Mon chapitre préféré, dans lequel tout se bouscule :)
Bonne lecture !
Chapitre 11
- Si je suis condamnée à voir votre tête tous les matins, autant prendre les devants, non ? demanda la brune, soudainement.
Où voulait – elle en venir ?
- J'espère que ça ne signifie pas que vous allez me mettre dans votre lit ! répondis-je, en haussant le ton.
- Non, mais j'espérais rester ici pour la nuit.
J'étais perplexe face à cette demande.
- Et votre Eric, vous le jetez à la poubelle ?! lançais-je, sur un ton ironique.
- Disons que je le garde au frais.
J'éclatai de rire.
- On s'est un peu disputé et…
Je recherchai immédiatement toute trace de blessure.
- Du calme ! C'était juste des mots ! rétorqua la brune, en repoussa délicatement mes mains.
J'étais rassurée.
- Je veux juste profiter de cette soirée ! expliquait –elle, calmement.
- Tant que vous ne profitez pas de mon corps ! répliquais-je, immédiatement.
- Et bien…
Henry toussa pour signaler sa présence.
- Ça veut dire que je reste pour diner et dormir ! clama Regina, en souriant à cette perspective.
Henry sembla très enjoué.
- Reste plus qu'à annoncer ça à Mary Margaret ! Je sens qu'elle va adorer ! dis-je, sur un ton ironique.
Mon amie serait légèrement décontenancée face à cette nouvelle, mais qu'importe !
Regina resterait.
Un peu.
- Vous n'êtes pas contre le fait que je reste ? demanda la brune, en plongeant son regard dans le mien.
- Tant que le reste des meubles survivent, je suis pour ! répondis-je, sur un ton sincère.
- On fait la paix alors ?
La brune me tendit sa main.
- Je dois m'attendre à valser dans la pièce ? dis-je, sur un ton ironique.
Elle éclata de rire.
Je m'éloignai alors du maire pour retrouver ma colocataire en répondant :
- A vous de me prouver que la paix en vaut le coup !
- Vous savez un peu de magie et…
- Plus de magie ! Cassez encore un meuble et Mary Margaret déclenche la guerre ! lança la blonde platine en fronçant les sourcils.
J'éclatais de rire.
- Mais vous avez pourtant du mal avec les lasagnes…
- J'ai surtout du mal à me dire que ma meilleure amie est ma mère ! Elle n'est pas plus vieille que moi !
- La magie conserve ! dis-je, pour expliquer ce fait.
- Oui bah j'ai bien vu ça avec votre mère !
Je soupirai avant de me résigner.
Je ne voulais pas commencer à me disputer alors que la tension habituelle ne se ressentait pas.
Je m'approchai doucement de la blonde pour me poster derrière elle.
Mes mains empoignèrent les siennes délicatement pour lui montrer comment s'y prendre.
- Vous êtes patiente avec moi…murmura Emma, calmement.
- Vous l'avez été au bar, ce n'est qu'un renvoi de bâton ! répondis-je, sur un froid.
Un moment de silence fusa.
Je me montrais à nouveau distante.
Sa prochaine question me stupéfia :
- Vous êtes vraiment amoureuse d'Eric ?
- C'est pour prendre la place, au cas où ? demandais-je, sur un ton ironique.
Je préférais aborder le sujet sur un ton plaisantin, celui-ci étant trop complexe pour former un jugement neutre.
- Je m'interroge juste !
- Je l'aime énormément.
- Et vous comptez lui dire pour votre statut ? quémanda Emma, curieuse.
- Et vous ? répliquais-je, immédiatement.
Ça y est ! On reparlait de ce qu'elle venait d'apprendre.
Je ne pouvais que m'attendre à ce que le dialogue tourne au carnage !
- Vous savez vous défilez…commença Emma, en soupirant.
- Je tiens ça de Cora !
Ce n'était pas une fierté, mais ce trait de caractère provenait de ma génitrice.
- Pas de « maman ? » demanda la blonde, étonnée.
- Parce que vous comptez dire « maman » à Mary Margaret ? dis-je, en écarquillant les yeux.
J'avais un peu peur de me faire trucider alors que j'essayais maintenant d'instaurer la paix en moi.
- Il le faudra bien un jour.
- Elle ne retrouvera peut-être jamais la mémoire ! lançais-je, sur un ton franc.
La réplique qu'elle prononça me fit de la peine :
- Vivre dans le mensonge n'est pas mon idéal.
- Elle ne vous croirait pas…
- La faute à qui, hein ? C'est vous, vous qui m'avez séparée de mes parents !
Le shérif était à présent furieux, elle me toisait du regard.
J'avais perdu de son estime.
A Suivre ...
