Coucou à vous tous ! :)
Eh oui, désolée, je suis encore en retard. Pour ma défense, je suis énormément occupée en ce moment. -.-'
Je voulais vous remercier pour vos adorables reviews ! Elles m'ont faites énormément plaisirs ! Alors, merci beaucoup ! 3
J'espère que ce chapitre sera vous divertir.
Sur ce, bonne lecture ! :)
Réponses aux reviews des Ghest
Lililouna : Eh bien, je suis contente que tu soies surprise par les rebondissements de cette fiction. J'espère maintenant qu'il en sera de même pour la suite. Je te laisse découvrir le 11ième chapitre. Merci beaucoup pour ta review. Bisous ! :)
Elna : Merci beaucoup Elna ! Tes reviews me font toujours extrêmement plaisirs. J'espère que tu prendras autant de plaisir à lire ce chapitre. Bisous. :)
CHAPITRE 11 : RENAISSANCE BRUTALE
La vie était devenue routine pour Drago. Il dormait, mangeait, travaillait et allait voir sa pseudo femme à l'hôpital. Il avait fini de lui lire Roméo et Juliette depuis longtemps. Un peu trop longtemps à son goût. Cela faisait maintenant, deux mois et huit jours que l'accident s'était passé et Hermione était toujours dans son sommeil profond telle une morte qui respire encore. Il venait la voir tous les jours sans exception, lui racontait sa journée même s'il avait l'impression de parler à un mur, le médecin Aubin l'avait encouragé à continuer.
Noël était passé. L'ancien serpentard l'avait passé seul devant un verre de vin rouge français qu'il s'était lui-même offert comme seul cadeau et compagnon. Il avait offert un cadeau à Hermione même si elle ne le verrait peut-être jamais, c'était pour la forme, pour continuer à croire qu'elle était encore vivante, pour garder espoir qu'un jour elle puisse se réveiller. En effet, il était arrivé avec un bouquet de rose rouge et un paquet rouge entouré d'une ruban blanc. Il avait déposé les fleurs dans le vase qu'il avait emmené quelques jours auparavant. Il avait défait le ruban de la boîte qui faisait office de paquet cadeau, et l'avait ouverte. Il avait pris la fine chaîne en argent entre ses doigts et l'avait mise autour du cou de la jeune femme. Il lui avait offert un collier avec un pendentif en forme de colombe finement taillé dans l'argent.
Il était près de vingt heures et Drago monta dans sa voiture pour se diriger vers l'hôpital. Il s'orienta machinalement vers la chambre 401 à la porte bleu-ciel. Il salua de la tête ou par un léger sourire le personnel du service qui le connaissait bien depuis le temps qu'il venait. Nous étions le trente et un décembre, c'était pour cela que le droit de visite avait été prolongé jusque minuit et demi pour que les patients puissent passer leur nouvel an en famille. Le jeune homme n'avait pas échappé à la règle même s'il savait qu'il allait passer une soirée ennuyeuse à parler seul. Il faisait acte de présence pour elle et aussi pour ne pas se retrouver seul devant un verre de vin chez eux.
Il s'installa machinalement sur son fauteuil peu confortable mais il faisait avec faute de mieux. Il sortit une thermos remplie d'eau chaude, sa tasse et ses sachets de thé. Il faisait un peu comme chez lui dans cette chambre. C'était en quelque sorte sa deuxième maison. Il se servit une tasse bien chaude de thé et sortit le journal du jour, le déplia et commença à le lire à voix haute pour donner des nouvelles du monde à Hermione qui ne devait sûrement pas l'entendre, ou ne pas l'écouter, mais il s'en fichait. De toute façon, elle n'était pas réveillée pour donner son avis.
Les heures passèrent et la nouvelle année allait sonner dans quelques secondes. Drago voulait que cette nouvelle année puisse être un nouveau départ, qu'il puisse enfin agir, réfléchir et sortir de ce cauchemar éveillé qui durait depuis maintenant plus de deux mois. Il entendit les gens faire le compte à rebours des secondes qui lui restaient dans cette année. Il remarqua que ce soit chez les sorciers ou les moldus, la nouvelle année était synonyme de renouveau, de reconstruction. La nouvelle année signifiait que tout pouvait être possible. Le jeune homme voulait lui aussi y croire au chevet de la jeune femme. Il lui prit sa main pour la coincer entre ses mains jointes. Il était comme en train de prier. Le front collé aux mains jointes qui renfermaient la main d'Hermione. Il espérait. Il essayait de croire que ce nouvel an pourrait la réveiller. Il ferma les yeux et se concentra sur la petite main qu'il tenait entre les siennes. Les quelques secondes tendirent vers le chiffre un, vers la nouvelle année.
_ S'il te plaît, murmurait-il comme hypnotisé par l'espoir du nouvel an. Réveille-toi... S'il te plaît ! Réveille-toi.
Il répétait cela sans cesse comme s'il voulait faire passer le message à la jeune femme. Il entendit au loin les cris des personnes qui se souhaitaient la bonne année. Drago se tut et resta immobile. Il espérait que cela puisse marcher. Il voulait que cela fonctionne pour commencer un nouveau départ. Il resta ainsi pendant plusieurs secondes. Il avait l'impression d'être fou. Il se demanda même si elle n'était pas réveillée mais qu'elle ne disait rien de peur de le sortir de sa torpeur... Il releva brusquement la tête, resta la fixer quelques instants et rien.
Elle n'avait pas bougé. Elle continuait à respirer lentement les yeux éternellement clos accompagnés de ce continuel bip. Qu'il était idiot de penser que cela aurait pu marcher. Il était dégoûté et tellement déçu. Il avait tant espéré que ce nouvel an pouvait être une bénédiction pour qu'elle puisse se réveiller. Il lâcha la main de la jeune femme qui retomba mollement sur le matelas et s'adossa à son fauteuil. Il se passa les mains sur son visage comme pour se réveiller. Il avait l'impression de ne pas avoir été lui-même quelques minutes auparavant. Il avait perdu son sang-froid et avait montré ses émotions. Il avait l'impression de perdre complètement la tête.
Il était en colère après Hermione qui ne voulait pas se réveiller. Après lui-même qui n'arrivait plus à garder la tête froide. En vérité, il en avait après tout le monde. Il en avait marre et il était fatigué de continuer à garder ce foutu espoir qui ne le menait à rien à part le rendre fou. Il rassembla ses affaires en vitesse, prit son manteau et sans regard pour la jeune ensommeillée, il quitta la chambre d'un pas furieux.
Le lendemain matin, il était toujours aussi maussade par rapport à ce qu'il avait subi la veille. Il ne savait pas comment il allait pouvoir s'en sortir. Il avait passé une très mauvaise nuit à ruminer des choses qu'il ne pourrait peut-être jamais changer. Il manquait de professionnalisme. Il était tout simplement à bout de nerfs. Il était arrivé à un point de non retour, épuisé, déprimé. Il fallait qu'il en finisse. Devant sa tasse de café noir, il ne savait pas. Il avait l'impression de ne jamais rien savoir d'être toujours dans l'incertitude, dans un flou perpétuel.
Le téléphone sonna. Le jeune homme se leva en râlant. Il se demandait qui pouvait bien le déranger à cette heure là. Il décrocha. Une voix parla pendant une bonne minute. Drago lâcha le combiné. Elle s'était réveillée.
Il n'avait jamais fait le trajet aussi vite pour aller à l'hôpital à part peut-être pour suivre l'ambulance la nuit du fameux accident. Il se trouvait devant la porte numérotée 401. Il avait encore plus peur de l'ouvrir que les jours précédents. Il avait peur de la réaction d'Hermione et de sa propre réaction. A vrai dire, il était partagé entre une envie de partir loin maintenant que ce cauchemar allait se finir ou de rentrer dans la pièce en criant de joie. Il ne savait pas comment il allait réagir à un tel choc. A une chose qu'il attendait depuis plus de deux mois. Il avait enfin ce qu'il désirait et espérait depuis de longues semaines. Il l'avait enfin, mais maintenant, il était pris de panique. Il avait peur de ne pas garder le contrôle, mais il n'avait pas le choix, il fallait entrer et affronter ce qui maintenant ne pouvait qu'être meilleur. Il prit une grande inspiration et entra dans la pièce.
Il ne regarda pas la jeune femme en entrant. Il ne voulait pas la regarder de peur comme la première fois qu'il était entré dans cette chambre. Il vida le vase de roses rouges maintenant famées et en mis des nouvelles, mais cette fois-ci blanches. Il s'installa sur son fameux fauteuil et ferma les yeux comme pour méditer. Il attendit quelques minutes que son cœur se calme parce qu'il tambourinait un peu trop fort à son goût et il ouvrit les yeux pour découvrir la jeune femme.
Elle avait les yeux ouverts qui fixaient le plafond. Elle semblait de marbre. Blanche, aux yeux azur et à la chevelure chocolat, elle était belle, mais pas très animée. Elle clignait des yeux lentement comme pour reprendre conscience qu'elle était revenue à la vie, sans une égratignure ou presque.
Quelqu'un frappa à la porte et elle ne réagit pas. Drago donna l'autorisation à la personne d'entrer qui n'était que le médecin Aubin qui salua chaleureuse le jeune homme avec un grand sourire. Elle le félicita avec enthousiasme et il la remercia pour tout ce qu'elle avait fait.
_ Elle va bien au moins ? demanda-t-il en regardant la jeune femme qui fixait toujours le plafond.
_ Oui, répondit-elle calmement. Nous avons fait des examens et elle n'a normalement aucune séquelle. Pour le moment, elle ne parle pas, réagit très peu au bruit et ne communique qu'en clignant les yeux, mais c'est parce que son corps se remet en marche. C'est un symptôme courant chez les personnes ayant subit un coma de plus d'un mois.
_ Et combien de temps ça peut durer ?
_ Tout dépend de la personne, monsieur Richard, dit-elle avec un sourire. Bon, je dois y aller. Je repasserai dans la journée.
L'ancien Serpentard s'approcha doucement de la fenêtre et resta fixer l'extérieur pendant plusieurs longues minutes. En quelques sortes, pour lui, elle n'était toujours pas réveillée. Elle ne parlait pas, réagissait à peine. La seule distinction était qu'elle avait les yeux ouverts. Mais après est-ce qu'elle comprenait quelque chose, il en était moins sûr. Mais il devait se réjouir, elle était vivante et normalement sans séquelle. Néanmoins, quelque chose embêtait le jeune homme. Il y avait comme une colère qui commençait à naître au fond de ses entrailles.
En effet, debout devant la fenêtre de la chambre 401, il ruminait. Deux mois d'absence n'avait peut-être pas eu de conséquences pour elle, mais pour lui, il y avait. Il avait souffert. Il avait attendu et il commençait même à perdre la tête à cause de cette histoire. Et elle, elle se permettait de revenir comme cela sans aucune excuse après l'avoir fait attendre tant de temps. Il trouvait cela tellement injuste, mais en même temps, il se maudit de penser à des choses pareilles. Elle était vivante et il devait s'en réjouir et arrêter d'être égoïste comme il l'avait toujours fait.
Il pensa qu'il n'était peut-être pas fait pour les missions en duo. Depuis qu'il avait débuté sa carrière d'auror sous contrat parce qu'autrement c'était Azkaban, il avait toujours travaillé en solo. Il était le maître du jeu et faisait comme il le voulait et à sa manière. Mais là, tout était tellement différent. Ils étaient à deux et ça, Drago n'en avait pas l'habitude. Il n'avait pas l'habitude de travailler en équipe, de faire confiance à l'autre ou encore de se préoccuper de la seconde moitié de l'équipe. Oui, il avait toujours travaillé seul et il ne s'en portait pas plus mal à vrai dire. Il se rappela quand Monsieur Bescon lui avait annoncé qu'il allait partir en mission avec Hermione. Il était abasourdi de tomber avec une personne qui l'avait toujours méprisée, mais aussi de devoir revoir toutes ses stratégies, toute sa manière de travailler. Cela lui avait fait peur. Pourtant dans le bureau de Bescon, il n'avait rien laissé paraître et il lui avait répondu qu'il mènerait à bien cette mission. Il l'avait fait plus par orgueil que par envie de protéger son pays, même s'il commençait à prendre goût à son métier. A cette époque, il avait encore du professionnalisme. Mais, aujourd'hui tout était différent et beaucoup plus complexe car il devait continuer à être professionnel tout en faisait croire au reste du monde qu'il était marié et dévasté par le coma de sa femme. Il était ô combien difficile de faire la part des chose au bout d'un certain moment.
Il revient petit à petit à la réalité. Cela faisait bizarre de repenser au passé où il était encore l'orgueilleux Drago Malefoy et non plus le Dan Richard amoureux. A vrai dire, depuis qu'il avait quitté le sol anglais, il avait fait abstraction de son passé comme il le faisait à chaque fois qu'il était sous couverture, mais c'était la première fois qu'il était resté aussi longtemps dans une mission et en plus de cela sous couverture dans un pays étranger et dans le monde moldu. C'était beaucoup de changements qui avait du le faire oublier tout de ce qu'il était avant afin de rendre crédible tout ce qu'il devait être.
Il se retourna vers la jeune femme et il vit qu'elle avait changé de position. Elle n'avait plus le regard fixé au plafond, mais sur lui. Elle le fixait avec un semblant de sourire comme contente de voir la seule personne qu'elle avait pour soutien dans cette mission. Le jeune homme resta la fixer lui aussi pendant quelques instants. Il restait regarder ses yeux azurs dans lesquels il aurait pu se perdre. Il semblait apaisé rien que de voir le regard d'Hermione, un peu moins mort qu'il l'avait vu la dernière fois.
_ Bonjour, articula-t-elle difficilement avec un éclat dans les yeux qui ne dura que quelques secondes.
Drago ne répondit pas. Il prit juste le journal et commença à le lire à voix haute comme à son habitude pour donner des nouvelles du monde à l'ancienne Gryffondor, mais quelque chose au fond du cœur du jeune homme avait changé. A partir de cet instant, quand il lirait le journal à la jeune femme, il savait que cela servirait à quelque chose, car il était maintenant sûr qu'elle l'entendait et le comprenait.
Cela faisait une semaine qu'elle s'était réveillée. Une semaine que Drago reprenait goût à la vie et qu'Hermione réapprenait à vivre. Le jeune homme était content, enfin il retrouvait sa force de se battre, mais aussi, il retrouvait enfin son esprit. Son âme était enfin apaisée quoique épuisée. Le soir, après son boulot, il se dépêchait de passer à la boulangerie prendre un gâteau pour la jeune femme et se rendait le plus rapidement possible dans la chambre 401 qui avait enfin retrouvé un peu de vie. A partir du moment où l'ancienne lionne s'était réveillée, le jeune homme n'avait plus eu une seule fois peur de franchir cette porte.
Quand il fut dans le couloir, il salua tout le petit monde qui le connaissait maintenant avec un sourire chaleureux. Il était content de les voir, mais il allait être aussi heureux de leur dire au revoir. En effet, le docteur Aubin avait dit qu'Hermione allait pouvoir sortir dans quelques jours au plus grand bonheur de l'ancien Serpentard qui allait enfin retrouver un peu de vie dans la grande demeure où il logeait. Il entra dans la chambre 401 sans aucune hésitation et sans frapper par la même occasion.
_ C'est moi ! clama-t-il sur un ton enjoué en même temps de refermer la porte.
Il se retourna et fit face à dix têtes tournées vers lui. Et il ne sut plus où se mettre quand il vit qu'ils étaient tous habillés de blouses blanches.
_ Bonjour, Monsieur Richard, dit le docteur Aubin en sortant du troupeau d'internes attroupés devant le lit d'Hermione. Contente de voir que vous allez bien ! continua-t-elle en riant et serrant la main du jeune homme.
_ Je devrais peut-être partir, marmonna-t-il pour lui-même en se dirigeant vers la sortie.
_ Ne vous en faites pas pour nous, déclara la petite femme. Nous allions partir.
Le Docteur Aubin salua le jeune homme et suivie de son petit troupeau de blouses blanches, elle sortit de la pièce. Drago resta immobile pendant quelques instants comme pour digérer la honte qu'il venait d'avoir. Mais un rire cristallin le fit sortir de sa torpeur. Effectivement, l'ancienne Gryffondor riait de bon cœur en le regardant.
_ Bah quoi ? demanda-t-il piqué au vif.
_ La honte que tu viens de te taper, c'était énorme, ria-t-elle de plus belle. Heureusement que le ridicule ne tue pas autrement ce serait toi qui serait dans ce lit.
_ Pfft, Si ça continue, tu n'auras pas le droit à la pâtisserie que j'ai acheté spécialement pour toi, précisa-t-il en s'asseyant sur son bon vieux fauteuil.
_ C'est pas juste, bouda-t-elle comme une enfant. C'est pas bon ce qu'on mange ici.
Elle accrocha le regard du jeune homme et lui fit des yeux de chien battu.
_ T'es chiante, tu le savais ça ? pesta-t-il en lui donnant le carton où était enfermé la délicieuse gourmandise.
_ Merci ! s'écria-t-elle avec un sourire jusqu'aux oreilles en ouvrant le carton.
Drago ne resta pas la regarder manger car il avait lui-même faim. Il se posta comme à son habitude depuis qu'elle s'était réveillée, debout devant la fenêtre à regarder l'extérieur. Il pensait à tout, mais aussi à rien, par les soirs où il avait été fatigué, il regardait juste les voitures passées sans vraiment de conviction, et par d'autres soirs, comme le soir-là, il restait pensif, méditait en quelque sorte sur toute sorte de chose. Quand il entendit la jeune femme le remercier une seconde fois pour ce super petit encas, il se retourna et s'essaya sur son traditionnel fauteuil. Il croisa les bras et resta pensif pendant qu'Hermione lisait le journal du jour.
_ Dis, c'était comment ? demanda-t-il le regard vide.
Il vit une petite tête par dessus le journal avec un regard interrogateur.
_ C'était comment quand tu étais dans le coma ? reformula-t-il sa question avec hésitation.
La jeune femme ne répondit pas tout de suite. Elle prit le temps de bien replier le journal et de remettre en place les draps. Elle se posa tranquillement ensuite et resta songeuse pendant de longs instants, mais le jeune homme ne l'interrompit pas dans ses réflexions car ça devait être la première fois qu'elle y repensait. Drago resta la fixer le long de sa réflexion, son visage changeait d'expressions et elle semblait être dans moment de grande concentration comme si elle avait oublié ou que son corps l'avait forcé à oublier.
_ A vrai dire, commença-t-elle en chuchotant toujours très concentrée. Je n'y avais jamais vraiment repensé. C'était assez étrange, flou... Je ne sais pas trop comment l'expliquer. Ces deux mois d'absence m'ont paru des années, mais pourtant j'étais bien là-bas...expliqua-t-elle toujours pensive. J'étais comme apaisée. Le calme absolu et magnifique après la tempête.
_ Et, tu te trouvais où ? la questionna-t-il en restant la fixer.
A l'entente de cette question, un léger sourire se dessina sur ses lèvres.
_ Je ne pourrai moi-même pas te le dire, répondit-elle songeuse. Je me souviens juste d'une lumière apaisante et du calme. Je me rappelle juste être en paix.
Drago se leva et prit son manteau qu'il mit sous le regard de la jeune femme qui avait le regard triste de le voir déjà partir. Elle allait encore se retrouver seule encore dans cette chambre. Elle avait hâte de sortir pour respirer l'air frais. Quand il eut fini de se vêtir pour sortir dans le froid hivernal du mois de janvier, il resta regarder pendant quelques instants la chambre et ses moindres détails.
_ Tu l'as mérité, affirma-t-il sereinement. Tu l'as mérité ce calme...
Hermione le considéra durant quelques secondes comme pour interpréter ses mots. Elle fronça les sourcils, il rigola à la vue de cette tête.
_ A demain, dit-il avec un sourire. Je passerai vers 16 heures pour te prendre, finit-il en quittant la pièce.
A ces mots, la jeune femme comprit qu'elle allait enfin sortir. Le lendemain, on viendrait la prendre et elle sortirait enfin d'ici. La vie et la mission reprendraient leurs cours comme si rien ne s'était passé. Tout allait recommencer à zéro. Cela l'effrayait un peu, mais elle éprouvait une grande satisfaction à pouvoir de nouveau jouir de la liberté qu'elle avait mérité.
La soirée et la matinée du lendemain passèrent vite. L'appréhension et l'excitation montaient d'heure en heure, mais entre préparer ses valises, les derniers examens de sortie et les quelques visites des infirmières pour lui dire au revoir, elle n'eut pas eu beaucoup de le temps de réfléchir. C'était quand elle fut habillée, maquillée et coiffée, postée devant la fenêtre de sa chambre à attendre son pseudo mari qu'elle comprit que ce cauchemar touchait à sa fin et qu'enfin elle pouvait tourner la page. Néanmoins, quelque chose l'empêchait de la tourner, elle avait cette peur au fond de ses entrailles qui commençait à grandir car elle savait pertinemment que cette sortie signifiait qu'elle allait retourner dans cette vie et qu'elle allait devoir faire face à cet enfant malfaisant. Et elle savait au plus profond d'elle-même que quelque chose l'attirait vers cette fillette comme si elle était la clé de quelque chose malgré le danger qu'elle était pour Hermione. L'ancienne Gryffondor avait la conviction qu'un enfant ne pouvait pas être mauvais à ce point et elle se promit à elle-même de découvrir tout ce qu'elle pourrait pour sortir ce petit être fragile face à cette menace qui avait le contrôle sur lui. Elle était certaine que la fillette Gordon était manipulée, mais par quoi ? Par qui ?
Quelqu'un frappa à la porte et entra, mais la jeune femme trop prise par ses pensées ne réagit pas et n'entendit pas Drago. L'ancien Serpentard fut heureux de voir sa pseudo femme habillée en civile et de pouvoir observer la valise bouclée sur le lit. Dans le couloir, il avait salué tout le monde avec un sourire éclatant qui avait tourné la tête de presque toutes les dames du service, sauf le Docteur Aubin qui lui rendit son sourire avec un signe de la main avant qu'il eut entré dans la chambre 401 et il espérait que c'était la dernière fois qui la passerait. Il prit la valise de la jeune femme et attendit que celle-ci qui avait réagit entre-temps et commença à s'habiller chaudement pour affronter l'hiver qui régnait dehors. Une fois cela finit, le jeune couple sortit de la chambre sans un dernier regard pour elle, contents de la laisser dernier eux.
Ils traversèrent le long couloir, Drago ayant une main protectrice dans le dos de sa pseudo femme dont on pouvait sortir son appréhension augmenter au fur et à mesure que les portes de la sortie s'approchaient. Le jeune et ancien Serpent comprit ce qu'elle vivait et ne dit rien durant tout le voyage comme pour la laisser méditer. Le passage de l'ascenseur rappela des souvenirs qui semblaient si loin au jeune homme. Pourtant, seulement quelques mois étaient passés, mais il avait l'impression que c'était des années tellement il avait la sensation d'avoir changé et que le monde avait changé avec lui. Quand ils eurent passé les dernières portes qui leurs bloquaient encore la sortie, il sentit Hermione se détendre sous sa main au fur et à mesure qu'elle respirait l'air frais de janvier. Il la conduisit jusque la voiture et ils entreprirent le trajet du retour vers leur demeure.
Le trajet se fit en silence. L'ancienne lionne avait la tête tournée vers la fenêtre pour pouvoir enfin changer de décor et voir des paysages différents défilés sous ses yeux. Elle retrouvait petit à petit la sensation de vivre et de redécouvrir tous les sens qu'elle avait perdu pendant ses mois de convalescence. Ils arrivèrent dans leur quartier et Drago ralentit pour laisser Hermione s'imprégner des lieux. La jeune femme avait le regard viré du côté de sa fenêtre et le jeune homme en faisait de même de son côté.
Tout à coup, l'ancien Serpentard la sentit se crisper. Il arrêta net la voiture et lui demanda ce qui n'allait pas. Mais il découvrit bien vite le pourquoi de cette anxiété soudaine. En effet, juste en face de sa fenêtre de la jeune femme se trouvait un couple dans la cour d'une maison à deux demeures de la leur. On entendait des cris de la part de l'homme et on pouvait lire la peur de la femme qui essayait de faire face à cet homme qui avait l'air violent. L'homme âgé d'une quarantaine d'années poussa violemment la femme qui avait l'air d'être sa femme par terre. Elle avait l'impression d'être pétrifiée par la peur et l'homme dans une colère et une violence noire. S'en fut trop pour Drago qui sortit en vitesse de la voiture pour aller arrêter l'homme agressif suivi de peu de sa pseudo femme outrée qu'un homme est un tel comportement vis-à-vis d'une femme. Le jeune homme se posta entre le couple faisait face au mari et Hermione aida à relever la femme meurtrie.
_ Qu'est-ce vous faites là, vous ? gronda l'homme les poings serrés.
_ Gautier, calme-toi ! dit Drago sur un ton autoritaire.
_ Tu le connais ? demanda Hermione surprise.
_ Oui, nous travaillons ensemble, répondit-il calmement. Rentre chez toi et calme-toi ! J'espère que je ne te reprendrai plus à faire subir cela à ta femme, ordonna-t-il fermement avec un regard de dégout envers l'homme qui tapait sa femme.
Gautier gronda et entra dans sa maison en claquant la porte ce qui fit sursauter les deux femmes présentes.
_ Vous n'avez rien ? demanda-t-il avec gentillesse.
_ Non, affirma la femme de Gautier.
_ Vous êtes sûr ? la questionna l'ancienne Gryffondor qui pouvait lire la détresse de la femme des ses yeux.
_ Oui. Merci d'avoir intervenu, ajouta-t-elle en baissant les yeux.
_ C'est tout à fait normal, dit la jeune femme en posant la main sur l'épaule de la femme.
_ Il est souvent comme ça avec vous ? s'enquit doucement Drago pour ne pas le brusquer.
La femme qui venait d'être brutalisée le considéra pendant quelques secondes avant de détourner son regard vers sa maison.
_ A vrai dire, commença-t-elle le regard dans le vide. Il n'est que comme cela quand j'aborde certains sujets...
_ Et lesquels ? continua-t-il à l'interroger.
_ Bon, il faut que j'aille m'occuper de mes monstres, moi ! dit-elle avec un faux enthousiasme. Au revoir et merci ! finit-elle avant de rentrer chez elle laissant le jeune couple sur leur faim.
Sans un mot, ils remontèrent dans la voiture et quelques secondes après ils furent arrivés à destination. La jeune femme sortit de la voiture et resta regarder sa maison pendant quelques secondes, mais fut vite sortie de ses pensées car Drago l'appelait sur le pas de la porte d'entrée. Une fois rentrée, elle fit le tour de la maison et fut heureuse de découvrir de rien n'avait changé dans celle-ci et que l'endroit était propre comme si elle n'avait jamais quitté cette demeure. Le jeune homme monta la valise et pendant ce temps Hermione s'assit dans le canapé déjà exténuée et toute retournée par la scène qu'elle venait de voir.
Alors ? J'espère que le verdict est bon ? Un peu louche cette dernière scène vous ne trouvez pas ? Vous pensez qu'ils ont un lien avec la petite Sydney ? ;)
J'attends vos avis avec impatience !
Donc, à vos claviers et à très bientôt ! :)
