Passé et futur douloureux

Disclaimer: Tite Kubo

Genre: Romance, Friendship.

Résumé: Pourquoi je les entends se disputer tous les soirs... pourquoi je ne les entends plus tous les soirs... pourquoi suis-je né en tant que Kuchiki...

Raiting: M

Pairing: UkiBya

Note: Alors alors... ce chapitre est un peu spéciale voire très spéciale et certaines personnes ont certainement remarqué que, à partir de là, le raiting a changé.

/!\ Warning, scène explicite! /!\ Ce sera le dernier chapitre et cette histoire sera enfin close!

Merci beaucoup à Malys pour ta review du chapitre 2! Oui c'est vrai, j'ai fait une erreur de frappe ^^'' Excuse-moi, je vais essayer de rectifier cela!

Merci aussi à Jyuune-chan à qui j'ai fait beaucoup attendre cette suite et j'en suis désolée! J'ais vraiment pas d'excuses cette fois à part le sacré manque d'inspiration!

Merci à Mayuuki à qui je n'en veut pas de ne pas avoir reviewé avant car pour moi, si une histoire est écrite juste dans le but d'avoir des review, ce n'est plus du tout une histoire! =(

Encore désolée de mon retard (faut le dire, un an ça fait long T_T)

Voilà, bonne lecture! (Désolée pour ce lemon, c'est mon premier)


Pov Byakuya

Beaucoup de choses ce sont passées depuis mon mariage avec Hisana. J'ai appris qu'elle recherchait sa soeur dans Rukongai, aujourd'hui adoptée dans ma famille tel était le souhait de ma femme avant sa mort il y a cinquante ans. Rukia arbore les même goûts que ma mère, à savoir cet espèce d'animal Chappy et donc mon oncle et beau-père est obligé d'amener deux fois plus de ces choses en revenant du monde réel. J'ai eu vent également de rumeurs de mes serviteurs comme quoi ce dernier fait beaucoup plus de bruit que ma mère durant leurs étreintes amoureuses. C'est une chose que je n'arrive toujours pas à comprendre. Les premières années après la mort d'Hisana, j'ai commencé à voir de moins en moins Jyushiro mais avec les récents évènements, je n'ai pas pu le voir tout court.

Kurosaki Ichigo s'était introduit dans le Sereitei avec ses amis pour sauver ma petite soeur que j'avais failli tuer mais que j'ai pu protéger de la lame de ce sale renard de Ichimaru. A ce propos, Renji m'avait avoué il n'y a pas longtemps qu'il avait eu une relation avec lui mais que maintenant, il refait sa vie avec Rukia. Dommage qu'il soit des deux penchants. Je n'étais pas consentant au départ mais je fais confiance à ma soeur. Après tout, je lui ai fais assez de mal comme ça et à Jyushiro indirectement. Il n'avait pas aimé mon attitude envers sa subordonnée mais c'était comme si je n'avais pas le choix. J'avais promis à mon père que je respecterai les règles de la Soul Society mais j'avais également promis à ma défunte femme de protéger sa petite soeur.

Pourquoi j'ai choisi celle de mon défunt père? Il y a cinquante ans, ma mère m'a raconté sa jeunesse comme si elle le connaissait depuis sa naissance. C'était Tsukiyo qui lui en avait parlé. Mon père était très différent avant qu'il ne devienne un véritable shinigami. Il était comme moi, jeune. Je ne l'avais pas cru au début mais en me remémorant ma vie, j'ai compris que je devenais comme lui. Je sais maintenant que les règles du clan façonnent ce que l'on est pas. Ma mère n'a jamais voulu critiquer mon père depuis qu'elle est réintégrée dans le clan. Les années qui l'ont mise à l'écart lui ont permis de réfléchir et de s'apaiser.

Aujourd'hui encore, je n'arrive pas à faire le deuil sur Hisana. Je contemple sa photo une dernière fois avant de refermer les pans sur les offrandes et les encens éteints. Je soupire et replace un des pans de mon haori noir sur mon kimono blanc.

Encore combien de temps vais-je devoir supporter sa mort? Je n'y arrive pas et peut-être jamais. Et j'ai l'impression que je délaisse beaucoup mon amant pour venir lui ''rendre visite''.

-Byakuya?

Jyushiro. Je sais que c'est lui. Je ne me retourne pourtant pas. Une paire de bras m'enlacent et me serrent.

-Tu ne t'es toujours pas fait à l'idée?

-... Non.

-Byakuya, ne t'inquiètes pas. Ce n'est pas parce que tu penses tout le temps à elle que tu ne m'aimes plus.

Oui, c'est peut-être vrai. Je l'espère de tout mon coeur. Mes mains se posent sur ses avant-bras et les serrent à leurs tours. Le problème est que, quand je pense à lui, je me rappelle la scène du baiser que nous avons échangé dans mon bureau. Cinquante ans, ça fait beaucoup. Je ne l'ai vu que de brefs moment durant ces cinquante ans et jamais nous avions été seuls à cause de beaucoup de choses imprévues. Et pourtant, il est resté sans problèmes à mes côtés inconsciemment.

Mes jambes fléchissent légèrement, signe que je suis un peu fatigué aujourd'hui. Jyushiro le sent et me demande d'aller me reposer. Je ne proteste pas contre toute attente. Ma tête est assez remplie comme ça et rester des heures debout l'autel de Hisana m'a épuisé. Mais je ne voulais pas y aller tout de suite. Avant que les bras de Jyushiro ne se desserrent, les miens s'en accrochent. Je n'ose toujours pas, même actuellement, lui demander de m'embrasser.

Je le sens qui me retourne et dépose délicatement ses lèvres sur les miennes. Je ferme les yeux d'appréhension. Il s'écarte de quelques centimètres de mon visage puis recommence à m'embrasser cette fois un peu plus profondément. Je passe mes bras autour de son cou et les siens autour de ma taille. Nos langues s'entremêlent. Je n'ai jamais ressenti cela avec Hisana. A cette pensée, je me rappelle que j'avais hésité plusieurs fois à passer à l'acte avec elle et elle de même. Le conseil du clan Kuchiki voulait un héritier et il fallait forcément passer par là.

Maintenant, je refuse de me remarier et le clan le comprend bien. Je leur ai déballé mes quatre vérités et, même si certains ont protesté, je me suis libéré du poids le plus lourd que j'ai porté depuis des années.

Nous nous séparons à cause du manque d'air. Je pose ma tête son cou et renifle doucement son parfum léger. Cela m'avait manqué. Le fait d'être avec celui que j'aime m'avait beaucoup manqué. Il dénoue ses bras et pose ses mains tendrement sur chacune de mes joues pour me regarder avec des yeux remplis de tendresse et un sourire magnifique. A ce moment-là, je voulais l'embrasser encore...

-Hum hum!

… Mais mon oncle n'est décidément pas de cet avis. Jyushiro s'écarte de moi, rouge de gêne et souriant bêtement. Moi, je lance des regard à mon oncle qui en disaient long sur son avenir. Il continue sans gêne:

-Si vous voulez que le manoir soit vidé avant le soir, je peux vous être utile!

-Oji-san, pourquoi êtes-vous venu me voir?

-Pour rien mon petit Bya! Dit-il en laissant son sourire idiot scotché sur son visage. Je voulais seulement savoir si c'était du sérieux entre vous et apparemment, je ne suis pas déçu d'apprendre que oui!

Une chose est sûre, mon oncle ne sait pas lire les atmosphère et quand il faut intervenir au bon moment. J'évite de soupirer d'agacement contre cet imbécile de parent qui me sert de beau-père. Comme si il savait que je me défoulerai sur lui, Jyushiro se mit à s'exclamer:

-Ano... Koga-san, si ça ne vous dérange pas, j'aimerai trouver la sortie du manoir si possible!

-Tu pars déjà? Ai-je demandé avec étonnement (intérieurement).

-Oui, désolé! Je ne vais quand même pas laisser Kiyone et Kotsubaki faire tout les papiers à ma place! Si tu veux...

A partir de là, il commence soudainement à chuchoter.

-...on se voit ce soir?

Je hoche la tête, laissant passer un peu de rougeurs sur mes joues. Mon oncle a essayé de tendre l'oreille mais dommage pour lui, je lui en dissuade très vite en lui envoyant un regard noir.

Jyushiro parti, je me retrouve seul dans le jardin après avoir supporter les hypothèses plus que débiles de mon oncle durant ce qui me semblait une éternité. Heureusement que ma mère est venu me sauver sinon, je ne sais pas ce que je lui aurai fait. Je m'appuie contre un des cerisiers du jardin et je me laisse tomber à terre, dos contre le tronc, observant et écoutant le bruit du vent qui caresse légèrement ma peau et mes cheveux. C'est si doux et si apaisant. Combien de temps n'ai-je pas ressenti une telle paix à l'intérieur de moi-même? Je me souviens que c'était aussi à cet endroit qu'il était venu me voir le jour où il est devenu capitaine de la treizième division.

-Ohayo Bya-kun! Comment ça va depuis le temps?

-Ukitake-san?

Je suis vraiment surpris. Tiens, il porte un haori de capitaine?

-A partir d'aujourd'hui, je suis capitaine de la treizième division! Je suis content d'en être arrivé là!

-Et il est pas le seul Byakuya-bo! A répliqué Yoruichi. On est tous venus te voir pour te montrer à quel point tu es faible face à nous!

-Sale chat! Tu verras qu'un jour mon shunpo dépassera le tien et je deviendrai le capitaine le plus puissant de tout le Gotei 13! ai-je répliqué à mon tour sur le coup de l'énervement.

-Ah alors pour cela, il faut réussir à battre Yama-jii! Dit Shunsui d'un ton nonchalant. Même si en apparence il est très vieux, il reste très puissant!

-Oui, c'est vrai..., approuve Ukitake-san.

Shihouin Yoruichi. Maintenant que j'ai appris que tu n'es pas une traitresse, je te regarde autrement. Toi et Kisuke m'avaient tellement dégoûté auparavant que je voulais vous tuer. Mais bon, le passé est le passé. Un passé qui était vraiment douloureux. A cet âge-là, je ne savais pas que mon futur aussi allait être aussi douloureux.

-Ah Byakuya, tu étais là!

Ma mère s'approcha de moi et contempla le jardin d'un regard serein. Finalement, elle me fixa ensuite, arborant un de ses plus beaux sourires dont je ne me lasserai jamais de regarder. Elle me dit qu'elle se souvient la fois où j'avais mes six ans, je tenais la main de ma mère qui me guidait dans le jardin. Passant près du bord de l'eau, je m'amusais à regarder les belles carpes qui venaient à la surface par curiosité.

-Oka-san?

-Oui mon chéri?

-Pourquoi ces animaux ont des écailles?

-C'est la nature mon chéri. La nature décide à elle seule de comment se forme chaque espèce. Et ceux-ci ont des écailles! On les appelle les poissons!

-Poissons...

-Oui, c'est ça mon petit Byakuya!

-Alors, la nature a formé aussi Otou-san?

-... Hein?

-Otou-san est toujours fâché Oka-san. C'est aussi la nature?

Ma mère m'a pris alors dans ses bras et n'a pas tenté de m'expliquer que ce n'était pas la nature qui a façonné mon défunt père, mais les lois dures du clan Kuchiki. Finalement, pourquoi suis-je un Kuchiki? Peut-être que c'est mon destin. Après tout, il était sûrement prévu que je perde ma mère une fois, que je perde mes amis une fois aussi, que je perde mon père, que je perde ma femme... que je perde ce que je suis réellement. Mais peut-être qu'il était écrit aussi que je rencontre Ukitake Jyushiro, que je me mette à l'aimer, que je retrouve Rukia, que je retrouve ma mère, que mon beau-père soit mon oncle, et que, à la fin, je sois sauvé.

Un léger sourire vient s'étaler sur mon visage. Oui, je suis sauvé au final. Depuis cinquante ans, j'ai toujours été sauvé. J'ai été sauvé par Jyushiro, par ma mère, par Hisana... et Kurosaki. Je le sens au fond de moi-même, je suis enfin heureux. J'ai réussi par la même occasion à respecter ma promesse.

Je me lève et me retourne vers ma mère que je serre dans mes bras tendrement.

-B-Byakuya? Qu'est-ce qui ne va pas mon coeur?

-Merci... Oka-san.

-Bya-

Elle s'arrête dans sa lancée puis se tut le reste du temps de mon étreinte qu'elle fini de partager avec moi. Je ne le vois pas mais je sais qu'elle sourit aussi.


Pov Aoi

Je suis contente. Vraiment, vraiment contente. Je suis tellement heureuse que quelques larmes montent à mes yeux pour couler de joie sur mes joues. Je n'avais jamais ressenti le bonheur que peut apporter un enfant à sa mère et finalement, je l'ai trouvé et j'ai retrouvé mon fils. Byakuya... je me serre encore plus fort contre lui. Je ne veux plus le lâcher, ce moment est beaucoup trop court alors je veux le faire durer, durer encore et encore. Byakuya, tu m'as tellement manqué. Il a réussi à la tenir...

-Promet-moi de rester comme tu es Byakuya... Ne change surtout pas... Tu es mieux comme ça...

-Oui, je te le promets.

Comme cette nuit-là, je n'ai plus voulu le lâcher. Je ne veux plus le perdre ni être séparée de lui.

Malheureusement, il y a un temps pour tout. Mon fils commence à se détacher doucement de moi et c'est là que je vis son sourire. Un sourire normal à la vue des autres, mais pour moi, c'est un sourire comme je n'en avais jamais vu. Je retire mes mains de ses vêtements et je commence soudainement à pouffer pour moi-même. Byakuya me demande:

-Qu'y a-t-il mère?

-Si il n'y avait pas eu Koga, j'aurai été amoureuse de toi!

La surprise se lit dans son expression suivit d'une rougeur. Je continue alors de le taquiner:

-Mais qu'il y ait Koga ou pas, tu serais déjà en couple avec Ukitake-san!

-Mère...

-Je peux te poser une question indiscrète?

-Non merci, répond-t-il en commençant à partir direction la maison.

Dommage, je voulais savoir si il a déjà couché avec lui.

Fin Pov Aoi


Un éternuement retentit dans les quartiers de la treizième division. Ukitake Jyushiro se frotta le nez contre son index, frustré d'avoir déjà éternué des millions de fois pour il ne savait quelle raison. Il pensa alors qu'il devait avoir un rhume.


La nuit arriva en de bons termes. Byakuya n'avait pas cessé d'être harcelé par Koga qui voulait en savoir plus sur la relation entre lui et Ukitake et comme toujours, le noble l'envoya sur les roses. Après tout, qui voudrait raconter ce que vous faîtes avec votre amoureux ou amoureuse? Surtout si cela concernait des choses plutôt personnelles.

-Ojisan, s'il vous plaît et je ne vous l'implorerai qu'une seule fois: arrêtez de vouloir tout savoir à mon sujet!

-Maaiiieeuuhh Bya est méééchaannt! Je ne pense qu'à ton bien! Imagine que ton petit ami ne soit avec toi que pour le plaisir!

-On voit bien que vous ne le connaissez pas Koga-ojisan.

Koga croisa les bras de mécontentement tel un enfant qui boudait sa mère. Aoi s'approcha de lui en lui tapotant sur la tête comme si c'était un brave toutou (tiens, on est passé du bébé au toutou, quelle gradation XD) ce qui a eu pour effet non pas le réconfort mais le désarroi total. Du coup, le beau-père se retrouve agenouillé au coin de la pièce faisant apparaître ses ondes négatives, murmurant des phrases inaudibles.

-Allons allons mon chéri! Répliqua sa femme. Ne soit pas dans cet état-là! Après tout, tu le harcèle depuis qu'il nous a avoué sortir avec quelqu'un alors tu le mérites un peu!

-... Demo... Aoi-chan...

Koga lança un coup d'oeil vers les deux personnes derrière son dos. Il les trouvaient sadiques, tous les deux!

-Telle mère, telle fils..., murmura-t-il à nouveau en laissant couler des larmes.

Il avait l'air d'un misérable gamin du Rukongai en cet instant. Il n'avait jamais remarqué la ressemblance étonnante entre eux. Tous les deux lui avaient brisé le moral à jamais!

-VOUS ÊTES SANS PITIE! cria-t-il de désespoir.

-Ojisan, cessez cette comédie, ordonna le chef du clan en se pinçant l'arête du nez.

-C'est un beau remue-ménage ici! S'exclama une voix familière.

Le capitaine de la treizième se tenait sur le seuil de la salle principale du clan Kuchiki, attendant la permission d'entrer, ce que fit immédiatement Byakuya. Jyushiro s'avança dans la pièce et jeta un oeil à l'âme misérable qu'était en ce moment même Koga Kuchiki.

-Ano... Kuchiki-san, tout va bien?

-Ukitake-san! Quel bonheur de vous revoir! Disait Aoi non sans gêne.

-Ah, moi de même!

-Vous arrivez à temps pour le dîner!


Pov Byakuya

Le dîner finit, nous discutons un peu autour de la table basse, mon oncle s'étant remis de sa dépression par une promesse de la part de ma mère (essayez de deviner ;) ). Jyushiro, qui est à côté de moi, me tient la main en cachette. Et il a raison de le faire derrière leurs yeux sinon je vais devoir supporter encore une fois mon stupide beau-père, et surtout, supporter aussi les quelques regards noirs que me lancent certains membres du clan qui discutaient entre eux. Ce n'est pas dans mes habitudes de penser cela mais je n'en ai rien à faire, vraiment.

Cela terminé, mes parents se dirigent vers leur chambre, ne me demandez pas pourquoi. Moi et Jyushiro au contraire, nous partons prendre l'air dehors avec deux tasses de thé sencha (= thé vert japonais à la saveur végétale caractéristique). Nous nous asseyons sur l'herbe fraîche de la nuit à côté du même cerisier que j'ai quitté plus tôt avec ma mère. Je commence à m'y faire. Nous buvons alors tranquillement notre thé en parlant plus ou moins puis il me fait une remarque comme quoi la lune est pleine ce soir. Oui, c'est vrai. Elle est pleine. Comme ce fameux soir où elle a essayé de se cacher de ma vue, où elle a essayé de ne pas lire ma tristesse sur mon visage, de ne pas voir mes larmes couler. Mais là, tout est différent. Elle s'illumine de joie de me voir comme je suis. Aucune tristesse, aucun désespoir présents. J'ai tout pour lui plaire et lui aussi.

Jyushiro me coupe dans mes pensées en me demandant si je vais bien. Je lui répond que je n'ai jamais été aussi bien de ma vie, que je n'avais jamais connu cela.

-Je suis content pour toi, Byakuya.

En disant cela, il se rapproche de moi lentement et m'embrasse tendrement. Je répond à son baiser sans hésiter, rougissant légèrement. Notre ballet dure un peu plus de deux minutes avant qu'une de ses mains ne s'appuie sur mon épaule pour me forcer à m'allonger sur l'herbe. Ce que je fit sans protester. Nous continuons à nous embrasser passionnément pendant que sa main enlève lentement un des pans de mon kimono, lui dévoilant mon épaule dénudé. La dernière fois qu'il avait fait ce geste-là, nous étions dans le bureau de ma division et je l'avais arrêté. Mais maintenant, je me laisse totalement allé. Sa main continue d'enlever le léger tissu qui couvrait une grande partie de mon bras puis elle s'attaque à enlever le deuxième pan.

Les lèvres de Jyushiro quittent les miennes pour aller à la rencontre de mon cou. Je sens son souffle chaud qui me donne des frissons incontrôlables dans tous mon corps. Je rougis un peu plus. C'est la première fois que je ressens pareille sensation. Ne pouvant plus attendre, mon amant lèche en premier lieu mon cou avant de se mettre à la croquer légèrement puis à la sucer. Je frissonne encore plus. C'est comme si j'ai eu une décharge électrique. Il continue son geste et je finis par soupirer de plaisir, mes sourcils froncés vers l'extérieur, mes pommettes rouges comme jamais. Son manège dure encore quelques instants puis il quitte mon cou en laissant un suçon bien visible sur ma chair. Il descendit lentement, traçant une ligne invisible avec sa langue pour s'arrêter à mes... Je commence soudainement à gémir pour la première fois en le sentant lécher un des mes boutons de chair et pincer l'autre avec sa main. Les miennes de mains se crispent et se referment sous le cou du plaisir que je ressens en ce moment en même temps que mes pieds.

Je me fais violence pour éviter de gémir trop fort en me mordant ma lèvre inférieur. Mais apparemment, Jyushiro insiste et continue de suivre son parcours pour s'arrêter quelques secondes sur mon nombril puis de dénouer la ceinture du kimono qui lui barre la route. Je le vois qui se redresse légèrement pour me contempler. Je dois paraître vraiment faible face à lui, dénudé entièrement, mes membres crispés, haletant et je dois être d'une couleur bien voyante. Mais il ne dit rien, souriant de plaisir et vient m'embrasser encore une fois et me murmurer contre mes lèvres:

-Tu es beau, Byakuya.

Il repose ses lèvres contre les miennes. Je me remet à gémir entre deux baisers en sentant une nouvelle vague de plaisir monter en moi. Je le sens qui me caresse à ''cet'' endroit. Mes mains abandonnent l'herbe pour s'accrocher aux épaules de mon amant. Mes gémissements se font de plus en plus fort, sa main accélère le rythme jusqu'à ce que je sois au bord de l'orgasme. Je fini par jouir dans sa main, haletant bruyamment. Je n'ai jamais ressenti cela et je ne suis pas prêt de reprendre mon souffle qu'il commence à me porter soudainement avec mes habits comme... une femme. Je rougis encore plus à cette pensée. Il se dirige vers ma chambre qui ne se trouve pas loin de l'endroit que l'on vient de quitter et me pose sur le futon avant de refermer la porte.

Jyushiro enlève à son tour son kimono et je peux à présent contempler son corps magnifique. Je vois une certaine rougeur apparaître et un sourire mal à l'aise inscrit sur son visage si beau. Il se rapproche de moi en se mettant entre mes jambes et m'embrasse encore et encore, nos deux peaux se touchant ainsi que nos érections. Mes mains passent derrière sa nuque tandis que mes jambes se fléchissent plus. Il me murmure à l'oreille:

-Détends-toi Byakuya.

-Jyu... Aah!

Je n'ai pas encore terminer de dire son nom qu'une douleur à un certain endroit m'envahit sous l'intrusion d'un de ses doigts. Il fait des va-et-vient lentement, le temps que je m'habitue à cette petite présence qui n'est pourtant rien face à ce que je vais recevoir plus tard. Si déjà un doigt me dérange, je me demande comment... La douleur revient brusquement et j'émets une plainte. J'ai senti un deuxième doigt entrer dans mon intimité qu'il fait bouger avec le premier. Là, j'ai quand même un peu mal. Un troisième s'enfonce un moment après puis il fait encore des va-et-vient. J'essaye de ne pas gémir trop fort tant bien que mal mais c'était plus fort que moi. Pourtant, la douleur se dissipe petit à petit quand Jyushiro trouve enfin le point érogène qui me fait gémir de plaisir, me faisant cambrer le dos.

Ses doigts allaient et venaient en moi comme si cela faisait une éternité. Finalement, décidant que je suis assez préparé, il les retire et met son membre en face de l'entrée. Il se penche vers moi et me murmure des mots doux pour me détendre quand il commence à entrer lentement en moi. Mes mains sur son dos se crispent brusquement sous la vague de douleur. Ma plainte s'est fait plus forte. J'ai mal, mais alors vraiment mal. Cependant, j'oublie vite la douleur qui s'est emparé de moi quelques secondes pour laisser place au désir en sentant Jyushiro me caresser avec un rythme régulier. Dès qu'il fut entièrement en moi, il commence à bouger, s'enfonçant plus profondément, touchant mon point érogène de tout à l'heure. Je gémis fortement de plaisir et je ne m'arrête plus. J'entends également ses soupirs et râles de plaisirs. C'est si bon. Je le sens aller et venir plusieurs fois jusqu'à ce que nous atteignons ensemble le septième ciel. Je me suis libéré dans la main de mon amant et lui s'est libéré à l'intérieur de moi. Nous haletons bruyamment, essayant de reprendre notre souffle puis Jyushiro se retire et s'affale à mes côtés, en sueur ainsi que moi. Il me prend dans ses bras et ma tête se niche dans son cou.

-Bya... je t'aime, murmure-t-il dans mon oreille.

Moi en revanche, j'ai beaucoup de mal à retrouver l'air qui me manque. En même temps, c'est ma première fois et c'est assez épuisant. J'ai quand même la volonté de lui dire à mon tour en souriant:

-Moi... aussi... Jyu... je t'aime.

Je ne peux tenir plus et je m'endors paisiblement dans ses bras réconfortants. Je ne sais pas si lui aussi s'est endormi mais dans tous les cas, j'ai passé une merveilleuse nuit en sa compagnie.


J'ouvre faiblement les yeux suite à une lumière éblouissante sur mon visage. Je grogne un peu malgré moi. J'ai beau dire aux domestiques de ne pas oublier de fermer les portes mais apparemment, celle de ma chambre est restée ouverte. Je referme mes yeux et plonge mon visage dans l'oreiller mais une main vient me secouer doucement l'épaule et c'est là que j'entends la voix que je voulais:

-Bya, on arrête de dormir, il est bientôt midi!

-Jyu, laisses-moi tranquille...

-Non, je ne te laisserai pas! J'ai prévenu les divisions six et treize qu'ils ont congé alors j'aimerai en profiter un maximum d'être en ta charmante compagnie.

Soupir de ma part. Je me tourne sur le dos et essaye de me redresser mais une violente douleur me saisit au niveau du bassin. Je grimace un peu puis j'entends mon amant me dire quelque chose que je n'ai pas compris:

-Tiens, Ichigo-kun ne m'avait pas dit que ça te ferait autant mal!

-... Kurosaki?

-Oui, c'est lui! Comme c'était notre première nuit ensemble, je lui ai demandé, avant qu'il ne parte dans le monde réel, s'il pouvait m'apprendre quelques trucs sur le mode d'emploi!

Je reste un peu interdit et surpris. Comment Kurosaki peut connaître ces choses-là? Et comme si il a lu dans mes pensées, Jyushiro me répond:

-En fait, peu de personnes le savent mais Ichigo-kun sort avec le Quincy, Ishida Uryu si je me rappelle bien depuis bientôt trois mois alors je me suis dit qu'il devait s'y connaître dans la matière!

Un shinigami remplaçant et un Quincy? Je croyais que dans les deux cas, les relations étaient bien étroites mais de là à former un couple... Je n'ai pas eu le temps de penser plus que mon oncle déboule dans ma chambre en nous pointant du doigt, un air triomphant sur le visage. Je soupire. Je sens que ma vie avec lui ne sera pas de tout repos.


Voilà, fin du chapitre et fin de la fic entière! Enfin une de close et il était temps! Voilà quand même un an que je devais la finir et je suis encore une fois désolée! Maintenant, je vais essayer de me pencher sur mes révisions et essayer aussi de terminer les autres fics après mon oral! T_T