IMPORTANT : Je voudrais avoir votre avis… Cette histoire risque de devenir un slash (pas Harry/ séverus !) Qu'en pensez-vous ? Pour ou contre ?
Jwulee : Merci beaucoup ! Et voici la suite !
Thealie : Harry, héritier des Maraudeurs… En partie ! Bon, voici la suite (En fait, ça ne devait former qu'un seul chapitre avec le précédent, mais jen avais marre de recopier tout ça sur l'ordi ! ')
Amy Keira : Tant mieux ! Bizzz
Petitegrenouille : Waouw… la journée ! Pauvres neurones ! sniff ! Je suis toujours aussi heureuse que ma fic te plaise ! Biz et bonne lecture !
Jenni944 : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Blacksun : Merci ! J'espère que la suite ne te décevra pas…
Remerciement spéciaux à : Archangel.gaia ; Deedlit ; Luna13 ; Nakuru Akisawa ; Ready qui ont mis cette histoire parmi leurs favoris.
Chapitre 10 : Première journée (partie 2)
Le vent souffle où il veut
Lorsque Harry sortit de sa chambre, quelques heures plus tard, il avait plaqué sur son visage un masque froid et impassible et ses yeux ne trahissaient en rien le temps passé à pleurer. Il était l'heure de déjeuner et Snape, sans plus lui accorder un regard, quitta ses appartements pour la Grande Salle, Nathan le suivant à quelque distance, l'air sombre. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la salle, les quelques professeurs réunis à une table se retournèrent avec une curiosité mal dissimulée pour détailler l'adolescent : le professeur Sinistra le détaillait ouvertement et le petit Flitwick s'était levé sur sa chaise pour mieux le voir. La voix joviale de Dumbledore s'éleva dans la pièce, rompant un silence assez gênant, à la fois pour Snape et pour Harry.
-Séverus, vous voici enfin ! Vous avez bien fait d'amener votre fils !
Des hoquets de surprise se firent entendre parmi les professeurs. Les lèvres du professeur de potions s'étirèrent en un sourire sardonique devant leur expression de totale incrédulité. De son côté, sans s'en rendre vraiment compte, Harry eut une attitude similaire, renforçant sa nouvelle ressemblance avec l'adulte. Les deux Snape avaient le même rictus effrayant ! Un frisson d'horreur les traversa. Ce fut Minerva qui allégea l'atmosphère.
-Je suppose que si j'ai survécu au père, je survivrai au fils !
Séverus grimaça tandis que Harry hésitait entre rire ou rester bouche bée devant la théâtrale mimique de désespoir de son professeur. Jamais il n'aurait ne serait-ce que rêvé que la sévère McGonagall puisse se comporter ainsi.
-Minerva, intervint Snape, je pense que vous venez de perdre toute autorité sur l'un de vos futurs élèves.
-Séverus, voyons ! gloussa la sorcière, je suis convaincue que le fait que j'ai ri ne suffira pas à me faire perdre mon autorité. Vous devriez essayer, très cher, vous n'en mourriez pas !
-Non merci, Minerva, je vous laisse avec joie le loisir de vous ridiculiser devant vos élèves.
-Je suis certaine que votre fils n'attache aucune importance à mon comportement, n'est-ce pas ? demanda-t-elle en se tournant vers le garçon qui lui fit un sourire timide.
-Bien sûr que non, répondit-il, avant d'ajouter après un moment de réflexion : mais cela pourraitfaire une bonne matière de chantage !
Minerva gloussa :
-Je doute que quiconque vous croie (et mentalement, Harry lui donna totalement raison). Un parfait futur serpentard, n'est-ce pas, Séverus ? Vous devez être fier !
-Je ne vois aucune raison de l'être, répondit Snape, son mépris parfaitement perceptible dans sa voix.
Cette assertion sembla jeter un froid dans la pièce et le sourire de Harry se transforma en un rictus haineux, sous le regard perplexe des professeurs qui se demandaient la raison de cette tension entre le père et le fils. Ce fut le professeur Flitwick qui se sacrifia et tenta de rétablir une ambiance à peu près normale en demandant :
-Et bien, jeune homme, comment vous appelez-vous ?
Harry, qui s'était installé le plus loin possible de son 'père' et se servait à boire, répondit calmement, contrôlant sa fureur envers Snape.
-Nathan Snape.
-Nathan ? C'est joli et peu courant, commenta le rofesseur Sinistra en souriant.
A cet instant, Harry sut comment il allait faire payer à Snape tout ce qu'il lui avait fait, ce qu'il lui faisait et ce qu'il lui ferait à l'avenir. Sa décision fut prise en un instant.
-C'est ma mère qui a choisi !
-Elle a très bon goût !
Harry feignit avoir les larmes aux yeux.
-Avait… Elle est morte il y a dix jours, corrigea-t-il tandis qu'une larme solitaire roulait sur sa joue.
Snape observait son élève, partagé entre la stupéfaction devant de telles talents d'acteurs et l'appréhension. Le gamin avait une idée derrière la tête, il en était certain. Restait à savoir laquelle.
-Je suis désolé, Nathan, s'excusa le professeur, confus.
Harry reniffla et sécha ses larmes, cachant sa jubilation intérieure en baissant le visage. D'uen voix tremblante, il répondit que ce n'était rien.
Gênés, les professeurs se turent un moment tandis que Nathan découpait lentement sa viande. Ce fut à nouveau Sinistra qui, bravement, tenta une nouvelle approche de l'adolescent.
-Alors ? Tu es content de venir étudier à Poudlard ?
-Non.
Le professeur le regarda un moment, ébahie par cette brutale franchise.
-Euh… C'est ton droit, bien entendu… Tu n'aimes pas cette école ?
-Si. Tout a l'air bien, le parc est très joli !
Snape se demandait où voulait en venir le garçon. En agissant ainsi, il risquait de s emettre à dos le groupe des enseignants. Que cherchait-il ? McGonagall crut bon d'intervenir. (fatale erreur !)
-Je suis certaine que tu vas te plaire ici. Et puis, tu vas pouvoir voir ton père plus souvent !
Harry jubilait : c'était le moment tant attendu !
-Je ne vois pas ce qu'il y a de positif à revoir un homme qui s'est si peu soucié de moi ! Après tout, je ne l'avais jamais vu avant qeu le professeur Dumbledore ne l'oblige à venir me chercher !
Snape recracha son jus de citrouille, s'étranglant à moitié au passage, et foudroya le garçon du regard.
-P… Nathan ! Comment oses…
Mais il fut coupé par une Minerva absolument furieuse.
-Séverus Snape ! Est-ce vrai ? Comment se fait-il qu'il ne vous ait jamais vu ? Avez-vous abandonné ce pauvre petit et sa mère ?
-Bien sûr que non, Minerva, il vous raconte…
-Oh ! fit Nathan, indigné, les larmes aux yeux ! Oseriez-vous prétendre, père, (ce dernier mot dégoulinait d'ironie) que vous n'avez pas quitté ma mère aussitôt que vous avez appris qu'elle n'était pas de sang-pur ?
-Mais…
-Séverus ! rugit le professeur de métamorphose, dites-moi que ce n'est pas vrai !
Snape était pris au piège et il envoya un regard haineux à son prétendu fils : il ne pouvait pas nier sans que Voldemort ne risque d'être mis au courant, d'une façon ou d'une autre. Il chercha une échappatoire tandis que ce maudit Potter fondait en larmes et que Minerva devenait de plus en plus rouge.
-Minerva, Nathan est une erreur…
Harry éclata de plus belle en sanglots.
-Séverus !
Ce fut une Minerva furieuse qui se leva et se dirigea vers lui au pas de charge.
-Je veux dire que mon attitude envers lui était une erreur, tenta de se rattraper l'homme.
-Vous me décevez réellement, Séverus, je vous pensais plus intelligent que cela !
-Mais puisque je vous dit que…
McGonagall tourna les talons et quitta la pièce sans lui laisser le temps de terminer, suivie par les autres professeurs, tandis qu'un Nathan éploré était écroulé dans les bras de Dumbledore. Lorsqu'il ne resta plus qu'eux trois dans la pièce, Harry éclata de rire et se dégagea des bras du vieil homme, tandis que Snape fixait stupidement la porte par laquelle les autres professeurs avaient fait une retraite outragée, toujours sous le choc de ce qui venait de se produire.
-Et bien, Nathan, je ne te connaissais pas un tel talent de comédien. C'était vraiment impressionnant, le complimenta Dumbledore, ce qui tira Snape de sa paralysie.
-Co… Comment osez vous le féliciter ? Vous avez vu ce qu'il vient de faire, Albus ?
-Mais bien entendu, mon enfant. Cela faisait vraiment longtemps que je ne m'étais plus autant diverti !
Snape ouvrit et referma plusieurs fois la bouche, sans rien dire, avant de quitter la pièce dans un tourbillon de robes noires, suivi par un nouveau fou rire de Harry. Dumbledore lui-même ne contenait qu'à grand peine son hilarité. Lorsque l'adolescent se fut un peu calmé, le directeur lui demanda :
-As-tu des projets pour cet après-midi, Nathan ?
L'adolescent pâlit affreusement.
-3 heures de cours de potions
Dumbledore éclata de rire.
