Je remercie Arashi-Ohno et Emelynn21 pour leurs reviews !
Réponse à Emelynn21: Je suis contente que mon histoire te plaise ^^
Voilà le chapitre de la semaine ! ~('-'~) ~('o')~ (~'o')~ ~('o')~ ~('-'~)
Chapitre 11
La conquête
Décidément se promener dans les jardins lui faisait un bien fou. Même si cela étaient assez restreints comme jardin, c'était efficace. Il entendit des éclats de voix près de la fontaine, il se dirigea d'où ils provenaient. Il vit un soldat bien imbibé en train d'importuner une jeune demoiselle blonde. Il s'y dirigea pour arrêter l'homme mais il constata qu'elle n'avait pas besoin d'aide. Elle le fit voler dans les airs en quelques instants et il s'assomma contre l'arbre sur lequel il atterrit. Il fit semblant de n'avoir rien vu et alla à la rencontre de la jeune fille. Ils déplacèrent l'homme inconscient contre un arbre et il l'emmena avec lui. Si on la trouvait là, elle risquait d'avoir des ennuis. Il la conduisit jusque sur les remparts, elle sembla interloquée mais elle le suivit malgré tout. Sans trop savoir comment ils se mirent à parler :
« Comment se fait-il qu'un gringalet dans ton genre se retrouve à combattre ? Demanda-t-elle de but en blanc. Tu n'as pas l'air d'être un très bon guerrier!
- Tu es dure ! Soupira-t-il. Mais oui je vais combattre, un jour j'ai rencontré un jeune soldat lusitanien –tu me le rappelles d'ailleurs- il m'a fait comprendre qu'il n'y avait pas qu'un seul modèle et que celui de Parse n'était pas parfait. J'ai pu voir les bons et les mauvais côtés… J'aimerais que Parse devienne meilleur, une fois que nous l'aurons reconquis !
- Tu sais, commença-t-elle, ce n'est pas à toi de réfléchir à ça. C'est le devoir du roi ! Arslan resta interloqué.
- C'est vrai… Tu as raison ! »
Il la conduisit à l'extérieur de la ville et lui montra des marchands. Il se dépêcha de retourner dans l'enceinte et se montra à Ghîb. Il lui sourit pour lui assurer que tout allait bien. Il repensa à ce que cette fille lui avait dit. Elle avait raison, c'était le devoir du roi. Même si ses doutes ne s'étaient pas totalement dissipés, il était bien décidé à ne pas se laisser faire. Il défendrait ses convictions et ferait tout pour les faire entendre.
Le lendemain Arslan se rendit dans la salle du conseil d'un pas déterminé, il avait trouvé sa résolution. Narsus le sut dès qu'il le vit la flamme qui animait le jeune prince.
« Mes amis je compte sur vous pour m'aider à reconquérir notre chère Parse ! J'ai un rêve : celui de rendre notre pays meilleur et qu'il ressorte grandi de ce chaos. Je veux que mon peuple n'ait plus à souffrir des dérives qui l'ont rongé ! Je ne serais peut-être jamais Shah à cause de ma condition… Mais je n'ai pas l'intention de laisser mon royaume tomber dans les mains de personne qui ne s'intéresse pas au sort de son peuple et qui le laisse se faire massacrer par orgueil. J'ai bien l''intention de me faire entendre alors puis-je compter sur vous ? M'aiderez-vous à réaliser ce rêve ? »
Son discours fit sourire ses compagnons, sa détermination et sa conviction étaient évidentes. Tous mirent genoux à terre et prêtèrent serment : ils le soutiendraient quoi qu'il arrive, ils l'aideraient à réaliser son rêve.
Narsus leur fit alors part de ses plans : ils allaient commencer la reconquête dès le mois prochain mais avant ils devaient régler les discordes au sein de leur camp. Il expliqua son idée, de plus elle permettrait d'assoir la position de chef du prince. Il fut assez déconcerté et même triste du rôle qu'il devrait jouer mais Ghîb lui lança un petit sourire espiègle. Il ne lui en voulait pas. Narsus ne révéla pas entièrement quelle était la mission confiée à Ghîb, mais le prince lui faisait suffisamment confiance pour cela. Ils lanceraient le plan dès ce soir.
Ce rôle convenait parfaitement à Ghîb. Il ne lui fallut pas longtemps pour provoquer les généraux. Surtout qu'il avait de bon argument pour provoquer ce cher Esfan, après tout il avait tué son frère lorsqu'il était à la capitale… En peu de temps ils en vinrent aux mains, et ils commencent à se battre. Les soldats se rangèrent derrière le général. Daryûn arriva rapidement pour stopper le combat. Il devait bien l'avouer ça l'amusa beaucoup de le provoquer mais il lui rendit bien avec un crochet dans la figure. Il n'y était pas allé de main morte le bougre ! Il aperçut une lueur de satisfaction dans ses yeux, bien qu'il essaye de manifester de la colère. C'était alors au tour du prince d'entrer en scène. Le prince prit alors une voix posée mais qui montrait son mécontentement. Il était doué ce petit, pensa Ghîb. C'est alors que le prince rendit sa sentence d'une voix ferme et assurée : l'exil.
Ce fut la stupeur parmi les soldats et généraux, personne ne s'y attendait mais surtout le comportement du prince en surpris plus d'un. Personne n'aurait voulu être la place de Ghîb car la décision du prince semblait irrévocable. Tous furent surpris par l'autorité du prince, aucun ne s'attendait à un tel éclat et ceux qui pensaient pouvoir influencer le prince grâce à leur charisme dominant d'alphas changèrent d'avis. Ce petit avait des atouts dans sa manche.
Le plan avait eu le mérite d'être efficace, cela calma les ardeurs des alphas. Narsus espéra que le prince se rendrait compte qu'il avait lui aussi de l'autorité. Il était loin d'être faible. Narsus s'en était rendu compte lorsque le prince s'était mis en colère contre Rajendra et avait juré de mettre sa tête sur une pique si Daryûn venait à mourir. Ils avaient tous été surpris, même Rajendra, non par ce soudain éclat de voix mais parce que le prince était bel et bien sérieux et qu'il ne le disait pas juste sous le coup de la colère. Il avait pu voir la peur traverser les yeux de Rajendra. Il savait que le prince pouvait se montrer menaçant dès qu'on touchait à ses compagnons et ce peu importe leur rang.
Les jours suivants ils préparent leur départ de la forteresse et leur plan d'attaque du fort Saint Emmanuel. Ce n'est que le mois suivant qu'ils furent prêts pour le départ. Le prince Arslan lança alors le début de la reconquête de Parse en ce mois de mai de l'an 321. Avec près de dix mille cavaliers et quarante mille fantassins. Il leur faudra cinq jours pour atteindre la forteresse.
Les seigneurs Zaravant, Tus et Esfan se trouvaient en première lignes et avançaient à grand pas, chacun désirant se démarquer auprès du prince. Leur excès de confiance leur fit perdre toute vigilance et ils furent piégés par les premières lignes ennemies. Cependant ils refusèrent de baisser le bras. Ils allaient s'en sortir et rejoindre le prince par leurs moyens prouvant ainsi leurs valeurs aux combats.
Ils avaient sous-estimés leurs ennemis, ils furent vite encerclés. Ils virent leurs dernières heures arrivés et regrettèrent amèrement leurs excès d'orgueil. Ils allaient mourir sans avoir pu se faire remarquer. Sans comprendre ce qui se passait les lusitaniens se firent attaquer par des ombres dans la nuit et ils furent vite submergés. Au petit matin l'avant-garde avait été détruite, et les seigneurs piégés se retrouvaient maintenant à genoux devant le prince. Zaravant hésita puis posa la question qu'ils se posaient tous les trois tout bas : « pourquoi être venu nous sauver au lieu de continuer à avancer ? » Le prince les regarda et leur sourit doucement avant de répondre le plus naturellement du monde : « Nous n'allions pas vous abandonner ainsi ! Et puis nous aurons besoin de tous les hommes disponibles pour attaquer le fort ! »
Les généraux ne surent que dire face à ça. Ils ne purent que se montrer reconnaissant envers ce prince généreux qui avait fait demi-tour pour les sauver.
Ils arrivèrent enfin tout proche du fort, mais ils envoyèrent d'abord Elam et Alfreed en espions avant de se montrer pour préparer leur attaque. Lorsqu'ils surent le nombre d'ennemis, ils restèrent interdits : cent mille soldats dont une partie étant des soldats parses. Narsus avait déjà prévu plusieurs plans en fonction du terrain. Il en modifia certain, en réadapta d'autre au nombre d'ennemis et supprima les autres. Il arriva à un plan d'ensemble qu'il présenta au prince pour obtenir son approbation, ainsi qu'aux généraux.
Maintenant Arslan ne pouvait qu'attendre les premiers rapports, plusieurs heures s'écoulèrent sans qu'ils n'aient de nouvelles des premières lignes. L'inquiétude commençait à monter chez le prince. La seule chose qu'il savait était que les ennemies avaient atteint le faux camp mais il n'en savait pas plus. Du bruit commença à se faire entendre dehors. Il crut d'abord que ses hommes étaient revenus mais lorsqu'il entendit le son des combats il comprit que ce n'était pas ses hommes. Des cris s'élevèrent au-dehors: des soldats lusitaniens avaient trouvé le camp.
Le prince crut un instant rêver. Les lusitaniens s'étaient faits un chemin jusqu'à sa tente et il tomba nez à nez avec une vieille connaissance : le jeune garçon lusitanien qui avait essayé de l'enlever. Le lusitanien resta aussi interdit que lui avant de demander où se trouvait « le barbare de prince ». Il fut fou de rage lorsqu'il apprit que c'était lui le prince Arslan. Il s'élança pour l'attaquer mais Elam s'interposa et reçut le coup à sa place. Les ennemies durent fuirent car trop peu nombreux pour cette attaque. Alfreed se lança à leur poursuite tout en gardant ses distances pour découvrir par où ils étaient passés.
Arslan fut complètement retourné de voir Elam blessé :
« Pourquoi avoir fait cela, Elam ?
- C'est ce que font les amis, ils se protègent, sourit-il. »
On emmena Elam pour le soigner, pendant ce temps les soldats partis à la bataille revinrent et Daryûn vint faire son rapport et apprit ce qui c'était passé. Il trouva le prince pensif, il semblait complètement ailleurs. Narsus demanda au prince ce qu'il comptait faire et la réponse fut des plus étonnante : « Je vais aller sur le champ de bataille ! » Tous s'en étonnèrent mais ils savaient que le prince ne changerait pas d'avis.
Le prince se tenait maintenant à cheval au milieu de ses soldats. Il avait revêtu son armure et elle lui semblait bien plus lourde que d'habitude. Il prit une grande inspiration. Cette fois il était prêt à affronter son cousin, à affronter les lusitaniens et prendre ce fort. Il s'élança.
Ils avançaient au milieu du tumulte, du sang et de la poussière. Il voyait des vies quitter le champ de bataille, ça lui faisait mal. Il sentait le poids de ses vies qui le quittait, les familles qui ne reverraient jamais leur père, leur frère ou leur fils. En tant que prince héritier il se sentait responsable de ce qui arrivait. Cependant il savait aussi que ses hommes attendaient qu'il les guide et ils comptaient sur lui. Il ne pouvait pas les décevoir.
Accompagné de Daryûn, d'Arihas et de quelques soldats, ils arrivèrent enfin jusqu'à la salle de commandement du fort. Sans grande surprise Hilmes s'y trouvait déjà avec un autre homme, certainement le conte Barcacion.
Hilmes ne savait pas trop comment réagir face à cette apparition. Il ne s'attendait pas à ce que le prince mène ses hommes lui-même. Le prince ne l'inquiétait pas vraiment, il pouvait facilement le neutraliser sans avoir à utiliser la force. Il ne ferait jamais de mal à un oméga, par contre en ce qui concernait Daryûn il ne montrerait pas de pitié.
« Nous ne nous sommes pas revu depuis cette nuit à Peshawar, Cousin ! Entama Arslan.
- Tu ne devrais pas être ici ! Tu n'as pas ta place sur un champ de bataille mais soit… Puisque que tu es là, je vais te montrer ce que m'a fait ton père ! Regarde donc ! Hilmes souleva rageusement son masque laissant paraître sa brûlure. Voilà ce dont il est capable, assassiner son frère propre et essayer de brûler vif son neveu ! Tu ne sais pas ce que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui ! L'humiliation que j'ai vécue, cracha-t-il.
- Ton ressentiment n'a rien avoir avec le prince ! Répondit Daryûn.
- J'ai bien l'intention de récupérer le trône qui m'est dû, mais puisque tu te dresses en travers de mon chemin, je vais devoir t'arrêter ! Une fois que je me serais débarrassé de ton chevalier servant tu ne pourras pas me résister !
- Je comprends ton ressentiment, mais ce n'est pas une raison pour laisser notre peuple souffrir ainsi pour des querelles familiales, rétorqua Arslan.
- … Hilmes resta pensif à cette réplique.
- J'ai bien l'intention de faire valoir mes droits au trône et ramener la paix en Parse.
- Comme si tu pouvais… Dit-il menaçant en se rapprochant du prince.
- Votre Altesse… commença Daryûn. Sachez que j'ai été ravi d'être à votre service, dit-il avant de s'élancer contre Hilmes. »
On dirait des mots d'adieu, pensa le prince. Le combat fit rage et très vite Daryûn chercha à éloigner Hilmes du prince, comme ça le prince aurait le temps de se mettre à l'abri si jamais le combat tournait mal. Ils finirent par se défenestrer mutuellement et continuèrent leur combat dans les cours inférieurs.
Daryûn devait de le reconnaître, Hilmes était vraiment fort. Il peinait à lui tenir tête, ça ne faisait pas de doute qu'il avait la carrure et l'assurance d'un roi. C'était un alpha dominant dans toute sa splendeur, même lui pourrait ployer genoux à terre si la situation était différente. Cependant il avait déjà choisi son seigneur et lui resterait fidèle jusqu'à la mort. Il remarqua aussi un autre détail. Hilmes paraissait plus calme et moins en colère qu'il ne l'était à Peshawar, cette fois il ne s'en était pas pris au prince ni ne l'avait directement menacé.
« C'est dommage que tu n'aies pas choisi de mettre ta force au service du bon seigneur, déclara Hilmes.
- Impossible, je ne reconnais que le prince Arslan comme mon roi ! S'exclama-t-il.
- Pff, ne soit pas idiot ! Rétorqua-t-il. Comme si un oméga pouvait y arriver… Il se fera dévorer tout cru par les seigneurs de la cour ! Ils n'hésiteront pas à profiter de ses moindres faiblesses ou moments d'absences pour placer quelqu'un d'autre à sa place… Comme un mari qu'ils auront choisi par exemple ! À moins que votre petit groupe ait déjà réfléchi à la question et ait prévu le champion qui réclamera la couronne au nom du prince ! Au final vous aussi vous ne souhaitez que prendre le trône pour vous-même, en utilisant comme prétexte le prince ! Cracha-t-il.
- Jamais de la vie ! Nous soutenons le prince car il est le plus digne d'être roi ! »
Il réussit de justesse à esquiver le coup, les mots d'Hilmes l'avaient décontenancé. La fin du combat était proche. Ils commençaient tous les deux à s'épuiser et ils savaient que cette attaque serait la dernière. Dans un dernier élan, ils donnèrent toute la force qui leur restait pour atteindre l'autre. Ils réussirent tous les deux à atteindre leur cible mais par conséquent ils étaient tous les deux gravement blessés.
Daryûn était à terre et il savait qu'il ne pourrait pas se relever. Il vit Hilmes se lever c'en était fini de lui, il ne pourrait pas se relever. Contre toute attente Sahm arriva à la recherche de son prince, Hilmes jeta un dernier regard vers Daryûn et lui dit simplement : « On se retrouvera » avant de disparaitre avec son vassal.
Pendant ce temps le prince essaya de convaincre le conte Barcacion de mettre fin au combat en vain. À sa plus grande horreur il vit des femmes se jetaient du haut de la tour qui se situer en face. Il leur hurla d'arrêter sans aucun succès, et au moment où il ne s'y attendait pas le conte Barcacion sortie une petite lame. Par réflexe il se tint prêt à riposter mais ce n'était pas à sa vie que le conte en voulait. Arslan essaya de l'empêcher de se tuer mais il n'y arriva pas. Il sentit la chaleur du sang sur sa main et l'odeur poisseuse de fer attaquer son nez. Il se retrouva avec la lame imbibée de sang dans la main. À ce moment-là le garçon lusitanien apparut :
« Toi ! Tu te moques de moi et tu assassines mon Seigneur ! »
Il hurla avant de s'élancer vers lui. Arihas le stoppa et d'un coup d'épée fit voler son casque. La surprise du prince fut immense lorsqu'il reconnut la jeune fille de Peshawar, il essaya de lui expliquer mais elle ne voulait rien entendre. Arihas n'eut pas de mal à la maîtriser. Faranghîs arriva pour leur annoncer que le Masque d'argent avait fui avec ses hommes, ils avaient gagné la bataille.
Arslan partit immédiatement à la recherche de Daryûn, Arihas ne le lâcha pas d'une semelle. Le prince était tellement préoccupé par le sort de son cavalier qu'il ne remarquait pas la moindre personne autour de lui. Il aurait très bien se faire attaquer de plein front sans même le voir. Arihas aussi était inquiet, Hilmes était un adversaire redoutable même pour le monstre qu'était Daryûn. Ils l'aperçurent enfin près d'une fontaine dans une des cours intérieures. L'angoisse monta lorsqu'ils virent qu'il bougeait à peine mais ils furent vite soulagés en arrivant de le voir se redresser.
« Je suis bien honteux de l'avouer votre Altesse mais je perdu face au Masque d'argent et je n'ai pu l'empêcher de fuir… Dit-il difficilement.
- Tout ce qui compte et que tu sois sain et sauf, déclara le prince soulagé.
- Je pense que vous aurez d'autres occasions de l'affronter, non ? Demanda Arihas.
- Je crois bien en effet, soupira-t-il. Et vous, Altesse est-ce que vous allez bien ? Vous n'avez pas été blessé ? S'inquiéta Daryûn.
- Ne t'en fait pas, sourit le prince. »
Arihas aida Daryûn à se lever et l'emmena pour qu'il puisse recevoir des soins. Sa blessure n'était pas à prendre à légère et avait besoin de soins rapidement. Le cavalier fut assez étonné de voir qu'Arihas n'avait pas de problème pour le soutenir malgré les armures. Il essaya d'alléger sa charge en tentant de marcher mais il fut vite épuisé. Arihas se moqua gentiment de lui. Il n'avait pas à se sentir embarrassé de la situation et puis il n'était pas aussi lourd qu'il paraissait. Daryûn ne sut pas trop comment le prendre et son expression fit bien rire Arihas.
Arrivé au camp, Jaswant s'occupa de ses blessures, une fois cela fait il alla voir Narsus. Il devait lui parler de ce qui était arrivé tout à l'heure. Le changement chez le Masque d'argent était pour le moins déconcertant. Narsus fut aussi surpris que lui, il réfléchit à plusieurs hypothèses mais il finit par conclure qu'Arihas pourrait peut-être les éclairer. Après tous les relations alpha-oméga étaient son rayon. Qu'est-ce qui pouvait expliquer ce changement ? Il passait d'une haine farouche envers le prince au calme, voir même de l'intérêt maintenant qu'il le savait oméga. Et puis… Narsus devait le reconnaître ses arguments n'étaient pas sans fondement, et s'il le pensait d'autres aussi pouvaient éprouver ce sentiment. Seulement cela risquait de causer de nouvelles discordes dans leur camp.
Les prisonniers faits lors de la bataille furent bien traités conformément aux demandes du prince. On soigna les blessés et les civiles ne furent pas dérangé. On prépara et regroupa les morts, autant parses que lusitaniens pour qu'ils puissent recevoir les derniers sacrements et recevoir une sépulture décente.
Arslan profita de l'heure du repas pour porter à manger à la jeune lusitanienne -qui était en réalité le garçon qui l'avait enlevé- il put apprendre son vrai nom Estelle. Un très beau nom mais elle préférait qu'on l'appelle Etoile. Il put lui parler à cœur ouvert concernant le Yahldaïsme, il avait lu la bible qu'elle lui avait confié et il ne pensait pas que ce soit de mauvais enseignements seulement… Certains profitaient de la situation pour s'imposer au peuple et commettre des méfaits au nom de la religion. La tension monta, comme il ne cherchait pas à la froisser il préféra s'arrêter là. Il lui demanda si elle voulait réciter une prière pour les soldats lusitaniens morts aux combats, évidemment elle accepta. Décidément elle n'arrivait pas comprendre ce garçon. C'était un hérétique pourtant il s'intéressait aux Saintes Ecritures, aussi un ennemi pourtant il prenait le temps de venir la voir pour parler et pour lui demander de prier pour les morts. Elle ne comprenait vraiment pas.
Quelques jours plus tard, ils repartirent mais cette fois en direction de la capitale. Seulement peu de temps après leur départ, un messager envoyé par le seigneur Lucian -resté à Peshawar- leur annonçant une mauvaise nouvelle : l'armée de Turân préparait une attaque contre la forteresse. Il fallut faire un choix. Ils ne pouvaient pas laisser Peshawar sans protection et ils ne pouvaient pas séparer leur armée. Ils n'eurent pas d'autre choix que de rebrousser chemin et porter secours à la forteresse.
Alors ce chapitre ?
Personnellement ce n'est pas mon préféré mais il était nécessaire pour faire la transition entre ces deux parties de l'histoire, entre un Arslan encore "enfant/novice" et celui qui devient un adulte trop tôt...
Comment avez-vous trouvez Hilmes? Je dois avouer qu'il va être un peu OOC même si j'ai essayé de le garder le plus proche de l'original possible...
