Et voilà cette fic touche à sa fin. Voici le dernier chapitre avant l'épilogue. Merci à ceux qui lisent encore et je vous souhaite une bonne lecture!
Selma eut l'impression que le monde entier s'écroulait sous ses pieds. Il lui fallut plusieurs secondes avant que cette très simple réponse ne pénétrât son esprit embrumé. C'était une blague n'est-ce pas ? Un canular. Severus ne pouvait pas parler sérieusement.
- Qu-quoi ? bredouilla-t-elle totalement incrédule.
- C'est moi, répéta Severus d'une voix franchement inquiétante à présent, depuis le début c'est moi.
Sa douceur avait quelque chose de trop mielleux, trop fallacieux qu'elle remarquait à peine alors que le pire était déjà passé. L'espace d'un instant, elle se crut à nouveau victime de sa folie et sembla prête à s'effondrer dans l'herbe, inconsciente. Elle ne parvint à tenir que par miracle, son corps tremblant de tous ses membres.
- Severus, balbutia-t-elle d'une voix suppliante comme s'il lui infligeait un effroyable supplice, je ne saisis pas.
- Tu es vraiment longue à la détente, Selma soupira Severus d'une voix exaspérée qui n'avait plus rien à voir avec sa gentillesse d'antan ou alors c'est un effet du maléfice. En réalité tu as très bien compris alors pourquoi veux-tu me contraindre à tout t'expliquer inutilement ?
- J'ai… besoin de l'entendre… de ta bouche, gémit-elle en se massant les tempes.
Le décor vacillait autour d'elle. Selma savait que sa raison ne supporterait pas ce que son « ami » allait lui expliquer si c'était bien ce qu'elle redoutait.
- Très bien, murmura Severus imperturbable, tu l'auras voulu. J'ai fait venir le détraqueur dans le parc à l'insu de Dumbledore et je l'ai envoyé t'attaquer quand Malefoy t'a donnée rendez-vous dans la forêt.
C'était dit. La jeune fille se sentit défaillir un peu plus pourtant elle tint bon.
- Pourquoi ? questionna-t-elle d'une voix d'outre-tombe.
Severus s'octroya une pause avant de répondre.
- Pour… l'expérience, dit-il d'un ton tout aussi sépulcral.
Il plongea une main dans une poche de sa robe de sorcier et en tira une petite fiole contenant une liquide d'un blanc lumineux que Selma reconnut aussitôt bien que la dernière fois qu'elle l'eût vu, elle oscillait entre deux mondes, l'esprit profondément troublé. C'était la preuve irréfutable de ce que Severus avançait.
- Cette potion, fit-elle éberluée, mais alors c'est toi… qui m'as sauvée ?
- J'ai lâché sur toi le monstre et je t'en ai délivrée, résuma Severus prosaïquement, sous une fausse apparence bien évidemment.
- Alors à quoi rimait tout ça ? s'enquit Selma qui n'était pas sûre de comprendre. Tu voulais te prouver que tu pouvais être un héros en sauvant une demoiselle en détresse des griffes d'un détraqueur.
- Tu n'y es pas du tout, répliqua Severus qui sembla un instant décontenancé, franchement tu me déçois Selma. Je te croyais un peu plus maligne. Si je voulais vraiment jouer les Potter en puissance, je ne me serais pas caché derrière un masque. Il ne s'agit ni de toi, ni de moi. Le dessein que je mène est bien plus grand. Depuis l'avènement du Seigneur des Ténèbres, les détraqueurs sont pratiquement en liberté. Ils peuvent frapper n'importe qui, n'importe quand et leur pouvoir démoniaque d'arracher l'âme d'un mortel en l'aspirant par la bouche est irréversible. Imagine que nous puissions inverser le processus ! Nous immuniser contre les baisers fatals de ces répugnantes créatures.
- Nous immuniser ? répéta Selma en écarquillant les yeux de stupeur. Tu cherches un moyen de…lutter contre les détraqueurs sans patronus ?
- Je voudrais pouvoir dormir sur mes deux oreilles en cette période de troubles, expliqua Severus, si je n'avais plus la crainte de me retrouver comme une coquille vide à cause de ces horreurs, je me sentirais soulagé d'un poids. Pas toi ?
Selma ne sut que répondre. Exposée ainsi, la situation semblait présenter Severus comme une sorte de héros de l'ombre. Malheureusement…
- Tu m'as utilisée comme cobaye ! cracha-t-elle avec colère.
Dans un mouvement de rage, elle chercha sa baguette magique dans sa robe de sorcier mais Severus stoppa net son geste en la menaçant avec la sienne.
- Toi ou quelqu'un d'autre, ça n'a pas d'importance répondit Rogue. Il fallait une victime et je suis désolé que ce soit tombé sur toi. L'expérience ne s'est pas déroulée comme je l'avais espéré. Tu n'aurais jamais dû subir ces… effets secondaires.
- Ben voyons ! gronda Selma folle de rage. C'est tout ce que tu as à me dire ! C'est toi qui m'as mise dans cet état et tu t'en contrefiches. Et dire que pendant tout ce temps, tu faisais semblant d'être mon ami ! En fait, tu surveillais juste comment évoluait ma santé ?
- D'une certaine façon oui mais pas uniquement, expliqua calmement Severus, je me sentais responsable de toi. Je n'ai jamais rien eu contre toi. Tu t'es retrouvée à cet endroit à ce moment… c'est regrettable. Si j'avais pu choisir, j'aurais préféré que le détraqueur s'en prenne à quelqu'un d'autre. J'estime sincèrement notre… amitié.
Selma regarda Severus comme si à présent, c'était lui le fou à lier. Elle ne parvenait plus à se maîtriser, ni même à s'exprimer.
- Comment oses-tu mentionner notre amitié ainsi ? rugit-elle prête à se ruer sur lui en dépit de la baguette que le jeune homme pointait toujours sur sa poitrine. Tu es vraiment le pire salaud que j'aie jamais rencontré : un menteur, un manipulateur, sans cœur et sans scrupules. Tu fais des expériences insensées… sur des camarades de promo. C'est… je n'arrive même plus à trouver les mots pour te qualifier. Tu es un malade mental, un dégénéré.
- La ferme ! trancha Severus d'une voix sifflante comme un serpent. Tu ne sais rien.
- Mais pourquoi ? glapit Selma en prenant sa tête entre ses mains, partagée entre la démence et l'épouvante. Pourquoi à la fin ? Pourquoi tu m'as fait ça ? Tu n'as donc aucun respect pour la nature humaine ?
- Ne crois pas ça ! rétorqua Severus qui conservait un calme olympien et de ce fait terrifiant. Au début, je n'étais pas d'accord pour tenter l'expérimentation sur une personne. Je n'ai… disons pas eu le choix.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Severus déglutit avec difficulté, sembla-t-il et s'accorda une nouvelle pause comme s'il cherchait ses mots.
- J'ai…, balbutia-t-il mal assuré, j'avais des ordres.
- De qui ?
Silence de mort.
- DE QUI ? répéta Selma d'une voix plus forte.
A cet instant, elle haïssait tellement Severus qu'elle aurait presque été contente de voir s'abattre sur lui un de ces phénomènes alarmants de détraqueur. Comme de bien entendu, il ne se passa rien. Peut-être le jeune homme avait-il réussi à pousser l'expérience à son terme et à vraiment s'immuniser contre son pouvoir maudit ?
- De Malefoy ? suggéra Selma les yeux flamboyants de hargne.
- Non, répondit Severus en secouant négativement la tête, Malefoy n'est pas complice, il est même complètement étranger à toute cette affaire. D'ailleurs, je n'aurais pas été contre le voir servir de cobaye si j'en avais eu la possibilité.
Selma déglutit à cette pensée : Lucius Malefoy n'aurait certainement pas fait bon usage de cette malédiction. C'était mettre une arme surpuissante entre les mains d'un individu particulièrement dangereux. Au fond Selma, tout innocente, discrète et banale qu'elle était, avait constitué le sujet d'expérimentation idéale. Personne ne se souciait de son devenir, c'était tout simplement parfait.
- Alors c'est qui ? demanda la jeune fille d'un ton mi-désespéré, mi-suppliant.
- Aucune importance, répondit Severus dans un souffle.
A cet instant, il sembla à nouveau redevenir amical. L' adolescent abaissa sa baguette et la remit dans sa poche avant de se lever tout droit comme si un fil invisible le tirait vers le ciel.
- Tu as voulu savoir, conclut-il d'une voix gutturale en amorçant un geste pour partir, maintenant tu sais.
Comme elle eût voulu découvrir que tout cela n'était qu'un affreux cauchemar ! La vérité était tout simplement insupportable, trop dure à accepter. Severus était son seul ami, sa seule lumière dans les ténèbres. Qu'allait-il lui rester désormais ? Elle était seule…
- Severus, je t'en prie, gémit-elle soudain prise d'une incommensurable panique.
Mais celui-ci s'éloignait déjà d'un pas silencieux, que seul le frôlement de sa robe sur les brindilles d'herbe troublaient à chacun de ses mouvements. Il paraissait une silhouette fantomatique dans la nuit, presque irréelle.
- Crois-moi Selma ! murmura-t-il dans un souffle. Ce n'était pas contre toi.
Et sur ces mots, il disparut. Parfois les émotions sont trop fortes pour permettre au corps de les supporter : Selma s'écroula dans l'herbe, vaincue par cet ultime émoi de l'âme, du moins ce qu'il lui en restait.
oOoOoOo
- Les médecins sont optimistes quant à l'efficacité de ce traitement. Certes, il n'aura pas pour finalité de vous guérir complètement mais les plus grands spécialistes de Ste Mangouste assurent qu'en prenant scrupuleusement tous les médicaments, vous ne serez pour ainsi dire plus du tout importunée par les aléas de ce handicap. Ce n'est qu'un début mais ce n'est pas si mal. Les chercheurs se sont attelés à la tâche pour trouver un remède. Ils travaillent nuit et jour dessus mais pour avancer, ils aimeraient que vous leur donniez un petit coup de pouce, si vous voyez ce que je veux dire.
Assise dans un petit fauteuil, face au bureau de Dumbledore, Selma écoutait le directeur d'une oreille distraite. Son esprit était en réalité concentré sur une chouette effraie, qui descendait du ciel azur sans l'ombre d'un nuage, comme une comète fondant sur Poudlard. La jeune fille se surprit à penser qu'elle aurait adoré à cet instant précis être cette dite chouette pour pouvoir s'envoler à des kilomètres de cet endroit. Quelle idée puérile !
Dumbledore s'aperçut qu'elle ne l'écoutait pas et la ramena sur terre en s'éclaircissant légèrement la gorge. Ce petit bruit obtint aussitôt l'effet escompté.
- Pardon ! fit Selma, en fixant soudain le professeur d'un air gêné.
- Bien entendu, poursuivit Dumbledore comme si rien ne l'avait interrompu, vous êtes parfaitement libre de refuser. Je sais que vous avez subi assez d'expériences traumatisantes comme ça.
- Je n'ai plus très envie de servir de cobaye, grommela Selma en s'agrippant aux accoudoirs du fauteuil comme pour s'empêcher de chuter d'une falaise.
Dumbledore ne pouvait bien sûr saisir le sens de ses propos… quoique : son regard se fit soudain térébrant comme s'il avait le pouvoir de lire en elle. Voilà qui n'eût guère été étonnant de la part d'un sorcier aussi puissant. Dans le doute, Selma préféra occuper son esprit en se chantant son morceau favori des Bizarr Sister's. Non pas qu'elle voulût couvrir Severus pendant les quelques jours qui avaient suivi la révélation de celui-ci, elle avait même été grandement tentée d'aller dénoncer ses crimes cependant la lassitude l'avait amené à renoncer. C'était s'attirer plus d'ennuis qu'elle n'en avait déjà.
Se remémorant le refrain de la chanson tout en battant la mesure avec son pied, la jeune fille détourna également son regard des yeux bleus du directeur pour s'intéresser à nouveau à la chouette par la fenêtre. Celle-ci se rapprochait de plus en plus, à tel point que Selma put remarquer qu'elle avait une lettre accrochée à la patte.
- Je comprends, murmura Dumbledore d'une voix lourde de sous-entendus à laquelle Selma ne prêta aucune attention.
N'étions-nous pas le deux aujourd'hui ? Le cœur de la jeune fille se mit à battre la chamade.
- Je dois dire que cette réponse me satisfait, continua Dumbledore qui scrutait sa jeune élève inattentive, la place d'une fille de votre âge n'est pas dans un laboratoire de recherches.
La chouette effraie dériva de sa trajectoire à quelques mètres à peine de la fenêtre du bureau du directeur pour se diriger plutôt vers l'ouverture menant à la Grande Salle. Déçue, Selma ressentit l'effet d'une lame acérée s'enfonçant dans sa poitrine. Elle savait désormais qu'elle ne recevrait certainement plus de courrier le deux de chaque mois, ni aucun autre jour d'ailleurs. C'était Aloysius qui avait eu le plus de chance en naissant moldu finalement.
- D'autant plus, ajouta Dumbledore que la distraction de son auditrice ne décontentrait pas le moins du monde, que vous n'auriez guère de temps à leur consacrer avec tous vos cours.
L'attention de Selma se focalisa pleinement sur son directeur.
- Pardon ? fit celle-ci totalement effarée. Qu'avez-vous dit ?
- Allons, vous m'avez écouté.
- Mes cours ? releva-t-elle désorientée. Vous voulez dire que… je peux rester étudier à Poudlard ?
- Pourquoi ne le pourriez-vous pas ?
La voix de Dumbledore était tout ce qu'il y avait de plus sincère. Selma en resta bouche bée et se tassa dans son fauteuil sous l'effet de la stupeur.
- Parce que je suis… différente, répondit-elle comme une somnambule.
- Ce n'est pas un souci mademoiselle Shadow. La politique de tolérance de cette école est bien plus large que vous ne pourriez l'imaginer.
- Je suis dangereuse, insista Selma, vous le savez bien.
- Le traitement mis en place par les médecins de Londres peuvent régler en partie ce problème, répéta posément le directeur. Il est encore embryonnaire bien sûr mais votre cas est devenu prioritaire pour Ste Mangouste. Je ne doute pas qu'ils trouveront un remède qui pourra vous délivrer définitivement de cette malédiction. En attendant il faut… faire avec les moyens du bord comme on dit. Ce n'est pas comme si nous n'avions pas l'habitude.
Selma fronça les sourcils, ne comprenant pas cette référence implicite à la lycanthropie secrète de Remus. Elle était persuadée d'être le seul « monstre » de Poudlard.
- En prenant certaines précautions, il n'y aucune raison que vous ne puissiez pas finir vos études comme tout le monde conclut Dumbledore.
Selma était sciée : elle s'était tellement attendue à être renvoyée après tous les ennuis qu'elle avait causés et la malédiction dont elle était désormais atteinte. Cela paraissait trop beau pour être vrai.
En réalité, l'affaire était plus complexe : Dumbledore avait bel et bien été prié d'expulser l'élément dangereux de l'établissement mais le jour où le vénérable Albus se plierait aux ordres d'un tiers… Heureusement que la famille Malefoy n'était pas venue ajouter son grain de sel, sous l'impulsion d'un Lucius contrarié de devoir subir en définitive le voisinage de sa vieille ennemie ! Les plus teigneux avaient été au final les bureaucrates inquiets du Ministère de la Magie, ceux-là même à qui Dumbledore ne cédait jamais rien. Ainsi le directeur de l'école avait choisi d'accorder à Selma la même chance qu'à Remus, au nez et à la barbe des mécontents. Comprenant qu'ils ne parviendraient guère à lui faire changer d'avis, les ministres avaient pris le parti judicieux de se faire discret sur cet épineux dossier. Il valait mieux ne pas trop ébruiter qu'une « détraqueuse » partageait le même dortoir que d'autres élèves. A priori, la situation de Selma s'arrangeait.
- Merci monsieur le directeur, répondit-elle de sa voix la plus solennelle.
- Tu n'as aucune raison de me remercier, répliqua Dumbledore, j'agis pour le bien de mes élèves. Et maintenant tu ferais mieux de te dépêcher : tu vas être en retard en cours de potion.
Selma se hâta d'obéir, sans ajouter un mot, l'air plutôt perplexe.
Lorsqu'elle arriva devant la salle de sortilèges, les conversations se turent comme par magie à l'exception d'une dispute animée entre James Potter et Severus, qui se déroulait un peu à l'écart. Tous les autres regardèrent Selma, qui passa devant eux sans les voir. Il fallait qu'elle s'habitue car désormais, cela deviendrait son lot quotidien. Mais bon, si l'on en croyait Severus : les choses finiraient par se tasser un jour. Sans doute ses camarades finiraient-ils par s'accoutumer à son look de vampire et à sa légère tendance à plonger son entourage dans un profond désespoir.
Au moment où elle franchit le seuil de la classe, elle croisa les yeux noirs de Severus et son corps fut parcouru d'un frisson. Pourtant le regard de Severus n'avait rien de menaçant. A l'inverse, on aurait même dit qu'il essayait de lui transmettre un message d'encouragement. Cette impression n'augmenta la tristesse de la jeune fille que davantage comme tout ce qui lui rappelait son ancienne amitié avec le Serpentard. Ces douloureux souvenirs allaient également faire partie de sa vie de tous les jours à présent. Quelle joyeuse perspective d'avenir !
oOoOoOo
Le lendemain de l'entretien de Selma avec le directeur, Severus eut une grosse surprise à son réveil puisqu'il trouva le baladeur qu'il avait offert à la jeune fille sur sa table de nuit. Cette dernière se serait introduite dans le dortoir pendant la nuit afin de lui rendre en toute impunité son cadeau. Severus en éprouva une étrange contraction au creux de l'estomac. Mais la surprise ne s'arrêtait pas là : le petit objet s'accompagnait d'un message écrit sur un morceau de parchemin. Severus le lut les yeux encore embués de sommeil et se réveilla tout à fait sous l'effet de la stupeur.
Après une très rapide préparation, il courut hors de la salle commune des Serpentards trouver le premier préfet ou professeur qui passait par là. Ce fut McGonagall qui croisa sa route dans le hall d'entrée.
- Professeur McGonagall ! s'écria-t-il en se précipitant vers elle. Selma est partie !
Il lui tendit le message :
Dans les ténèbres, j'avais une lueur d'espoir
Je l'ai perdue, je suis seule désormais
Je n'ai plus de raisons de rester
Je pars
Merci d'avoir voulu me sauver !
Et moi je vous dis merci à vous de lire cette fic. Voilà vous avez lu le dernier chapitre. La semaine prochaine, je vous livrerai l'épilogue, il est très court.
Merci encore d'avoir lu. Reviews?
