Attention chapitre pas facile a lire... mais palpitant a écrire!
Bonne lecture!
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C'est vers quatre heures du matin que son calvaire prit enfin forme. Laurence entra dans la cellule et referma derrière lui, il avait en main sa matraque et à sa ceinture brillait les menottes.
- William, chuchota Laurence en l'approchant.
- Qu'est ce que vous voulez ? osa Harry en recula sur son lit de fortune.
- C'est moi qui pose les questions ici… c'est moi le policier et toi le délinquant…
- Il suffit que je cri et on saura ce que vous me faites !
- Non… personne n'est là… c'est moi qui doit garder le couloir et il est insonorisé du reste du bâtiment… personne n'entendra rien.
Harry se savait perdu, il était comme une bête traqué, il lui fallait tenter l'impossible pour fuir. Harry se jeta contre Laurence, il n'était plus un enfant il devait pouvoir se battre contre lui. Mais à peine s'était-il levé que le coup de matraque l'assomma presque, Harry chancela et tomba à genoux.
- Brave petit… alors où étais-tu ? Et qui était ce type l'autre soir ?
Harry était décidé a ne rien dire, rien, pas même un gémissement.
- Tu m'as beaucoup manqué William… Disparaitre comme ça, sans la moindre nouvelle, plus aucune trace de toi nulle part et je te vois hier soir avec ce mec… D'ailleurs si je le revoie je lui ferais comprendre à quel point j'ai aimé notre petite altercation, et maintenant ça. A croire que tu fais tout pour que nous nous croisions n'est ce pas William ?
Harry baissa la tête, le coup qu'il reçu dans l'épaule droite fini de le projeter au sol, mais Harry ne poussa pas un cri.
- Alors qu'est ce que tu fichais là ce soir ? Tu voulais leur proposer tes services payants ?
La voix de Laurence se fit plus crue et il lui décocha un coup de pied dans l'estomac, Harry se recroquevilla sur lui.
- Tu ne veux pas parler… parfait…
Il se pencha attrapa Harry par les cheveux et le hissa sur ses pieds. Harry essaya de se dégager, mais dés qu'il esquissait un mouvement les coups de matraque pleuvait sur lui. Laurence lui lâcha les cheveux, puis le jeta contre le mur. Harry était sonné, il sentait le gout de béton du mur dans sa bouche. Il sentit aussi que Laurence lui passait les menottes.
- Tu sembles moins disposé à te donner comme un convient, nous allons réapprendre les bonnes manières, n'est ce pas William ?
Harry eut la nausée, son pouls s'accéléra et dans sa bouche le gout du béton fut remplacé par celui du sang. Sa lèvre avait éclaté au contact du mur. Soudain Harry disparut, il se terra tout au fond de son corps, William prenait le relais. William qui se transfigurait en Emeraude. Harry était plongé dans le noir dans la position du fétus, quelques part, loin. William se retourna vers Laurence, un sourire vague aux lèvres, le regard provoquant. Laurence sourit plus détendu.
- Enfin je te retrouve mon William !
- Enfin oui…
William passa sa langue sur sa lèvre abîmé et lécha son sang avec une attitude plus qu'explicite. Laurence ne se fit pas demandé deux fois il colla son corps contre celui du jeune homme et l'embrassa avec force. A leur salive se mêlèrent le sang, les larmes et le béton. William se laissa faire, il avait l'habitude, il suffisait de penser à autre chose, au temps qu'il ferait demain, à son livre favori… il laissa Laurence lui remonter son T-shirt et caresser sa peau nue. Il ignorait aussi les mouvements pressant du bassin que lui donnait l'homme, ainsi que les grognement sourds qu'il laissait échapper. La cicatrice sur son front le brûla soudainement, il eut une grimace de douleur que Laurence ne remarqua pas. Quant il rouvrit les yeux, il découvrit Laurence avec sa chemise ouverte, revoir son torse l'empli d'effroi et en même temps le laissa indifférent. William savait ce qui allait se passer, Emeraude aussi et tout deux faisait tout pour que cela se fasse le plus vite possible, que Harry n'en souffre pas trop. William savait qu'une fois que Laurence aurait calmé son besoin il serait tranquille jusqu'au matin et une fois dehors il serait libre de le fuir. Ce n'était qu'un mauvais moment a passer. William essaya de se détacher de son corps, de ne plus sentir les injures que lui faisait Laurence. Cette fois-ci Laurence déboutonnait son pantalon, William essaya de dominer la terreur que ressentait Harry.
- Je t'ai manqué ? susurra Laurence le pantalon aux chevilles.
- Tu n'as pas idée, chuchota William en sentant sa résolution s'effondrer à mesure que Laurence approcher de son but.
L'homme agrippa William par le pantalon et le baissa d'un coup sec, emportant avec son sous vêtement. Harry voulait hurler, s'enfuir, mais à quoi bon ? Il était enfermé dans une cellule insonorisé et menottes aux poignets.
- Allez mon garçon…tournes-toi…
La gorge serrée, les larmes aux bord des yeux et le cœur sur le point d'imploser le brun obéit. Harry reprit le dessus et trembla de tout son corps. Il voulait implorer, il voulait mourir, il voulait…
Les mains chaudes de Laurence se placèrent de chaque coté de son bassin. Harry serra les dents, il ne hurlerait pas en sentant le déchirement, ni même lorsqu'il perdrait connaissance sous la douleur…
Il ferma les yeux, la douleur de sa cicatrice se fit plus intense.
- Tu es un brave William…hum… petite catin…
Il y eu un CRAC sonore et un jet de lumière rouge.
- Vous n'êtes qu'un porc, cracha la voix sans timbre de Rogue.
Harry se retourna n'osant trop y croire et portant si, le professeur Rogue était là ! Bien là ! Laurence gisait à ses pieds inerte et Harry plus chancelant que jamais se recula du mur contre lequel il avait était amené se plia en deux, vomit la bile que son estomac vide contenait. La tête lui tournait la douleur à son front était de plus en plus forte. Rogue le saisit par les épaules, Harry se laissa aller contre sa poitrine, ignorant la honte qu'il aurait du ressentir en étant si peu vêtu.
- Je vais te ramener, se contenta de dire Rogue.
Harry pleurait, tremblait et gémissait, il se mordait si fort les joues qu'il sentait un sang frai se glisser dans sa gorge. L'instant d'après il était étendu dans un lit de l'infirmerie de Poudlard. Rogue lui retirait les menottes d'un geste précis et il eut juste le temps de rabattre sur lui les couvertures pour que personne ne puisse voir sa nudité.
Dumbledore, suivit par Lupin entrèrent dans l'infirmerie.
- Comment va-t-il ? demanda immédiatement Lupin en courant au chevet de Harry.
- Sous le choc serait le mot le plus juste je pense, glissa Rogue en se reculant de Lupin.
- Vous êtes arrivé à temps ? questionna Dumbledore en fixant Harry, toute trace de joie ou de malice avait quitté son visage.
- Tout juste… mais le mal est fait.
- Harry, Harry, tout va bien, tu es en sécurité désormais, chuchota Lupin en caressant maladroitement les cheveux de Harry.
Harry ne pouvait s'empêcher de pleurer, même s'il savait que ce n'était pas une attitude très digne, ni très mûre, il ne pouvait s'en empêcher.
- Comment avez-vous su ? demanda Harry en essayant d'avoir l'air plus posé.
- Dumbledore se pencha vers lui.
Dans la rue, où tu t'es rendu plus tôt dans la soirée il y avait une vieille connaissance à moi, qui en te voyant et en t'entendant proférer que tu étais de la famille des Dursley a jugé bon de m'en avertir par hibou. Le temps que celui-ci arrive et que nous sachions où tu avais atterri, il s'est passé du temps… fort heureusement le professeur Rogue a pu intervenir à temps il me semble…
- Merci professeur Rogue, dit Harry.
Rogue sembla se renfrogner.
- Il faut que j'aille finir ce que j'ai commencé là-bas.
- Bien, dit Dumbledore. Moi je m'en vais prévenir Pompom qu'elle a un nouvel arrivant.
- Autant vous dire qu'il serait peut-être préférable que le loup le rhabille ! lança mauvais Rogue en s'éloignant du lit.
- Le rhabille ? s'écrira Lupin en se redressant. Mais je croyais que…
- Je te l'ai di, coupa Rogue. Juste à temps…
Sur ceux Rogue tourna les talons et disparu dans le couloir.
- Je reviendrais te voir demain Harry, en attendant dors, lui suggéra doucement Dumbledore qui se retira à son tour sur la pointe des pieds.
Harry resta seul un moment avec Lupin.
- Harry, tu veux que je… t'aide enfin…
- Je vais mettre mon pyjama, dit Harry en se redressant maladroitement.
Lupin le lui tendit et se retourna, quand Harry fut de nouveau allongé dans le lit, Harry était tourné sur le coté.
- Tu veux que je reste ? Tu veux me parler ?
La voix de Lupin était douce, mais une vague de colère montant dans le cœur de Harry. Non il ne voulait pas parler ! Il ne voulait pas dire à quel point il avait été bête d'aller voir sa famille, ni à quel point il avait été faible de se laissé faire par Laurence. Il voulait juste dormir, ou du moins essayé. L'infirmière arriva à cet instant avec un baume cicatrisant pour sa lèvre et une potion pour dormir, Harry l'avala d'un trait et sombra aussitôt dans un rêve doux.
En s'éveillant le lendemain il trouva prés de ses lunettes sa baguette magique ! Il semblerait que quelqu'un avait rapporté ses faires du poste de police, ainsi que de l'hôtel où il séjournait. L'instant d'après l'infirmière lui apporta un plateau pour son petit déjeuner, mais Harry n'y toucha pas, il avait bien trop honte de lui et la peur continuait de lui nouer l'estomac. Harry reçu la visite successive de Lupin et Dumbledore, mais rien de ce qu'il purent lui dire ne le fit manger. Et plus on le plaignait, plus il avait honte et il était en colère. Et sa cicatrice qui ne cessait de le brûler !
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- Vous devriez aller le voir, suggéra doucement Dumbledore.
L'après-midi débutait et de gros flocons tombaient lentement dans le parc du château.
- Pourquoi ?
- Séverus, il vous estime beaucoup et je crois qu'il veut savoir pourquoi sa famille l'a rejeté et ce que vous avez fait à…
- Son violeur ? lança narquois Rogue.
- Oui, répondit tristement Dumbledore.
- N'êtes-vous pas mieux placé que moi pour l'entretenir de ces choses ? Vous ou Lupin ?
- Non, c'est de vous dont il a besoin.
- De moi ?
- Vous l'avez sauvé à deux reprises, cela a de l'importance pour lui.
- Pas pour moi !
- C'est le fils de Lily.
Rogue chercha un argument a présenter pour se défiler de cette tâche, puis consentit a rendre visite à Harry.
- Vous lui devez bien ça, Séverus.
Rogue rougit brièvement et se détourna.
- Bien, je suppose que plus tôt sera le mieux ?
- En effet.
Rogue fit un bref salut et quitta le bureau du directeur dans un ample mouvement de cape. Une fois seul Dumbledore se tourna gravement vers son phénix.
- Penses-tu que Harry aurait besoin de voir son parrain ?
Le phénix resta silencieux, Dumbledore quitta son siège et se dirigea vers ses hautes fenêtres.
- Doit-il seulement connaitre l'existence de ce parrain ?
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J'apporte la suite au plus vite! A bientôt!
