Note de l'auteur:

Drabble écrit dans le cadre de la nuit du fof du vendredi 4/01/2019 sur le thème Hurler.

Attention Drama.


Le pire scénario.

Elle hurle sa souffrance. Il lui manque, et elle a peur de ne plus jamais le revoir. Elle hurle pour qu'on la libère, qu'on la ramène dans cet endroit qui est devenu son nouveau chez elle, qu'on lui rende celui qu'elle aime. Tout est allé si vite. Elle était dans le jardin avec lui quand un sort l'a frappé. Elle leur a hurlé de le laisser tranquille et qu'elle voulait rester avec lui. Elle n'avait aucune envie de laisser seul cet homme qu'elle a eut tant de mal à adoucir, cet homme qui l'a tant protégé et aimée, le seul avec lequel elle s'est vraiment sentie assez à l'aise pour aller au-delà des simples baisers.

Il était ses ténèbres et elle sa lumière, à deux ils formaient un tout, et ils étaient si bien ensembles. Jamais il n'avait ressentis cela avec tant de force auparavant, il le lui avait dit. Pour elle, c'était pareil, alors là, maintenant qu'elle est loin de lui, elle se sent incomplète. Ce qu'il s'est passé lui fait craindre le pire car elle l'a vu se relever alors qu'ils l'emportaient. Elle l'a entendu hurler, jeter des sorts à ses agresseurs, vu donner des coups de poings, ce qui n'est pas du tout son style. Mais ce qui a été le pire, c'était cette lueur verte, le sort auquel même lui ne pourrait pas échapper.

Elle craint par dessus tout qu'il eut été victime de cet éclair, le sort le plus noir de toute l'histoire du monde magique, Avada Kedavra, qui cause immédiatement la mort de la cible. Elle ne veut pas perdre son compagnon et ne supporterait pas d'apprendre qu'il a succombé. Elle va devenir folle si elle ne peut plus jamais le revoir. Savoir ce qu'il lui est arrivé est pour elle bien plus important que ce qu'il adviendra d'elle. Elle est donc dans le noir total, littéralement et de façon imagée, ne pouvant pas lire dans les pensées de ses kidnappeurs sans les voir. Des larmes coulent le long de ses yeux alors qu'elle continue d'imaginer le pire scénario possible.

Au bout d'un moment, elle sent qu'on lui enlève son bandeau et elle s'apprête à dégainer sa baguette lorsqu'elle réalise que c'est sa sœur qui est en face d'elle.

- Hey ! Doucement Queenie !, s'insurge-t-elle. Nous t'avons secourue !

- Mais je n'avais pas besoin d'être sauvée ! J'étais très bien là-bas ! Qu'est-ce que vous lui avez fait ?! Dites moi que vous ne l'avez pas tué !, panique Queenie, des larmes lui montant aux yeux à la simple pensée de ne plus le voir.

La brune regarde la blonde avec les yeux écarquillés et pense que sa sœur ne doit plus avoir toute sa tête. Le visage de la plus jeune se tord sous la colère quand elle lit dans l'esprit de son interlocutrice que Gellert a été capturé et jeté dans un donjon en attendant d'être ramené en prison.

- Vous n'aviez pas le droit de lui faire ça ! Il a veillé sur moi depuis que je vivais auprès de lui. Jamais il ne m'a blessée… Laissez-le tranquille !

A ces mots, tous les autres pensent que Gellert lui a fait un lavage de cerveau. C'est d'ailleurs ce qu'a suggéré Jacob qui est là, dans un coin. Elle lui lance des regards meurtriers puis contre toute attente, elle disparaît de la pièce sans problèmes et arrive auprès de son compagnon. Elle le trouve allongé à même le sol sur la pierre froide et humide d'une cellule et son coeur se sert quand elle remarque qu'il est gravement blessé. Cependant, elle est également soulagée car il n'a pas reçus le sortilège de la mort. Elle se penche sur lui et en utilisant des sorts de soin de base, qu'il lui a enseigné, parvient à le soigner assez pour qu'il puisse reprendre connaissance.

Il la regarde avec tendresse puis essaye de parler. Elle pose un doigt sur ses lèvres pour le faire taire avant de transplaner hors de la cellule. Elle ignore pourquoi elle y est parvenue si facilement. Quoi qu'il en soit, elle garde son compagnon contre elle et essaye de déterminer où ils sont ainsi que le lieu où a été stockée la baguette de Gellert. Seulement, d'après les pensées du mage noir, elle n'a jamais été ici alors ils rentrent chez eux, lui prenant appuis sur elle. Le protégé du mage est là, avec les autres disciples, ils sont parvenus à défendre leur lieu de résidence et ils sont bien content de revoir le duo blond. Le jeune homme aide Queenie à amener Grindelwald dans sa chambre puis les laissent tous les deux. Elle commence à le soigner en douceur, avec précaution pour ne pas empirer la situation.

Il l'observe s'activer, de l'amour pleins les yeux, la laissant faire, serrant parfois les dents quand elle s'approche de zones particulièrement douloureuses.

- J'ai presque terminé, encore un peu de patience chéri, dit-elle doucement en continuant les soins.

- D'accord… Dis-moi, ils ne t'ont pas fait de mal ?

- Non, ne t'inquiète pas. Ils m'ont simplement bandé les yeux. Ils voulaient me sauver de toi.

- Comment ça ? Ne me dis pas que c'était Dragonneau et son équipe de forcenés ?

- Si, même si je ne l'aurais pas dis comme ça. Ceux qui t'ont attaqué étaient des collègues de ma sœur. D'ailleurs, ils pensent que tu m'as fais un lavage de cerveau. Tu aurais vus la tête de Jacob.

- Tu me montreras ça avec la pensine, mais il faut d'abord que je mettes la main sur ma baguette.

- Elle est sur ta table de chevet, ton protégé l'a retrouvée sur les lieux de l'affrontement.

- Merveilleux, au moins une bonne nouvelle… Bon, j'espère qu'il ne reviendront pas.

- Je le souhaites aussi, déclares-t-elle en terminant les soins avant de s'allonger aux côtés de son compagnon, rassurée que son pire scénario n'ait pas eut lieu.