Hello, c'est avec une immense joie et une immense tristesse que je vous présente le dernier chapitre de cette fanfiction ! Je suis affligée de devoir quitter cet univers mais j'ai plus le temps d'écrire avec mes études...

J'aimerais dédicacer ce chapitre, qui est, je pense, l'un des meilleurs, à Raven Howl pour m'avoir donné l'idée du "clin d'oeil de McCoy" (vous comprendrez en lisant). Merci à toi ! Et merci aux guests pour vos reviews !

Bref, place à l'émotion et au lemon ! Bonne lecture et merci de m'avoir suivie jusqu'au bout !

*Jim POV*

Un bruit électronique répétitif. Une présence rassurante à proximité.

Il reprenait peu à peu conscience, mais il n'était encore rien ni personne.

La chaleur d'un lit. Un visage bienveillant. Du sang.

Des souvenirs remontaient à la surface.

Il reprit peu à peu le contrôle des muscles de son visage et parvint à ouvrir les yeux.

Il ne vit d'abord qu'une lumière aveuglante et floue, puis sa vue se stabilisa.

- Jim ! Dieu merci..., s'exclama un homme à peine plus âgé que lui qui se précipita à son chevet.

Ce dernier examina la réactivité de ses pupilles et les données sur son moniteur.

- ça a marché... ça a marché ! répéta-t-il comme pour s'en convaincre.

Cet homme... Il lui était familier, avec ses sourcils froncés et son air maussade permanent. Soudain son nom lui revint en mémoire:

- McCoy...

- Oui, c'est moi, Jim. Comment te sens-tu ?

- Dans les vapes..., réussit-il à dire d'une voix pâteuse.

- C'est normal... Quelle est la dernière chose dont tu te rappelles ?

Jim se concentra et cela lui donna mal à la tête.

- L'Enterprise... Il était endommagé... Marcus l'avait fait saboté ! Je l'ai réparé et... Spock... !

Il essaya de se relever, pris de panique.

- Jim, du calme, tout va bien maintenant. Tu es mort d'empoisonnement radioactif en réparant l'Enterprise. Spock va bien, ne t'inquiètes pas, il a stoppé Khan et c'est grâce à lui que j'ai pu prélever de son sang pour te ressusciter; il contient un composant autorégénérant très efficace. Cela a juste pris plus de temps que prévu, vu l'état de dégradation avancé de tes cellules..., lui expliqua Bones en le recouchant sur son lit.

- ... Combien de temps ?

- Deux semaines.

Jim haussa les sourcils, stupéfait. Deux semaines... J'ai été mort pendant deux semaines ?

- Mais assez parlé, quelqu'un a hâte de te voir, déclara McCoy avec un clin d'œil.

Le médecin recula, découvrant ainsi Spock qui attendait à l'entrée de l'infirmerie en cachant mal son impatience. Le Vulcain s'approcha de Jim avec enthousiasme et dut se faire violence pour reprendre contenance; il croisa sagement ses mains derrière son dos et le salua:

- Capitaine.

Jim sourit, et Spock crut que le soleil était entré dans la chambre.

- Quoi ? C'est tout ? fit McCoy, déçu.

Spock se retourna pour lui lancer un regard noir des plus éloquents.

- Très bien, très bien, je disparais. Vous faites preuve de beaucoup de timidité pour un Vulcain, M. Spock !

Le médecin sortit et la porte automatique se referma derrière lui.

*Spock POV*

Spock s'assit à côté du lit, bouleversé. Comment exprimer toute la joie et le soulagement qu'il ressentait ? Sa gorge nouée semblait former une barrière infranchissable...

- Je crois que McCoy est au courant, pour nous..., dit Jim en riant.

- C'est regrettable, même si c'était à prévoir, répondit-il. (Il fit une pause.) Jim, vous... vous m'avez tellement manqué. J'ai cru vous avoir perdu à jamais...

Le blond prit sa main dans la sienne et leurs émotions se mélangèrent, leur ôtant l'embarras de devoir les exprimer à haute voix.

- Je suis là, maintenant. Et c'est grâce à toi. Merci, Spock.

Spock sentit leur lien se recréer, encore plus fort qu'avant; il était de nouveau entier.

Tout à coup, la porte s'ouvrit en sifflant et Uruha déboula au pas de course.

- Jim ! Oh mon Dieu, c'est un miracle ! s'exclama-t-elle en l'embrassant sur la joue. Comment vas-tu ?

- Bien, merci Uruha.

Voir la jeune femme lui rappela qu'il ne lui avait pas encore annoncé ce qui s'était passé avec Spock, alors il décida de se jeter à l'eau tant qu'ils étaient tous deux présents.

- Uruha, il faut que je te dise quelque chose... Que nous te disions quelque chose.

Uruha se redressa pour le regarder attentivement.

- Quand Spock a eu sa... "maladie", nous... enfin... nous...

Il fut incapable d'aller plus loin, rouge comme une tomate.

Contre toute attente, le lieutenant éclata de rire.

- Ne t'inquiètes pas pour cela, Jim, Spock m'a déjà tout expliqué pendant ta convalescence.

- V-vraiment ? bredouilla-t-il en jetant un coup d'œil à l'intéressé, qui hocha la tête.

- Oui, et je le prends plutôt bien. (Il décela quand-même une pointe de ressentiment dans sa voix.) J'ai entre guillemets mérité mon sort, vu que c'est moi qui t'avais demandé d'aller le voir...

- Je... Merci, Uruha. Vraiment. Cela m'ôte un poids...

La jeune femme arbora son sourire le plus sincère.

- Autre chose que je devrais savoir ?

Uruha et Spock échangèrent un regard.

- Et comment! dit la première.

- Uruha est maintenant la Présidente du Conseil de Starfleet, lui annonça Spock.

- Waouh, c'est super ! Et comment l'es-tu devenue ?

- Quand Spock a mis Khan hors d'état de nuire, nous lui avons prélevé du sang, avant de le cryogéniser à nouveau. Pendant que McCoy fabriquait son sérum, les survivants de Starfleet se sont réunis et nous avons parlé pendant des heures de comment restructurer la compagnie et éviter la guerre avec les Klingons... J'ai été chargée d'être la diplomate-traductrice et nous sommes parvenus à un accord: nous leur avons offert une petite planète vierge qui était sous notre juridiction, en échange de quoi, ils nous pardonneraient notre intrusion sur leur territoire et la destruction de deux de leurs flottes de patrouille. Et vu le succès de ma mission - malgré des rapports encore tendus avec les Klingons - j'ai été nommée Présidente du Conseil.

- C'est... c'est merveilleux, félicitations ! Starfleet est entre de bonnes mains à présent, la congratula Jim. Mais j'y pense... Et l'Enterprise ?

- Sa réparation a déjà été effectuée, il est parfaitement opérationnel, répondit Spock.

"Décidément, ce vaisseau sera toujours une priorité pour Jim..." pensa l'extraterrestre avec une pointe de jalousie.

- Prêt pour la Mission de Cinq Ans..., dit le blond d'un air rêveur.

- Pas si vite, jeune homme, tu as besoin de repos après toute cette histoire ! Je t'ai mis en congé pendant un mois, et rien ne me fera changer d'avis ! décréta Uruha d'une voix dure.

- A vos ordres...

- Bien. Une dernière chose, est-ce que tu te sentirais prêt pour faire un discours, après-demain ? Au nom de tous ceux qui ont perdu la vie à cause de Khan ? Nous fêterons ensuite la renaissance de Starfleet.

Jim plongea son regard dans les yeux d'obsidienne de Spock et il sut qu'il pourrait compter sur lui pour l'épauler.

- Bien sûr.

*Jim POV*

C'était une soirée fraîche, malgré les rayons de soleil qui perçaient encore ça et là les gratte-ciels de San Francisco, tels des flèches d'or dans une forêt de verre. Tous les membres de Starfleet formaient un demi-cercle autour de la tribune où Jim se tenait, prêt à faire son discours devant une centaine de personnes. Il rajusta son uniforme et commença d'une voix forte:

- Bonsoir, habitants de San Francisco. Je suis James T. Kirk, capitaine de l'U.S.S Enterprise. Ce soir, j'ai l'honneur de rendre un dernier hommage à ceux qui sont morts à cause de la folie meurtrière de John Harrison... Des employés de Starfleet du centre d'archives, aux passants qui se trouvaient au mauvais moment au mauvais endroit quand il a décidé d'écraser son vaisseau sur nos quais, aucun d'eux ne méritaient de mourir ! Nous avons tous perdu au moins un parent, un voisin ou encore un collègue dans cette tragédie, et c'est pour cette raison que nous avons entièrement remanié Starfleet. (Des dizaines de flashs se déclenchèrent, aveuglant Jim.) J'ai le plaisir de vous présenter la nouvelle Présidente du Conseil de Starfleet, Uruha Nyota !

La jeune femme remplaça Jim après lui avoir fait la bise et relata les derniers évènements dans les moindres détails, présentant ainsi une nouvelle Starfleet basée sur la transparence. Cela ferait bien évidemment scandale, mais dans quelques semaines, les médias ne parleraient déjà plus de "Marcus, le chef de Starfleet corrompu". A la fin de la conférence de presse, la fête débuta: de magnifiques feux d'artifice éclatèrent dans le ciel bleu nuit et le champagne coula à flot. Les visages mornes et marqués par le chagrin se défroissèrent peu à peu, retrouvant espoir et confiance en un avenir meilleur que tout promettait.

Quelques heures plus tard, Jim alla s'isoler sur une terrasse, lassé des mondanités. Spock l'y suivit comme son ombre.

- J'en ai marre de cette foule... Et si on allait chez toi ? lui demanda Jim en buvant une gorgée d'alcool.

La façon dont il le fixait par-dessus sa coupe ne laissait aucun doute quant à ses intentions.

- Comme vous voudrez, capitaine, répondit le Vulcain en levant un sourcil pointu.

Ils descendirent au parking où les attendait la moto noire de Jim, qui l'enjamba et la démarra.

- Tu montes ?

- Je préfèrerais utiliser les transports publics...

- Spock, fais pas ta poule mouillée. Monte.

L'extraterrestre s'exécuta à contrecœur et passa ses bras autour de la taille de son t'hy'la, qu'il sentit frissonner.

Quinze minutes plus tard, ils étaient dans l'appartement de Spock. Ils n'allumèrent aucune lumière pour mieux profiter des feux d'artifice qui continuaient à exploser à un rythme régulier dans le ciel étoilé.

Spock s'installa confortablement sur son canapé blanc et Jim pensa que c'était la première fois qu'il le voyait si décontracté.

- Retour où tout à commencé, pas vrai ? fit le blond avec un sourire énigmatique.

- C'est exact.

Jim arrêta la subtilité et s'assit à califourchon sur les cuisses du Vulcain, qui tressaillit.

- Spock... Je ne pourrai pas attendre sept ans.

- Je comprends, mais cela serait contre mon horloge biologique...

Il lâcha un grognement de plaisir; Jim caressait doucement ses oreilles pointues.

- Jim, a-arrêtez tout de suite...

- Ton corps m'ordonne tout autre chose, répliqua Jim en sentant une bosse se former sous lui.

- En effet... Je crains que ma moitié humaine n'en ait envie.

- Et ta moitié vulcaine ?

- Elle n'y voit plus d'objections.

Spock l'embrassa à pleine bouche tandis qu'il ôtait son uniforme bleu; le blond parcourut ensuite son torse, jouant avec ses poils fins. La passion prenait le dessus à chaque frôlement de leur peau, sans toutefois atteindre le paroxysme du Pon Farr, ce qui s'avérerait certainement moins douloureux pour Jim.

Ils enlevaient couche après couche, tout en essayant de séparer leurs lèvres le moins longtemps possible, tant ils avaient faim l'un de l'autre. Quand ils furent nus, Spock prit leurs sexes dans sa main et les caressa lentement l'un contre l'autre, amplifiant ainsi leur plaisir mutuel. Il se régalait de chacun des gémissements de Jim, qui se faisaient de moins en moins prudes.

Ils ne faisaient déjà plus qu'un mentalement, partageant ces délicieuses sensations en stéréo.

- Ne jouissez pas tout de suite, lui susurra Spock en voyant du liquide perler au bout de son membre.

- Facile à dire... qui aurait su que tu ferais ça si... bien ? répondit Jim d'un souffle inégal.

Spock sourit avant de continuer ainsi pour encore quelques minutes.

Mais Jim décida qu'il était temps de passer au stade supérieur; il se releva sur ses genoux et s'empala petit à petit sur le sexe dressé du Vulcain, agréablement surpris. Ce dernier ne put s'empêcher de grogner lorsqu'il fut entièrement prisonnier de lui. Il embrassa cette poitrine chaude qui s'offrait à lui avec une intensité quasi religieuse, alors que Jim les emmenait tous deux au septième ciel à chacun de ses roulements de hanche.

Depuis la baie vitrée, le bouquet final teintait la fine pellicule de sueur sur leurs corps enlacés de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.