Je suis comme ça

Bonjour le monde ! Ca va ? Je vous ai pas trop fais attendre ? Si ? Je m'en doutais ...

Pour me faire pardonner, je poste plein de chapitres (j'ai rien d'autre à faire --) !

BONNE LECTURE !!

Je hais les sorties

Aujourd'hui va être une journée parfaite. C'est le week-end, je peux rester dans mon lit autant que je veux, j'aurai juste à me lever pour aller à ma colle, et peut-être aller manger si je meurs de faim. Rogue risque pas de venir me déranger, j'ai pas le colle.

Mais alors pourquoi quelqu'un est-il en train d me secouer l'épaule pour me faire lever ? On va pas me aire le coup à chaque week-end quand même ?

Je vais pas faire la même connerie que j'avais faites avec Rogue. Sans ouvrir les yeux, je marmonne :

-Qui c'est ? Vous voulez quoi ? Foutez-moi la paix, je dors.

-Allez Carrie, aujourd'hui nous avons une sortie.

C'est à qui cette voix ?

-Qui que ce soit, passe-moi mes lunettes, je vois rien.

Je tends une main et je mets mes verres quand ils atterrissent sans ma main.

Vision d'horreur ! Derner, un sourire niais sur le visage, est avec moi dans le dortoir, et je suis, soit dit en passant, à poil !

-Professeur ! Avec tout le respect que je vous dois, je vous demanderai de foutre le camp de mon dortoir !

-Excuse-moi, je voulais juste dire qu'aujourd'hui il y a la sortie, et que tu dois descendre maintenant.

-OK ! Tout ce que vous voulez, mais fichez le camp. Je suis toute nue !

Mauvaise idée. C'est un pervers se type ! Il est en train de se faire des films ! Contrôlez vos pulsions, bon sang ! Heureusement, il s'en va, mais il s'attarde dans la pièce. Prend ton temps surtout ! Il sort enfin.

J'avais complètement oublié cette sortie dans la forêt interdite ! A peine trois semaines après Halloween ils nous font un autre plan. Oui, notre cher directeur (encore ce taré) à eut la bonne idée d'organiser une journée dans la forêt interdite pour étudier la flore et la faune. Il veut juste nous voir galérer, c'est un sadique ce vieux.

Comme on va dans la forêt, je suis obligée de mettre un pantalon. J'aime pas ça, c'est trop serré, je suis mal dedans. Et en plus je dois me farcir : Derner, les Maraudeurs, la vieille chouette, et le vieux fou.

Quelqu'un me tend un sandwich et je lui arrache des mains. Maintenant, tout le monde à compris que j'étais de très, très, très mauvaise humeur. Soudain, un tache rose arrive et saute partout. En regardant bien, j'arrive à reconnaître à Dumbledore avec un survêtement rose bonbon.

-Bonjour les jeunes ! Aujourd'hui c'est la sortie dans la forêt interdite. Etes-vous motiver ?

Aucunes réponses, il a l'air triste.

-Pas grave, je vais vous motiver, moi. Vous êtes prêts Minerva, Henry ?

Les deux autres hochent la tête. McGo à pas l'air contente d'aller dans la forêt un week-end. Pour une fois, je vous comprends.

-Allez les jeunes ! crie Dumbledore.

Il se met à courir à toute allure vers la forêt. Maintenant je comprends pourquoi il est infatigable, il fait un jogging comme ça tout le temps, et comme il en a marre d'être tout seul, il organise cette sortie en guise d'excuse. Il peut rêver, je cours jamais, sauf si c'est pour tuer quelqu'un. Tout le monde est du même avis, personne ne cours, on marche tranquillement vers la forêt. La tâche rose a disparue entre les arbres, on va surement pas le revoir avant longtemps.

Ca fait des heures qu'on marche, mais on s'arrête de temps en temps pour que Derner nous explique qu'elle est cette plante, ou celle-là, bref, on s'emmerde à mort. Dumbledore à disparu, je sais pas du tout où il est.

-C'est l'heure de la pause déjeuner, manger vos sandwichs et après on repart.

Quoi ?! Moi je pensais qu'après on rentrait. C'est bon, j'en ai ras le bol. Les deux profs sont occupés, je sors discrètement du groupe et pars en direction du château. On va pas m'obliger à rester avec eux, au pire j'aurai un mois de colle en plus, c'est pas grave, ça me fait passer le temps.

Je suis la fille la plus stupide de cette terre, galaxie, univers, je sais pas ce qu'il y a après, je suis pas astrologue, mais y a pas pire. Je sais même pas où je suis, où est le château, je sais pas où sont les autres, et j'ai l'impression d'être suivie.

De toute façon si je crèves tout le monde s'en ficherait, ils seraient tous contents, ma mère elle est trop bourrée et droguée pour s'en rendre compte, y a que Derner qui se trouverait alors un autre sujet de fantasme, mon admirateur secret peut-être … mais bon.

Soudain, il y a un frémissement dans les arbres. Alors qu'est-ce qui va causer ma mort ? Une goule ? Un vampire ? Une autre bête bien dégueu ?

Oh mon Dieu. C'est un centaure. Il n'est pas très grand, c'est surement un « adolescent centaure », il a des cheveux attellements blonds qu'ils virent vers le blanc, des yeux bleus. Normalement, ces bestioles sont pacifiques, je dis bien normalement.

-Euh … Bonsoir ?

-Tu es une humaine ?

-Oui. Je me suis perdue dans la forêt, tu peux me dire quel chemin je dois prendre pour retourner au château ?

-Tu es au beau milieu de la forêt, cela prendrait toute la nuit pour retourner d'où tu viens. La forêt n'est pas sûre la nuit.

-Quoi ?! Mais je vais pas rester là !

-Je peux t'emmener dans un endroit où tu seras en sureté jusqu' à demain matin.

-Ca te gênes pas ?

-Non, tu me tiendras compagnie.

-Ah parce qu'en plus tu vas rester avec moi ?

-Je n'aime pas être tout seul.

-T'as pas un papa centaure ou un truc dans le genre ?

-J' ai « fugué », comme vous dites.

-Pourquoi ?

-Je veux devenir un homme à part entière.

-On dirait le remake de la petite sirène.

-La quoi ?

-Laisse tomber. Aller, emmène-moi là-bas.

On se met à marcher. Le « garçon » est très paisible, il fait que regarder le ciel. Il veut devenir humain, et en plus c'est un fan des extra-terrestres. Cool.

-Moi c'est Carrie. Et toi ?

-Firenze.

-Sympa. Pourquoi tu as fugué, vous avez pas le droit d'avoir envie d'être un humain vous ?

J'ai vraiment des drôles de conversations.

-Non, les centaures haïssent les humains en générale. Mais pas moi, je vous trouve très gentils et moins triviales. Hum ? On voit bien Vénus ce soir.

-De quoi ?

-Vénus. Une jolie planète. Nous sommes arrivés.

L'endroit est un immense arbre avec un gros trou dans le tronc, on pourrait facilement y loger deux chevaux. Firenze s'agenouille dans la crevasse et je m'assois à ses côtés. L'arbre est creux et on voit parfaitement le ciel. C'est magnifique, toutes ces étoiles.

-Hum ? On voit bien Vénus ce soir.

-Tu l'as déjà dit. Mais où est-ce qu'elle est ?

-Tu ne sais pas ?

-L'astrologie c'est pas trop mon truc.

-Regarde, là c'est Vénus.

-Ce truc jaune/rouge là.

-Oui.

-Et ça là, c'est quoi ?

-C'est une étoile.

-Oui d'accord, je sais, mais c'est quoi son nom ?

-Elle n'en à pas. On ne peut pas nommer toutes les étoiles, il y en à trop.

-C'est nul. Pour une fois que je m'intéresse à un truc, ça à pas de nom ? On va lui en donner un.

-Vraiment ?

Je réfléchis intensément pour un nom.

-On va l'appeler … Firenze.

-Tu donnes mon nom à une étoile ?

-Il est super beau ton nom moi je trouve. Et celle-là ?

-C'est Carrie.

-Vraiment ?

-Non, je viens de lui donner.

-On a l'air de deux gosses. C'est pitoyable.

Je me mets à rire et m'allonge, la tête sur son flanc. On a continué à donner des noms stupides aux étoiles pendant un bout de temps, puis je me suis endormie.

-C'est quand qu'on arrive ?

-Tu m'as posé la question il y a cinq minutes, donc dans deux heures et quarante-cinq minutes.

-Comment ça se fait que je sois allé si loin dans la forêt ?

-L'humain est une créature fascinante et improbable.

-Parle pas comme si j'étais pas là.

Il rit, enfin il hennit. J'aime bien Firenze, il est pas comme les gens de l'école, lui il est vraiment intelligent, il parle pas pour rien dire. Et puis lui, il a vraiment une ambition, un rêve. C'est pas : « Ouais, je serai la star number 1 du monde sorcier. », ou ce genre de connerie.

-J'ai mal aux pieds !

-Arrête de te plaindre, c'est de ta faute si tu es perdue.

-Tu peux pas montrer un peu plus de compassion ?

-Je …

Soudain, il s'arrête.

-Qu' …

-Chut.

Quelque chose ne va pas. Il doit y avoir quelque chose entre les arbres. Soudain, un truc rose jaillit. Firenze se cabre et le truc rose atterrit à trois mètres. Il va reprendre la charge quand …

-Stupéfixe !

Il ne bouge plus. J'hallucine ! C'est Evans, Potter, Lupin ; Black, Rogue, McGonagall, et le truc rose de toute à l'heure c'est Dumbledore qui porte encore son stupide survêtement. Evans se jette sur moi et me prend dans ses bras.

-On a eut su peur ! Où tu étais ?

-En vacance. Libère Firenze tout de suite.

Elle m'obéit et je m'approche du centaure.

-Ca va ?

-Oui, vraiment fascinant.

-De quoi tu parles encore ?

-Vous utilisez des jets d'énergie qui peuvent paralyser. L'humain est un être incroyable.

-C'est toi qui est pas croyable.

-Agis pas comme si on n'était pas là Render !

-Ta gueule Black ! Et puis qu'est-ce que vous foutez tous ici ?

-Vous devriez être redevable Miss Render. Nous avons pris les meilleurs élèves de septième année pour venir vous cherchez. Où étiez-vous passer ?

-JE rentrai à la maison, mais je me suis perdue.

-Vous êtes totalement inconsciente ! Si vous n'étiez pas tomber sur ce centaure …

-Firenze.

-Hein ?

-Il s'appelle Firenze.

-Bref, si vous n'étiez pas tomber sur lui, vous seriez morte !

-Calmez-vous Minerva, maintenant il n'y a plus de danger. Miss Render, vous devez comprendre la gravité de votre geste. En punition, vous aurez des heures de colle.

-Pas grave, j'en ai tellement que je les comptes plus.

-Vous devrez faire du jogging avec moi tous les week-ends.

-Quoi !

Après avoir pourchasser Dumbledore pendant une demi-heure, je promettais à Firenze de revenir le voir, et je partais avec les autres pour le château.

Quand je suis rentré dans la grande salle, à ma grande surprise, beaucoup de personnes semblaient heureuses, et Kévin s'est jeté sur moi.

-Carrie ! C'est super dangereux ce que t'as fait ! Mais qu'est-ce qui t'a pris ?! J'avais super peur pour toi !

Le Poufsoufle se met à pleurer sur mon tee-shirt.

-Calme-toi Kévin. C'est bon je suis revenue, y a plus de danger.

Il veut pas me lâcher.

-Mais arrêtes ! Tu mets de la morve sur moi !

C'est quand même bon de rentrer à la maison.