¤ BonjOur à tOus ¤

Désolée pour ce très long retard ! Je suis impardonnable ... mais très occupée. De plus, je suis plus dans l'écriture de Inexistence... ^^ Et puis des ptites idées qui explosent dans mon cerveau mdr (à voir sur mon profil, où comme toujours, j'explique tOut ^^) Bref, je ne trouve pas ce chapitre d'une qualité exemplaire... j'le trOuve même plutot fade. mais c'était ça ou vous faire attendre encOr' plus longtemps ! Par contre, j'avoue que la suite n'arrivera pas tout de suite. PAs envie de gâcher toute cette deuxième partie ! Surtout que ce qui s'y passe au prochain chapt doit être parfait =) Pour inexistence, chapt avec ma zOyé, donc... ce soir... normalement xD

Bonne lecture !

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Chapitre 3

¤ 2012. Portsmouth, Grande-Bretagne

POV Ginerva Molly Weasley. ¤

Je me passais de l'eau sur le visage avant d'inspirer profondément. Au bout d'une heure de blabla insensé, de discussion sur le tout et particulièrement le rien, j'avais réussit à m'éclipser aux toilettes. Mais j'y étais depuis une vingtaine de minutes… Je savais que me cacher n'était pas forcément la meilleure solution mais je n'avais aucune envie de sortir de cette petite pièce. J'observais les lieux, détaillant chaque objet du regard. Je sentais sans difficulté qu'aucune femme ne venait ici. Seuls des produits, rasoirs d'homme, crème pour la peau, après rasage pour homme… Tout était exclusivement masculin. Je m'emparais du parfum d'Harry et en aspergeait dans l'air. Je lui en avais offert le premier flacon lors de son dix-huitième anniversaire. J'humais à en perdre haleine cette odeur musqué et me laissais emporter.

Je reposais le flacon et me regardais dans le miroir. Mes yeux étaient légèrement rouges, injectés de sang à cause de la fatigue et des larmes. J'avais l'air épuisée. Et je m'en préoccupais plus que d'ordinaire. Je m'interrogeais bêtement sur ce qu'avait pensé Harry en me revoyant. Je m'étais arrondi au niveau des hanches -à cause de ma grossesse- et quelques rides s'étaient creusés au fil du temps au niveau de mes yeux. La peau vieillissait plus facilement au soleil.

Puis mon esprit vagabonda vers Roman, qui se faisait soigneusement fusiller du regard par notre hôte depuis que nous étions arrivés. Je devinais qu'Harry était jaloux. Sans comprendre pourquoi. Mais je devais rejoindre Roman avant tout pour ne pas qu'il soit trop pesé par les coups d'œil furibonds de mon ex.

Je sortais donc, après avoir inhaler plusieurs fois. Le parfum d'Harry m'enivra à nouveau, me rappelant milles souvenirs plus exaltants les uns que les autres. Je parcourais les quelques couloirs blancs et lumineux, observant les cadres photos aux murs : Teddy y souriait toujours, accompagné de mes frères, de leurs enfants, de toute ma famille. Quelques photographies des Membres de l'Ordre étaient éparpillées, une plus grande des parents d'Harry. James et Lily Potter. Nous avions exactement la même dans « notre » maison. Un fou rire nous avait saisit lorsque nous nous étions rendu compte qu'Harry était le sosie de James et que je ressemblais étrangement à Lily. De plus, nous avions à l'époque le même âge qu'eux à leur décès.

Je rejoignis le salon et remarquais que les enfants avaient disparut. Seuls Drago, Harry, Roman, Hermione et moi restions dans cette pièce où l'atmosphère semblait aussi venimeuse qu'un poison. Ma meilleure amie me lança un demi sourire.

« Ils sont montés. Teddy va leur montrer des jeux ou je ne sais quoi…

- Tu en as mis du temps. Marmonna Roman en me jetant un regard à faire peur. On a cru que tu t'étais noyée… »

J'eu brusquement envie de répondre que j'aurais préféré. Je me réinstallais et relevais les yeux vers Harry qui -face à moi- semblait lui-même s'être plongé dans son verre de vodka -alcool moldu. Il me dévorais soigneusement du regard sans réellement prêté attention aux autres autour. Il était simplement saoul, plus que jamais.

Il poussa un soupir à fendre l'âme et Hermione parut gênée. Drago se racla la gorge et tenta de détendre l'atmosphère. Et -comme la plupart des personnes le côtoyant le savaient- Drago Malefoy n'était pas la personne la plus apte à détendre quoi que ce soit ! Il s'exclama :

« Alors… votre fille… Elle a l'air… euh… gentille ! Et intelligente !

- Merci, Drago. Soufflai-je en rougissant.

- Et puis, Lola… c'est un très joli prénom ! » Ajouta Harry avec une moue railleuse.

Je plantais mon regard dans le sien et y lut plus que ce que je le voulais. Il semblait peiné, comme si en utilisant ce prénom, j'avais réellement tué l'enfant que je portais… son enfant plus que le mien apparemment. J'avais effacé tout trace de cet enfant en appelant ma fille de son prénom. Et Harry me haïssait profondément pour ça.

Je baissais les yeux, ne voulant absolument pas croiser à nouveau ce regard. Roman posa sa main sur la mienne pour me consoler. Harry jaugea cette main qui recouvrait la mienne, nos doigts s'entremêlant. Il faisait une drôle de tête et but le reste de son verre d'une traite avant de se lever.

« Besoin d'air… » Grogna-t-il avant de quitter les lieux.

Je le suivis du regard et détachais mes doigts de ceux de Roman. Les larmes me montèrent aux yeux et je les ravalais, serrant les dents. Hermione se redressa sur son fauteuil et tendit la main vers moi, consolante.

« Ne t'inquiète pas… il…

- Vous aviez dit qu'il était moins en colère !

- Si tu veux mon avis, Ginny, ça tient plus de la jalousie que de la colère. Commenta Drago. Et ça… je doute que ça passe. »

Je me levais finalement et fis quelques pas dans la pièce, tournant en rond avant de la quitter à mon tour. Je furetais un peu dans chaque salle -toutes si blanches que la lumière en était éclatante. J'étais pressée de l'observer une fois le soleil levé. Je m'approchais des portes fenêtre menant à un balcon et y retrouvais Harry. Il était adossé aux balustrades et sirotais un autre verre, le regard dans le vague. Je m'appuyais à mon tour contre les barreaux de bois peint en blanc -comme tout ici- et inspirais profondément m'enivrant de l'air salé provenant de l'océan.

« Comment vas-tu ? Bredouillai-je finalement.

- À ton avis, comment je vais ? Riposta-t-il, se moquant toujours de moi, l'ironie perçant dans sa voix.

- Mal… Mais… je n'y peux rien.

- Non, tu n'y peux plus rien. Tu aurais pu dans le temps. »

Je me tournais vivement vers lui et le fusillait du regard, franchement en colère cette fois. Je n'en revenais pas qu'il puisse toujours m'en vouloir pour ce que j'avais fait. Arriverait il un jour à passer outre ce sentiment de déception qu'il avait ressenti ? Ou me haïrait il à tout jamais juste pour ça ? Je savais bien que ce que j'avais fait était le comble de l'horreur pour lui, que je l'avait volontairement trahit, que j'avais fait perdre à notre couple tout ce qui le faisait autrefois vivre. Je savais qu'il aurait été un père parfait, que la guerre n'aurait fait qu'accentué son envie de protéger notre fils ou notre fille. Mais malgré ma certitude sur la perfection dont il aurait fait preuve et mes doutes me concernant, j'espérais bêtement qu'il finirait par exactement comprendre ce que j'avais fait. Mais non… cet espoir resterait à tout jamais vain en toute vraisemblance.

« On pourrait parler d'autre chose ?

- Parler d'autre chose… répéta-t-il avec un rire jaune. De quoi ? Du fait que tu ais appelé la fille que t'as eut avec ce mec là -cet aventurier à la noix avec sa perruque blonde !- Lola ! Alors que nous avions dit que notre fille s'appellerait Lola !

- Le problème c'est quoi exactement ? Hurlai-je, agacée. Roman ? Tu es… jaloux !? C'est ça le problème ? Ou le fait que j'ai eu un enfant avec quelqu'un d'autre peut être ? Sauf que ça reviendrait au même… Tu es jaloux !

- Tu as eut un enfant avec un homme qui… c'est un simple ami avec lequel tu baises !

- Surveille ce que tu dis ! Répliquai-je, furibonde qu'il puisse dire de telles choses, l'alcool y étant sans doute pour beaucoup.

- Tu n'as pas voulu de notre enfant alors que nous étions fiancés !

- Et nous étions en guerre ! Ajoutai-je. Cesse un peu de faire comme si ça n'avait pas d'importance ! La situation changeait tout, d'accord !? Si la guerre avait été finie à l'époque, nous serions sans doute mariés avec trois enfants… ça te va ? Mais la guerre n'était pas finie !

- Tu trouveras toujours une bonne raison. Ça ne pardonne pas ce que tu as fait au contraire. Tu as tué une personne de plus alors que des membres de ta famille mourraient déjà. »

La colère me porta aux larmes et je serrais les poings avant de lui cracher à la figure :

« J'ai tué un fœtus, Harry ! Un fœtus ! Ce n'était même pas encore un bébé ! Il n'avait même pas de doigt ou quoi que ce soit ! Il n'avait pas d'identité ! Je préfère qu'il n'ait pas existé ! Imagine un instant qu'il soit mort à un an ou deux ans ! Ça aurait été bien pire !

- Oui, mais il aurait aussi put vivre ! Nous pourrions eut un enfant tout les deux en ce moment même ! Et au lieu de ça, tu as… Mr-le-Super-Médecin-à-la-Perruque-Blonde !

- Roman ne porte pas de perruque ! Sifflai-je avec rage. Essaie de lui trouver un autre défaut au lieu de t'acharner sur ses cheveux ! Et j'aime ma vie. Tente donc de t'y faire. J'aime ma vie. J'adore ma vie sans toi ! »

Sur ces mots, je le laissais, claquant la porte des baies vitrées avant de me ruer dans la salle de bain. J'éclatais en sanglot en me rendant compte de ce que je lui avais dit et ne réussit pas à me calmer, jusqu'à ce qu'Hermione arrive, s'asseyant à mes cotés sur le sol de marbre de la salle de bain. Elle passa son bras par-dessus mes épaules et m'enlaça. Je me laissais aller, pleurant autant ma mère que la part de moi-même que j'avais laissé ici en la quittant.

¤ POV Joackim Weasley ¤

Étalés sur le lit de Teddy, nous avions enfin réussit à faire partir les petits qui jouaient avec des jeux vidéos sur la télévision du deuxième étage. Dalilah était -hélas- partie avec eux. Teddy se leva pour rouler une herbe verdâtre dans une feuille de cigarette et passa sa langue dessus afin de coller les deux extrémités du papier.

« T'en veux ? » s'enquit il poliment.

J'acquiesçais avec joie et il alluma son joint avec un sourire canaille avant de vérifier si la porte de sa chambre était bien close. Il inspira la première bouffée de cigarette avant de me la passer et s'allongea sur le lit à mes cotés. Fixant le plafond où quelques points multicolores commençaient à se dessiner, je me laissais décoller. Je finis par fermer les yeux et durant une bonne demi heure, nous restâmes silencieux, plongeant corps et âme dans un monde tout rose.

Lorsque nous émergeâmes enfin, Teddy me prit une feuille de papier et engagea la conversation. Je n'avais jamais très bien comprit pourquoi, mais Teddy avait l'habitude de se mettre au même niveau que moi. Je ne pouvais pas parler. Il refusait donc de le faire.

- Une copine ?

Voilà le principal sujet de conversation de Teddy et cela me fit sourire. Les filles… Je n'avais pas de petite amie, n'en avait jamais réellement eut. Elles me trouvaient toujours attendrissant, amical, mais mon handicap était une barrière infranchissable. Je répondais à la négative d'un signe de la tête et il esquissa un sourire avant de noter une seconde phrase :

- Et Lilah, elle te plait ? Tu l'as regardé comme si tu allais la bouffer au moment même où elle est apparut.

Je sentis mes joues s'enflammer, indomptables rougeurs que je ne pouvais cacher. J'haussais les épaules et il plongea son regard -violet en cet instant- dans le mien, me défiant de lui mentir alors que je n'avais aucune raison de le faire. Je pouvais avoir confiance en lui, plus qu'en n'importe qui d'ailleurs. Il ne me jugerait pas, ne se moquerait sans doute jamais. Alors après quelques secondes d'une fertile hésitation, j'acquiesçai. Il eut un petit rire. Pas railleur. Juste… un petit rire. Un peu fier d'avoir deviné. Apparemment content de la situation également. Il s'exclama, n'ayant apparemment plus envie de noter quoi que ce soit car il souhaitait aller plus vite.

« Tu l'as trouve belle ? Genre… vraiment ? »

Je fis une nouvelle fois signe que oui et son sourire s'agrandi, comme si il avait gagné au loto moldu.

« Elle est mignonne, c'est vrai… Enfin, je la considère plus comme une cousine que comme une petite amie potentielle. Mais elle est jolie. Et célibataire. Tu as toutes tes chances ! »

Je m'emparais de la feuille de papier où je n'avais pas encore écrit un traître mot et notais rapidement.

- Je suis muet. Il y a mieux comme situation pour séduire une fille jolie et célibataire !

Il lu mes mots et une grimace s'inscrit sur ses lèvres. Il me regarda, comme si il désirait jauger, comprendre la situation et trouver une solution… qu'il n'avait pas. Sauf si bien évidemment, il développer un pouvoir me permettant de retrouver un jour l'usage de la parole… Même pas en rêve !

« Je crois que… Dalilah est bien au dessus de ça ! Elle est intelligente… et puis, elle adore attirer l'attention. Et s'embêter avec des cas. La preuve en est qu'elle est sortie avec Dimitri Corner ! Un crétin de première ! Une vraie… Enfin, je ne traite bien évidemment pas de cas. Mais justement, tu es beaucoup mieux que les mecs avec qui elle sort en général. Donc… tu as toutes tes chances ! »

Je levais finalement les yeux et m'étalais davantage sur le lit lorsque la porte s'entrouvrit. Une petite blondinette au regard clair apparut : Dalilah. Elle me lança un sourire, entra et referma la porte avant de se diriger vers les fenêtres. Elle aéra la pièce après avoir fait un commentaire. Je ne l'entendis même pas, trop obsédé par elle. Son corps absolument parfait… Ses yeux aussi bleus que le ciel… Ses boucles d'un blond cendré tombant devant son regard…

Elle s'installa sur le lit, entre Teddy et moi et s'empara d'une des cigarettes posée sur la table de nuit. Elle l'alluma et cala sa tête contre mon épaule. Ma peau devint aussi rouge que le blason des gryffondor et Teddy leva le pouce vers moi en signe d'approbation. Je le fusillais du regard, craignant que la jeune fille assise entre nous capte son geste.

Mais la cigarette dans la bouche, elle inhala et je l'observais. Elle était si belle. Je n'en revenais pas. Elle releva son regard vers moi, une lueur malicieuse dans les yeux. Elle sortit sa cigarette de sa bouche et la porta à la mienne. J'eus presque l'impression de l'embrasser lorsque je posais mes lèvres à l'endroit exacte où étaient les siennes quelques instants plus tôt. Elle ne me quittait pas des yeux et ses doigts étaient à quelques millimètres de ma bouche. Elle était si belle. Je n'en revenais pas.

Alors je compris qu'elle me draguait. Vraiment. Son regard était vrillé au mien, un fin sourire sur ses lèvres charnues, une lueur argentée dans ses yeux brillants. Teddy se racla bruyamment la gorge, brisant le moment de félicité d'une sensualité telle que je n'en avais jamais connue. Il me lança un sourire et Dalilah récupéra la cigarette avant de chuchoter :

« J'avais oublié ça…

- Oublié quoi ? Marmonna Teddy en lui faisant signe qu'il voulait également fumer.

- Que Joackim était si mignon… »

Sur ces mots, elle me décocha un sourire à faire fondre mon petit cœur qui n'en pouvait déjà plus. Je me laissais aller à sourire moi aussi et Teddy leva à nouveau son pouce en signe de victoire.

¤ Loustry Sainte Chaspoule, Grande Bretagne.

POV Harry Potter ¤

Le soleil se couchait derrière le terrier, plongeant le jardin en une ambiance feutré, assez étrange pour un enterrement, mais pourtant appropriée. Ginny servait quelques petits fours et des boissons aux « invités ». Elle n'avait jamais très bien comprit pourquoi les gens mangeaient dans les enterrements, mais avait été obligé de s'y faire cette fois ci, comme elle me l'avait dit. Seuls mots d'ailleurs, que nous avions échangés. Je n'avais pu me résoudre à lui dire quoi que ce soit depuis la veille -où notre discussion avait mal tourné. Peut être un peu par ma faute, à cause de ma jalousie excessive. Je n'avais pas non plus parlé à Roman, bien qu'il ait tenté de prendre le contact avec moi, d'engager la conversation. J'avais repoussé toute possible discussion sans réfléchir.

J'observais la tombe de Molly à travers la fenêtre et sentis à nouveau les larmes affluer. Je les ravalais avant de quitter la pièce, allant au dehors pour respirer un peu. Teddy et Joackim jouaient au Quidditch sur la vallée surplombant le terrier, lieu où je jouais autrefois avec Ron, Ginny, Hermione… Je me souvenais exactement des discussions et des jeux auxquels nous participions et eut un certain pincement au cœur en réalisant que l'une des trois personnes comptant le plus dans ma vie était morte et qu'une autre l'était presque pour moi. Il était assez désagréable de ressentir cela… J'avais du mal à me faire à l'idée que Ginny m'inspire une telle haine en général.

Je m'approchais de la tombe de Molly, auprès de celle d'Arthur et m'asseyais face à celle de ma mère d'adoption. Derrière les deux mausolées, trois autres s'exposaient : ceux de Ron, de Percy et de George. Celui de Fleur, entourés de lys immortelles, était un peu plus éloignée. Je me souvenais de tous ces enterrements. Durant la guerre, ils s'accumulaient et nous ne prenions pas vraiment garde à la façon dont nous disions adieux à nos frères, sœurs et parents. Nous les mettions dans des cercueils et les posions sous terre, sans avoir vraiment le temps de dire au revoir.

Je jetais au coup d'œil à la photographie sur la tombe de Molly. Elle avait une vingtaine d'année et souriais à l'objectif dans sa belle robe de marié d'un blanc immaculée. Je me souvenais exactement du jour où elle avait sortit cette même robe d'une malle, l'aérant car elle souhaitait de Ginny la porte pour notre mariage. Je fermais les yeux, me représentant Ginny dans cette même robe, lorsqu'elle l'avait essayé pour la première fois et que je l'avais surpris alors qu'elle l'enfilait…

« Mr Harry ? »

La voix d'une fillette m'extirpa de mes pensées et je tournais la tête pour voir la petite Lola. Elle passait tout son temps à poser des questions et n'était resté silencieuse qu'au moment où nous avions enterré sa grand-mère.

« Oui, Lola ? »

Elle s'assit à mes cotés et leva ses jolis yeux brillants vers moi. Elle ressemblait tant à Ginny, les cheveux blond en plus. Mais ses yeux bruns étaient aussi beaux que ceux de sa mère et de sa grand-mère. J'y plongeais avec un sourire, incapable de m'en empêcher.

« Astrea, elle m'a dit que ma maman et puis toi, vous étiez des amoureux. De vrais de vrais.

- En effet. Avouai-je. C'était il y a longtemps.

- Tu l'aimais beaucoup ?

- Oui. Je l'aimais aussi fort qu'un homme peut aimer une femme.

- Et maintenant, tu l'aimes encore ?

- Non… Plus vraiment. Tentai-je de me rattraper afin de ne pas avoir l'air trop aigri.

- Et un jour, vous vous aimerez encore ? »

J'haussai les épaules, n'ayant pas de réelle intention à répondre à cette question… Sans doute parce que je n'avais pas de réponse à donner. Je ne savais même pas quoi dire.

La fillette sembla s'en rendre compte car elle poussa un profond soupir avant de poser sa tête contre mon épaule, son regard fixé sur la tombe.

« Je n'aime pas dire au revoir… »

Son chuchotement était passé presque inaperçue et je due tendre l'oreille pour l'entendre. Alors, je me sentis presque obligée de lui dire quelque chose, comme peut être pour la réconforter, elle si petite et innocente qui n'avait rien à voir avec ce que je ressentais pour chacun de ses parents. Cependant, ce ne fut pas des termes permettant d'effacer sa peine que je prononçais. Je souhaitais simplement lui faire comprendre qu'elle n'était pas la seule à ressentir cette frayeur face aux adieux.

« Moi non plus, je n'aime pas dire au revoir. »

¤ POV Ginerva Molly Weasley. ¤

Je quittais le salon quelques secondes après Harry. Le Terrier n'avait pas changé en quinze ans. En fait, il ne changerait sans doute jamais. Il était exactement le même depuis ma naissance. Je grimpais à l'étage, rejoignant finalement ma chambre. Je m'écroulais sur mon lit, une couche de poussière s'échappant de mes draps qui n'avaient servis depuis des années et toussotais lorsque j'en avalais.

Le plafond était taché et je compris sans difficultés que ma mère avait plus ou moins condamné cette pièce après mon départ car rien n'avait bougé. Même le pyjama que j'avais porté la nuit précédent mon départ était encore posé sur le dossier de ma chaise de bureau. Je me souvenais parfaitement de cette nuit là, car j'avais aussi fait l'amour avec Harry. Dignes adieux… Il s'était réveillé sans moi le lendemain. Je me rappelais exactement que j'avais préparé mon sac et que je l'avais calé sous mon lit. J'avais alors simplement prit mes affaires, m'étais douché sans faire de bruit puis j'avais… fugué. Loin… Je ne pouvais cependant imaginer tout le mal que je leur avais fait en les quittant.

Les souvenirs m'étourdissaient et un en particulier. Le dernier grand moment que j'avais vécu dans cette pièce… Le dernier grand moment que j'avais vécu avec Harry dans ce lieu plein de mémoire… Un moment qui avait changé ma vie… Si bien que la bague accrochée à mon doigt ne m'avait plus quitté. Je me souvins alors en détail du jour où il me l'avait mise au doigt. Un jour mémorable, bien que sa demande ne soit plus d'actualité… Mais un jour mémorable quand même !

30 septembre 1998, chambre de Ginny au Terrier.

Le souffle d'Harry caressa ma nuque, me faisant bêtement rire car cela me chatouillait. J'aimais sentir les poils de mes avant-bras s'hérisser lorsqu'il jouait ainsi avec moi dès le matin, habitude qu'il avait prise depuis peu… Depuis que ma mère acceptait que l'on dorme ensemble plus précisément. Car il ne devait plus quitter précipitamment ma chambre et pouvait par conséquent « m'exploiter » dès le matin.

Son haleine caressait ma peau avec douceur et je ne pouvais m'empêcher d'en profiter comme si à chaque instant, je craignais que ce moment de félicité ne disparaisse totalement. J'inhaler, soupirant de plaisir.

« Bonjour, Miss Weasley ! »

Ce simple murmure provoqua une foule de frissons sur ma peau d'un blanc laiteux et je ne pris même pas garde à ce que je faisais en me retournant, l'embrassant alors à pleine bouche comme si ma vie en dépendant. J'avais toujours l'étrange sentiment que tout aurait facilement put s'arrêter en quelques secondes, que la mort aurait put venir prendre l'un de nous si vite que je n'aurais même pas le temps de lui dire adieux. Je mordillais sa lèvre inférieure et un gémissement rauque s'échappa de sa gorge. Lorsque je me détachais enfin de lui, je pris le temps d'observer son visage. Une lueur malicieuse au fond des yeux, il me contemplait comme si j'étais la plus belle créature de ce monde. Ce que j'étais sans doute pour lui. Je plongeais dans son regard émeraude me coupant toujours le souffle et je ne me retins pas de l'embrasser une seconde fois.

« Tu peux te retenir trente secondes ? S'enquit-il avec une moue coquine que je ne voyais pas souvent sur son visage. Il faut que je te parle… sérieusement ! »

Je fronçais brièvement les sourcils et –comprenant où il voulait en venir- je m'éloignais, me calant sous ma couverture avec une grimace contrite. Je ne pouvais m'empêcher d'être agacée par ce que je pensais qu'il allait me dire avant même qu'il n'ouvre la bouche.

« Tu vas encore me quitter ! Bredouillai-je finalement, n'en pouvant plus de mon angoisse lorsqu'il partait loin de moi.

- Non ! s'exclama Harry en un rire. Bien sûr que non… je n'annonce jamais ça dans notre lit et tu le sais très bien. Nous sommes… dans notre bulle, mon amour. Je ne te parle que de bonnes choses lorsque nous sommes ici…

- Petit paradis sur terre… » Murmurai-je avec un fin sourire, me calant à nouveau entre ses bras.

Il caressa mes hanches par-dessous le drap et je remarquais qu'il s'était rhabillé. Il portait un vieux jean déchiré et son habituelle chemise d'un blanc immaculé dont il n'était vêtu que lors des grandes occasions –mariages, enterrements, naissances. Je savais d'instinct qu'il ne s'agissait pas d'un enterrement, pour lequel il aurait mit une cravate et sa mine désastreuse des grands jours. Personne n'était enceinte –d'après ce que je savais en tout cas. Tant qu'aux mariages… Nous étions les derniers à qui il restait ce cap –quasi obligatoire- à franchir. Mais je n'avais pas l'impression que nous voulions le faire. La seule raison valable pour laquelle le mariage était une bonne chose concernait le sexe. Qu'on pouvait alors pratiquer à outrance. Et sur ce point là, Harry et moi n'avions aucun souci. Le sexe à outrance était déjà l'une de nos plus grandes préoccupations. Nous n'avions donc aucune raison de nous marier ou quoi que ce soit du même genre.

« Alors, puis je parler maintenant ? Murmura t-il avec un sourire railleur alors que j'acquiesçais. Très bien… Tu sais que je t'aime plus que tout au monde et que je ferais n'importe quoi pour toi. Je sais que je passerais ma vie entière avec toi, que je n'aimerais jamais une autre femme que toi. La vie sans toi me parait complètement inenvisageable désormais.

- Je t'aime aussi, Harry. Avouai je en m'empourprant, comme toujours lorsque je lui confiais ce que je ressentais.

- Très bien. S'exclama t-il. C'est génial que tu m'aimes parce que… Dans environ deux secondes, je vais prononcer des mots qui n'auraient franchit la barrière de mes lèvres il y a quelques mois, mais qui me semblent désormais le plus naturels du monde et je n'ai aucune envie que tu partes en courant !

- Et qui sont ? Pouffais-je face à sa manière de tourner ses phrases.

- Ginerva Molly Weasley, me feriez-vous le plaisir de devenir ma femme ? »

Je me figeais brusquement et cessais instantanément de respirer. Sa quoi ? Avait-il sérieusement dit le mot « femme » ? « Femme » comme dans l'expression « Mari et femme » ? Je n'en revenais pas ! Je n'avais pas vu le coup venir cette fois. Il n'avait même pas l'air angoissé, comme si il était déjà certain de ma réponse. Et sans aucun doute l'était-il… Il sortit une petite boite ronde de sa poche et l'ouvrit, me dévoilant alors une magnifique bague. Un anneau tout simple avec une simple émeraude sur le dessus. Magnifiquement simple comme lui. Je réalisais que je pleurais qu'au moment où ma vue se brouilla. Un petit sourire s'inscrit sur les lèvres d'Harry et il prit ma main dans la sienne, glissant l'anneau à mon annulaire sans attendre ma réponse.

« Je…

-Si tu me repousses, tu auras ma mort sur la conscience. Marmonna t-il, une réelle angoisse se cachant derrière sa plaisanterie.

- Oui.

- Oui, tu vas me repousser ?

- Oui, je veux bien devenir ta femme, Harry. »

Il poussa un réel soupir de soulagement et je fus secouée d'un rire –mêlé de larmes- silencieux. Il éclata de rire et se jeta presque sur mes lèvres. Nous nous écroulâmes et profitâmes alors de notre première nuit en tant que couple de fiancés.

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Voilà... Au prochain chapitre, j'crois que les actions vont se bousculer... vraiment xD j'sais même pas comment j'vais tout caser dans un chapt vu qu'y aura pas mal de mini-guéguerres by Harry - qui n'a pas fini de se faire des films à mon avis... xD Mais j'pense ENFIN exploité le ptit M -en violence ou en... sexe, j'sais pas encOr' J'blagounette hein XD j'vais tuer personne ! Promis ! =p

La suite... euh... quand elle sera écrite !

Lâchez vOs reviews ! pleaseuuh ^^ pleaseuh pleaseuh lOl

BisOus bisOus !

°¤ Bewitch_Tales ¤°