Trouver la voie du pardon

Reconnaissance de dette: Il y a une chose qui m'appartient dans ce chapitre...les fautes d'orthographe! ^^

Note de blablablââââ: Honte sur moi et sur mes descendants pour les dix prochaines générations! Un mois de retard!! Je suis...impardonnable. En plus vous pourrez constater que c'est relativcement court mais je l'ai réecrit entièrement cinq fois avant d'être (presque) satisfaite. Alors voilà, on verra bien ce qui en sort. Le prochain chapitre sera le dernier. Promis je m'appliquerais partiluièrement sur celui-ci! Mais bon, pas avant un certain temps puisqu'il y a les fêtes de Noel...en passant par là: Joyeux Noel et bonnes fêtes de fin d'années à tous!^^

Et merci encore pour vos reviews! Elles m'ont bien souvent donné du courage.


Cloud se préparait à parer l'attaque magique de Kadaj. Alors que l'argenté poussait déjà un cri de rage à l'encontre de l'homme qui voulait lui retirer sa mère, sa main brillant d'énergie mako contenue, un son particulièrement étrange se fit entendre. En réalité le bruit en lui-même n'avait rien de si extraordinaire…mais le son de l'eau dans une église abandonnée lors d'un après-midi ensoleillé est bouleversant.

Surtout lorsqu'il vient du sol.

Dans un creux formé par la chute ancienne d'une poutre un liquide translucide aux teintes vertes apparu.

Cloud ne put réprimer un léger souffle de surprise quand il reconnut la Rivière de la Vie. Elle envahissait la déformation de sol, puis tout à coup au lieu de s'étendre sur les lames du parquet en décomposition de l'église, elle se dirigea vers la voie des airs. Quatre colonnes s'élevèrent en tournoyant pour atteindre un même point, une fois arrivées aux poutres maîtresses du toit, puis s'unir pour former un piédestal aqueux duquel la pluie se mit à tomber. Un peu abasourdi le blond tendit la main vers la mystérieuse averse, oubliant complètement en cet instant que son ennemi s'apprêtait à lancer l'offensive. Tout à coup une vive fraîcheur s'empara de son bras meurtri. Il détourna son attention de cadeau de la Terre et découvrit avec stupéfaction que les géostigmas disparaissaient de son membre infecté. Il percevait dans le brouillard épais de son incompréhension les cris de Kadaj envers cette magie qui lui brûlait la peau par simple contact.

Bientôt il n'y eu plus de signes de maladie. Perdu, il lança un regard empli de détresse à l'élément source de sa guérison. La Rivière de la Vie avait puni ses enfants de s'être ainsi servi d'elle, de s'être battu à mort pour obtenir quelque chose qui ne leur appartenait pas, pour l'avoir mise inutilement en danger. Et aujourd'hui elle retirait sa punition, comme une mère aimante qui ne peut se retenir de soigner son enfant blessé par une action qu'elle lui a strictement défendu. Oui, il pouvait ressentir dans l'atmosphère l'affection qu'une femme porte à sa progéniture, si horrible et si mauvaise soit-elle. Mais en suspendant la punition, ne lui pardonnait-elle pas tous ses crimes ?

La moto de Kadaj démarra en trombe. L'argenté prenait la fuite : la pluie de la Rivière le brûlait dès qu'il la touchait et menaçait de blesser Mère à son tour.

Le calme revint dans la petite église du secteur 7 mais la pluie, elle, ne cessa pas pour autant de tomber. Les gouttes jouaient des percussions rapides en s'écrasant contre le bois des bancs de confessions abandonnés, et seul ce bourdonnement lui emplissait les oreilles. Cloud ne pouvait détacher son regard du bassin qui s'était crée devant lui et qui avait arraché aux fleurs tant aimés des pétales blanches et jaunes, seules tâches de lumière dans ce ciel humide. Dans son coin il ne pouvait s'empêcher de se demander s'il méritait réellement ce pardon…mais tant pis. Maintenant il était temps de passer à l'action, d'accepter ce qu'il recevait sans constamment les remettre en cause.

Et malgré les pensées qui passaient à tir d'ailes dans sa tête, malgré le bourdonnement incessant de l'averse, il parvint à distinguer la minuscule note de musique que produisit une minuscule goutte retournant à l'océan.

Allons-y, Cloud !

Un véritable sourire se dessina sur les lèvres minces du blond. Il sentait soudain la partie gauche de sa poitrine se gonfler d'une chaleur, l'énergie se propulsant dans tout son corps à la vitesse de l'éclair. Il tenait encore son bras mais il n'était plus blessé.

Parfois on tente de retenir le sang d'une blessure alors qu'elle s'est déjà refermée.

Courant dans l'eau il traversa l'espace qui le séparait de sa moto. Il redressa l'engin d'où il avait été éjecté lors de la première attaque magique de Kadaj puis l'enfourcha. Fenrir démarra au quart de tour, crachant sa colère de s'être faite ainsi maltraitée quand son propriétaire passa la première vitesse, et rugit quand ils sortirent ensemble de l'ancien lieu de culte. Elle enrageait tandis que lui se sentait gagné par une volonté qu'il n'avait pas ressenti depuis sa dernière bataille contre l'ex-Général.

Cloud…promets moi que tu vas rentrer.

Depuis combien de temps avait-il cessé de se préoccuper des promesses qu'il avait faites ?

Marlène et moi on va t'attendre à la maison.

Depuis combien de temps avait-il oublié le sentiment qui l'habitait alors qu'il passait le pas de la porte du bar de Tifa, après chaque livraison ?

Un souvenir compte-t-il plus que nous ?

Depuis combien de temps avait-il cessé de voir ce qui était le plus important à ses yeux ?

Fenrir avalait la distance en jurant. Sans doute une conséquence dû à sa création même : elle était un des nombreux bébés de Cid, le professionnel des machines –et des jurons. La poussière se soulevait derrière eux, formant des nuages fantomatiques. Il savait à peu près où le chef des clones de Séphiroth comptait se rendre. Le ruban rouge d'Avalanche dansait dans le vent, mené par sa partenaire la vitesse, heureux de goûter de nouveau à la liberté dont il avait été privé par l'épaisse manche noire. Cloud se sentait incroyablement plus léger de ne plus avoir à masquer l'infection de son bras, bien qu'il soit encore ébahi devant ce miracle. Il ignorait pourquoi à ce moment précis on lui avait retiré son fardeau mais il s'en gardait bien de s'en plaindre. A présent il allait montrer que Zack n'était pas mort en vain ! Il allait prouver que lui, Cloud Strife, était capable de protéger ceux qu'il aimait !

Il stoppa Fenrir devant les décombres de l'entreprise Shinra. Depuis longtemps les crissements des pneus du deux roues de Kadaj avaient cessé de résonner contre les débris de métaux et les murs de béton détruits.

Ici le silence était plus pesant que dans l'antre de la fleuriste. Et pourtant il parvenait à ressentir sa présence, ainsi que celle de Zack, jusqu'ici. Les volets métalliques de sa moto se refermèrent automatiquement derrière lui tandis qu'il avançait dans vers un amas de décombres. Comment allait-il trouver son ennemi dans un labyrinthe pareil ?

Allons, Cloudy, ne sois pas si pessimiste ! Tu gagnes toujours quand tu joues à cache-cache avec...comment il s'appelle ce gosse, déjà ? Ah, oui ! Avec Denzel ! Ca ne peut pas être plus terrible !

Cloud sursauta, jetant un vague coup d'œil inquiet par-dessus son épaule.

« Zack, c'est toi ? »

Nerveux il attendit une réponse qui ne lui revint pas. Il avait oublié ce que ça faisait d'entendre brutalement quelqu'un interrompre ses pensées pour commenter ce qui se passait. Quatre années depuis que le timbre grave de son meilleur ami ne l'avait pas tiré d'une réflexion intérieure. Il se demanda brusquement pourquoi il venait de l'entendre. Ou de l'imaginer. Il ne se prenait plus pour lui ! Que se passait-il ? Il perdait la raison ?

Du calme, vieux ! Je suis juste venu assister à ta bataille.

« Si je parviens à vaincre mes cauchemars pour de bon alors je pourrais vraiment être considéré comme un héro, c'est ça ? »

A mes yeux, oui.

« Alors profite bien du spectacle. Parce que je compte bien te prouver aujourd'hui que je suis devenu aussi fort que toi ! »

Il laissa le rire de Zack résonner une dernière fois dans sa tête puis avança d'une dizaine de pas.

Une ombre déformée par les gravas et les restes cadavériques d'un immeuble se déploya sous ses yeux. Il releva son visage vers l'être dont à l'origine des ténèbres. Kadaj se tenait debout sur son trône de ville morte, immobile. Ils se dévisagèrent, conscient tout les deux que ce qui allait suivre ne leur laisserait que deux options possibles. A ce jeu là, la vie ne permettait pas d'ex-æquo. Ils possédaient tous les deux les gènes de Jenova, étaient tous les deux des expériences destinées à égaler Sephiroth. Seulement ils avaient choisi deux chemins différents et il n'y avait pas de la place pour deux.

-Grand frère…

Il ne put réprimer un frisson. Drôle de sensation que de se faire nommé ainsi par un homme ayant presque son âge, et qui plus est souhaite détruire le monde. Même si au fond ils n'étaient pas si différents l'un de l'autre.

-J'ai enfin retrouvé notre mère, lui annonça-t-il presque avec soulagement.

-Bien, fit-il calmement. Et qu'est-ce qu'il se passe après ?

Kadaj eut un petit rire avant d'abaisser son regard félin vers la boite noire qu'il serraiot depuis le début de la course-poursuite sous son bras.

-Ca…c'est elle qui décide, tu verras bien.

Cloud le dévisagea. S'en était presque triste à pleurer. Kadaj se faisait manipuler par Jénova, sans comprendre pourquoi il agissait comme le lui dictait sa mère, sans même savoir ce qu'elle était, ni ses intentions véritables. Il était juste un pion.

-Apparemment les incarnés ne savent rien.

Ce n'était pas une provocation mais au regard qu'il reçut de la part du premier des trois frères il sut qu'il venait de franchir la limite invisible.

-Et ça fait quoi si je ne suis qu'un pantin… ?

Le sang se mit à battre dans les tempes du blond. Il le sentait très clairement : le pouvoir de Jenova n'allait pas tarder à être réveillé, et avec lui le pays des cauchemars. Mais cette fois il se battrait seul. Mourrait seul si cela se révélait nécessaire. Mais il ne comptait pas laisser la créature étrangère détruire de nouveau ce qu'il était parvenu à construire en vivant auprès de ses amis.

Une vive lueur bleue se mit à scintiller dans la paume gantée de l'argenté.

-Il n'y a pas si longtemps…

Cloud se plaça en position de combat.

-Tu l'étais aussi !!

Les lumières fusèrent. Il décolla.

Il n'était pas Zack, il n'était pas Soldat de Première Classe.

Il était juste Cloud, du Mont de Nibelheim.

Et il ne perdrait plus jamais personne.


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Je crois que je vais m'acheter "l'hypnotisme pour les nuls"...XD