Ce chapitre est clairement inspiré du let's play de Dooms sur Amour Sucré, où elle considère, à sa rencontre, que M. Fazaire ressemble à Harry Potter.


Chapitre 11 : L'Harry Potter du lycée

Il avait des jours où Mary-Sue, entre deux tentatives pour trouver une solution au dilemme « Castiel & Nathaniel », se trouvait embarquée dans des situations vraiment invraisemblables. Comme celle actuellement où, avec Iris et Alexy, où ils tentaient tous les trois de savoir si M. Fazaire n'était pas, à tout hasard, Harry Potter. Oui, rien que ça.

La question était : comment Iris a-t-elle pu se dire que M. Fazaire ressemblait beaucoup à Harry Potter ? Eh bien la réponse était toute simple : car elle n'a fait que lire les livres et n'a jamais regarder les films ! Du coup, c'est sûr que les critères pour ressembler à Harry Potter étaient simplifiés : lunettes rondes, cheveux bruns, courts et en pagaille. Après, est-ce que M. Fazaire avait des yeux verts ? Personne n'y avait vraiment fait attention mais, Mary-Sue était persuadée d'avoir vu que M. Fazaire avait des yeux bleus et non verts.

« Euh, vous savez, M. Fazaire a des yeux violets, annonça à tout hasards Nathaniel qui avait écouté la conversation.

— T'en est sûr, Nat' ? demanda Mary-Sue.

— Certain. Mais de toute façon, pourquoi cela vous intéresse-t-il de savoir l'apparence physique de notre professeur ?

— Parce que c'est peut-être Harry Potter, déclara Alexy.

— Harry Potter ?

— Tu ne connais pas ? s'étonnèrent en cœur Mary-Sue, Iris et Alexy.

— Non. Je devrais ?

— Si tu ne vis pas dans une grotte depuis ces dernières années, oui, confirma Mary-Sue. Mais bon, pour le moment, ce n'est pas important. Iris, Alexy et moi, nous sommes persuadé que M. Fazaire est Harry Potter déguisé. Du coup, on veut le surprendre sur les faits comme ça, pour obtenir notre silence, il sera obligé de nous emmener avec lui à Poudlard ! Et même si on ne comprendra rien parce que là-bas, tout le monde parle l'anglais et qu'on est pas doué en anglais, ce n'est pas grave ! On sera à Poudlard après tout !

— Je vois que vous avez un programme très... intéressant. Je vous souhaite bonne chance et tachez quand même de ne pas vous faire trop remarqué, ça pourrait vous attirer des problèmes. »

Le sourire polie et un peu hypocrite qu'affichait Nathaniel, ainsi que son air gêné, donnait l'impression qu'il tentait surtout de s'enfuir au plus vite mais le trio n'y fit pas attention et le délégué put s'en aller sans que quiconque de l'y empêche.

Désormais seule dans la salle de classe, le trio réfléchit à un plan pour démasquer Harry Potter sans que celui-ci ne les prenne la main dans le sac. Malheureusement, tous trois avaient de bonnes intentions, mais pas de bonnes idées...

« On pourrait demander à quelqu'un ? proposa Alexy.

— Mais qui voudrait nous aider sur un tel plan ? rétorqua Mary-Sue.

— Si on précise juste le contexte mais qu'on ne cite pas de nom, ça devrait fonctionner. Du genre : on veut espionner un prof qui cache un truc mais on n'a pas d'idée. C'est bon, non ?

— Je suppose. T'en dis quoi, Iris ?

— De toute façon, on n'a pas grande chose d'autre. Autant tenter le tout pour le tout, répondit la jeune fille pétillante.

— Bien dit, Iris ! s'exclama Alexy. Je suis sûr qu'on trouvera quelque chose. »

Ils s'engagèrent donc dans les couloirs à la recherche d'une de leur connaissance qui aurait une bonne idée. Bon, évidemment, ils évitèrent Castiel – qui paraissait encore plus aigris que d'habitude ces derniers temps – et Nathaniel, puisque celui-ci était délégué et bien trop sage pour vouloir espionner un professeur. Heureusement, Lysandre ne se trouvait pas loin et, manque de personne, il était sans doute le seul capable de leur donner une bonne idée.

« Salut Lysandre ! commença Mary-Sue.

— Oh, bonjour Mary-Suzette. Puis-je savoir que me vaut l'honneur de votre présence à tous les trois ? demanda poliment Lysandre – avec un petit sourire au coin, comme si la situation l'amusait, ou qu'il s'attendait à que quelque chose de drôle se passe.

— On aurait besoin d'aide, expliqua Alexy. On suspecte un professeur de cacher quelque chose et on voudrait le démasquer sans qu'il nous voie. Mais on ne sait pas comment faire. T'aurais une idée, toi ?

— Mmh... Je vois ce que vous voulez faire. Navré, mais je ne pense pas vous être d'une grande utilisé. Les plans, ce n'est pas vraiment mon point fort. Vous devriez cependant demander à Castiel ou à Rosa. Je suis certain qu'ils auraient plus d'idées que moi. »

Aller voir Castiel qui paraissait dans ses mauvais jours ou alors aller voir Rosalya, où qu'elle soit dans le lycée ? Le choix fut très simple : après un pierre-papier-ciseaux, Iris et Alexy partirent chercher Rosalya tandis que Mary-Sue fut chargée d'aller parler à Castiel.

« Bien sûr, c'est toujours sur moi que ça retombe... râla Mary-Sue.

— Il t'arrive d'arrêter de te plaindre ? On dirait une drama queen, ha, ha.

— Ah ben, quand on parle du loup... Castiel, ça tombe bien ! Je te cherchais ! »

Le garçon aux cheveux rouges arrêta de sourire et reprit son air naturel : froid et prêt à mordre quiconque s'approcherait de lui. Pour encore mieux le montrer, il croisa les bras.

« Ah bon ? Qu'est-ce que c'est censé me faire ?

— T'es vraiment agréable à vivre, tu sais ?

— Ouais, je sais. C'est une de mes nombreuses qualités, répondit Castiel en reprenant son sourire moqueur. Bon alors, qu'est-ce que tu veux ?

— Lysandre m'a dit que tu étais douée pour les plans de surveillances.

— C'est-à-dire ? Abrège, je n'ai pas que ça à faire.

— Iris, Alexy et moi, on suspecte un professeur de cacher quelque chose mais on ne sait pas comment le démasqué sans qu'il le remarque. T'aurais pas une bonne idée par hasard ?

— Pff, j'ai une tête à avoir que ça à faire ?

— Mouais, j'aurais dû m'en douter. Quand tu n'e pas dans tes bons jours, autant ne pas te parler. »

Mary-Sue s'apprêtait à partir, ne voulant plus rien à voir avec Castiel quand celui-ci l'arrêta :

« Attend un peu, tu veux ? J'ai peut-être un plan.

— Ah ! Tu vois, quand tu veux !

— Ouais, ben, sachez que c'est uniquement cette fois que j'accepte de t'aider, c'est clair ?

— C'est ça, c'est ça. Alors ?

— Il vous suffirait d'arriver à entrer dans la salle des professeurs quand y'a personne et de convaincre quelqu'un de dire avec une excuse pourrie au prof qu'il doit y aller. Après, trouvez un moyen de le faire parler avec un enregistre vocal sans qu'il le voit et ça devrait suffire, non ?

Mmh, dans les lignes ça va, mais c'est sûr qu'il faudrait réussir à améliorer ça. Mais c'est quand même un bon début, pensa Mary-Sue, avant d'ajouter à haute-voix : C'est super ! Merci, Castiel !

— Ne te fais pas d'idée. J'ai juste fait ça pour avoir la paix. »

Mary-Sue ne s'attarda pas pour le taquiner plus sur le sujet et partit à la recherche d'Iris et Alexy. Il lui fut très facile de les retrouver : elle leur rentra dedans à l'angle d'un couloir.

« Iris ! Alexy ! s'exclama Mary-Sue.

— Ah, Mary-Sue ! s'exclama Alexy. Alors, t'as pu voir Castiel ?

— Oui, et vous, de votre côté ?

— On a vu Rosalya. Elle nous a dit qu'on devrait le surveiller avec une caméra ou un enregistreur audio, expliqua Iris. Et Castiel ?

— Il a émis à peu près la même idée – en moins clair, mais il a quand même tenté de nous aider.

— Cool, déclara Alexy. Comme ça, au moins on est fixé sur un seul plan. Maintenant il faut juste trouver le prof. Vous avez une idée d'où il peut être ?

— Dans la salle des professeurs, peut-être ? proposa Iris.

— Sans doute. Commençons par-là », dit Mary-Sue.

Alors, avec une très grande discrétion – c'est-à-dire vraiment pas grand-chose – ils se faufilèrent tel des espion dignes des plus grands films de James Bonds jusque devant la salle des professeurs. Bon, en même temps, il n'y avait pas grande monde dans le couloir, donc il aurait été dur pour eux d'être repérer par quiconque. Après qu'Alexy ait discrètement collé son oreille sur la porte pour savoir s'il y avait du monde à l'intérieur – ils apprirent que non – ils entrèrent furtivement.

« Et finalement, vous avez pu faire un enregistrement ? demanda Castiel alors qu'il était appuyé contre un casier, une bouteille de soda en main.

— Euh... Pas vraiment, admit Mary-Sue.

— C'est étonnant, moqua le rebelle. Et pourquoi ?

— Ben, il n'est jamais venu. Après deux heures à être dans la salle des profs à rien faire, un prof nous a surpris. On lui a dit qu'on cherchait M. Fazaire et il nous a répondu qu'il était...

— Dans un séminaire d'une semaine.

— QUOI ? Tu savais ? s'indigna Mary-Sue.

— Bien sûr, répondit Castiel avec un sourire narquois. Il l'a annoncé la semaine dernière, le seul jour où je suis venu. Mais apparemment, y'en a qui roupillaient derrière.

— Castiel, je te haïs, je te haïs, je te haïs !

— Pff, comme si j'en ai quelque chose à foutre. Tu sais que t'es un phénomène ? »

C'est comme ça que Mary-Sue, Iris et Alexy ne surent jamais si M. Fazaire était Harry Potter puisque, dès la fin de la semaine, ils oublièrent cette histoire.