pour ouvrir une fenêtre et commença à débarrasser un des lits pour pouvoir faire asseoir les demoiselles. Le reste de sa chambrée se baissa pour cacher au plus vite, les différentes choses qui traînaient ici et là.
- Ca manque sérieusement de présence féminine ici ! Se moqua Lily.
Alyssa étouffa le fou rire qui montait en elle en voyant Peter essayer de ranger une dizaine de caleçons dans une malle récalcitrante. Ils ne devaient pas être particulièrement propre pour que même la malle refuse de les laisser entrer. Peter se débattit quelques instants avec celle-ci, avant qu'Alyssa, prise d'un élan de pitié ne s'avance vers lui et ne tienne la malle grande ouverte, empêchant toute crise de rébellion. Puis, une fois les sous-vêtements en lieu sûr, elle scella la serrure de la malle à l'aide d'un sortilège. Peter la remercia en épongeant son front, et elle lui rétorqua :
- Si ils étaient lavés régulièrement, je suppose qu'elle ne ferait pas autant d'histoire pour que tu les ranges.
Le visage de Peter pris une superbe couleur orangé, et elle éclata de rire quand elle remarqua qu'il n'était pas le seul. Les trois autres ayant fini de mettre un peu d'ordre dans la pièce, ils s'étaient postés aux côtés de Lily et avaient suivi la scène avec intérêt.
Tout du moins, jusqu'à ce qu'Alyssa fasse cette remarque et les obligent à regarder ailleurs, en prenant eux aussi un air gêné.
Les deux jeune femmes étaient pliées de rire devant les quatre jeune hommes, qui avaient visiblement envie de disparaître soudainement dans le sol de leur chambre. Ce fut Sirius qui reprit contenance le plus vite.
- Et pourquoi on est pas montés dans votre dortoir ?
- Parce que, premièrement, il est interdit aux garçons et que donc vous n'auriez pas pu y monter, et deuxièmement, ici, personne ne viendra nous déranger, puisque tout ceux qui y dorment sont présents dans cette pièce. D'autres questions ? Dit Alyssa quand elle eut maîtrisé son fou rire.
- Non. Mais comment ça se fait qu'on n'a pas le droit de monter dans le dortoir des filles ?
- Tu veux dire que tu n'as jamais essayé d'atteindre le dortoir des filles ? Demanda Lily, légèrement sceptique.
- Bah non ! Pourquoi est-ce que je l'aurais fait ?
Alyssa et Lily échangèrent un regard éloquent et haussèrent les épaules.
- C'est un vieil enchantement qui date de la fondation de Poudlard. Les fondateurs ne pensaient pas que les garçons étaient dignes de confiance alors ils ont ensorcelé les escaliers qui mènent aux dortoirs féminins afin qu'aucun élève mâle ne puisse y accéder.
- La confiance règne ! Fit James.
- Si je ne te connaissais pas James, je dirais que tu es vexé, fit malicieusement Lily.
Il leva les yeux au ciel.
- C'est seulement une constatation. A notre époque, les filles sont aussi dignes de confiance que les garçons. Quand on en voit certaines, on se demande qui est-ce qui a l'esprit mal placé, n'est-ce pas Sirius ?
Celui-ci eu l'air enragé et fusilla son meilleur ami des yeux.
- Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler, James, élucida-t-il d'une voix doucereuse et menaçante.
James leva les mains en signe de rédemption.
- Ok, ok, je me tais. Et si on reprenait notre discussion ?
Tous acquiescèrent silencieusement, et Alyssa s'assit sur un des lits, vite rejointe par sa meilleure amie à sa droite et Sirius à sa gauche. Les trois autres s'assirent en face d'eux sur un autre lit.
- Bien où est-ce que j'en étais déjà ?
- De ta rencontre avec Sirius, lui rappela galamment Remus.
- Ah oui. Bon, la suite, vous la connaissez tous, on s'est rencontré, on a discuté, et je suis partie.
- Personnellement, j'aurais plutôt dit que tu avais pris la fuite, mais chacun son point de vue.
- James, tu vas la laisser parler oui ! S'énerva Sirius.
- D'accord, je le ferai plus. Je t'en prie, continue.
Elle regarda le visage sérieux et concentré de chacune des personnes présentes et se jeta à l'eau. Elle leur avait promis la vérité, elle la leur donnerait. A eux d'en faire ce qu'ils voudraient ensuite.
Chapitre terminé.
Vos impressions ? Bonnes, mauvaises ?
Si vous avez repéré des fautes d'orthographes, faudra vous en prendre à ma bêta correctrice JustYou qui fait - normalement un excellent travail. Techniquement, vous n'avez rien à relever.
croise les doigts
A la semaine prochaine pour la suite.
Bisouxxx
