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CE CHAPITRE COMPORTE UNE SCENE HOT MM POUR PUBLIC AVERTI

Chapitre 11

Vishous se matérialisa dans son appartement. Il était fébrile. Le flic allait venir. Son sexe se tendit d'impatience à cette pensée.

Il se dirigea vers le bar, se prit un verre et de la Goose. Il but cul sec.

Il regarda sa montre. 22H47. Bientôt. Il sera ponctuel. Il en était persuadé.

Un bruit. La porte.

Posant son verre, Il avança doucement vers elle. Il prit une grande inspiration et ouvrit. Il était là. Cheveux bruns, yeux noisette et ce putain de sourire si bandant.

Butch déglutit à la vision qui s'affichait devant lui. Luxure. De la pure luxure. Vishous recula et Butch entra dans la pièce.

D'un coup de pied, il referma la porte. En deux enjambés, le flic le rejoignit et l'embrassa.

C'était une revendication. Une prise de position. Sans aucune concession.

Vishous sursauta quand il sentit les lèvres du flic s'arrimer aux siennes et une langue inquisitrice qui forçait le passage. Il prit les cheveux bruns dans ses mains et attaqua le flic. Il l'obligea à reculer, le cogna contre la porte fermée.

Aucune douceur dans ce baiser. Ils étaient devenus des créatures primitives, uniquement gouvernées par leurs instincts.

Ils frottaient l'un contre l'autre, soufflant, soupirant. Leurs sexes se poussaient l'un contre l'autre, tandis que Butch tirait sur le tee-shirt de Vishous. Il voulait sentir sous ses doigts cette texture chaude, si appétissante. Quand ses paumes entrèrent en contact avec ces muscles, il feula. C'était bon. Plus que bon.

Vishous tenta désespérément de reprendre un semblant de contrôle. Ils devaient parler. Mais les caresses du flic l'envoyaient sur orbite. Il sentait cette boule massive se frotter contre son bas ventre, et il était incapable de ne pas y répondre. Il prit une grande inspiration et se dégagea de l'étreinte de Butch.

– Stop !

Butch le regarda complètement hébété. Putain, il y avait une seconde, il frôlait le paradis, et là, il n'y avait que du vide dans ses bras.

– Putain, qu'est ce qu'il y a ?

– Il faut qu'on parle.

Butch, ne put que continuer à le regarder, la bouche grande ouverte.

– Qu'on parle !? Mec, il y a quelques secondes, notre façon de parler me convenait parfaitement.

Les yeux de diamant s'enflammèrent à cette réponse. Bordel, le flic était trop tentant.

– Ouais, d'accord…Mais, il faut que je te dise que j'ai une compagne…

– Je sais, le docteur !

Butch détourna le regard, son cœur eut un pincement de jalousie à cette pensée.

– Ce n'est pas mon style de jouer sur plusieurs tableaux.

Il releva les yeux et rencontra les prunelles d'argent qui le fixait.

– Moi non plus…Tu crois quoi ? Que je m'enflamme aussi vite que ça d'habitude ? Mais il se passe quelque chose. ET c'est fort. Je n'ai jamais vécu ça.

– Moi non plus, murmura Vishous.

– Je comprends que tu ne veuilles pas blesser le Docteur. C'est même très digne de ta part. Mais, comprends aussi une chose, je te veux. Comme je n'ai jamais voulu quelqu'un de ma putain de vie. C'est là (se tapant le cœur). Et là… (sa main descendit vers le bas).

Il ne put s'empêcher d'avoir un sourire triomphal quand il vit que son compagnon était incapable de détacher son regard vers le chemin que prenait sa main. Sûr de lui, il se rapprocha d'un Vishous tétanisé de désir.

– Il faut toujours avoir la possibilité de comparer, susurra Butch, la bouche prêt des lèvres du vampire.

Il savait qu'il se comportait d'une façon déloyale et indigne de lui. Il ne marchait jamais sur les plates-bandes de quelqu'un. C'était inconcevable. Mais, il réalisait surtout, que pour ce mec, il était capable de beaucoup de choses. Même de jeter aux orties certaines de ses valeurs. Il savait que s'il ne faisait rien, il passait à côté de quelque chose d'énorme, qui allait changer sa vie.

Il l'embrassa, lui ôtant toute faculté de réfléchir plus. Il voulait laisser son empreinte. Qu'il sache ce à quoi il passait à côté. Apres, il pourra prendre sa décision. Il le fit se retourner et le plaqua contre la porte.

Il se laissa tomber à genoux. Levant ses yeux noisette, il entreprit doucement d'ouvrir la braguette du pantalon en cuir. Laissant à Vishous, l'opportunité de l'arrêter quand il le souhaitait.

Vishous n'arrivait plus à penser. Il sentait les mains douces et caressantes qui s'activaient à le déboutonner. Il feula quand son sexe sortit et se déploya. Il essaya de se raccrocher aux quelques neurones qui n'étaient pas encore noyés par la luxure.

– Butch….

Une bouche gourmande l'enveloppa. Ses hanches s'avancèrent d'elles-mêmes, tandis que sa queue durcit encore plus dans cette douceur. Ses mains s'accrochèrent à la chevelure brune.

Butch se régalait. Il prit tout son temps pour s'approprier cette exquise colonne de chair. Sa langue et ses dents passaient et repassaient le long du sexe de Vishous, lui arrachant des gémissements.

Butch continuait à pomper, lâchait le sexe, pour embrasser le méat et repartait à la charge, enveloppant ses lèvres, montant, descendant, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il enfonça le sexe de Vishous jusqu'au fond de sa gorge, ouvrant grand les lèvres. Vishous bloqua sa tête, et resta au fond, ses cuisses tremblaient. Il relâcha Butch, qui le remercia en reprenant son mouvement.

Vishous fixait cette tête qui bougeait en accord avec ses reins. Des éclairs de plaisirs lui traversaient tout le corps, sa respiration était chaotique. Il savait qu'il était à deux doigts d'exploser.

Butch se sentait lui-même sur le point de craquer. Son sexe était douloureux, il allait mourir de plaisir. Il sortit son sexe de son pantalon et commença à se branler au même rythme que ses succions. Il accentua ses mouvements et ses dents écorchèrent la veine. Il entendit distinctement le rugissement de Vishous et son sexe grossir encore plus. Ah, Monsieur aimait quand c'était brutal. Sans pitié, il égratigna le sexe de son amant. Vishous devint fou, ses mouvements du bassin devinrent incontrôlables.

– Putain….Cop….Je vais….

Butch lâcha un instant la queue du vampire, le temps de répliquer.

– Viens…

Et sans pitié, il mordit. Dans un hurlement de plaisir et de douleur mêles, Vishous explosa au fond de la bouche de Butch, qui avala le sperme chaud. Il réalisa que lui-même avait pris son plaisir quand il sentit sa main se remplir.

Quand ils se calmèrent, Butch se leva promptement et alla vers ce qu'il supposait la salle de bains, laissant Vishous reprendre ses esprits. Il avait gagné une bataille, mais pas la guerre. La balle était dans le camp de V. Il se nettoya rapidement et revint sur ses pas. Il regarda ce magnifique spécimen à qui il avait fait une pipe royale. Et lui dit doucement.

– Maintenant…Tu sais….

Sur ces mots, il ouvrit la porte et sortit. Laissant Vishous dans un état second.