L'âme d'Hina venait de quitter son corps, appelée par le dieu de la Mort. Elle lui demanda la faveur de rendre une dernière visite à son fils avant de partir. La divinité le lui accorda et c'est ainsi qu'elle se trouva auprès du lit de Neji. Elle se pencha et lui fit un dernier baiser sur le front. Le jeune garçon tressaillit un instant avant de se rendormir. Elle sourit et repartit pour suivre la faucheuse vers les Enfers. Elle arriva enfin dans l'Erèbe au bord du Styx où elle vit les âmes des pauvres ères qui n'avaient pas pu payé leur passage à Oroshimaru. L'âme d'Hina s'approcha de l'embarcadère où elle vit une barque délabrée aussi noire que la nuit apparaître au milieu de la brume. Dessus se trouvait le passeur, éternel vieillard au regard de serpent accompagné de son corbeau, Kabuto, doué de parole. Ils ne faisaient que se disputer car chacun voulait obtenir le plus d'or possible. Oroshimaru était aussi radin qu'il était laid. Tenant son aviron, ce dernier approcha son embarcation afin d'accueillir les âmes des morts. Quand ce fut le tour de l'âme d'Hina, elle lui tendit son dû et put monter. Elle avait hâte d'arrivée afin de rejoindre Hizashi. Son coeur était brisé de laisser Neji derrière elle mais elle ressentait une certaine joie à revoir son amour de toujours.

Elle arriva bientôt de l'autre côté du Styx. Oroshimaru laissa ses voyageurs descendre. L'âme d'Hina se dirigea avec les autres défunts vers une lourde porte d'acier et d'or. Là, elle vit se dresser devant celle-ci un homme de grande taille portant sur ses joues des crocs tatoués. A son cou se trouvait un collier de fer des plus durs et des chaînes ornaient ses avant-bras. Elle avait devant elle Kiba, le gardien de la porte des Enfers. A ces côtés, un grand chien blanc du nom d'Akamaru était allongé et attendait les ordres de son maître. L'âme d'Hina ne pouvait pas s'empêcher de trouver à l'apparition une beauté sauvage. Lorsque d'un coup, elle entendit des insultes et des cris provenant d'anciens soldats. Ces derniers, orgueilleux et remplis de témérité par leur victoire sur les champs de bataille, se tenaient devant Kiba qui leur bloquait le passage. Voulant rentrer dans les légendes, ils avaient décidé de défier Saï. Cependant, pour cela, il fallait passer devant lui avant d'atteindre le palais des Enfers.

"- Sale cabot ! Laisse-nous passer ! Ordonna le premier guerrier.

- Vous êtes des vivants, vous ne pouvez pas passer. Seuls les morts ont droit d'entrer sur le territoire infernal. Répliqua Kiba, calmement alors qu'Akamaru commençait à grogner.

- Et puis, dis à ton sale bâtard d'arrêter de grogner ! Sinon, je lui perce la panse !" Menaça le deuxième soldat de son glaive.

Ce fut leur dernière erreur car une seule chose faisait rentrer le gardien des Enfers dans une colère noire : que quelqu'un insulte son compagnon à quatre pattes. L'âme d'Hina sentit la pression de l'air augmentée alors que le chien blanc se levait doucement de toute sa hauteur. A ce moment là, une énorme fumée chargée d'énergie entoura Kiba et Akamaru. Elle s'éleva en colonne dans le ciel avant de se dissiper d'un coup pour faire apparaître un chien à trois têtes aussi grand que les Géants et les Titans et aux dents noires acérées. A la vue de Kiba et Akamaru devenus Cerbère, les soit disant guerriers victorieux sentirent leur sang se glacer et tremblèrent de peur. Comprenant enfin leur erreur, ils tombèrent à genoux afin de supplier leur adversaire de leur laisser la vie sauve. Malheureusement, ils n'eurent pas le temps de prononcer une seule parole. Ils furent tous les trois engloutis par chacune des têtes de Cerbère. C'est horrifié que les défunts assistèrent au repas du gardien des Enfers. Alors que ce dernier et Akamaru reprenaient leur forme initiale, l'âme d'Hina se prosterna devant lui et le salua :

" - Je te salue, ô Kiba et vous aussi ô Akamaru, gardiens de la Porte des Enfers. Je suis l'âme d'une pauvre mère et soeur qui souhaite rejoindre celle de son aimé au Royaume de Saï.

- Merci de vos salutations. Relevez-vous, madame, les morts n'ont rien à craindre de moi sauf s'ils souhaitent ressortir de la demeure qui sera la leur désormais. Répliqua Kiba, le sourire aux lèvres comme si rien n'était arrivé et sous l'aboiement joyeux de son compagnon à fourrure.

- Soyez béni, tous deux". Conclue Hina en se relevant et en franchissant la porte qui venait de se mouvoir grâce à une force invisible.

La mère de Néji s'avança donc dans le Champ de la Vérité où se dressait le tribunal des Dieux. Ce lieu était nommé ainsi car ni le mensonge, ni la médisance ne peuvent l'approcher. Chaque âme devait passer devant les trois juges des Enfers. Les deux premiers nommés Rhadamanthe et Eaque instruisent la cause. Ils sont empreints non seulement de justice mais d'une rigoureuse sévérité. Ils prononcent généralement la sentence. Rhadamanthe est désigné pour juger particulièrement les habitants de l'Afrique et de l'Asie. Eaque s'occupe des Européens. En cas d'incertitude ou d'indécision, c'est au Président de la cour infernal Minos d'intervenir comme arbitre. Il scrute attentivement la vie des mortels et soumet toutes leurs actions au plus sévère examen. Son verdict est sans appel. C'est donc humblement que l'âme d'Hina se présenta à eux pour faire face à leur jugement. Eaque s'approcha d'elle et la scruta de ses yeux noirs et sans pupille. Elle avait l'impression d'être aspirée dans un vide interminable. L'inspection de la divinité ne dura que quelques secondes qui lui avait parue une éternité.

" - Cette âme est pure et mérite les Champs-Elysées.

- En es-tu sûr, mon frère ? Demanda Rhadamanthe.

- Mettrais-tu ma parole en doute, mon frère, répliqua Eaque.

- Non, bien sûr...

- C'est une Hyuga qui a toujours protégée sa famille sans faillir, quitte à le payer de sa vie. Elle désire rejoindre l'âme de son mari, Hizashi, rajouta Eaque

- Hizashi, tu as dit... Bien, soit...Resta songeur Minos avant de reprendre. Dame Hina Hyuga, moi, le Président de la cour infernal t'autorise à te rendre aux Champs Elysées. Soit en digne.

- Soyez-en bénis, ô juges des Enfers". Salua Hina reconnaissante de ne pas subir le Tartare, terre aride et inhospitalière.

Aux Enfers, peines et fautes sont proportionnées aux crimes et aux vertus. Ils existent des fautes inexpiables qui entraînent des condamnations à perpétuité de souffrance. D'autres fautes moins graves sont condamnées par l'expiation permettant la délivrance du coupable. L'âme d'Hina était soulagée d'avoir été jugée innocente et pure. Elle se dirigea donc escorter par un serviteur des juges jusqu'à la sortie située au fond du tribunal. Une lumière s'en échappait. Elle y pénétra et c'est en clignotant des yeux qu'elle put voir devant elle une étendue de verdure et de fleurs s'étendre à ses y régnait un éternel printemps, la terre toujours riante se couvrant sans cesse de feuillage, de fleurs et de fruits. Une rivière cristalline s'écoulait dans ce paysage féerique où les âmes jugées dignes vaquaient à leur occupation. Chacune d'entre elles servait désormais le dieu des Enfers Saï. L'âme de Hina devait maintenant se présenter devant lui afin de lui donner une réponse pour son devenir. Elle se dirigea donc vers le palais.

Ce dernier se situait en haut d'une colline surplomba tout le royaume. Il avait des colonnes blanches supportant le toit en pierre décoré de fresque représentant le couple dirigeant les Enfers. L'âme d'Hina rentra et s'avança inexorablement vers son nouveau destin. Elle ne cessait de regarder la magnificence des lieux au sol de marbre vert. Enfin, elle vit Saï assis sur son trône près à recevoir les nouveaux arrivants. Arrivée au pied des marches où se trouvait le maître des lieux, elle se prosterna et déclara en gardant les yeux baissés.

"- Je vous salue et je vous bénis, ô Saï, dieu des Enfers, maître de la Mort. Je suis votre humble servante.

- Je vous remercie, répondit le concerné. Comme vous le savez, les héros et les protégés des Dieux ont le privilège de retrouver un corps et peuvent profiter d'un repos bien mérité au sein des Enfers t'en qu'ils en respectent les lois... Quand à vous, simple mortel, vos titres, votre fortune n'ont plus d'importance ici. Cependant, les juges t'ont jugée pur et digne d'une certaine considération.

- Je le sais, seigneur.

- Bien... Tu as deux choix qui se présentent à toi... Continua Saï. Le premier est le sommeil éternel. Ton âme s'endormira à jamais et ne fera plus qu'un avec les Enfers en devenant son eau, son vent, sa vie... Le second est de me servir telle une servante ou dans n'importe quel domaine que je jugerai bon. Pour cela, tu retrouveras un corps, certes sans vie, mais physique... Que veux-tu ?

- Seigneur, puis-je parler librement ? demanda l'âme d'Hina toujours les yeux baissés.

- Oui. Je t'y autorise.

- Seigneur, il y a cinq ans, j'ai perdu mon mari pendant la catastrophe de Pompéi, me laissant seule avec mon fils de deux ans... Avant de vous donner ma réponse, j'aimerai savoir quel fut son choix ?

- Pourquoi ? demanda intrigué Saï

- Mon fils a aujourd'hui huit ans et malheureusement, je ne pourrai pas participer à sa vie. Je sais que si je retrouvais un corps, j'aurai la possibilité de le voir grandir grâce aux eaux du Léthé, me brisant le coeur de ne pas être à ses côtés. Donc, je serai tentée de choisir le sommeil éternel, surtout si c'était le choix de mon aimé... Continua l'âme de Hina. Je rêve de le revoir donc s'il a choisi de vous servir, je pourrai le rejoindre. Je sais aussi que je supporterai plus sereinement les visions de mon fils car il sera à mes côtés.

- Si je comprends bien, tu hésites. Ta décision dépend de celle de ton mari."

Avant que son interlocutrice ne réponde, Ino, habillé de ses plus beaux atours, rentra dans la salle du trône pour parler à son divin mari. Ce bruit fit relever le visage de l'âme d'Hina et vit le couple divin parler entre eux.

"- Oh, Saï, pardon, j'avais oublié que tu devais recevoir les nouvelles âmes maintenant. Dit la reine des Enfers.

- Cela n'est pas grave. Que désires-tu, mon amour ?

- Et bien, j'aurai besoin d'une servante, donc si tu pouvais m'en trouver une dans les nouvelles arrivantes, je t'en serai reconnaissante. Demanda Ino en se tournant vers l'âme d'Hina en la désignant.

- Mais que vois-je ? Les yeux blancs violacés des Hyuga. Où en ai-je déjà vu ? s'interrogea-t-elle. Ton intendant n'en a-t-il pas aussi ? Ne fait-il pas parti de cette famille ? Comment s'appelle-t-il déjà ?

- Tu as parfaitement raison". Confirma Saï. Mon intendant est un Hyuga.

A ces mots, l'âme de Hina, étonnée, sentait l'espoir grandir en elle car c'était peut-être son mari Hizashi. Elle n'osait pas les interrompre car elle leur devait le respect mais elle commençait à s'impatienter. Ses pensées n'échappèrent pas à Saï qui a eu une idée.

"- Ino, ma chère épouse, cette âme est en plein dilemme par rapport au choix qu'elle doit faire. Cependant, je me sens lasse. J'aimerai faire une pose en me promenant un peu en ta compagnie. Nous pourrions aller voir les garçons sur le terrain d'entraînement. Proposa le maître des Enfers.

- Mais si nous allons là-bas, tu vas discuter avec eux. Je risque de m'ennuyer à vous entendre parler de vos exploits et de combats. Rétorqua son épouse aux cheveux blonds.

- Laisse moi finir, cette âme pourrait nous accompagner pour te tenir compagnie. Ainsi elle visitera notre royaume et verra comment nos servants vivent ici. Cela peut l'aider à faire son choix." Insista Saï en lui prenant la main.

Voyant l'insistance de son mari et le fait qu'il paraissait effectivement las, Ino accepta en invitant l'âme de Hina à venir avec eux. Cette dernière était toute gênée car elle allait tenir compagnie à une divinité. Elle constata que la reine des Enfers n'était que joie de vivre. Il faisait bon vivre aux Champs Elysées. Le contraste était vraiment saisissant entre l'Erèbe, les Tartares et ici. Là-bas, ce n'était que l'obscurité alors qu'ici, c'était la lumière. Saï par amour pour Ino avait tout fait pour créer un monde chaleureux pour qu'elle y soit heureuse et qu'elle s'y sente bien. Son épouse était comme une fleur délicate qui demande des soins attentifs. Ils marchèrent donc doucement pendant quelques kilomètres pour aboutir à un terrain qui portait des stigmates de combats et d'incendies.

Des armes étaient posées sur des tréteaux. Au milieu se tenaient deux garçons de cinq-six ans, se faisant face en position de combat. Le premier arborait des chevaux blonds et des ailes blanches alors que le deuxième les avaient noirs. Ils étaient entourés par quelques habitants des Enfers qui assistaient à leur entraînement. L'âme d'Hina constata qu'elle se dirigeait vers les dieux Naruto et Sasuke. Ils étaient supervisés par trois guerriers antiques : Achille, Hector et Léonidas. Plus elle avançait, plus elle ne se sentait pas à sa place. Elle entendit soudain une voix qu'elle avait rêvée d'entendre à nouveau pendant des années. Elle se tourna alors vers la silhouette qui venait de parler et resta paralyser de stupeur. Devant elle se trouvait celui qui lui avait volé son coeur il y a des années de ça.

"- Hizashi ! Mon dieu, Hizashi ! Cria l'âme de Hina qui se mit alors à courir.

L'homme interpellé sursauta à cette voix et vit celle qu'il aimait s'élancer vers lui sous les regards de Naruto, de Sasuke et des autres personnes présentes. Tout le monde arrêta leur activité pour assister à la scène de retrouvaille. Au moment où l'âmes de Hina aurait pu enlacer son mari, celui-ci lui passa au travers. Elle avait oublié qu'elle n'avait plus de corps. Elle s'étala de tout son long sur le sol.

- Hina, c'est toi ! Mon dieu, Hina !..."

Cette dernière se mit sur ses genoux et tout le monde put voir les larmes coulées sur ses joues. Elle ne savait pas si elle pleurait de bonheur de le revoir ou de peine de ne pas pouvoir le serrer et de se blottir contre lui. Sûrement, un peu des deux. A ce moment-là, Naruto accompagné de Sasuke, s'approcha d'elle et lui demanda.

"- Tu vas bien ? Tu as fais une sacré chute. Pas de blessure ?... Aie, pourquoi tu me frappes, Sas'ke ?

- Idiot, elle est morte et n'a pas de corps. Elle ne peut pas se blesser, triple andouilles, répondit son frère calmement.

- Je le savais, c'était pour être poli, imbécile, rétorqua le dieu de l'Amour qui se tenait l'arrière de la tête où Sasuke l'avait frappé.

- Les garçons ne commençaient pas, s'il vous plaît ? demanda Ino. J'aimerai comprendre. Hizashi, connais-tu cette personne ?

- Oui, majesté. répondit Hizashi. Je vous présente mon épouse Hina et ...

- Oh, c'est ta femme... C'est cool mais pourquoi elle n'a pas de corps ?, le coupa Naruto sous le regard de Sasuke, fatigué par la naïveté de ce dernier.

- Parce qu'elle n'a pas encore fait son choix mais je suppose que maintenant c'est fait, n'est-ce pas Hina ?, fit remarquer Saï.

- Mon dieu, pardonnez-moi, divinités. ! Je me suis montrée incorrecte devant vous. S'exclama l'âme d'Hina.

Toujours à genoux, elle s'inclina face contre terre devant le dieu de l'Amour et de son frère avant de reprendre.

- Je suis Hina Hyuga. Je suis honorée de vous être présentée. Je profite de vous avoir devant moi pour vous remercier, Dieu Naruto, d'avoir accepté d'accorder à ma soeur la réalisation de son voeux et de son rêve.

- euh, pardon, je ne comprends pas bien... Je ne me rappelle pas avoir fait ça... Commença Naruto, une main derrière la tête, gêné de n'en avoir aucun souvenir.

- Malgré son plus grand désir et depuis son mariage, ma soeur était désespérément stérile. Un soir, elle est allée au temple de la déesse Kushina et le vôtre pour prier d'avoir un enfant. Un mois plus tard, son voeux a été exaucé. Dans deux mois, elle donnera naissance à un garçon ou une fille. Expliqua l'âme d'Hina.

-...Mmmm, réfléchissait le dieu de l'Amour, une main sur le menton essayant de se souvenir.

- Ne te fatigue pas Naruto, tu vas te faire mal à la tête, répliqua Sasuke qui se tourna ensuite vers la mère de Neji alors que son frère aux cheveux d'or parti bouder à ses paroles. Je pense que cela doit être l'oeuvre de notre mère. Cela a dû se passer le soir de la cérémonie.

- Oh, alors, veuillez transmettre mes remerciements à la déesse de la Beauté, je vous prie". demanda cette dernière qui ne chercha pas à comprendre de quoi parlait Sasuke. Une affaire entre les Dieux sans doute. Il valait mieux ne pas qu'elle s'en mêle. Le jeune angelot acquiesça avant de rejoindre son grognon de frère.

Après cet échange, Saï renouvela sa question à l'âme d'Hina. Elle hésitait. En effet, en arrivant, elle avait vu que dans l'assistance qui observait l'entraînement des deux dieux ailés, des jeunes servantes et nymphes regardaient son mari avec des yeux séducteurs et lui faisaient du charme. De plus, quand Hizashi l'avait présentée en tant que son épouse, certaines l'avaient regardée d'un regard noir où on pouvait y lire de la jalousie et de la malveillance. Se pourrait-il que son aimé est recommencé sa vie aux Enfers avec une autre, sans l'attendre, alors qu'elle rêvait que de le rejoindre ? Savait-il que si Neji n'avait pas été là, elle aurait mis fin à sa souffrance et l'aurait rejoint sans remord ? Bien qu'ils se soient mariés dans le monde mortel, la mort les avait séparés. Le père de Neji aurait pu considéré qu'il n'était plus lié à elle et qu'il soit allé voir d'autres femmes.

D'un coup, son coeur, si cela était encore possible, se glaça d'effroi et de tristesse car même mort, elle lui avait été restée fidèle, l'aimant encore et vivant dans son souvenir. La mère de Neji avait acceptée la mort et être séparée de son fils à cause de la maladie que parce que l'espoir d'être de nouveau réuni avec Hizashi l'habitait. Elle ne savait plus que décider. Ne valait-il pas mieux le sommeil éternel plutôt que de voir son amour de toujours au bras d'une autre ? En se relevant, elle se tourna vers le dieu des Enfers et osa prononcer ses paroles:

"- Majesté, j'aimerai... je voudrai vous demander une faveur pour être sûre de mon choix... J'aimerai parler à "mon époux" seul un instant.

- Bien, mais sache que c'est la dernière. Je te l'accorde car Hizashi est le plus fidèle et le plus efficace intendant que j'ai pu avoir et tu possèdes une âme pure. Prends ça comme une récompense pour ta vie de devoir accompli. Accorda le dieu des Enfers.

- Je vous remercie." se courba l'âme d'Hina avant d'emboîter le pas à Hizashi qui la conduisit vers un belvédère isolé, entouré d'oiseaux aux multiples couleurs.

Alors que le couple s'éloignait, Saï et Ino allèrent voir Naruto et Sasuke. Ce dernier essayait de faire sortir son frère de sa bouderie. La divine épouse éclata de rire en voyant la tête du dieu de l'Amour avant d'être interrompue par les trois guerriers antiques.

En premier, Achille, guerrier grec. On dit qu'il était invulnérable et gagnait toutes ses batailles depuis que sa mère l'avait immergé dans l'eau du Styx alors qu'il était encore un nourrisson. Tout son corps fut recouvert à l'exception de son talon par lequel elle le tenait pour qu'il ne soit pas englouti par les flots. D'ailleurs, c'est ce dernier qui causa sa perte. Afin de l'inciter à le suivre durant la guerre de Troie, le roi Agamemnon lui mentit en lui promettant la main de sa du dernier assaut contre la ville de Troie, Paris lui décrocha une flèche empoisonnée qui atteint son seul point faible : ce talon. Il mourut de cette blessure.

Vient ensuite Hector, fils de Priam, prince troyen, frère aîné de Paris, le seul guerrier pouvant rivaliser avec Achille durant la guerre de Troie. Un jour, ce dernier se querella avec un des rois grecs. En effet, après une de ses victoires, Agamemnon lui vola une de ses prisonnières, une prêtresse du dieu Kakashi, comme tribu de guerre. L'invulnérable grec avait l'intention de lui rendre la liberté pour rester dans les bonnes grâce de la divinité mais le souverain n'était pas du même avis. Furieux, Achille refusa de combattre lors de l'assaut du lendemain. Malheureusement, son cousin Patroche se fit passer pour lui et combattit Hector qui le pourfendit de son glaive. Lors d'un duel, fou de rage d'avoir perdu un membre de sa famille qu'il aimait, Achille tua à son tour Hector et traîna son corps derrière son char tout autour de la cité avant de rendre sa dépouille à son père qui était venu le supplier de le laisser lui donner une sépulture.

Les deux anciens ennemis étaient devenus aux Enfers les meilleurs amis du monde, regrettant de ne pas l'être devenus de leur vivant à cause d'une guerre que ni l'un et ni l'autre n'avait voulu.

En dernier, Léonidas, roi de Spartes, qui défia avec juste 300 guerriers, les Perses, les empêchant de conquérir la Grèce en bloquant le défilé des Thermopiles. Ce souverain avait trouvé la mort lors du dernier assaut de ses ennemis à cause de la trahison d'un des leurs. Malgré sa mort et celle de ses 300 soldats, les Perses rebroussèrent chemin abandonnant leur désir de conquête, découragés par le courage des Spartiates mais surtout par la crainte du soulèvement de tous les peuples de la Grèce, enragés par le courage et le sacrifice des guerriers de Spartes.

Achille finit par prendre la parole :

"- Dieu Naruto, dieu Sasuke, pouvons-nous reprendre l'entraînement, ou devons-nous l'interrompre jusqu'à demain ?

- Non, non, on va reprendre, bien sûr... Je veux réussir à botter les fesses de mon traître de frangin, vociféra Naruto qui n'avait pas du tout apprécié les moqueries de ce dernier.

- Comme si tu allais y parvenir, idiot, répliqua le dit frère.

- Grrr, tais-toi, Sas'ke. J'y arriverai. Je n'abandonne jamais..."

C'est là dessus que les deux dieux ailés reprirent là où ils en étaient sous le regard amusé des dirigeants des Enfers et de l'assistance.

Pendant ce temps, Hizashi et l'âme d'Hina étaient arrivés sous le belvédère. Le silence régnait entre eux. Le père de Neji n'en pouvant plus, parla :

" - Alors, Hiashi et Hitomi vont avoir un enfant... Je suis heureux pour eux...

Voyant qu'elle ne répondait pas, il continua, gêné.

- J'ai vu Neji dans le Léthé. Il est devenu un beau garçon... J'ai constaté qu'il s'appliquait dans tout ce qu'il entreprenait... Tu as fais un excellent travail avec lui... Tu l'as bien éduquée malgré mon absence... Je...

- Merci, cela n'a pas été facile tous les jours... le coupa son "épouse". Je l'ai confié à Hiashi et Hitomi. Je prie pour qu'il surmonte le chagrin de m'avoir perdue.

- ... Oui, j'ai vu l'adoption de Neji par mon frère, tu as bien fait... Et ne t'inquiète pas, il est fort, je l'ai vu...

-...

- Hina ? Hina, je ...

- As-tu une autre femme ? J'ai vu le regard de celles qui le posent sur toi. Elles te veulent. Coupa encore l'âme de Hina.

- Hina !...

- Je ne le supporterai pas ! Je n'ai vécu que pour te retrouver ! Si Neji n'avait pas été là, je me serai tuée pour te rejoindre ! Eclata-t-elle en sanglot.Si tu ne veux plus de moi, je préfère choisir le sommeil éternel.

- Hina ne dis pas ça, tu n'as pas le droit ! S'exprima avec force Hizashi qui se retenait de la serrer dans ses bras puisque pour le moment elle était immatérielle.

- Si, j'ai le droit ! Tu m'as laissée toute seule avec ma souffrance qui grandissait de jours en jours ! Je n'aurai pas la force d'en surmonter d'autres. Cria-t-elle.

- Hina, je voudrai tant pouvoir te sécher les larmes de tes yeux... Hina, je peux t'assurer qu'il n'existe aucunes autres que toi dans mon coeur. essaya de rassurer Hizashi.

- Mais ce que j'ai vu en arrivant...?

- Ce n'était que des regards d'envie et de jalousie... Malgré leurs tentatives, je les ai toutes éconduites...Elles savent que je n'appartiens qu'à une seule femme... Cette dernière est la plus têtue, la plus courageuse, la plus aimante et la plus belle déesse que je n'ai jamais connue dans ma vie et dans la mort.

- Hizashi... dit la mère de Neji, bouleversée.

- C'est toi, Hina, et personne d'autres. J'ai choisi de reprendre une apparence charnelle que pour pouvoir d'attendre et vivre l'éternité que nous offrent les Champs Elysées avec toi et uniquement toi. J'aurai pu attendre jusqu'à ce que Chronos, dieu du Temps, te fasse trépasser de vieillesse. Déclara Hizashi d'une voix douce mais déterminée.

- Oh, Hizashi, tu veux donc encore de moi auprès de toi ?

- Oui et pour toujours. Confirma-t-il.

-... Retournons auprès du dieu Saï et de son épouse... J'ai fait mon choix". termina l'âme de Hina.

Le couple retrouvé se dirigea donc vers le terrain d'entraînement et s'arrêtant devant le seigneur des Enfers, s'agenouillèrent avant que ce dernier demande une dernière fois à la mère de Neji.

" Alors, Hina, ta décision, quelle est-elle ?"

L'âme d'Hina s'écarta de Hizashi et proclama sa réponse au dieu Saï :

"- Dieu des Enfers, maître de la Mort, je souhaite reprendre un corps et vous servir de toutes les manières que vous jugerez bon de m'employer.

- Soit. Qu'il en soit ainsi."

A ses mots, Saï tendit la main vers elle et des boules de lumière en sortirent. Ces dernières de la taille d'une luciole se dirigèrent vers l'âme de Hina et tourna autour d'elle doucement et puis de plus en plus vite. Elles se déplacèrent à partir de ses pieds pour arriver au niveau de sa tête. La lumière s'intensifia jusqu'à disparaître dans un flash laissant l'aimée de Hizashi réapparaître dans un nouveau corps.

"- Hina Huyga, te voici dans une nouvelle enveloppe corporelle. Tu es maintenant à notre service à la reine des Enfers et à moi...Ta tâche consiste maintenant à être la servante personnelle de mon épouse... Ino, je te présente ta nouvelle dame de compagnie. Commanda Saï.

- Oh merci Saï, remercia Ino qui l'embrassa.

- Je vous remercie également, majesté... Je ferai de mon mieux pour vous satisfaire, conclua Hina en faisant une révérence à la reine des Enfers.

- Bien, mon premier ordre... Tu vas garder le reste de la journée pour ton mari, s'il le souhaite bien sur. Mais demain, tu as intérêt à tout me raconter, mais vraiment tout, dit Ino. Saï, j'aimerai rentrer et prendre notre repas, je meurs de faim.

- Bien, alors allons-y... Avant que je parte, Hizashi, je te libère de tes tâches pour la journée. Profite en pour retrouver ton épouse. Termina son époux avant de présenter son bras à Ino avant de repartir vers son palais.

- Je vous remercie, majesté, répondit Hizashi en s'inclinant pour le saluer. Il enlaça ensuite Hina dans ses bras et l'embrassa langoureusement devant le regard envieux des jalouses. Son aimée répondit au baiser et se blottit contre lui.

- Quand à vous, les garçons ne tardaient pas trop à rentrer au palais. N'oubliez pas que le royaume des Enfers devient le terrain de jeu des Furies et de Thanatos à la nuit tombée. Si vous ne voulez pas devenir leurs jouets jusqu'au matin, ne traînez pas trop. Recommanda Ino.

- Oui !," répondirent Naruto et Sasuke, un frisson les parcourant de toute part.

Hizashi et Hina se dirigèrent, après une visite brève des Champs-Elysées, vers la maison que le dieu des Enfers avait assignée à son intendant. Saï et Ino rentrèrent pour se restaurer et enfin, profiter d'un repos bien mérité. Quand à Naruto et Sasuke, ils continuèrent à suivre les conseils de leurs instructeurs avant de tomber littéralement de fatigue sur un match nul alors que le crépuscule arrivait. Ils rentrèrent ensuite. La nuit venue fut remplie de murmures et de gémissements provenant de la résidence des parents de Neji. C'étaient les retrouvailles d'un couple. Ce dernier prouvait à ceux et à celles qui voulaient bien les entendre que deux âmes soeurs profondément éprises l'une de l'autre étaient maintenant et à jamais liées, que se soit dans le royaume des vivants ou dans celui des morts. Hizashi et Hina se sont témoignés tout leur amour l'un envers l'autre et cela jusqu'au matin. Il faut dire qu'ils avaient du temps à rattraper.

Les jours, puis les semaines s'écoulèrent pour qu'enfin deux mois soient presque arrivés à leur terme. Le couple infernal régissait leur royaume en recevant les âmes des défunts ou les Dieux leur rendant visite. Hina s'était vite habituée à son nouveau statut. Comme promis, elle a dû raconter ses retrouvailles d'avec son époux à sa nouvelle maîtresse. Cette dernière la traitait plus en dame de compagnie et en amie qu'en servante soumise, appréciant le côté enjoué et franc de la mère de Neji. Hina avait trouvé en Ino une personne juste, qui ne demandait qu'à rire et à se divertir. Elle était l'opposé de son divin mari qui était plus sombre, plus renfermé. C'était un contraste saisissant. Saï régulait le caractère excessif d'Ino alors qu'elle lui réchauffait le coeur de son sourire. Ils étaient complémentaires. Naruto et Sasuke étaient toujours aux Enfers à suivre l'enseignement d'Achille, d'Hector et de Léonidas. C'étaient des professeurs exigeants et durs mais justes. Ils ne laissaient passer aucunes erreurs, surtout Léonidas en tant que Spartiate, mais savaient aussi féliciter et récompenser quand les efforts payaient. D'ailleurs, ceux-ci se faisaient doucement sentir. Les garçons devenaient plus précis, plus endurants à la mesure de leur corps d'enfant mais cela était encourageant pour leur avenir. Un matin d'hiver, Ils eurent une visite.

"- Naruto, Sasuke, quelqu'un désire vous voir ! leur informa Saï qui venait d'arriver au terrain d'entraînement.

- Qui ? demandèrent les dieux ailés.

- Moi !

Devant eux se présenta un homme blond de grande taille possédant à son côté poignard et glaive, un casque sous le bras et des yeux bleus azurs. Les trois guerriers antiques ayant reconnu leur visiteur s'inclinèrent devant lui.

- Papa, qu'est-ce que tu fais ici ? s'exclama Naruto en reconnaissant Minato, le dieu de la Guerre.

- Je suis venu voir comment vous vous en sortiez.

- Dis plus tôt que c'est maman qui t'envoie. Elle ne supporte pas que nous oublions de lui envoyer Lee pour avoir de nos nouvelles. Fit remarquer Sasuke. Elle s'angoisse toujours trop pour nous.

- Aussi, admit Minato, une main derrière la tête comme son fils aux ailes blanches quand il était gêné ou pris sur le fait.Enfin, bref,... Alors Achille, Hector et Léonidas, cela fait depuis le début de l'automne que vous les avez pris en charge. Comment se comportent mes petits diables ? Pas trop insupportables.

- On n'est pas petits ! Crièrent en coeur Naruto et Sasuke offusqués de s'être fait traiter ainsi.

Minato leur fit un sourire moqueur avant de se concentrer sur les trois héros antiques. Hector se faisant le porte parole du trio teint ce discours :

"- Nous vous saluons, Minato, dieu de la Guerre... En ce qui concerne l'entraînement, tout se passe bien même si le dieu Naruto est un peu plus dissipé que son frère. Ce dernier est plus concentré. Nous pouvons distinguer deux personnalités différentes.

- Lesquels ? Demanda Minato, intéressé par les observations d'Hector et de ses comparses.

- Le dieu Sasuke est plus réfléchi, posé. Il analyse plus la situation avant d'entreprendre quoi que ce soit. La stratégie ne lui pose aucun problème tellement ses observations sont pertinentes. Lors d'un combat, il les utilise pour savoir où et quand frapper... Continua le prince troyen.

- Je vois, et pour Naruto ?

- Le dieu Naruto est plus dans l'instinct et surtout, il est imprévisible. Il n'analyse pratiquement jamais une situation et choisi souvent de foncer tête baissée. Cependant, dans un combat qui semble perdu d'avance ou posant d'énormes difficultés, il trouve toujours une solution,certes, pas très académique mais efficace. Finit Hector.

- Et physiquement ?

- Et bien, continua cette fois-ci Achille, le dieu Naruto est plus endurant que ce soit dans les airs ou sur terre par rapport à son frère, qui lui est plus précis dans ses gestes. Sinon, en force de frappe, ils semblent équivalents. Ils sont aussi forts l'un que l'autre. C'est la manière dont il l'utilise qui diffère entre eux.

- Je vois... Diriez-vous qu'ils sont complémentaires ? Interrogea Minato.

- Tout à fait, répondit cette fois-ci Léonidas. Lors des exercices ou des combats durant lesquels ils devaient combattre contre l'un d'entre nous, Naruto était souvent la force de frappe alors que Sasuke construisait une stratégie. De plus, leur attaques combinées sont vraiment destructrices et se complètent parfaitement, surtout quand l'un attaque des airs tandis que l'autre reste sur terre... Enfin quand ils ne se disputent pas à savoir qui commande la manœuvre.

- Nous pensons, seigneur Minato, qu'avec les années et les entraînements, ils deviendront de redoutables guerriers, renchaîna Achille. Pour le moment, nous avons du nous adapter à leur âge mais c'est très encourageant pour l'avenir.

- Mon but n'est pas d'en faire des guerriers. Je veux que mes fils sachent se défendre et défendre l'Olympe contre les Titans, ne l'oubliez pas, avertit le dieu de la Guerre, qui n'avait pas apprécié le ton du héro grec qui donnait l'impression de parler d'un de ses Myrmidons.

- Veuillez pardonner le zèle de mon ami, seigneur Minato, s'inclina Hector.

-...Passons... Vous acceptez donc de continuer à les entraîner durant les prochaines années, si je comprends bien, les questionna le dieu de la Guerre.

- C'est notre devoir et notre honneur, Seigneur, répondirent en coeur les héros antiques.

- Bien. Nous en finirons là pour aujourd'hui... Veuillez vous retirer." Ordonna Minato.

Après avoir été saluées, les trois divinités se dirigèrent vers le belvédère pour y prendre une collation et discuter des événements passés à l'Olympe pendant leur absence. Ainsi, Naruto et Sasuke apprirent que leur mère ne savait plus où donner de la tête pour l'organisation de leur mariage. Elle avait même réquisitionné Ayame et Matsuri en plus de ses amies déesses et des Nymphes. Jiraya essayait toujours d'échapper à la vigilance de Tsunade pour aller voir les mortelles. Sakura avait gagné un concours contre Suigetsu afin de donner son nom à une ville de Grèce. Elle avait fait apparaître un olivier divin, symbole de paix et de prospérité. Le dieu des Océans avait préféré un symbole de guerre représenté par Pégase, cheval blanc ailé. Le jury composé des autres Dieux et des habitants de l'Olympe avait voté pour l'olivier, au grand désarroi de Karin qui aurait bien voulu donner son nom à la cité à la place de son mari. Cela augmenta d'ailleurs l'orgueil de la déesse de la Sagesse, des Batailles et de la Victoire. Shizune continuait à soutenir les sages-femmes. Choji et Fu arpentaient les régions agricoles. Lee courait toujours entre les Dieux en tant que messager. Gaï jouait avec les Nymphes et les Naïades ou lançait des défis à Kakashi. Tenten chassait toujours dans toutes les forêts connues ne connaissant pas la fatigue. D'ailleurs, elle avait hâte de nouveau les arpenter avec eux. Kankuro continuait à forger les éclairs de Jiraya et à travailler sur son projet secret. Temari défendait toujours les injustices ou passait du temps avec Shikamaru qui lui préférait faire la sieste. En mentionnant le dieu des Songes, Minato posa à ses fils une question.

"- En parlant de lui, comment se passent les exercices de méditation qu'il vous a donné ?

- ...

- Vous pensez à les pratiquer au moins ? ... Sasuke !?

- Et bien, oui... J'essaie de les faire tous les jours avant l'entrainement. Ça m'aide à garder ma concentration. J'y arrive assez bien. Je suis de plus en plus ouvert à mon environnement. Je les utilise aussi pour retrouver mon calme quand Naruto me pousse à bout.

- Bien. Et toi, Naruto ?

- Euh... Hésita ce dernier essayant de fuir le regard de son paternel.

- Naruto !? Insista son père.

- Je... Je pense à les faire. Je profite que Sasuke les pratique pour m'y mettre aussi, mais... Je n'y arrive pas aussi bien que lui... Dès qu'il faut rester plusieurs minutes sans bouger, je perds patience et je me déconcentre.

- Naruto, il faut que tu fasses des efforts. C'est primordial, surtout pour toi.

-Je sais, je sais, ... Je fais de mon mieux mais c'est difficile. Des fois, je me demande vraiment pourquoi c'est si nécessaire. Je n'ai pratiquement pas fait de crises depuis la cérémonie. Commença à s'irriter Naruto.Si au moins, tu m'expliquais pourquoi c'est si important pour moi, plus que pour Sasuke. On ne me dit rien et j'en ai marre.

Naruto se leva pour s'éloigner de son père et de son frère en colère. Il lui en voulait d'être tenu à l'écart alors que cela le concernait.

- Je suis désolé, Naruto. S'excusa Minato qui l'avait rejoint. Je te mets surement trop de pression mais j'aimerai que tu arrêtes de souffrir à cause de tes cauchemars. Et puis,...

- Ca va. Rassura son fils. Je sais que c'est pour mon bien. En fait, je suis plus en colère contre moi de ne pas y arriver aussi bien que Sasuke. C'est tout. Mais je vais m'accrocher."

Sasuke les observa de loin et regarda son frère. Il n'était pas d'accord avec son frère. Ce dernier avait oublié de préciser un point par rapport à ses crises. Certes, il en faisait moins mais quand une arrivait, elle était très puissante. Grâce aux exercices mentaux et à la méditation, Naruto n'avait plus vraiment besoin de Shikamaru car à travers leur lien, Sasuke l'aidait à se réveiller. Cependant, plus d'une fois, les deux dieux ailés avaient eu du mal à combattre les songes meurtriers. Il ne comprenait pas pourquoi le dieu de l'Amour ne voulait pas en parler. Surement, pour ne pas inquiéter leur parent et par peur d'être confiné par leur mère à l'intérieur de l'Olympe, sans possibilité d'aller voler, de partir en mission, de suivre les entraînements, en un mot de vivre. Le dieu de la Guerre s'agenouilla et mit sa main sur l'épaule de Naruto en lui souriant. Ils restèrent ainsi en silence. Minato réfléchissait. Peut-être qu'il était temps de parler à Naruto de son héritage. Certes, il aurait aimé qu'il avance dans la méditation pour y faire face mais il comprenait la frustration et l'incompréhension du dieu de l'Amour. Peut-être que le fait de connaître une des raisons de l'importance de la méditation l'aiderai à mettre plus d'efforts et de motivations dans son apprentissage.

"- Naruto il faut que ..." Commença le dieu de la Guerre.

Tout d'un coup, le monde se figea. La pression de l'air venait d'augmenter et continuait à le faire inexorablement. Minato sentait de l'agitation provenant des Titans, enfermés aux Tartares. Les trois divinités se redressèrent et se demandaient ce qui se passait. Ce n'était pas un bon présage. Quelque chose de grave se préparait, mais quoi ? C'est sur cette pensée que Lee apparut porteur d'un message de Jiraya.

"- Minato ! C'est Gaara ! Il est devenu incontrôlable !

- Quoi !? Vite, il me faut rejoindre l'Olympe !

- On vient avec toi !! Crièrent les deux frères.

- Non ! Vous restez en sécurité ici !

- Mais, nous nous sommes entraînés pour faire face à ce genre de situation. Essaya d'argumenter Sasuke

- J'ai dit non ! Certes, vous avez apprit à vous battre mais cela ne suffira pas ici.

- Mais... commença à contredire Naruto.

- Ne discute pas, Naruto ! La situation est grave. C'est trop dangereux. Ordonna Minato avec force. Son regard montrait qu'il ne souffrait d'aucune contestation.

- Bien, soit prudent alors. Se résigna Naruto.

- Toujours", Conclue son père une main sur la tête de son fils.

C'est sur ces mots, que le dieu de la Guerre partit en direction du palais le plus rapidement possible afin de traverser le vortex qui relie l'Olympe et le royaume des Enfers en compagnie de Saï et Ino ainsi que de Lee. En une seconde, tout le monde arrivèrent sur l'Olympe où ils sentirent que les vents se déchaînaient. Leur force ne faisait qu'augmenter de minutes en minutes. Les arbres étaient ballottés dans tous les sens, certains avaient été arrachés. Les animaux se cachaient restant silencieux. Minato regarda tout autour de lui et constata que tous les courants convergeaient vers un même point. Gaara devait s'y trouver. Le dieu de la Guerre et ses compagnons les remontèrent donc pour voir enfin, sur une colline, Jiraya ainsi que les autres Dieux devant une divinité des Vents au summum de sa colère. Tous les courants venteux étaient d'une force exponentielle et entouraient leur divinité d'une armure de sable qu'ils soulevaient du sol. Minato ne comprenait rien. Cela faisait cinq ans que Gaara n'avait pas éclaté comme ça. Il demanda :

"- Jiraya, Tsunade, que s'est-il passé ?

- Cela ne peut être qu'à cause de cette maudite mortelle qu'il garde auprès de lui. Répondit à la place Sakura de manière hautaine. Je savais qu'elle nous causerait des problèmes.

- Tais-toi Sakura. Tu n'en sais rien. Tout comme nous tous. Répliqua Tenten.

À ce moment-là, une bourrasque puissante se dirigea vers Sakura qui l'évita mais un arbre en fut coupé en deux.

- Oui, tu devrais te taire. Apparemment, Gaara n'apprécie pas que tu insultes sa protégée, fit remarquer Temari.

-Oh, ça va. J'y suis pour rien. Se défendit la déesse aux cheveux roses.

- Peut-être, mais l'injurier ne fait que le rendre plus furieux. Alors, garde tes sarcasmes pour toi. Conseilla Tsunade, excédée.

- Arrêtez de vous disputer, ce n'est pas le moment. La priorité est de calmer notre ami. Raisonna Shikamaru. Il faudrait déjà savoir ce qui l'a rendu comme ça.

- Tu as raison, Shikamaru. Où est Matsuri ? S'enquérit Jiraya.

- Elle est allongée avec Ayame et Shizune. Apparemment, elle est évanouie mais je ne sais pas pourquoi, informa Kankuro. Peut-être que Ayame sait ce qui s'est passée. Elles étaient ensemble ce matin pour aider Kushina.

- C'est vrai. Continua cette dernière.Cependant, je les ai envoyées faire une commission pour moi. Après je ne sais pas.

- Lee va soigner Matsuri pendant que Kushina, Ino et Karin interrogent Ayame. Je vais lever une barrière de foudre pour l'isoler. Je ne pourrai pas prendre part au combat car je vais avoir besoin de toute ma concentration et ma puissance pour contenir autant d'énergie et de puissance. Kankuro, il faut vraiment que tu me fournisses en éclairs. Je vais en avoir besoin. Quand aux autres, essayez de calmer Gaara... Minato, tu es celui qui a le plus d'expérience dans les combats. Tu commanderas. Ordonna Jiraya.

- Bien !" Consentirent tous les Dieux.

Tout se mit en place. Jiraya s'avança devant Gaara et remplit l'air d'éclair qui en frappant le sol autour d'eux, formèrent une barrière. Les vents qui se trouvaient en dehors se calmèrent alors qu'à l'intérieur, ils redoublèrent d'effort. Apparemment, le dieu colérique ne supportait pas d'être ainsi prisonnier. Les autres Dieux l'encerclèrent et essayèrent de le raisonner tout en évitant les vents chargés de sable et roches. Tsunade frappa le sol de toutes ses forces le fissurant afin de déséquilibrer Gaara. Malheureusement, ce dernier s'éleva dans les airs grâce aux vents. Tenten tenta de tirer des flèches avec son arc ; Suigetsu de le distraire ou de piéger les sables avec ses eaux ; Shikamaru de le piéger avec son ombre alors que Temari essaya de le raisonner. Choji faisait son possible pour couvrir ses amis. Minato analysait tous les mouvements pour trouver une faille afin de frapper de telle façon à l'assommer. Il ne désirait pas blesser de son glaive ou pire le meilleur ami de son fils, celui qui l'avait accepté comme il était, celui qui l'avait aidé à surmonter les moqueries et les humiliations. Le dieu de la Guerre a remarqué que Gaara se retenait avec les dieux qui étaient devenus amis avec Matsuri. Par contre, à l'exemple de Sakura, ceux qui l'avaient insultée devait faire face à presque toute sa puissance. Il avait compris que laisser le dieu des Vents se concentrer uniquement sur elle pouvait le pousser à faire une erreur comme oublier les autres combattants. Si cela arrivait, Minato pourrait ainsi l'attaquer. C'était risqué car la déesse de la Sagesse risquait gros malgré sa force.

Pendant que son fiancé s'évertuait à calmer Gaara, Kushina accompagnée de Ino et Karin s'approcha de Ayame et Matsuri. Cette dernière était toujours inconsciente malgré les soins de Lee. Ses vêtements étaient en lambeau et du sang jonchait l'herbe.

"- Ayame, explique nous ce qu'il s'est passé.

- Et bien, quand nous sommes parties pour effectuer la course que vous nous avez confiée, des Nymphes et des Naïades sont arrivées à notre encontre. Expliqua cette dernière. Au début, nous avons cru qu'elles voulaient juste nous accompagner car elles ont commencé à nous parler de la cérémonie du mariage et tout ce que nous devions faire. Malheureusement, la discussion a vite dérapé lorsqu'une d'entre elles à prononcer le nom du seigneur Gaara et qu'une autre se plaigne de ne plus le voir...

- Continue Ayame, c'est important. Il faut que nous comprenions la situation. Invita Karin.

- Là, elles ont accusé Matsuri de tout faire pour le garder pour elle, lui demandant ce qu'il pouvait lui trouver. Elles critiquèrent son apparence la trouvant plus que banale... Certaines Nymphes lui ont demandée par quel sortilège, elle le tenait l'insultant de sorcière. D'autres ont insinué que Matsuri devait être très douée au lit pour maintenir seigneur Gaara loin d'elles... Mon amie a été insultée de traînée alors que... qu'il ne l'a jamais touchée. Matsuri a essayé de se défendre en leur disant qu'elle était toujours vierge mais elles ne l'ont pas crue... jusqu'à ce qu'une d'elles ... mon dieu..., sanglota l'ancienne princesse troyenne.

- Prend ton temps, mais il faut tout nous dire, encouragea Ino.

- Une Naïade a proposé à ses compagnes de vérifier la véracité des dires de Matsuri... J'ai essayé de m'interposer en les menaçant d'en référer aux seigneurs Gaara et Jiraya étant sous leur protection et qu'elles seront punies pour l'avoir touchée... Continua courageusement Ayame, en pleurs. A cause de leur folle jalousie, nos tortionnaires ne m'ont pas écoutée... Elles étaient nombreuses et nous étions dans un lieu isolé... Certaines m'ont maintenue alors que d'autres ont forcé Matsuri à s'allonger au sol et l'ont empoignée. Mon amie s'est débattue sans succès. Les Nymphes lui ont déchiré le bas de sa robe... Ô Temari, déesse de la Justice, donnez moi la force...

- Ne nous dis pas qu'elles ont voulu... Demanda horrifiée Shizune.

- Si, confirma Ayame, une des Naïades a approché sa main de l'antre intime de Matsuri dans l'intention d'y introduire un doigt afin de vérifier sa virginité... C'est la dessus que seigneur Gaara nous a trouvées : moi me débattant pour sauver mon amie, et elle en pleurs, allongée au sol, la robe déchirée. Je ne sais pas comment il nous a trouvées mais il l'a fait.

- Oui, je me souviens, dit Kushina. Il était venu à mon palais pour savoir si Matsuri en avait terminé. Il voulait lui parler de quelque chose d'important. Je lui ai indiqué la direction que vous avez prise. Mais excuse-moi, continue, je t'en prie.

- Merci. A sa vue, nos tortionnaires ont arrêté leur geste mais sans pour autant nous lâcher. Je voyais qu'à cause de ce spectacle horrible, il contenait sa colère. Seigneur Gaara a demandé ce qui se passait... Continua l'ancienne princesse troyenne. Là, les Nymphes l'ont accusé de les délaisser pour Matsuri qu'elles ont continué à insulter de plus belle... A la fin, une d'entre elles a relevé mon amie par les cheveux et l'a lancée au bas de la colline où nous trouvions. Matsuri s'est cognée la tête contre un rocher perdant connaissance et c'est en voyant son sang se répandre que seigneur Gaara a explosé de colère...

- Que sont devenues les Nymphes et les Naïades, elles n'étaient pas là quand nous sommes arrivés ? Demanda Ino.

- Elles se sont enfuient quand elles ont vu l'état du dieu des Vents... Seigneur Kankuro est arrivé une seconde après en courant. Il l'a empêché de les poursuivre. Il a ordonné à Lee qui passait par là d'aller chercher des secours... La suite vous la connaissait, termina Ayame.

- Donc c'est en voyant Matsuri dans cet état que Gaara a laissé sa colère prendre le dessus. C'est vraiment grave. Conclua Shizune. Cela ne va pas être facile de le calmer."

Là-dessus, Kushina, Ino et Karin laissèrent Ayame et Matsuri aux bons soins de Shizune et de Lee. Quand elles s'approchèrent de Jiraya pour lui faire part de la situation, un vent des plus violents plaquèrent tous les Dieux à la barrière. Gaara n'avait aucunes égratignures et commença à former une lame de vent en direction de Sakura, Il s'apprêtât à l'abattre sur elle qu'il entendit une voix qui stoppa son geste.

"- Gaara ! Arrête ! Qu'est-ce qui te prend ? Arrête !"