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Lundi 3 Septembre 2007

Les doux rayons du soleil caressaient sa peau en , lui procurant une sensation de chaleur très agréable. Elle était étendue dans une chaise longue, vêtue d'un pantacourt kaki et d'un haut noir col bâteau. Elle portait ses lunettes de soleil et était en train de lire un nouveau roman, 'Le Parfum de la Dame en Noir'. Prés d'elle, dans un transat similaire au sien, John était en train de lire un magazine. Il portait également des lunettes de soleil, et jetait parfois des coups d'œil furtifs à Emily devant eux. La petite fille était dans le petit lit qu'ils avaient déplacé dans le jardin, sur la terrasse à l'arrière de la maison. Elle ne cessait de prononcer quelques mots comme 'maman', 'jouet' ou 'biberon'. Mais le fait était que – si au départ cela avait ravi Elizabeth qu'elle l'appelle 'Maman' – il s'était avéré que – pour sa fille – même les pots de fleurs s'appelaient maman. Ce dernier détail avait fait rire John et la jeune femme avait levé son regard de jade au ciel.

A cet instant, la diplomate était perdue dans ses pensées, ne voyant pas vraiment les mots qui étaient devant ses yeux. Elle était fatiguée, n'ayant pas bien dormi la veille. Ses pensées vis-à-vis de John n'avaient cessé de la tracasser, mais le fait était quelle n'était pas plus avancée. Elle livrait un combat intérieure, entre, savoir si oui ou non elle devait 'aimer' le militaire. Le fait était que c'était sûrement le cas, mais elle avait, d'un du mal à se l'avouer et de deux était la proie de remords concernant Evan qu'elle ne pouvait décemment pas négliger. Elle savait que – comme à chaque tournants importants de sa vie – elle devait prendre le temps de réfléchir, et d'étudier chaque décision pour savoir la quelle était la bonne. Elle était en conflit avec elle-même ce qui en soi – n'était pas une chose très agréable à vivre. Du coup, elle essayai de profiter de sa journée, évitant le plus possible de penser à tout ça Seulement, cela se révélait très compliqué.

John la regarda du coin de l'œil, alors qu'elle semblait plongée dans sa lecture. Depuis leur retour d'Atlantic City, il la sentait quelque peu perdue, distante… Elle ne se montrait pas froide ave clui, mais depuis le réveil, elle semblait perdue dans ses pensées… Sûrement quelque chose la tracassait-elle… Mais il voulait attendre qu'elle vienne lui en parler, si elle en ressentait le besoin, c'était à elle de venir et non à lui de la forcer. Son regard se posa alors sur Emily quelques mètres devant lui. Elle était vraiment adorable dans sa petite robe vert tendre, ses boucles ébène relevées en deux queues de cheval de chaque côté de son visage aux traits angéliques. Cette enfant était vraiment superbe, un vrai cadeau de la vie… Et il l'aimait comme sa propre fille même s'il n'était pas son véritable père. Il ne déniait pas les origines d'Emily, bien au contraire. Elle s'appelait Emily Marianne Weir-Lorne… Ses origines étaient dans son nom, et le pilote reconnaissait un peu de son défunt ami en sa filleule. Il la trouvait vraiment adorable et si elle avait était de nature capricieuse ce qui était loin d'être le cas – il n'aurait rien pu lui refuser.

-« Je suis heureuse qu'elle commence à parler. » déclara alors Elizabeth, brisant le silence qui régnait entre les deux leaders atlantes depuis quelques minutes déjà.

-« C'est vrai que depuis quelques temps elle prononce quelques mots. » reconnut le militaire en posant le magazine qu'il lisait sur ses genoux.

-« Dix-huit mois… c'est à peu prés l'âge entre guillemets normal pour parler. » se souvint Elizabeth.

-« Oui… Mais apparemment, elle n'assimile pas encore les objet à ce qu'elle dit. » remarqua le militaire sans moquerie aucune. « A part toi, qu'elle appelle maman… »

-« Elle appelle aussi les pot de fleurs maman. » lui rappela la jeune femme aux yeux de jade, espiègle.

-« Il est vrai que c'est assez effrayant.. » approuva Sheppard à demi sourire. « Mais il lui faut un peu de temps et tu sais… il hésita et dit d'une voix douce en lui adressant un regard tendre. « Peut-être que la… disparition d'Evan y est pour quelque chose. »

-« J'y ai pensé aussi. » reconnut la chef atlante en posant son regard émeraude sur Emily qui s'activer à secouer une peluche Dora l'Exploratrice offerte par Rodney.

La petite fille dut sentir le regard de sa mère sur elle puisqu'elle releva ses grands yeux turquoise et les accrocha aux yeux de jade d'Elizabeth. Cette dernière sourit, toujours aussi admirative devant sa fille.. C'était impressionnant la quantité d'amour qu'elle pouvait lui porter… Elle l'aimait plus que tout au monde, s'était un fait que rien ne pourrait jamais changé. Elle resta quelques secondes en communion visuelle avec son petit ange, avant que ce dernier ne porte ses yeux azur sur son parrain. Elle lui adressa un sourire et ouvrit la bouche pour dire quelque chose,.

-« Papa. » dit-elle en tendant les bras vers John.

A l'entente de ce simple mot, le militaire s'étouffa avec l'eau qu'il était en train de boire, essayant de prendre son souffle, sous le choc. Avait-il bien entendu ce que venait de dire sa filleule ? L'avait-elle réellement appelé 'papa' ? Aussitôt, le jeune homme s'inquiéta pour Elizabeth et porta son regard vers elle. La diplomate regardait tout autour d'elle, de lui à Emily, son livre était ouvert par terre et elle semblait complètement perdue. John se leva et dit d'une voix douce..

-« Elizabeth…. »

Mais il ne savait pas du tout quoi dire. Il ne s'attendait vraiment pas à ça, et savait le choc que cela avait du être pour la jeune femme aux boucles noires. Il ne savait pertinamment que lui dire et se sentait impuissant face à la situation. Elizabeth le fixa quelques secondes et reporta son regard sur Emily qui la regardait avec un petit sourire, la petite ne se rendait pas compte de se qu'elle avait fait, et La diplomate ne lui en voulait pas. Elle n'en voulait même pas à John… Mais elle avait décidément besoin d'oxygène, se retrouver seule pour faire le point sur toutes ses choses qui changeaient, trop vite à son goût.

-« J'ai besoin… D'être un peu seule. » déclara t'elle à John avant de se lever et de quitter prcipitemment le jardin puis la maison, sans que le militaire n'ait pu dire mot.

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Cela faisait déjà prés de deux heures qu'il roulait dans New-York en voiture, à la recherche d'Elizabeth. Il avait essayé de l'appeler sur son téléphone portable, mais elle devait sûrement filtrer ses appels puisqu'elle ne répondait pas. John était inquiet, ne sachant pas vraiment quoi penser de la réaction de la jeune femme aux yeux de jade. Il savait que le mot prononcé par Emily l'avait bouleversé… Et cet éloignement… Peut-être que les deux évênements étaient liés. Il savait pertinemment qu'elle était encore fragile, et il craignait qu'il ne lui soit arrivé quelque chose.

Il avait apelé Rodney, mais là aussi était tombé sur la messagerie. Il avait tout expliquer au scientifique dans un message et que s'il avait une quelconque idée de l'endroit où ppouvait se trouver leur amie, il voulait qu'il le rappelle. Le militaire était retourné d'abord à Brooklyn, puisqu'il savait que la famille d'Evan vivait là-bas, mais il ne l'avait pas retrouvé, et à présent il s'inquiétait beaucoup pour elle.

Il était en train de marcher dans une des rues adjaçante à celle où vivait la famille Lorne, quand une voix féminine l'interpella.

-« Hey, John c'est bien toi ? »

Le militaire perdu dans ses réflexions, fut surpris d'entendre une autre voix que la sienne dans le flux de ses interrogations. Il se rendit alors compte qu'il s'agissait d'une personne extérieure et releva les yeux devant lui. Il vit une femme se diriger vers lui, avec un grand sourire sur le visage Il la reconnut aussitôt. C'était une jeune femme de son âge, aux longs cheveux brun-roux et au regard noir. Elle portait une élégante robe trapèze gris perle et des chaussure à talons Une longue frange affinait son visage à la peau légèrement dorée. Ce visage qu'il n'avait pas vu depuis des années…

-« Tiens, ça alors Sophia !' s'exclama le jeune homme, totalement pris au dépourvu.

-« Alors, comment vas-tu ? » demanda Sophia une fois arrivé à sa hauteur.

Sheppard la détailla plus cette fois. Elle n'avait pas vraiment changé depuis la dernière fois qu'il l'avait vu. Elle avait pris quelques années, comme lui. Elle était toujours aussi élégante et bien habillée, sa robe devait être d'une grande marque… Mais elle pouvait se le permettre après tout, elle était avocate-associée dans un grand cabinet de la ville…

Face à lui, John avait Sophia Hansberger, une de ses ex-petites amies… Mais ils étaient restés de nombreuses années ensemble, six ans en tout et pour tout… Ce n'était pas une histoire anodine dans sa vie, et ils ne s'étaient pas quittés en mauvai termes. Mais à l'époque, John était encore jeune et commençait juste sa carrière de pilote alors que l'avocate aux yeux onyx envisageait déjà de fonder une famille. Ils avaient donc pris la décision de se séparer, voulant chacun des choses différentes.

Il était surpris de la revoir après tant de temps… Cela faisait prés de huit ans qu'il ne l'avait pas revu, il s'en était passées des choses… Et sa recherche d'Elizabeth dans la métropole qu'était New-York lui opressait trop les pensées pour qu'il puisse songer à autre chose.

-« Cela fait un bou de temps en effet. » commença le militaire en sortant de ses songes. « Alors, comment vas-tu ? » demanda t'il ensuite, ne voulant pas se montrer grossier avec Sophia, bien qu'il devait poursuivre ses recherches.

-« Et bien… Je travaille toujours chez Spencer, Hansberger et associés. » lui révéla t'elle avec un petit sourire. « Et toi, toujours dans l'Air Force ? Quel grade es-tu maintenant ? »

-« Lieutenant Colonel. » linforma Sheppard. « Depuis prés de deux ans maintenan. » précisa t'il.

-« Et tu es marié ? » demanda Sophia curieuse.

-« Non, toujours seul… « répondit le militaire un peu déçu. « Et toi ? »

-« J'ai été fiancée. » lui annonça la rousse avec un air blafard sur le visage. « Mais il m'a quitté pour sa secrétaire. » se rappela t'elle douloureusement.

« Quelle preuve de délicataisse. » lâcha Sheppard sarcastique.

-« En effet.. » soupira son vis-à-vis. « Tu es en ville pour longtemps ? En vacances ? »

-« Et bien… » commença John avant d'être interrompu par son téléphone portable. Il s'excusa auprés de Sophia et regarda le nom sur l'écran, il s'agissait de Rodney. « Oui McKay je vous écoute. » dit-il, se passant ainsi des banalités téléphoniques.

Oui John… » commença le scientifique. « J'ai eu votre message, vous allez bien ? »

-« Disons que je tente de la retrouver. » répondit le pilote.

-« J'ai peut-être une idée sur l'endroit où elle a pu se rendre. » déclara le canadien sachant qu'il n'était pas là pour parler de la pluie et du beau temps.

-« Ah oui ? Dîtes-moi.. » lui demanda John.

Le canadien lui indiqua le lieu qu'il pensait peut-être être le bon. Lorsque John lui dit, cela lui parut si évident qu'il se réprimanda de ne pas y avoir pensé.

-« Merci Rodney. » lui dit-il reconnaissant.

Appelez-moi quand vous avez du nouveau. » lui demanda le scientifique.

-« Bien sûr, à plus tard. » déclara le jeune homme aux yeux verts avant de raccrocher. Il releva ses yeux vers Sophia et dit. « Désolé, je dois y aller… »

-« Quelque chose de grave » l'interrogea l'avocate inquiète.

-« C'est une longue histoire. » lui répondit simplement le jeune homme. « Si tu veux, je te raconterais tout… »

-« Je peux prendre ton numéro de téléphone ? » demanda Sophia. « Cela me ferait plaisir de te revoir, juste comme ça pour savoir ce que tu deviens. »

-« Oui bien sûr. » acquiesça Sheppard sans vraiment réfléchir, plus obsédé par l'idée de rejoindre Elizabeth.

Il lui donna son numéro de fixe et la salua avant de prendre congés d'elle. Il reprit sa voiture garée un peu plus loin, et se dirigea vers le lieu que lui avait indiqué Rodney.

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L'endroit était si silencieux, qu'elle frissonna lorsqu'elle passa les grandes grilles de fer forgé. Elle n'était pas venue ici depuis de nombreux mois, depuis son dernier retour sur Terre pour être exact. Elle n'avait même pas trouvé la force d'y passer depuis qu'elle était chez John, depuis prés d'une semaine maintenant. Peut-être aurait-elle du venir plus tôt… Mais là, c'était plus un besoin qui l'avait poussé à venir ici. Elizabeth parcourut les allées, se dirigeant d'un pas presque automatique vers le lieux qu'elle ne connaissait malheureusement que trop bien. Elle ne regardait pas vraiment les alentours, connaissant le chemin par cœur… Et elle n'avait pas vraiment la tête à ça finalement.

Elle s'arrêta après quelques dizaines de mètres parcourus. Elle posa ses yeux de jade sur ce qu'elle était venue voir et son cœur se pinça douloureusement. Devant elle, une pierre grise et douloureusement démunie de vie lui faisait face. Dessus était gravé tout ce qu'il restait de celui qu'elle avait aimé et aimait encore malgré les semaines. Elle la trouva agréablement – du moins autant que la situation le permettait – fleurie et propre. Sûrement sa famille venait-elle souvent pour faire ce qu'elle ne pouvait pas et ne voulait – incosnciemment et égoïstement – pas faire. Elle s'agenouilla devant la tombe d'Evan et posa le bouquet de lys blancs qu'elle avait apporté avec elle. Elle se souvenait avoir dit à Evan que c'étaient ses fleurs préférées… Et il avait ajouter qu'il les trouvait ravissantes également. Du coup, à chaque fois – plutôt les rares fois – où elle venait ici, elle déposait un bouquet de ces fleurs sur cette pierre tombale froide et sommbre.

Elle détestait venir ici. Se retrouver face à cette évidence si cruelle de la disparitiond d'Evan l'anéantissait. Se dire qu'il ne se résumait plus qu'à un nom sur une pierre lui était affreusement douloureux et elle redoutait toujours ces moments. Mais une fois qu'elle s'étai 'habituée', une fois que quelques minutes étaient passées.. Elle se sentait en sécurité, comme s'il était encore auprés d'elle… C'était une situation étrange, mais elle avait vraiment l'impression qu'il l'entourait, veillait sur elle… et après, seulement après avoir ressenti cette sensation de sécurité, elle se mettait à lui parler… C'était une habitude étrange, peut-être que les gens qui la voyaient faire la prenait pour une folle… Mais elle s'en moquait… Cela lui faisai du bien, elle le savait, elle en avait conscience.

Elle savait aujourd'hui, exactement pourquoi elle était là. Devant le trouble qui s'était emparé d'elle, elle avait trouvé refuge ici, comme si Evan pouvait l'aider de là où il était… Peut-être était-ce le cas, ou peut-être pas… Mais ce n'était pas le plus important. Ce qui comptait, c'est que se retrouver seule ici pourrait l'aider à faire le point sur les derniers évênements de sa vie. Beaucoup de choses avaient eu lieu ces derniers temps…

Elle s'accroupit alors devant la tombe de son amour disparu et lui adressa un regard émeraude chargé d'émotions. Elle regarda ensuite autour d'elle pour voir si'l y avait quelqu'un. Mais les rares personnes présentes étaient loin d'elle, ils ne pourraient donc pas l'entendre. Elle se tourna à nouveau, et inspira avant de commencer à parler.

-« Salut… » commença t'elle, ne sachant trop quoi dire, comme à chaqu fois. « Je sais que je ne suis pas venue depuis longtemps… Mais tu sais comment c'est sur la cité… C'est toujours la course, et ça n'a pas changé. » ajouta t'elle avec un léger sourire. « Tu sais, beaucoup de choses se sont passées depuis la dernière fois que je suis venue… Tu verrais Emily, c'est impressionnant comme elle a grandi… Elle a tes yeux, c'est étonnant… Elle te ressemble beaucoup… » déclara la diplomate, la voix pleines d'émotions. « Mais ce n'est pas vraiment pour ça que je suis là. » reprit-elle après un bref silence. « Je suis venue te demander conseil… Je sais que c'est idiot de ma part, jamais tu ne pourras me répondre mais… Je ne sais plus du tout où j'en suis. » finit-elle par avouer en baissant les yeux. Elle inspira et continua. « Depuis que tu… depuis que tu n'es plus là, John a été très présent. Il s'est occupé d'Emily quand j'étais trop anéantie pour le faire… Il m'a soutenu, écouté conseillé… Jamais personne n'avait fait tant de choses pour moi… Il est devenue très important dans ma vie, et je suis à présent sûr que, s'il n'avait pas été là, je ne m'en serai pas relevé… Mais… Mais depuis quelques temps… Surtout depuis cette dernière semaine je me pose des questions. » elle s'interrompit, comme si elle allait annoncer une nouvelle terrible à Evan. Comme s'il l'entendait et pouvait lui en vouloir. Mais elle devait le faire, cela laiderait sûrement. « Je me suis beaucoup rapprochée de John, comme je te l'ai dit… Mais… J'ai si peur… De souffrir, de te trahir par ce que des sentiments sont nés en moi… J'ai si peur d'aimer à nouveau… Je suis complètement perdue… Je sais qu'il n'est pas le premier venu, que ce n'était pas comme si je venais juste de le rencontrer et que nous n'avions rien vécu ensemble… Mais j'ai peur… Je suis terrifiée à l'idée de souffrir une nouvelle fois J'ai peur d'aimer… » finit-elle. Elle avait à présent la gorge douloureusement serrée et les larmes lui brûlaient les yeux… Elle les laissa tomber, les ayant refoulé trop longtemps. Elle essaya de les essuyer mais d'autres coulèrent par-dessus, son geste fut alors vain. Elle sanglota, et se calma un peu. Elle releva son regard émeraude vers l'endroit où reposait Evan et continua. « J'ai l'impression de te trahir… Parce que tu es parti depuis seulement sept mois, et que je souffre encore… Mais un soir, tu m'as dit que, si par malheur tu partais, tu me demandais de continuer à vivre… Et malgré la douleur, je crois que c'est ce que je fais. » souffla t'elle, ses pleurs s'étant légèrement c almer. « Je ne sais plus quoi faire Evan… Mais j'aime John, je le sais aujourd'ui… Et je sais que lui aussi… Mais je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas comment lui montrer que je partage ses sentiments… J'aimerai tellement que tu m'aides… Que tu puisses m'envoyer un signe… Et j'espère que tu ne m'en voudras pas de l'aimer ainsi…. » termina t'elle, ses larmes ayant cessé de couler. Elle finit par se relever, un sentiment de soulagement dans l'âme.

La diplomate finit par se relever et adressa un dernier regard sur l'endroit où Evan demeurait pour l'éternité. S'était étrange, mais ce long monologue l'avait conforté dans ses idées. A présent, elle savait où elle en était dans ses sentiments… Ce qu'elle ignorait toujours, c'était comment elle allait bien pouvoir en parler à John. Elle avait une peur sourde de faire le premier pas… Ce qui l'angoissait. Mais elle se sentait tout de même mieux. Elle se retourna et se dirigea vers la sortie, elle ne regardait pas devant elle, fixant le sol, encore perdue dans ses pensées.

-« Elizabeth ? » l'interpella alors une voix.

La diplomate releva son regard de jade et vit alors John devant elle. Elle fut surprise de le voir là, son regard vert brillait d'inquiétude. C'est alors qu'elle sut, c'était le signe qu'elle avait demandé à Evan quelques minutes plus tôt… Elle lui adressa un sourire et dit :

-« John, que fais-tu là ? » lui demanda t'elle.

-« Je t'ai cherché partout. » lui confia alors le militaire en s'appprochant d'elle. « Tu vas bien ? » lui demanda t'il ensuite.

-« Oui, ça va mieux. Lui assura t'elle avec un sourire rassurant.

-« Viens, on rentre. » lui dit alors John en lui tendant la main.

Elizabeth la fixa quelques secondes et finit par glisser sa main dans celle de John, ensemble ils franchirent les grilles du cimetière.

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