Hey, salut tout le monde. Je vais être brève, je pense que vous aimerez ce chapitre. Je n'en dis pas plus... ;-) CHAPITRE 10
FUIS-MOI, JE TE SUIS, SUIS-MOI, JE TE FUIS
La routine s'installait à Poudlard et les jours de fin d'automne laissèrent place à l'hiver. Puis à Noël. Hermione se demandait ce que serait un Noël sans Harry. Elle redoutait donc la soirée qui suivrait cette journée à Pré-au-Lard. Elle se baladait dans les rues du village en compagnie de ses amis. Alors qu'ils regardaient des articles dans un magasin, Hermione sentit qu'une main se logeait dans la sienne et la décharge qu'elle ressentit lui apprit que Malfoy n'était pas loin. Elle sentit son souffle tout près de son oreille :
-Si on veut paraître proche, je vais devoir t'offrir quelque chose.
-Ne mets pas trop, c'est tout, répondit Hermione.
Draco relâcha la main d'Hermione et pénétra dans une boutique après que Théo ait décrété qu'ils se retrouvaient aux Trois Balais. Hermione suivit les autres et ils commandèrent une Bièreaubeurre chacun avant de s'installer à une table. Alors qu'ils parlaient de tout et de rien, Draco se glissa derrière Hermione qui sursauta lorsqu'elle sentit un métal froid se poser sur son cou. Quand les doigts froids de Malfoy frôlèrent sa nuque, elle frémit. Puis elle baissa la tête et eut un hoquet de surprise tandis que Malfoy s'installait à ses côtés. Il lui avait offert un collier en or blanc au pendentif rouge vif. Un rubis. D'ailleurs pourquoi de la couleur de Gryffondor ? Elle se pencha vers lui et lui dit :
-Tu es fou ou quoi ?
-Un cadeau est un cadeau, Granger.
-Je sais mais…
-Il n'y a pas de mais qui tienne. Tu veux que le plan capote ?
Sur ce, il se redressa et saisit la main d'Hermione.
Après leur visite au village sorcier, Hermione partit se préparer pour la soirée. Elle savait quoi mettre, pour faire ressortir le bijou de Malfoy. La robe qu'elle avait porté au mariage de Bill et Fleur. Quand elle pénétra dans la salle commune, tous les regards convergèrent vers elle. Bien qu'elle soit sous la forme de Sian, elle était très mal à l'aise. Elle vit du coin de l'œil que Malfoy la rejoignait, tout en la détaillant.
-Très bon choix, lui souffla-t-il à l'oreille.
La Gryffondor sourit malgré elle, ce que fit également sourire Draco. Ils rejoignirent la Grande Salle en compagnie de leurs amis, dont l'un d'entre eux n'arrêtait pas de fixer Hermione. Il se tâcha même en mordant dans sa dinde, trop occupé à la regarder. Après le repas, une légère musique retentit. Hermione discutait avec Pansy, Blaise et Théo et Draco avec d'autres Serpentard. Il tourna soudain la tête vers la jeune fille. Elle riait en compagnie de ses amis et il ressentit comme un pincement dans le ventre. Comme un automate, il se vit s'approcher d'eux.
-Sian ? Je peux te… parler une minute ?
Il la fixa. Granger le rejoignit et ils partirent un peu plus loin, sous l'œil de Théodore, Blaise et Pansy.
-Tu sais ce que… je compte faire ?
-Tu ne crois pas que c'est un peu tôt ?
-On a été assez explicites depuis quelques temps. Tu ne crois pas ?
Elle hocha la tête.
-Que dois-je faire ?
-Te laisser aller et faire comme si ça te plaisait.
-Pas de soucis.
Ils étaient arrivés sous le gui. Draco se rapprocha d'Hermione et fixa son regard brun chocolat. Puis il posa ses lèvres sur les siennes. Hermione fit semblant d'être surprise, puis elle intensifia le baiser. Ils se séparèrent au bout d'un long moment. Draco glissa à l'oreille de la Gryffondor alors qu'ils revenaient vers les autres.
-Tu ne te débrouilles pas trop mal.
-Dois-je comprendre que tu as apprécié ?
-Ne te méprends pas, Granger.
Elle nota tout de même qu'il avait légèrement rosi. Et pour cause, elle n'avait pas tout à fait tort. Il n'avait pas (du tout, même s'il ne l'avouerait jamais) détesté. Il nota avec un sourire satisfait, que Théodore avait l'air au bord de la crise de nerfs. Il lui lança :
-Je te l'avais dit !
Et comme pour le rendre encore plus jaloux, il reposa ses lèvres sur celles de la Gryffondor, qui fut sûrement la plus surprise de tous. Le Serpentard, qui avait envie de s'amuser, joua encore plus sur sa surprise en l'enlaçant doucement, non sans ressentir une décharge dans tout le corps. Quand leurs lèvres se séparèrent enfin, il garda son bras autour de la taille d'Hermione qui lui glissa à l'oreille :
-Préviens quand tu t'apprêtes à faire ça.
-Tu vas devoir t'habituer, Granger.
Elle lui lança un regard faussement irrité puis saisit sa main avant de se hisser sur la pointe des pieds et de l'embrasser à son tour. Draco resta hébété un instant avant de se souvenir de répondre à son baiser, sous peine de faire rater leur plan. Quand ils se furent séparés, Draco serra plus fermement la main de Granger dans la sienne tout en songeant à ce qui venait de se passer. Apparemment, Hermione Granger avait envie de profiter de leur plan pour s'amuser un peu. Draco sourit. Il ne savait pas que Granger était ainsi. Il l'avait toujours vue comme une petite fille bien trop prude. Mais si elle voulait se lancer dans ce petit jeu (qui se rapprochait très franchement d'un jeu de séduction) elle allait être servie. Draco avait plus d'un tour dans son sac.
Hermione se laissa tomber dans son lit, un sourire aux lèvres. A partir de ce soir, elle avait décidé de prendre la situation à son avantage. Et déstabiliser Malfoy l'aiderait grandement dans cette « mission ». Il voulait la surprendre ? Elle allait mettre les bouchées doubles. De plus, leur jeu apporterait encore plus de crédibilité à leur plan, ce qui n'était pas de refus. Alors que tout semblait parfait aux yeux d'Hermione, elle avait oublié un léger détail. Qui se manifesta par une toux et un visage fermé.
« Oui, Parkinson ? fit innocemment Hermione.
-Ne joue pas à ça avec moi, Jackson, je pourrais être très méchante.
-Jouer à quoi exactement ? demanda la Gryffondor en se redressant, un sourire suffisant sur les lèvres.
-Tu veux faire l'idiote ? Très bien. Je vais être claire. Ne t'approche plus de Draco.
-Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, et en ce cas je te conseille fortement d'aller consulter un Médicomage pour ta vue, c'est Draco qui s'est approché de moi, répondit Hermione en accentuant le nom du jeune homme. Elle agrémenta également sa tirade en passant sa langue sur ses lèvres, pour bien signifier de quel « rapprochement » elle parlait.
-Je me fiche de ça. Si tu tiens à la vie…
-Oh, tu me menaces, Parkinson ? Je tremble de peur, vois-tu. Plus sérieusement, je ne crois pas t'avoir demandé ton avis sur qui je fréquente, qui je touche et qui j'embrasse. Alors tais-toi. Bonne nuit. »
Et sans plus de cérémonies, Hermione tira les rideaux de son lit et se retourna, pour ne plus voir le visage déconfit de sa nouvelle rivale, qui monta dans son lit, au-dessus de celui d'Hermione en maugréant. La Gryffondor rit sous cape. Depuis le temps qu'elle attendait de faire ça ! Elle s'endormit, le sourire aux lèvres.
Le lendemain, Hermione se réveilla de bonne humeur et rejoignit la salle commune avec le même entrain. Draco l'y attendait, comme ils l'avaient convenu et il lui donna un long baiser langoureux, sous le regard assassin de Pansy. Ni la Gryffondor, ni le Serpentard ne s'en formalisa et Draco posa un bras possessif sur la taille d'Hermione avant de prendre le chemin de la Grande Salle. Hermione lui relatait à voix basse l'épisode de la veille.
-Ton comportement est digne d'une Serpentard, Granger, tu sais ?
-C'est à ça que je dois ressembler, non ? répliqua l'intéressée.
En vérité, qu'il lui dise ceci la troublait. Et si elle devenait plus Serpentard que Gryffondor ?
-A quoi tu penses, Granger ? demanda à nouveau Malfoy, en lui susurrant à l'oreille, fourrageant dans ses cheveux au passage.
-A rien, Malfoy. Mais n'en fais pas trop, merci.
-Vraiment ? J'avais cru comprendre que ça te plaisait de jouer à la séduction avec moi, hier ?
Hermione rougit violemment. Ses intentions étaient-elles si visibles ?
-Je commence à te connaître, Granger, répondit le Serpentard à ses questions muettes, tout en déposant un baiser dans sa nuque.
Hermione eut un sourire diabolique.
-Tu veux jouer, Malfoy ? fit-elle. Très bien.
Sur ce, elle se retourna vers lui et afficha une mine aguicheuse tout en passant lentement sa main sur le torse du jeune homme qui frissonna malgré lui. A ce moment, elle rapprocha son visage de celui de Draco et alors qu'il pensait qu'elle allait l'embrasser, elle se détacha de lui et entra dans la Grande Salle sans un mot de plus.
-Dis-moi, c'est chaud entre vous, Malfoy.
L'intéressé se retourna en bondissant.
-Zabini ? Je croyais que tu étais parti.
-Il faut dire que les lettres de Nott m'ont convaincu de revenir.
-Putain de Nott ! Il t'a dit qu'il aimerait être à ma place au moins ?
-N'importe qui voudrait être à ta place, Malfoy. Tu possèdes une fille drôlement sexy.
-Je possède ? répéta Draco. Personne ne possède G… Jackson, mec. Ce n'est pas un objet manipulable. Figure-toi qu'il y'a de vrais sentiments là-dessous.
Draco se demandait pourquoi il prenait la défense de Granger. Mais il aurait le temps de se questionner plus tard.
-Oh du calme, Malfoy, je vais pas te la voler. Mais si jamais…
-Là tu peux rêver, siffla Draco, dans une parfaite imitation de l'homme le plus possessif du monde.
-Ok, ok, j'ai pigé. On va manger ?
-Ouais.
Draco pénétra dans la Grande Salle et s'assit à côté d'Hermione qui lui fit un clin d'œil aguicheur. Décidément, cette fille était pleine de mystères. Qui aurait cru que la première de la classe serait si…
Le jeune homme cherchait un qualificatif autre que celui qui lui venait en tête quand une voix lui murmura à l'oreille :
-A quoi tu penses, Malfoy ?
-Pour être honnête, à toi.
-Vraiment ?
Le ton de Granger semblait vraiment étonné.
-Je me disais que tu cachais beaucoup de choses sous tes airs de sainte-nitouche.
-Qu'est-ce que tu insinues, Malfoy ?
-Rien, Granger. Rien.
Elle voulait jouer le mystère et la distance ? Elle serait servie, Draco s'en assurerait.
*
Après le petit-déjeuner, ils partirent tous les deux dans la cour du château et se baladèrent, main dans la main, la première étape de leur plan étant d'afficher leur relation à Poudlard.
-Malfoy ?
-Oui ? répondit l'intéressé d'une voix qu'il voulait suave.
-Quand est-ce que tu prévois de me présenter à tes parents ?
-Quand tu seras prête.
-Alors on peut y aller maintenant.
-Pas prête mentalement, Granger.
Hermione s'arrêta tout net.
-Quoi ? fit-elle. Tu veux dire que tu perds un temps précieux pour être certain que je sois capable de contrer la magie noire tout comme l'utiliser ?
-En gros, oui, c'est ça.
Elle le fixa un instant.
-Malfoy, je déteste quand on me protège. Je ne suis pas une petite chose fragile.
-Mais, Granger…
-Des innocents meurent en attendant qu'on agisse, Malfoy ! Après combien de morts voudras-tu enfin te décider à faire avancer les choses ? Tu crois pas qu'il a déjà tué assez de monde ?
-Granger, à quoi ça sert de se battre si on n'est pas prêts ? On mourra à coup sûr et il n'y aura plus personne pour le tuer.
-Donc tu es prêt à sacrifier des innocents pour nous maintenir en vie ?
-Je n'ai pas le choix, répondit Draco, affichant une mine aussi impassible que possible.
En vérité, il était d'accord avec elle. Mais comme il l'avait signifié il y'a quelques secondes, il n'avait pas le choix. Un instant, il eut l'impression qu'elle allait répliquer, puis finalement, elle le regarda en faisant non de la tête et repartit vers l'intérieur du château. Les Serpentard étaient-ils tous comme ça ? Ne cherchaient-ils jamais une solution alternative qui provoquerait moins de dégâts. Malfoy était prêt à attendre, à laisser d'autres mourir à leur place, à sa place à elle. Mais ne comprenait-il pas qu'elle n'en pouvait plus de survivre aux dépends des autres. Ron, Harry, Sirius, Lupin, Fred, Tonks et tous les autres qui avaient quitté ce monde. Hermione voulait agir à tout prix. Pour que plus personne ne meure à sa place. Elle s'assit sur une chaise, sans même se rendre compte qu'elle avait rejoint leur salle de cours du soir. Elle n'entendit pas que Malfoy pénétrait à sa suite dans la pièce.
-Granger.
Elle ne répondit pas.
-Je n'ai pas le choix. Si on rate, d'autres mourront et personne ne tentera rien. Si même Weasley t'abandonne, je ne vois pas qui pourrait nous remplacer.
Hermione releva la tête et darda sur lui un regard troublé.
-J'en ai marre de vivre pour les autres, Malfoy.
Ce fut à son tour de la fixer.
-Ils sont tous morts et moi je continue de vivre. Qui sera le prochain qui mourra pour moi ?
Draco s'approcha d'elle et figea son regard dans le sien.
-Granger, tu n'as pas à te sentir coupable. Tu n'es pas responsable de leur mort.
Il lui caressa doucement la joue.
-Malfoy ?
-Ça te détend, non ? De jouer à ça, fit-il, innocemment.
Hermione médita ses paroles un instant, puis se leva et se rapprocha de lui, telle une lionne de sa proie. Elle saisit la cravate du jeune homme entre ses doigts tout en le fixant. Celui-ci était immobile, comme hypnotisé. Hermione approcha son visage du sien puis au dernier moment, elle se dégagea. Draco eut toutes les peines du monde à cacher sa frustration, ce qui fit éclater la Gryffondor de rire. Voyant qu'il ne réagissait pas, la jeune sorcière recouvra un semblant de gravité et lui demanda :
-Ne me dis pas que tu prends ça au sérieux, Malfoy ?
Pour toute réponse, il s'approcha d'elle, d'une démarche féline qui fit se figer la jeune fille, puis il se plaça dans son dos et l'enlaça par la taille, posant ses mains sur les reins d'Hermione qui retint une exclamation de surprise. Elle sentit le souffle de Malfoy sur sa la peau de son épaule, ses lèvres qui remontaient le long de son cou. Elle frissonna mais elle ne sut dire à quoi cela était dû. Il déposa un baiser sous son oreille et lui susurra d'une voix qu'Hermione ne put que qualifier d'incroyablement sexy :
-Je ne prends rien à la légère, ma petite lionne.
Puis comme il était venu, il se détacha d'elle et avant qu'Hermione n'ait pu faire quoi que ce soit, il était de retour à l'endroit d'où il était parti. Hermione était restée pantoise, complètement déboussolée. La voyant ainsi, Draco ne put s'empêcher de lui faire son sourire en coin. Il la vit se mordre la lèvre. Ce geste, en apparence totalement inintéressant et banal donna la chair de poule à Draco, mais pas à cause du froid.
-Tu n'es qu'un serpent, Malfoy ! s'exclama soudain Hermione.
La Gryffondor se rapprocha et darda sur lui un regard flamboyant.
-C'est toi qui a instauré ça, Granger. Le plus Serpentard entre nous deux, c'est toi.
-Tu veux vraiment sortir le grand jeu, Malfoy ?
Pour toute réponse, il enleva son pull et croisa les bras sur sa poitrine.
-J'attends.
Hermione réduisit de nouveau la distance entre eux. Draco tenta de rester impassible tandis qu'elle lui tournait autour. Pourquoi avait-il désespéramment envie qu'elle se blottisse contre lui ? Pourquoi prenait-elle autant de temps ? Draco soupira sans même s'en rendre compte.
-Malfoy ? Tu t'impatientes ?
-Grmf.
Hermione se décida enfin à s'approcher de lui, et comme il l'avait fait, elle se glissa dans son dos et déposa ses lèvres sur la nuque du Serpentard, qui sentit ses poils se dresser. Il faudrait vraiment qu'il élucide ce mystère des sensations que pouvaient lui provoquer un contact avec Granger. Il se recomposa une mine impassible tandis qu'elle faisait le tour pour se retrouver face à lui. Il la fixa, cherchant à la déstabiliser. Visiblement, ça ne marcha pas. Elle caressa distraitement ses avant-bras nus, puisque les manches de sa chemise étaient remontées, tout en continuant de le regarder. Draco n'y tint plus et il l'attira à lui en grognant. Elle eut un sourire victorieux tandis qu'il caressait ses boucles brunes.
-Un point pour moi, souffla-t-elle en se collant à lui.
-J'hésite entre te qualifier de lionne fougueuse ou lionne impitoyable.
-Les deux, peut-être. Tu as remarqué au moins que je n'étais plus Sian ?
-Hein, euh, QUOI ?
Il tourna vivement la tête vers la porte qui était fermée. Puis il reporta son attention sur Granger, qui souriait, fière de l'avoir fait craquer. Décidément, fréquenter des Serpentard la rendaient machiavélique.
-Ma lionne impitoyable, trancha Draco. Mais je vais avoir ma revanche, Granger.
-Ta lionne, Malfoy ?
-Tu n'as pas tiqué, tout à l'heure.
-Tu es perfide, Malfoy.
Il lui versa un sourire en coin avant de se retourner.
-Tu abandonnes ? lui lança Hermione.
-Je prépare le terrain, Granger. Un Malfoy n'abandonne jamais. Tu l'apprendras à tes dépends.
Il se retourna. Hermione retint une nouvelle exclamation. Il avait ouvert sa chemise et elle pouvait observer librement les muscles de son torse. Et il y'avait de quoi voir… Hermione pensa un instant à ce qu'aurait dit Ginny si elle l'avait vue ainsi, se délectant du spectacle de Malfoy torse nu et son visage s'assombrit. Elle chassa ses pensées et se reconcentra sur le Serpentard, qui la regardait. Il s'approcha d'elle avec une lenteur exagérée puis quand il fut assez près, il lui saisit la main et l'attira à lui. Hermione ne put retenir un gémissement quand son dos rentra en contact avec le torse nu de Malfoy. Des kyrielles de frissons avaient envahi son corps en cet instant. Malfoy fourragea dans ses cheveux tout en disant :
-Un point pour moi.
Hermione ne répondit pas et se contenta de fermer les yeux. Elle sentit qu'il la faisait pivoter et elle se laissa faire… jusqu'à ce qu'il l'embrasse. Elle ouvrit grand les yeux, surprise, mais ne se détacha pas. Ils étaient seuls. Et il l'embrassait. Elle ne put s'empêcher d'accentuer leur baiser et elle sentit qu'il entrouvrait les lèvres. Hermione abandonna toute dignité et l'imita. Mais à ce moment-là, il se détacha d'elle.
-Malfoy ?
-Tous les coups sont permis, Granger.
Il était rouge. Elle aussi.
-Je suis ta lionne impitoyable, Malfoy, mais toi, tu es mon serpent perfide.
-Si tu veux, Granger, répondit-il avec un grand sourire.
Le silence s'installa entre eux. A ce moment précis, ils étaient aussi gênés l'un que l'autre. Les mêmes pensées les habitaient, tous les deux. Ils pensaient tous les deux qu'il ne leur serait jamais venu à l'esprit de se lancer dans ce genre de défis, et surtout, avec l'autre. Ils songeaient que c'était étrange de… désirer ? l'autre ainsi. Mais était-ce de l'amour ? Ou simplement un goût au jeu ? Ni l'un ni l'autre ne pouvait répondre à cette question en cet instant.
-Au fait… merci. Tu as raison. Ça me détend. »
Pour toute réponse, Draco lui sourit à nouveau et quitta la pièce en remettant son pull.
RAR :
Maxine3482 : Eh oui, se rappeler la mort d'Harry a ébranlé notre petite Gryffondor. La pauvre... snif. Il fallait bien que quelqu'un ouvre les yeux à Draco, non ? Merci, contente que tu aies aimé lire ce chapitre. Eh bien, tu as du flair, tu as deviné ce qui allait se passer, bravo!
Pour ceux qui se demanderaient, non cette fic ne deviendra pas un M et il n'y aura pas de lemon. En espérant que ça vous a plu, à la semaine prochaine.
PS : si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser en rewiew.
