Auteur : Moua, Chaya Escanor
Fandom : Yu-Gi-Oh !
Disclamers : Rien à moi, tout à Kazuki Takahashi… Sauf Chaya!
Prairings: Seto/Chaya
Genre: Romance/Humour
Warning: Ahem. Il est fort probable que Seto et Chaya, euh… Se fasse des papouilles avancées et pas pour les petits enfants, là!
Rating : Euh... On va mettre M, c'est plus sûr !
Remerciements : A Melzart, qui a écrit « Apparences », à sans qui cette fic n'aurait pas vu le jour !
Résumé : Mais c'est quoi cette fille ? D'accord, elle m'a sauvé la vie, mais on dirait qu'elle est ivre ! Non, franchement...
MAIS C'EST QUOI CETTE FILLE ?
Chaya retrouva sa chambre miteuse. Immédiatement, madame Yuan lui fit prendre un bain chaud aux plantes aromatiques et lui donna une combinette et un string porte-jarretelles. Elle fut forcée de les enfiler et, mortifiée, écouta les exclamations ravies de la proxénète.
« Tu es MA-GNI-FI-QUE ! Vraiment, superbe ! Comme tu as grandi... Je m'étonne que personne n'ait tenté de te faire quelque chose ! »
L'argentée ne releva pas, les larmes coulant sur son visage pâle. Si, on avait déjà tenté quelque chose... Lorsque Yuan la laissa enfin, elle n'ôta pas ses vêtements et se laissa tomber sur son lit en pleurant tout ce qu'elle pouvait.
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Trois jours passèrent dans la demeure Kaiba. Si pour Seto, rien n'avait changé, en revanche, pour son frère... C'était bien simple, Mokuba ne parlait plus. Aux repas qu'il acceptait de prendre avec son frère, il gardait la bouche close et fixait son assiette jusqu'à ce qu'il s'enfuie en courant dans sa chambre. Seto avait beau multiplier les attentions, il ne réagissait pas.
Les paquets qui, rien que par l'emballage, étaient coûteux, restaient intacts. Les jeux vidéo n'avaient aucun fichier de sauvegarde en cours, et aux boîtes de chocolats fins n'en manquaient pas un.
Mokuba restait dans sa chambre, silencieux. Et lorsque Seto venait le voir dans l'espoir d'un mot, il se contentait de le fixer droit dans les yeux jusqu'à ce qu'il sorte, mal à l'aise par ce regard noir et accusateur. Mais accusateur de quoi ? Qu'avait-il fait de mal ?
Une fois de plus, il entra dans cette chambre silencieuse. Mokuba était assis sur son lit, devant un écran.
Enfin ! Il sort de sa léthargie, il s'intéresse à quelque chose !
Amère déception. Lorsqu'il remarqua son frère, le plus jeune tourna l'écran vers lui.
« Regarde pourquoi je ne te parle plus. Regarde où tu l'as envoyée. »
« Qui ça ? »
CLAC.
Seto, sidéré, ne pensa même pas à répliquer. La joue brûlante, il contempla Mokuba qui avait les lèvres tremblantes.
« Chaya, espèce d'imbécile. Tu sais, celle qui te plaisais, et qui a lu ton journal. Alors qu'elle cherchait la boîte à couture. Regarde où elle est, maintenant. »
Seto obéit, et fut soudain pris de nausée. Certes, il avait des pulsions humaines. Mais les dessous de catin ne l'attiraient pas. C'était la seule chose que les filles portaient. Et elles étaient...
Laides, pleines de cellulite, mal maquillées, aguichant mal le client. Une chevelure grise attira son regard, et il eut un haut-le-cœur.
Chaya, assise sur les genoux d'un homme bedonnant, se laissait tripoter, les yeux grands ouverts, et une expression d'intense tristesse sur son visage fardé. Habillée de dentelle rouge, les cheveux lâches, elle semblait être totalement déconnectée de la réalité, comme si plus rien n'avait de sens.
« Alors ? Tu vois qui c'est, maintenant ? »
Seto se tourna vers son frère, les yeux embués de larmes. Mokuba continua, insensible à la détresse de son aîné :
« Tu comprends pourquoi je me tais ? Tu comprends pourquoi je te hais ? »
Le plus grand se leva d'un bond. Effaré, Mokuba l'appela, car, même s'il lui en voulait, il restait sa seule famille :
« Tu va où ? »
« La chercher. »
Seto sortit en claquant la porte.
Jamais il ne courut aussi vite. Il avait un point de côté lorsqu'il arriva dans le quartier glauque qui abritait le cabaret. Une prostituée vint à sa rencontre. Plutôt bien faite, mais pas celle qu'il cherchait.
« Je peux t'aider, mon chou ? »
« Dites-moi où est Chaya. »
La jeune femme fit la moue et secoua ses boucles rousses :
« La petite nouvelle ? Ah, va falloir attendre, elle est super demandée... J'te préviens, si tu veux coucher, cherche une autre, elle ne veut pas de ça. »
« Je la connais, et c'est ma faute si elle est là. Je veux la ramener chez elle. Enfin, elle habitait chez moi. »
La rouquine écarquilla ses yeux verts :
« Sans blague ? C'est chez toi qu'elle créchait ? T'es le fameux Kaiba ? »
« Elle parle de moi ? »
« Elle parle en dormant, elle dit ton nom. A propos, le mien, c'est Barbara. T'es sûr que je peux pas te consoler d'elle ? »
« Tu es la moins répugnante que j'ai vue pour le moment, mais... Non, merci. »
« Comme tu veux, chéri. La patronne est à l'intérieur, attends-toi à la négoce, elle est dure en affaire ! »
« Je suis en crack dans ce domaine. »
« Pas de vantardises, chéri ! Va sauver ta belle. Mais sache que toi, j't'aurais pas fait payer. Tu m'plais. En plus, t'as pas l'air mauvais au pieu. »
Seto rougit légèrement, et Barbara ricana :
« Prends pas cette tête ! Un conseil : pour Chaya, vas-y doucement. Ca l'a marquée, le Mont de Vénus. »
« D'accord. »
« Bonne chance, mon prince. »
Seto eut un sourire triste et pénétra dans le cabaret enfumé. Une énorme femme s'approcha de lui d'un pas pesant. Le brun se demanda comment elle tenait sur ses talons aiguilles sans s'enfoncer dans le sol.
« Je peux vous aider ? »
« Je cherche Chaya. »
« ... T'es un friqué ? »
« Pourquoi cette question ? »
« Oui ou non ? »
« Oui. »
« Chaya, laisse tout en plan et file te laver. Quant à toi, troisième étage, porte bleue. »
« Il y a erreur. Je ne suis pas là pour... »
Chaya arriva à petits pas dans le hall et s'arrêta net face à Kaiba. Elle le regarda, la tête penchée sur le côté :
« Vous venez prendre du bon temps ? Parce qu'ici, je suis obligée d'obéir ? Remarquez, j'vous en veux pas. Montez, j'vous rejoins. »
Seto le retint par le bras.
« Je viens pour te sortir d'ici. Tu as des affaires ? »
« Bah non, j'suis partie vite fait. »
La maquerelle s'interposa :
« Holà ! Je te la passe pas ! Hors de question ! »
Seto sortit son chéquier.
« Ca peut peut-être se négocier ? »
Il inscrivit un chiffre sur un papier et le montra à madame Yuan. Celle-ci retint son souffle : elle ne savait pas compter. Mais il y avait beaucoup de zéros. Elle leva les yeux vers le beau jeune homme et lança, insolente :
« Trois zéros de plus. »
« D'accord. »
Seto signa le chèque et le tendit à la maquerelle qui l'empocha, avide.
« Chaya, viens. »
Sans un regard en arrière, il sortit, suivi de la jeune fille qui trottinait derrière lui.
Z'allez devoir attendre, un lemon, c'est dur à écrire ! Next chapter: LEMOOOOOOOOOOOOON!
