Hello ! Alors en vacances ?!
Merci encore pour vos reviews !
Aprésent place à la suite et au retour de Regina à Storybrooke. Les retrouvailles vont-elles etre chaleureuses entre elle et Henry ? Comment vont réagir les autres habitants ? Et Regina, comment va-t-elle gérer tout ça ?
Bonnes vieilles habitudes
Le cœur de Regina rata un battement. Cette petite voix, elle ne l'avait pas entendu depuis … Depuis près d'un an. Lentement elle se tourna vers la voiture et vit Henry sortit du coté passager, la fixant incrédule et presque sous le choc. Il s'avança lentement jusqu'à la ligne, toujours en fixant Regina comme s'il avait devant les yeux un fantôme. Puis il esquissa un sourire avant de bondir sur elle, manquant de la faire tomber. Il la serra à la taille de ses petits bras fins. Elle resta figée sur place, ne sachant quoi faire avant de jeter un œil vers Emma qui lui sourit, confiante. A ce moment-là, elle entoura Henry de ses bras, sentant son souffle chaud sur son abdomen.
« Maman … » murmura-t-il camouflé contre elle
Ce mot "maman" qu'Henry n'avait plus consentit à lui dire des mois auparavant. Ce mot qui, aujourd'hui, sonnait bizarrement à ses oreilles. Mais pour autant, en entendant ses mots de cette petite voix enfantine ...
« Henry … » lâcha-t-elle enfin, comme un souffle, tout en lui caressant les cheveux. Dieu que ce contact avait pu lui manquer. Elle avait fui certes, elle avait fui son indifférence, mais aujourd'hui, son cœur semblait s'être gonflé d'espoir.
« Qu'est-ce qu'elle fait là ? » murmura Neal vers Emma
« Longue histoire. »
« Elle revient ? »
« Je … J'en sais rien, je crois pas. »
Henry s'écarta, au bout de minutes interminables et lui sourit « Tu es de retour ! »
« Je … » Elle n'osa pas lui dire la vérité et elle fut heureuse qu'Amber ne brise ce moment par un aboiement
« Amber ! Elle a grandi ! » dit-il en s'accroupissant pour la caresser. Mais la chienne grogna avant de se réfugier derrière les jambes de sa maitresse. Henry haussa un sourcil « Elle doit plus se souvenir de moi … Ca fait un moment. » dit-il en se relevant
« Pourquoi vous êtes là ? » lança Emma vers Neal
« C'est l'anniversaire d'Henry dans 3 jours. Il voulait revenir pour le fêter ici. »
« Tu restes ? » lui demanda-t-elle
« C'est l'anniversaire de mon fils aussi. » argua-t-il
« Ouais, évidemment … » grinça-t-elle « Bon, c'est pas que je m'ennuie mais, tu pourrais nous ramener ? »
« Elle aussi ?! »
« Evidemment elle aussi ! » dit-elle sur un air agacé. Elle tourna les talons et rejoignit Regina et Henry « Allez, on y va, commence à faire frais. »
« Vous allez dormir où ? » demanda Henry enjoué
« Bah on va allez chez Regina. » répondit la jolie blonde naturellement
« Toi aussi ? Tu retournes pas chez grand pa' ? »
« Je …. Je verrais. Bon allez, en route ! »
Elle prit Regina par la main et l'attira vers la voiture, où elles s'assirent à l'arrière, suivi d'Henry puis de Neal.
« Alors … Miflin Street ? » demanda le chauffeur
« Yep ! »
Elle eut peine à mettre un pied derrière la ligne orange et, une fois fait, elle sentit une vague de magie l'envahir, cela faisait si longtemps qu'elle en avait oublié la sensation.
Regina resta muette alors qu'Henry trépignait tant il avait de questions. Pour autant le voyage resta silencieux jusqu'à ce que la voiture ne se gare devant la demeure de Regina. Cette dernière constata que l'allée, ainsi que la devanture étaient toujours entretenues. Elles descendirent, suivi du chien. Neal resta au volant alors qu'Henry sortit
« Hey buddy, qu'est-ce que tu fais ? »
« Je … Je peux rester ici cette nuit ? » demanda-t-il penaud
« Tes grands-parents vont se demander où tu es. »
« Bah t'as qu'à leur dire la vérité : que maman est de retour et que je veux passer du temps avec elle. »
Bien évidemment ni Neal ni Emma ni Regina savaient de quelle « mère » il parlait réellement, et la question resta en suspend. Neal pinça ses lèvres avant d'opiner de la tête « Ok. A demain alors. » puis il disparut, laissant Regina, Emma et Henry sur l'allée.
« Bon, on rentre ? » lança Emma alors qu'elle attrapa les valises
Regina la suivi, Amber en laisse, tandis qu'Henry ne cessait de la fixer. Sentant son regard insistant sur elle, elle déglutit difficilement et n'osa que quelques furtifs regards vers lui. Les gestes et regards étaient encore difficiles et cette insistance du petit garçon la mettait mal à l'aise, comme s'il la détaillait sous toutes les coutures.
Emma ouvrit la porte et, à ce moment là, Regina sentit une vague nostalgique la submerger : rien n'avait changé, tout était à la même place, l'odeur même semblait planer encore comme le premier jour.
« Bon … Je suppose que tu veux t'installer et prendre une douche ? »
« Ou… Oui. »
« Je prends Amber, je vais m'occuper d'elle en attendant, va te détendre. Allez va ! »
Elle poussa Regina jusqu'au pied de l'escalier. Cette dernière rechigna mais finit par céder, pensant qu'un bon bain serait idéal pour se détendre afin d'oublier la pression exercée par cette rude journée.
En attendant, Emma défit la laisse d'Amber qui sniffa toutes les pièces comme pour se rappeler ces premières semaines dans cette maison. Henry regarda, amusé, la chienne déambuler de la cuisine au salon en passant par la salle à manger. Emma lui déposa ses gamelles au sol « Bon, t'as mangé ? » dit-elle en jetant un regard vers son fils
« Yep. »
« Vous êtes arrivés quand ? »
« Hier. Quand on est arrivé, grand-pa' a dit que t'étais partie « en voyage » depuis une semaine. Je pensais que j'allais fêter mon anniversaire sans toi ici. »
« Désolée de pas t'avoir prévenu mais … C'était sur un coup de tête. »
« Un coup de tête qui s'appelle Regina hein ? »
« Ouais … » grimaça-t-elle, légèrement confuse
« Tu l'as trouvé comment ? Elle était où ? »
« A l'autre bout du pays. »
« … »
« Quoi ? »
« Elle a pas parlé de moi ? »
« Elle a demandé des nouvelles … »
« Tu lui as dis que … »
« Que t'étais un petit emmerdeur ? Yep. Et accessoirement que tu vivais avec ton père à New-York. »
« Elle a dit quoi ? »
« Rien. »
Henry était un peu déçu mais comprit : il lui en avait longtemps voulu d'être partie du jour au lendemain sans aucune explication, sans un mot … Jusqu'à ce qu'Emma lui donne la lettre, qu'il la lise et … Que les choses changent radicalement.
Il devint insolent, presque violent verbalement avec sa mère, ses proches … Il se sentait étouffé dans cette petite ville et quand son père décida de repartir à New-York, il le suivit, pensant qu'un nouvel air lui ferait du bien. Mais la vérité était qu'il avait été blessé que sa deuxième mère l'ait abandonné, près de 11 ans après sa mère biologique. Un nouvel abandon qu'il avait vécu comme une trahison mais aussi comme un échec.
Car, il devait se l'avouer, vivre avec son père ne l'avait pas foncièrement aidé. Il avait, depuis quelques semaines, décidé de parler à Neal en lui disant qu'il souhaitait retourner vivre avec Emma. Le prétexte de l'anniversaire était un contexte parfait pour entamer le sujet.
« Tu crois qu'elle est toujours en colère contre moi ? » demanda-t-il en s'accoudant au comptoir de la cuisine, fixant Amber engloutir une gamelle d'eau
« Je crois qu'elle a beaucoup de choses à voir et gérer. Il va lui falloir du temps. »
« Elle va repartir ? »
« Je pense. Elle … Elle ne se sent plus ici chez elle. Personne ne souhaite son retour, du moins c'est ce qu'elle pense. Et puis, elle s'est forgée une nouvelle vie à San Francisco. »
« Tu crois que je pourrais la faire changer d'avis ? La faire rester ici ? »
« Tu penses vraiment le pouvoir ? » s'amusa Emma
« Tu te souviens l'opération Cobra ? »
« Yep. »
« Et bah si on baptisait celle-là, l'opération … Euh … L'opération Viper ! »
« Viper ? T'es sérieux ? »
« Bah faut bien trouver quelque chose. »
« Et donc, ça consisterait en quoi réellement cette opération ? » demanda-t-elle amusée
« Faire qu'elle reste à Storybrooke ! »
« J'ai déjà fais un grand pas en la ramenant ici. »
« Maintenant faut qu'elle y reste. »
« Je pense qu'avant tout, il faudra éclaircir certains points … Elle ne restera pas dans une ville qui ne l'apprécie pas. »
« Ok alors 2 missions : faire qu'elle reste ici et lui donner une meilleure image aux yeux des autres ! »
« Et bah … On aura jamais assez de 3 jours. »
« 3 jours ? »
« On va essayer déjà de la faire rester jusqu'à ton anniversaire. Ca nous laissera du mou. »
« Deal ! »
« Deal. Allez, fouille dans tes fringues restées ici, tu dois bien avoir un pyjama qui traine. »
« Ok. » dit-il en l'embrassant avant de se diriger vers l'escalier. Mais avant de monter il se retourna vers elle « Maman ? »
« Hm ? »
« Je … Je voulais m'excuser … Pour tout ce que je t'ai fais et ce que j'ai dis. J'ai pas été cool. »
« On en reparlera plus tard chéri. »
Il lui sourit, elle fit de même. Une fois sûre qu'Amber eut ses croquettes, elle monta à l'étage jusqu'à la chambre de Regina qui fut la sienne ces derniers mois.
« Regina ? Je peux entrer ? »
Mais aucune réponse ne vint, alors, logiquement, elle entra et commença à se déshabiller. Quand elle entendit l'eau clapoter dans la salle de bain, elle s'y glissa : des volutes de vapeur aux senteurs florales émanaient des lieux.
« Qui est là ? »
« C'est … C'est moi. » lança Emma en s'approchant « Ca va ? »
« J'essaie de me détendre, ce n'est pas du luxe. »
« Ca va, t'es pas non plus morte d'avoir franchi les limites de la ville. »
« Attendons demain lorsque Neal aura propagé la nouvelle de mon retour furtif. » dit-elle avec ironie
« On verra ça demain, chaque chose en son temps. En attendant … » Elle s'accroupit et s'accouda au bord de la baignoire « … Y'a un gamin qui aimerait bien parler avec toi … »
« … »
« Vous avez pleins de choses à vous dire je crois. »
Regina s'enfonça un peu plus dans son bain, l'eau lui arrivant jusqu'au menton « Tu as dormi dans ma chambre ? » dit-elle en changeant sciemment de sujet
« Yep. Tu remarqueras que la maison n'a pas brulé en ton absence. »
« J'ai même remarqué l'effort de ménage. »
« Et … Tu penses que ce soir je peux dormir ici aussi ? Avec toi je veux dire ? »
« … »
« Ca veut dire non ? »
« Ca veut dire … Qu'Henry est là et qu'il n'est pas au courant de ce qui a pu se passer entre nous à San Francisco. Et comme ce qui s'est passé ne doit pas se reproduire, je préférerais que tu dormes dans une des chambres d'amis. »
« T'es sérieuse ? Alors quoi, tu voulais que toi et moi ça ne soit qu'un coup d'un soir ? »
« Je ne pensais jamais te revoir. L'éventualité de passer plus de temps avec toi ne m'a pas effleuré, encore moins ici. »
« Donc toi et moi … C'est quoi ? Plan cul ? Amis avec bénéfices ? »
« Il n'y a pas de toi et moi. Pas ici. »
« Donc, faut qu'on reparte à San Francisco pour que je puisse te toucher ? T'es sérieuse ? »
« Je n'ai pas l'intention d'épiloguer là-dessus. Demain je serais partie, la question ne se posera plus. »
« Tu penses vraiment ce que tu dis ? Tu comptes repartir demain ? A 3 jours de l'anniversaire de ton fils ? »
« Ce n'est pas mon fils. »
Emma fronça les sourcils : la tâche serait plus ardue que prévu. Mais en un sens, cette opération Viper serait bénéfique pour beaucoup : pour Henry, pour Regina mais aussi pour elle. Ils devaient se parler, se retrouver, ouvrir leur cœur et se dire les choses … Des choses qui avaient été laissé en suspend après le départ précipité de la jolie brune.
A présent, ils avaient une chance de réparer les choses et elle ne devait pas laisser cette chance passer « Tu dis que tous te voient encore comme la méchante reine déchue … Si tu restes pour l'anniversaire d'Henry, ça sera déjà un grand pas en avant afin qu'ils te voient autrement. »
« Ce que tu n'as pas compris Emma, c'est que je me fiche de savoir ce qu'ils pensent de moi et comment ils me voient, car demain je serais repartie chez moi, je reprendrais ma vie là-bas, avec Amber et leurs avis seront loin derrière moi. »
Emma baissa alors les yeux : non, les choses seraient encore plus compliquées que ce qu'elle pensait : Regina n'était pas simplement indifférente aux choses, elle était brisée et ne souhaitait pas recoller les morceaux ici … Charge a elle et Henry de lui faire comprendre qu'elle avait sa place ici, dans cette ville, au même titre que n'importe qui d'autre.
« Je te laisse finir … Tu nous rejoins pour manger au moins ? »
« Certainement. »
« Ok. »
Avant de quitter la salle de bain, elle se retourna et fixa, un sourcil levé de curiosité, Regina dans son bain
"Quoi ?"
"Non, non rien ..." dit-elle d'un large sourire
"SORS !" lança Regina en balançant quelques flocons de mousse en direction de la belle blonde, puis elle quitta la salle de bain pour rejoindre son fils dans le couloir
« Alors ? Tu lui as parlé ? »
« Elle prend son bain, elle veut rien entendre. Pour elle, demain elle sera partie. »
« Attends … Tu lui as parlé alors qu'elle prenait son bain ?! » lança Henry, perplexe
Emma se raidit alors, blémissant à vu d'oeil
« Euh … Ouais enfin non, derrière la porte quoi. » balbutia-t-elle rapidement, mais ses joues rosirent quand le regard de son fils devint plus suspicieux
« M'man … T'aurais pas quelque chose à me dire ? »
« Comme ? »
« Comme pourquoi t'as rallongé tes « vacances » d'une semaine par exemple … »
« Bon bref, tout ce que je te dis c'est qu'on a du pain sur la planche et je crois que tout va se jouer ce soir avec toi, t'as intérêt à mettre le paquet. »
« Je ferais de mon mieux. »
« Pour commencer, on va essayer de faire un diner qui lui fasse honneur, c'est parti ? »
« C'est parti ! »
Ils descendirent à la cuisine afin de préparer le repas tandis que Regina décida de sortir de son bain. Lentement, elle reprit ses habitudes : à vrai dire, toutes ses affaires étaient à la même place. Elle ouvrit les portes de son armoire et esquissa une grimace en voyant qu'à coté de ses vêtements trônaient des jeans, des débardeurs multicolores témoignant qu'Emma avait pris place dans sa propre chambre.
Elle attrapa un pantalon noir et un col roulé sans manche noir avant de s'habiller et alors qu'elle enfila ses bottes, elle sentit une agréable odeur de poulet rôti. Depuis quand Emma savait faire un poulet rôti ?!
Elle descendit alors et se surprit à sourire devant la scène s'offrant à ses yeux : Emma aux fourneaux, ses fourneaux, Henry mettant la main à la patte.
« Maman ! » lança joyeusement le garçonnet
Elle sursauta presque en entendant ce sobriquet … Maman … Elle ne l'avait pas entendu depuis si longtemps … Et aujourd'hui, alors que cela aurait du la faire frissonner de plaisir, ça sonnait faux, comme s'il se forçait, comme si ce mot « maman » avait perdu son essence.
« Vous préparez quoi ? Est-ce au moins comestible ? » dit-elle en s'avançant
« Ah ah très drôle. Poulet rôti et purée de patates douce, ça te va ? »
« Ma foi, dois-je faire la difficile ? »
Le sarcasme de Regina ne laissa pas indifférent Henry qui perdit son sourire « Je … Dis, je peux te parler ? »
« De quoi ? »
« De nous. »
Sans répondre, elle quitta la pièce, suivie d'Henry sous le regard d'Emma, peu confiante
Ils prirent place dans le petit salon, celui-là même qui accueilli Emma et Regina voilà 3 ans.
« De quoi veux-tu qu'on parle ? » lança-t-elle d'un ton qui se voulait détaché
« De ton départ. »
« … »
« Je … T'es partie sans rien dire … »
« Je t'avais laissé une lettre. »
« Et je l'ai lu. Elle m'a fait beaucoup de peine. »
« Ce n'était pas voulu. »
« Alors pourquoi tu l'as écrite ? »
« Pour te dire la vérité. Parce que c'est que qu'au fond de toi tu voulais lire et connaitre : les raisons de mon départ. »
« Tu as écris que je n'étais pas ton fils. Que j'avais plus ma place avec toi, que je serais mieux sans toi … »
« Et c'est vrai. Tu te portes bien mieux sans moi. Toi-même tu es parti de ton plein gré vers les Charming, vers ta mère ... Tu m'as laissé, refusant toute visite. »
Henry baissa alors le regard, sachant pertinemment qu'elle avait raison.
« T'as rien compris. Ca a pas été mieux après, au contraire. La ville est partie en vrille, Emma est devenue bizarre après ton départ et Snow et David ont pas compris pourquoi. Ils disaient des choses sur toi, des choses méchantes comme quoi c'était bien que tu sois finalement partie de toi-même … J'étais en colère parce que … Parce que … »
« Parce que quoi ? »
« Parce que c'était aussi en partie ma faute s'ils pensaient ça … » dit-il dans un souffle « Parce que j'ai choisi de te détester plutôt que d'assumer le fait que je tenais à toi. Parce que tous me disaient que tu étais mauvaise et que personne ne devrait pouvoir t'aimer alors … Alors je me suis dis que je devais pas devoir t'aimer moi non plus. Que ça devait être « la bonne chose à faire » que de se tourner vers le Bien et de tourner le dos au Mal. »
« Je vois … » dit-elle en comprenant les motivations d'Henry et la manière bien tranchée qu'avec un garàon de 11 ans de voir les choses : blanc et noir, Bien et Mal ...
« C'était nul je sais … Et je me dis que si je t'avais défendu, tu serais jamais partie. »
« Ca tu n'en sais rien. »
« Mais je veux me racheter aujourd'hui ! Je veux rattraper mon erreur, je veux que ça soit comme avant ! » s'enjoua-t-il
« Henry, non seulement on a pas toujours ce qu'on veut, mais en plus … Il est impossible de retourner en arrière. Ce qui est fait, est fait avec les conséquences que cela a eu. »
« Tu me pardonneras jamais ? »
« Un jour certainement … Mais il est trop tôt encore. Pour l'instant, j'essaie d'apprendre à vivre correctement : reprendre une vie normale, apprendre à vivre simplement sans magie, sans vengeance ou encore colère. Je m'astreins à une vie saine avec mon chien, mon travail … Et j'ai l'impression de bien m'en sortir. »
« … Tu vas vraiment repartir alors ? »
« Dès demain oui. Je ne peux pas rester ici. »
« Mais … Tu veux pas rester ? Juste pour mon anniversaire ?! »
« Pour me retrouver au milieu de personnes qui m'exècrent ? D'être fusillée du regard ? D'être jugée sans que je puisse me défendre ? Non merci. Ils se portent bien mieux sans moi et moi sans eux. »
« Mais … C'est mes 12 ans, et j'ai envie que tu sois là. »
« Sois franc, aurais-tu pensé ne serait-ce même qu'à ma simple présence a ton anniversaire si je n'avais pas été déjà là aujourd'hui ? »
« … »
Regina sourit alors « Peu importe. J'ai compris bien des choses depuis, et je suis en paix avec moi-même. Tu as une famille qui t'aime et tient à toi, je suis heureuse et sereine pour toi, n'est-ce donc pas suffisant ? »
« Ma famille n'est pas complète, il me manque ma mère. »
« Je ne suis pas ta mère Henry, je ne l'ai jamais été. » dit-elle sur un ton qui se voulait sûr mais qui trahissait une pointe d'émotion
« C'est faux. J'ai été nul … Nul et maladroit. Mais tu peux pas reprocher à un gamin de 10 ans de voir le monde au travers des contes de fées que j'ai pu connaitre. Mais j'ai appris cette année que les choses étaient plus compliquées et que la vie c'est loin d'être un conte de fées. »
« … Mais c'est trop tard Henry. Tu ne peux pas me conspuer, m'éviter et ensuite vouloir que je vienne à ton anniversaire et que je te considère comme mon fils alors que tu ne me considérais plus comme ta mère. »
« Tu t'es occupée de moi quand j'étais bébé … Mes couches, mes biberons, mes premiers mots et pas … Maintenant je le vois, j'ai été débile … Pardonne-moi maman, s'il te plait. »
Regina fronça les sourcils : ces paroles, elle les avait attendues si longtemps. Elle les avait rêvées, les avait imaginées de plusieurs manières, sous différentes formes ou lieux. Et à présent qu'elle les entendait « en vrai », quelque chose remua en elle. Elle déglutit alors et baissa le regard « Henry … »
« S'il te plait, au moins 3 jours, au moins jusqu'à mon anniversaire. Ensuite tu feras ce que tu veux, tu retourneras chez toi, même si je continus à dire que c'est ici chez toi. Tu appartiens à Storybrooke, tout comme Storybrooke t'appartient. C'est toi qui l'a crée et depuis ton départ, plus rien ne va ici s'il te plait. »
Regina fixa son fils quelques secondes avant de soupirer « Bien. 3 jours, pas plus. »
« Yes ! » dit-il en bondissant du canapé pour se jeter dans ses bras. Mais Regina, loin de répondre à cette étreinte, le repoussa légèrement « Quoi ? » dit-il déboussolé
« Henry … S'il te plait, pas ... Pas de ça. »
« Mais … Pourquoi ? »
« Parce qu'il ne faut pas. Je vais repartir après ces 3 jours, je ne veux pas que tu te fasses d'idées. »
« Du coup, j'ai pas le droit de t'enlacer ?! Pas de câlins, de bisous ? »
« Non. »
« Mais … »
« Henry ce n'est pas négociable. Je … Je ne suis pas ta mère. J'aimerais, tout au plus, devenir ton amie, apprendre à conniatre ta nouvelle vie, tes passions ... Mais ... Ta mère est Emma et ton père est Neal. »
Elle se leva alors et malgré sa petite victoire, Henry avait envie de pleurer. Ils retournèrent dans la cuisine et quand Emma vit le visage fermé de son fils, elle fronça les sourcils « Ca va ? Il s'est passé quoi là ? Regina ? »
« Nous avons discuté. » répondit-elle sur un ton neutre
« Et je peux savoir pourquoi il a les larmes aux yeux ? »
Regina détourna le regard, et ce fut Henry qui parla alors « Elle … Elle reste jusqu'à mon anniversaire. »
« Oh cool ! ... Non ? »
« Si, si … » dit-il sans grande vigueur
Emma n'avait peut-être pas un instinct maternel très développé mais elle détestait voir son fils ainsi. Elle devrait lui parler et parler aussi et surtout à Regina.
« Le diner est prêt. A table. »
Dans la salle à manger, le repas se fit en silence … Un silence morbide, presque invivable tant le silence était assourdissant. Une fois le repas fini, Henry prit congé en prétextant être fatigué. Il embrassa Emma avant de se retourner vers Regina mais de s'arrêter en cours de route et de ne lui accorder qu'un basique « bonne nuit » auquel elle répondit avec autant de détachement.
Une fois seules, elles débarrassèrent et c'est dans la cuisine qu'Emma ne tint plus.
« C'était quoi ça ? » argua-t-elle
« Pardon ? »
« A table. C'était quoi ce silence ? Et ce « bonne nuit » à distance. Il se passe quoi là ? »
« Ca ne vous regarde pas. »
« A parce qu'on revient au vouvoiement ? »
« Il serait préférable que personne ne sache ce qu'il s'est passé entre nous à San Francisco. »
« Merde Regina, t'as décidé d'être glaciale et irascible envers tout le monde ? Tu crois que c'est avec cette attitude que les gens changeront d'avis sur toi ?! »
« … »
« Qu'est-ce que tu as dis à Henry ? Dis-le moi ! »
« J'ai … Il ne faut pas qu'il pense … Il ne faut pas qu'il s'attache, qu'il croit que je suis de retour. »
« Alors pourquoi avoir accepté de rester jusqu'à son anniversaire si c'est pour le traiter ainsi ?! Comment tu peux être aussi odieuse envers ton fils ? Toi qui aurais mis cette ville à feu et à sang pour le récupérer voilà encore 1 an. »
« Justement, 1 an est passé depuis et j'ai compris certaines choses. »
« Tu as compris quoi ? Que le mépris envers les êtres qui t'aiment est le meilleur moyen d'effacer ton passé ? »
« … »
« Laisse tomber. Si c'est pour être si méchante durant 3 jours pour faire souffrir Henry, je préfère encore que tu partes dès demain… »
« … »
Mais loin de laisser tomber, Emma soupira et sortit quelque chose de sa poche « Durant des mois je me suis demandée si tu serais restée si je t'avais donné cette photo avant ton départ. Aujourd'hui je crois qu'il est tant que tu comprennes … »
« Quelle phot… »
Emma lui tendit alors le cliché et, à peine en main, Regina resta figée, les larmes aux yeux : la photo était celle qu'Emma avait trouvé dans la chambre d'Henry, celle représentant la jeune femme tenant dans ses bras bébé Henry.
« Tu vois … Est-ce que tu vois ce sourire sur ton visage ? Et ce regard que tu lui portes ? Et comme Henry te mange du regard parce qu'à ce moment précis tu es la chose qui représente tout pour lui. A ce moment-là Regina, tu es sa mère, peu importe qui te dira le contraire. Aujourd'hui, je sais qu'Henry est capable de te regarder de nouveau comme ça, il lui faut du temps, ainsi qu'à toi pour que tu saches, toi aussi, de nouveau le contempler ainsi et arborer ce magnifique sourire de joie. »
Regina caressa du bout de l'index le visage poupon du petit garçon, elle ne pu alors s'empêcher de sourire au souvenir de ce cliché « Il était si petit … » murmura-t-elle
« Ne le repousse pas. Il aimerait tant pouvoir te regarder de nouveau comme ça, mais ça sera difficile si tu t'éloignes de lui, si tu le repousses … »
« Ou … Ou l'as-tu trouvé ? »
« Dans sa chambre, sur son bureau. Il la gardait pour lui. Je voulais t'en parler mais les choses se sont un peu accélérées par la suite … Et à chaque fois que je la regardais, je me demandais si tu serais restée en la voyant … »
« … »
« Bon, je vais te laisser … Bonne nuit. » dit-elle en la tapotant doucement sur l'avant-bras
De nouveau seule, Regina fixa de nouveau la photo avant de monter à l'étage et de toquer à la porte de chambre d'Henry. Ce dernier, loin de dormir, lisait dans son lit.
« Je peux entrer ? » demanda-t-elle penaude
« Ouaip… »
Elle entra doucement et s'assit au bord du lit « Que lis-tu ? »
« Barbe noire. Il existe vraiment ? »
« Hm … Je n'en sais rien, je ne l'ai jamais rencontré si c'est le cas. »
« Oh … »
« Henry … » Elle lui déposa la photo sur le livre. Il la prit et la regarda longuement « … Je … Je m'excuse. Je n'aurais jamais du te repousser si violemment et te parler ainsi. »
« … »
« Tu … Tu m'as demandé de te pardonner … J'ai longtemps cru que le pardon et les excuses étaient des marques de faiblesses et que ceux qui les proféraient étaient faibles et dans leurs torts. Je pensais que tout ce que j'avais entrepris ne souffrait d'aucune excuse, d'aucun regret … Et c'est pourquoi je ne demandais jamais pardon aux gens que j'avais pu blesser. »
« … »
« Je … Je t'ai dis un jour que je ne savais pas très bien aimer et je crois que j'ai encore des efforts à fournir de ce coté là. Le pardon est aussi une chose que je dois apprendre à faire et à accepter. Alors … Accepterais-tu mes excuses ? »
Henry la fixa alors avant d'esquisser un sourire « Oui ! » Regina sourit alors et elle posa sa main sur la sienne en exerçant une petite pression « Est-ce que je peux t'appeler maman ?» elle perdit son sourire alors
« Je … Je préfèrerais que tu m'appelles ainsi quand je serais apte à l'être. Pour l'instant, le Regina me convient parfaitement. » Il opina de la tête alors « Bien. Au lit. »
« Tu … Tu vas rester alors ? »
« Oui, jusqu'à ton anniversaire. » Elle se leva alors et alors qu'elle allait passer la porte, son fils l'alpagua
« S'il existait Barbe Noire, tu me le dirais huh ? »
Regina sourit alors « Je connais bien d'autres pirates … Dont un certain Rakham … »
« Whoa ! Raconte ! »
« Ca sera pour une autre histoire avant de dormir. »
Il se glissa sous sa couette alors et lui souhaita bonne nuit. Elle lui sourit avant de refermer la porte derrière elle. Quand elle se retourna, elle tomba nez à nez avec Emma, tout sourire. Elle sursauta alors, mettant une de ses mains sur son cœur « Vous m'avez fait peur ! »
« C'est cool ce que tu as fais. » dit-elle en caressant de sa main la joue de la jeune femme mais à peine touchée, Regina dégagea sa main « Hey, qu'est-ce qui … »
« Faire mon mea culpa avec Henry ne change rien en ce qui nous concerne. »
« Mais … »
« Miss Swan. Je n'ai pas l'intention d'épiloguer là-dessus. Ce qui s'est passé à San Francisco était … Un moment de faiblesse. »
« T'es sérieuse là ? Regina, pendant une semaine je t'ai supportée, soutenue, nourris même alors qu'on cherchait Amber et que tu dépérissais. Tu peux pas tout oublié comme ça. »
« … Il n'y a rien à redire. »
« Alors quoi ? Dès qu'Amber est revenue, je ne suis plus rien c'est ça ? »
« … »
« T'es en train de me dire que je vaux pas mieux qu'une chienne ?! » dit-elle dans un sourire mi nerveux mi ironique. Mais le perdit bien vite devant le regard de Regina, regard froid et distant.
« Ne soyez pas stupide ma chère … Amber vaut bien plus que ça. »
Puis elle partit, lui tournant le dos, laissant une Emma abasourdie « Hey ! » Regina se retourna alors, un léger sourire victorieux sur les lèvres « Tu es une garce, tu le sais ça ?! »
« Evidemment ma chère, évidemment. » puis elle referma la porte de sa chambre en laissant Amber y entrer, laissant Emma seule dans le couloir, complètement paumée, vexée et furieuse "Espèce de ..." souffla-t-elle, la colère l'envahissant
Il était évident que les choses allaient de mieux en mieux avec Henry, à mesure que les choses entre elles se détérioraient. Pouvait-elle encore sauver quelque chose entre elles ? Regina redeviendrait-elle douce et aimante à San Francisco ?
Elle devrait reconquérir une Regina plus déterminée que jamais à repartir après l'anniversaire de leur fils.
TBC
Next : La reconquête : une entreprise difficile ?
