Auteur : SoapMiso.

Genre : UA, Humour, Drame-Comique.

Disclamer : les personnages sont à Masashi Kishimoto.

ANNONCE 1 : Chapitres un à neuf réédités, fin du Chapitre dix réécrite.

ANNONCE 2 : Peut-être certain d'entre vous auront-ils remarqués que j'ai supprimé mes réponses aux reviews des chapitres précédents. C'est pourquoi je tiens à préciser que je ne répondrais plus aux questions. Après relecture de mes réponses, j'ai remarqué que j'avais tendance à trop en dévoiler, et ce bien malgré moi. Maintenant je laisse le soin de répondre aux reviews à nos amis communs dans la rubrique "Les questions du jour !". Merci de votre compréhension et bonne lecture !

/ ! \ Les âges et statuts originaux des personnages ne sont pas respectés.

/ ! \ Propos vulgaires


SoapMiso est fier de vous présenter…

Les questions du jour !

Naruto : Franchement vu le nombre de reviews, t'étais pas obligé.

Sai : Pour un "grand come back" c'est pas très encourageant.

Soapmiso : Message subliminal !

Naruto : Personne ne t'aime !

Soapmiso : C'est normal, je suis méchant.

Ino : On a quand même Miss et lovelessnaru-chan qui sont contentes !

Sasuke : lovelessnaru-chan se fout même de ta gueule : "En tout cas merci d'avoir vite posté ce chapitre". C'est vrai, t'as mis quoi ? Seulement 3 ans, c'est pas mal.

Soapmiso : Et toi, pendant ces 3 ans, t'as toujours pas galoché Naruto.

Ino : Et bim !

Karin : Et bim !

Naruto : …

Soapmiso : Et toi, tout le monde continu de t'appeler « le roux ».

Gaara : … Nan mais arrêtez, je suis pas roux !

Soapmiso : Je sais. Possédant moi-même cette merveilleuse teinte de cheveux je puis affirmer que tu n'en connais pas la joie.

Gaara : !?

Naruto : *tousse* pas d'âme *tousse*

Sai : C'est de qui le POV cette fois ?

Soapmiso : Naruto.

Naruto : Yes ! Il était temps ! J'suis quand même vachement plus poilant que Sai !

Soapmiso : Allez action !


Konoha Express

J'entrouvre un œil, le monde autour de moi est flou et poussiéreux. J'ai les yeux tout embué et une légère migraine. J'distingue vaguement deux silhouettes penché sur moi. J'ouvre un peu plus grand les yeux. Ino a son visage à trente centimètres du mien, penchée en avant les mains sur les genoux, ses yeux fixes analysent mon visage. Puis sa main se lève à hauteur de mes yeux. Elle ouvre le clapet de son téléphone portable, une minuscule poupée de bois peint se balance au bout d'une petite corde raccrochée à la coque, puis le son caractéristique d'un appareil photo retentit depuis le téléphone.

Je prends brusquement conscience de ma position.

Je suis allongé sur mon lit sur le flanc gauche. Les draps tirés sur mes pieds dénudent mon corps au-dessus des genoux. La chemise que je mets pour dormir est ouverte du bas jusqu'au-dessus du nombril, j'ai le boxer à moitié baissé, la bite à moitié à l'air, et ma main posé non loin de celle-ci est couverte d'une substance collante et odorante.

Un léger cling m'annonce qu'Ino vient d'enregistrer sa photo. Derrière elle, Gaara me regarde de toute sa hauteur, pourtant pas bien haute. Mon cerveau embrumé se met subitement à fonctionner et une eau claire et limpide circule dans mes veines. Tous mes sens se tendent à la considération de mon boxer, ma main et ma bite collante. Ino referme le clapet de son portable.

Cette pute vient de me prendre une photo !

Je me redresse brusquement. J'attrape un des poignets d'Ino alors qu'elle se redresse. Malheureusement pas le bon, dans sa main droite levée à hauteur de son visage trône toujours, lové entre ses cinq doigts, son maudit téléphone gris. Ino pousse un hurlement strident.

« Putain vire ta main plein d'sperme, c'est dégueulasse ! »

Gaara ouvre grand la bouche sur un profond rire de gorge en même temps que quatre grommellements ensommeillés résonnent dans la pièce. Ino entreprend de me frapper le poignet avec son portable pendant que j'essaye de lui intercepter son téléphone. Kankuro se redresse sur son lit et nous observe les yeux embués et la bouche pâteuse.

« Putain Naruto, qu'est-ce que tu fous la bite à l'air ? »

Merde… Trop obnubilé par le contenu du téléphone d'Ino, j'ai complétement zappé de remettre mon attribut viril dans sa cage. Trois tête se braque brusquement de mon côté. Yahiko s'est retourné avec une tel brusquerie à l'évocation de mon engin en liberté qu'il manque se vautrer de son lit. Du coin de l'œil j'aperçois Deidara passer la tête par-dessus la barre de sécurité de sa mezzanine. Même ce connard de Sasori s'est redressé sur ses oreillers pour fixer avec un sourire sarcastique les bijoux d'la reine.

Je lâche précipitamment le poignet d'Ino et cache mon sexe de mes deux mains avec tant de brusquerie que je termine vautré par terre, les pieds maintenus sur mon lit par les draps solidement enroulés autour de mes chevilles. Gaara s'appuie sur le mur près de son lit, une main sur le ventre, crachant des toussotements entremêlé de halètements de rire. Dans son lit, Yahiko étouffe son hilarité dans ses draps masquant à peine ses hurlements rauques. Même Deidara se fout joyeusement de ma gueule depuis son perchoir, avec un sarcasme non-dissimulé, en me balançant ses chaussettes sales. Dans son coin, Sasori s'est recouché, dos à la scène, les épaules secouées de légers soubresauts alors que Kankuro s'époumone d'un rire gras. L'hilarité générale est seulement coupé par mes gémissement pitoyable d'homme à terre alors que j'essaye de me redresser tout en continuant de masquer ma virilité, et par les cris stridents d'Ino qui fixe son poignet collant d'un œil dégouté, son maudit téléphone portable toujours dans son autre main.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

Tout le monde sursaute. Ma mère se tient dans l'entrebâillement de la porte. Je me retourne vivement sur le ventre pour cacher mon oiseau toujours en liberté. Un sourire en coin, ma mère me regarde d'un air franchement intéressé me débattre cul-nu sur le sol, comme un ver-de-terre.

« Faites moins de bruit vous allez réveiller Chiyo. »

A travers la cloison du mur retentit la voix criarde de la vieille depuis sa chambre au bout du couloir : Je suis déjà réveillée !

J'ai l'intime conviction que cette journée va être moisie…

Après le petit-déjeuner, Gaara, Ino et moi partons en direction du lycée. Sur le chemin, Gaara réprime avec moult difficulté son fou rire pendant que je m'accroche à la jupe d'Ino.

« Inoooo ! Fais pas ta pute, j't'en supplie, supprime cette photo !

-T'es fou ou quoi !? J'ai immortalisé l'un des moments les plus fabuleux que j'ai jamais vécu !

-Arrête, sans déconner ! S'il te plait ! Vire cette photo, c'est trop la honte pour moi !

-J'y peux rien si tu fais des choses honteuses dans ton lit. »

Gaara qui avait réussi à rester stoïque depuis trois bonnes minutes repart dans son fou rire.

« Tu peux pas la garder ! Imagine que quelqu'un la voie !

-J'la montrerai à personne !

-Mais même ! J'peux pas continuer à vivre normalement en sachant que tu planques une telle chose dans ton téléphone ! »

Ino et Gaara échange un coup d'œil, puis explose d'un rire criard.

« Il m'arrive des trucs pas cool en ce moment et vous, vous vous foutez d'ma gueule.

-Sans déconner Naruto, qu'il t'arrive des trucs cool ou pas, on dirait que tout ton être appelle à ce qu'on se foute de ta gueule. »

Je plisse les yeux, lui rendant un regard mauvais. Salopards de cons de putes de merde…

Pendant le cours d'Iruka, je mets un point d'honneur à ne pas jeter de coups d'œil du côté de Sasuke. D'sa faute ça encore. Point d'honneur que je respecte avec une grande assiduité. Par contre j'ai beau mettre toute la force de ma volonté à ne pas penser aux évènements de la veille, rien n'y fait. Je ne peux pas m'empêcher de repenser à Sasuke et son cousin entrelacés sur son lit, se galochant à pleine bouche. Je commence le cours de maths d'Ebisu avec une douloureuse érection que je dissimule tant bien que mal. S'il me demande de venir au tableau, sans déconner j'l'envoi chier.

A la fin de la journée, je rentre à la maison pour me doucher et me changer rapidement en vue d'une soirée de service à l'Ichiraku.

Je me prélasse paresseusement sous l'eau bouillante. Jouant avec le pommeau de douche pour masser ma nuque douloureuse. L'espace d'une seconde je me perds dans la remémoration des mains de Sai sur les fesses de Sasuke et je suis vaguement tenter de me branler sous l'eau chaude, mais ce souvenir est immédiatement suivit par celui de Gaara, mort de rire à la table du petit-déjeuner, comparant mon engin à une vieille crevette rabougrie, et ça me coupe toute envie. Je fini de me rincer et sort de la douche. Je me sèche rapidement avec une serviette rêche que je frotte nerveusement contre ma tignasse blonde. Alors que je me frotte l'oreille, je repense à l'épisode catastrophique de ce matin. « J'vous jure ! Elle s'étalait là, sur son lit, collé au drap comme une vieille crevette rabougrie ! » Je fronce les sourcils, baisse la tête et jette un coup d'œil du côté de mon entrejambes. Elle est pas rabougrie… Je fais méticuleusement rouler mon pénis ramolli entre mon pouce et mon index. Elle est très bien, ma queue.

Je relève la tête et me rend mon propre regard à travers le reflet du miroir. Il est assez grand pour se voir du haut du crâne jusqu'au niveau des hanches. Des plaques de buée masquent encore partiellement la surface sur les extrémités. Je rapproche mon visage que j'examine dans le reflet du miroir sous tous les angles, une main sous le menton frottant la peau de mes joues. Juste sous le menton, à droite, il reste une petite cicatrice ronde, seul vestige de l'acné virulente qui m'a bouffé les joues de mes 13 ans jusqu'à mes 15 ans. Du bout du doigt je caresse le duvet doré légèrement piquant qui pousse le long de ma mâchoire. Il s'rait p't'être temps que j'me rase. Je remets la chose à plus tard. J'aime pas me raser. Après j'ai toujours le visage en feu pendant les trente minutes qui suivent. Et quand je passe un doigt sur mes joues j'ai l'impression de me lacérer le visage avec une lame affutée.

Je prends un de mes biceps dans une main, contracte, bande les muscles. Il reste des traces de ma période "pompes et haltérophilie". Je change d'angle et contracte l'autre bras. Mon regard s'abaisse sur mon torse que je palpe devant le miroir. Il est plutôt pas trop mal développé, enfin, ça va quoi. Je passe mes mains sur mon ventre et pince la graisse au niveau du nombril. Par contre j'ai perdu en abdos. Je contracte le ventre, les abdos se dessinent à peine. Faudrait que je me remette au sport.

Je me demande vaguement si Sasuke aime les mecs musclés. Ce qu'il pourrait bien penser de mon ventre plat. C'est pas comme s'il m'avait jamais maté… Je sors ces pensées débiles de mon crâne en me demandant d'où elles peuvent bien venir. Je me demande ce que ça ferait de l'embrasser ? Je repense à la scène dans sa chambre. M'imagine à la place de Sai. Des picotements familiers s'insinuent dans mon aine. Puis je m'imagine embrasser Sai. Les chatouillis se propagent doucement vers mes bourses. Non, je dois aller à l'Ichiraku. Je chasse ces idées de ma tête et enfile un caleçon.

Je termine de m'habiller, me brosse les dents, et sort de la maison pour me rendre au pub.

L'Ichiraku est plein à craquer. Une fumée opaque et odorante flotte au-dessus de l'assemblé et camoufle les tâches jaunes et les lézardes du plafond. A l'entrée, derrière le flipper, j'aperçois une des chaussures craquées et mal lacées d'Inoichi qui comate son trop plein de bière, avachie mi sur le mur, mi par terre.

Je me tourne vers Kakashi qui gère la soirée avec moi.

« Il serait peut-être temps de faire le ménage et de jeter les clodos imbibés avant qu'il ne s'oublie sur la moquette. »

Je lui désigne Inoichi d'un coup de tête. Kakashi suit mon regard d'un air vaguement intéressé.

« Mouais… Vaut mieux le laisser où il est. Dans son l'état, il risquerait de confondre routes et trottoirs et de se bouffer une bagnole.

-Ouais, ce serait dommage de mettre en danger la vie des pauvres automobilistes. »

Kakashi sourit doucement. Kakashi ne sourit pas souvent, mais quand il le fait il a un sourire très tendre. Il est plutôt beau Kakashi…

...

Oulah ! Arrête-toi tout de suite Naruto, ça te va vraiment pas de te croire pédé. Mais je tente quand même quelques blagues plus ou moins réussi pour soutirer un nouveau sourire de mon collègue. Au bout d'une heure, Kakashi m'annonce que ses heures de taff sont terminés. Il presse légèrement mon bras en me souhaitant bon courage et monte les escaliers vers le bureau de la gérante pour récupérer son chèque de fin de mois.

Je reste seul un petit moment quand une voix m'interpelle et me commande une pression. Je relève les yeux sur le visage du nouveau venu et stoppe net tout mouvement.

Oh mon Dieu ! De tous les gens sur cette Terre il a fallu que je tombe sur lui !

Lui en question me renvoi un regard qui semble aussi surpris et choqué que le mien. Mais une demi-seconde plus tard, ses yeux d'un noir d'encre n'expriment rien de plus que ceux d'un type dans un pub qui attend sa pression. J'ai dû rêver. Je me ressaisi et prend un verre suspendu à l'encadrement du bar. J'y sers une bonne dose de bière surmontée d'une mousse blanche et opaque que je pose devant lui sur un petit carré en carton affichant une pub pour la Bud*. Je ramasse les 1 livre 50* qu'il a posés sur le comptoir sans que je ne demande rien et reprend méticuleusement le travail de nettoyage de verre que j'exerçais une minute plus tôt.

Malgré tous mes efforts pour faire le vide dans mon esprit je n'arrive pas à m'empêcher de jeter des coups d'œil en direction du nouveau venu. La vache, il est beau. Nouveau venu qui fixe sans ciller le fond de sa pinte avec mélancolie, ses doigts jouant à glisser le long du verre humide. Je trouve vraiment beau le contraste entre ses cheveux aussi noir que du charbon et sa peau blanche presque translucide. En s'attardant sur son cou on peut même voir le réseau de fines veines violacées qu'elle camoufle. Lorsqu'il relève la tête, je détourne rapidement mon regard, me re-concentrant sur ma tâche d'essuyage de verre. Finalement c'est d'une voix à peine audible dans le boucan du pub qu'il m'interpelle :

« Naruto, c'est ça ? »

Je me tourne vers lui, étonné.

« Euh… oui.

-Tu vois qui je suis ?

-Le cousin de Sasuke. »

J'ai comme l'impression que ça mâchoire c'est serré l'espace d'une demi-seconde, mais je n'en suis pas bien sûr. Il me murmure quelque chose d'une voix si peu audible que je suis obligé de quitter mon coin de bar pour mieux me placer face à lui et me pencher dans sa direction.

« Comment ça avance avec Sasuke ? »

J'écarquille les yeux, les joues en feu, je dois rougir comme une carpe. Je regarde rapidement autour de nous pour m'assurer que personne ne nous écoute.

« Co-comment ça ?

-… Ben… vous vous voyez souvent ?

-C'est-c'est-à-dire ? A quelle niveau…? Point de vue…? Niveau de point de vue…? euh… quoi ?

-Il te plait ? »

Je me redresse vivement. Mon cerveau est en ébullition. Je vérifie de nouveau que personne ne s'occupe de nous et hoche presque imperceptiblement la tête de haut en bas.

« Ah bon. »

Sai me jette un regard indéchiffrable. Ses yeux vacillent légèrement d'un point à un autre pendant qu'il analyse mon visage. Mais ça veut rien dire, j'ai envie d'ajouter, toi aussi, tu me plais bien.

J'ai même imaginé qu'on se roulait des pelles sous la douche. Je change de sujet :

« C'est la première fois que je te vois à l'Ichiraku.

-Oui. Je préfère les endroits plus calmes, d'habitude je vais plutôt au Sharingan. »

Le Sharingan est davantage un bar qu'un pub. Je n'y suis jamais allé mais j'ai déjà vu l'enseigne lumineuse clignoter du côté de la supérette Sarutobi. Le bar se trouve dans une cave, et on y sert plus de cocktails que de pintes de bières.

« Qu'est-ce qui t'as fait changer tes habitudes ?

-J'attends quelqu'un. »

Je suis vaguement tenté de lui demander qui, mais j'ai la quasi-certitude que je n'obtiendrais pas de réponse.

« Eh ! Quatre pintes par ici, mon gars ! »

Je quitte Sai avec une légère mimique désolé et pars m'occuper de mon client. Je me demande si Sai compte coucher avec son rendez-vous ? Alors que je pose les quatre pintes sur le comptoir et récupère la monnaie, je jette un œil à mon client et me demande s'il pourrait être gay. Hm.. non, trop bourru. Mon regard parcours la salle. Je regarde tour à tour les clients au bar, ceux assis aux tables du fond, les six mecs qui font une partie de billard. Je me demande lesquels d'entre eux sont gays. J'essaie de les imaginer galochant à pleine bouche leurs voisins. C'est trop bizarre. Je crois bien que personne n'est gay ici.

« C'est bon. J'ai enfin fini de mettre au point mon emploi du temps du mois prochain avec Konan. »

Je me retourne vers Kakashi qui revient de l'escalier derrière le bar. Il lève une main dans laquelle trône entre deux doigts un rectangle de papier bleu pâle.

« Et j'ai mon chèque ! »

Je lève le pouce dans sa direction et rigole. Kakashi me fait un signe de la main et s'apprête à passer de l'autre côté du bar lorsque son regard croise celui de Sai.

« Ah mais tu es là !? Je t'avais dit de ne pas m'attendre et d'aller directement chez moi. Les clés sont derrière la brique branlante, j'te l'avais dit, non ? »

Sai lui fait signe que oui. « Ça me dérange pas d'attendre, j'ai pris un verre. »

Sai lève son verre vide dans sa direction. Kakashi lui répond d'un de ses sourires tendre.

Moi je suis figé, les yeux grands ouverts fixés sur Kakashi. Sai me jette un vague coup d'œil et lève brièvement une main vers moi en signe de salut. Je réponds à son geste comme un automate alors qu'ils ne me regardent même plus, je les suis du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent à l'angle du mur qui sépare le comptoir de la porte. Kakashi a posé sa main sur l'épaule de Sai juste avant de franchir celui-ci.

Je reste débile pendant encore deux bonnes minutes jusqu'à ce qu'un client m'indique qu'il a soif. Je me dirige vers la tireuse à pression. Je le crois pas !? Kakashi serait gay ? … Impossible. Ils ont surement rendez-vous chez lui pour autre chose. Mais quoi ? Qu'est-ce que deux personnes aussi peu semblable que Kakashi et Sai ficheraient ensemble ? Et surtout chez Kakashi ?

« Tu peux y aller Naruto ! »

Je sursaute vivement et me tourne vers Konan qui m'indique que mon travail est terminé et que je peux partir.

« T'as dû voir qu'il y a un problème avec la deuxième tireuse, je vais surement d'avoir la changer, je ne sais pas encore combien ça va me coûter. Ça te dérange si je te fais ton chèque seulement dans deux semaines. Vu qu'on regardait un truc à propos des emplois du temps, j'ai fait celui de Kakashi, mais il ne l'encaisse que dans deux semaines.

-Nan, pas d'problème. »

Je salut Konan et sort du pub alors qu'elle annonce la fermeture.

L'air frais nocturne me fait frissonner sur le pas de la porte de l'Ichiraku. Je remonte le col de mon gros polo vert, glisse mes mains dans la poche ventrale et enfonce mon nez dans mon écharpe de laine rouge. Je m'apprête à m'élancer dans le froid de la nuit quand une voix familière m'interpelle.

« Hey ! »

Je détourne la tête en direction de l'impasse. Contre le mur, les mains dans les poches de son manteau noir, le cou enfoncé dans une écharpe rayée, Sasuke m'offre un demi-sourire. Je jette un coup d'œil derrière moi. Par la porte du pub j'entends les plaintes des clients bourrés qui protestent contre la fermeture. Je prends mon courage à deux mains et m'approche de Sasuke.

« Qu'est-ce que tu fais là ?

-Je passais.

-Dans une impasse ?

-Faut croire qu'on est destiné à s'y croiser. »

Je lui jette un regard suspicieux. Un léger tintement amusé s'échappe de ses lèvres quasi-cachées sous son écharpe.

Blang !

Je sursaute et me retourne. Dans un fracas monstrueux, les poivrots de l'Ichiraku sorte du pub en beuglant de fortes protestions et prônant l'injustice et l'affront de les empêcher de continuer à boire.

« Viens. »

Sasuke me saisit par la manche de mon pull et me tire derrière les poubelles, à l'abri des regards des soulards qui rentrent chez eux ou s'en vont comater leur picole dans un coin plus tranquille.

L'espace entre le mur et les poubelles réduit encore d'avantage l'espace entre nous. Et je ne suis pas sûr si je regrette d'être trop collé à lui ou pas assez. On échange un regard. Je me laisse couler dans le torrent sombre des prunelles de Sasuke, si on y regarde bien, on peut apercevoir des éclats brun-rouges dans le fond de ses iris. Je baisse la tête, gêné. Un silence embarrassant s'installe entre nous. Les poivrots sont partis, la rue est déserte maintenant, on pourrait sortir. Aucun d'entre nous ne fait mine de vouloir se desserrer. Sasuke baisse les yeux au sol. Moi je relève la tête et scrute son visage. Je me demande si la peau de son cou est aussi fragile que celle de son cousin ? Je ne peux pas voir avec l'écharpe. Une mèche de cheveux tombe sur son visage baissé. Derrière elle, juste au-dessus de l'écharpe noir et blanche, son nez dépasse, rougis par le froid.

Sasuke relève la tête et plonge ses yeux dans les miens.

Qu'est-ce que je fais ? … Qu'est-ce que je fais ? …

Et puis merde.

Je me penche sur ses lèvres. Sasuke intercepte mon intention et tend sa bouche vers la mienne. Mon estomac explose et se tord violemment lorsque mes lèvres entre en contact avec les siennes.

Je lève une main vers lui et m'accroche à la manche de son manteau alors que sa main à lui se serre sur mon pull au-dessus de ma hanche et que son second bras passe derrière mon dos et enserre mes épaules. J'ai l'impression bizarre que mon ventre se gonfle.

Sasuke entrouvre légèrement les lèvres et j'en profite pour prendre d'assaut sa langue. Son haleine est légèrement acide et sa langue diffuse le goût de sa salive sur mon palais. Je sens le corps de Sasuke bruler à travers ses vêtements. Le mien irradie et je perçois avec un certain malaise que je commence à suer. Je glisse une main derrière son dos et m'accroche désespérément à ses reins.

Sasuke, déstabilisé par mes assauts, recule et heurte le mur. Ma main râpe contre les briques mais je m'en fous, je m'accroche un peu plus à son manteau. Le bras broyé entre le muret et son dos. Avec ma main toujours sur son bras j'aimerais caresser son visage, mais j'arrive pas à desserrer les doigts. C'est beaucoup trop dur de penser à bouger les doigts et à continuer de caresser sa langue en même temps. Nos dent s'entrechoquent légèrement.

Sa langue est bouillante contre la mienne. Et douce aussi. Ses lèvres sont un peu gercées et s'enfoncent dans mes propres gerçures. Avec Ino on a expérimenté des baisers il y a quelques années, mais ça avait rien à voir. Putain non, ça avait rien à voir. Je sens une goutte de sueur dégringoler le long de mon flanc et finir sa course noyé dans les tissus de mon sous-vêtement.

La chaleur qui dévastait mon aine s'est violemment propagée dans mes couilles et j'arrive plus à faire la part des choses entres les sensations dans ma bouche et les sensations dans mes testicules.

Mon érection frotte contre la braguette de mon jean. J'me demande si Sasuke bande, lui aussi. L'idée qu'il puisse être dans le même état que moi m'excite au plus haut point. J'suis tenté par l'idée d'aller vérifier par moi-même si Sasuke est aussi excité que moi, mais j'ose pas, et j'ai trop peur de tomber si j'le lâche maintenant.

Ma bouche est en feu. Mes lèvres me brûlent et s'en serait presque douloureux si y avait pas la langue infiniment douce de Sasuke en train de caresser la mienne. J'suis vaguement en train de penser que j'suis en train de faire une connerie mais j'arrive pas à m'arrêter.

Y a plus que mes mains crispé sur les vêtements de Sasuke, son bras qui entoure mes épaules, sa langue au fond de ma bouche et ces dents qui râpent sur mes lèvres.

Et je sais pas comment tout ça va se finir.


A suivre dans Konoha Express : "Un relou me tient la jambe depuis quinze bonnes minutes déjà lorsqu'un visage familier passe la porte de l'Ichiraku."


SoapMiso est ravi de vous présenter...

La rubrique qui ne sert à rien !

Soapmiso : Je confirme, tu es vachement plus poilant que Sai.

Naruto : …

Ino : Surtout au début.

Naruto : Allez-vous faire foutre

Sasuke : Pourquoi tout le monde voit la bite de Naruto sauf moi ?

Gaara : Comment ça ?

Naruto : Nan, rien.

Sasuke : Nan, rien.

Soapmiso : C'est vrai ça, pourquoi tout le monde voit la bite de Naruto sauf moi ?

Naruto : Je n'veux pas t'entendre, espèce de détraqué. Tu sais que c'est du viol ce que tu fais.

Soapmiso : J'y suis pour rien si tu t'endors sans remettre ton caleçon.

Naruto : …

Soapmiso : Gros dégueulasse.

Ino : Je t'enverrais la photo pour Noël.

Sasuke : Cool.

Gaara : Comment ça ?

Ino : Rôh, mais tais-toi, sale niais.

Sai : Reviews ? Ça motive l'auteur et ça lui donne envie de vous écrire rapidement la suite !

(voix lointaine de Soapmiso : « Message subliminal ! »)


Lexique :

*Bud : la Budweiser est une marque de bières américaines.

*1 livre 50 : la livre est la monnaie anglaise.


Voilà pour le chapitre 11, écrit plutôt rapidement après le chapitre 10, je le conçois.

(J'ai remarqué que lorsque je télécharge un fichier depuis mes documents pour le mettre sur FFnet, il arrivait à destination avec des mots manquants... c'est terriblement gênant.)

Bien à vous.

SoapMiso.