Disclaimer: Evidemment, rien ne m'appartient (ça ce saurait sinon), tout est la propriété de notre cher et vénéré Tolkien. Et la seule chose que je pourrais toucher pour cette fic, c'est vos reviews :)
N/A: J'espère que ce chapitre vous plaira :) Un énorme merci à Mikipeach pour ses reviews (faut que j'aille lire ton chapitre!).
J'ai hésité à poster ce chapitre, à l'origine je voulait faire toute l'histoire de la ruine de Doriath en un seul chapitre (celui-là) mais je me suis bien plus attachée aux derniers moments de Hurin que je ne le pensait et le chapitre aurait été beaucoup trop long. Disons qu'il s'agissait d'un simple chapitre pour me remettre dans le bain (les alexandrins me sont à nouveaux presque naturels! Yes!) Bonne lecture :)
La fin de Hurin:
Pleure la triste fin de la maison d'Hurin,
Relâché par Morgoth, portant encor ses liens,
Accablé de chagrin, d'une noire douleur
Aveuglé par le venin nourrissant son cœur,
Il se croyait libre, demeurait serviteur
Et chaque jour en lui grandissait sa rancoeur.
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A Gondolin, il supplia Turgon longtemps
De ne pas oublier les anciens serments
Et de l'accueillir à nouveau en sa cité,
Criant sans se soucier d'être encore espionné.
Turgon lui ferma sa porte et non pas son cœur
Mais ce refus se révéla être une erreur :
Morgoth découvrit enfin la Cité Cachée,
En Hurin, le dernier bout de cœur s'est brisé.
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Pleure Nienna, pleure le descendant d'Hador
Dont l'esprit fut brisé plus encor que le corps.
Le cœur lourd, il fit ses adieux à Morwen
Qui fut jusqu'à la fin semblable à une Reine
Et qui malgré l'immense peine et le chagrin
Mourut calmement, victorieuse du destin.
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Pleure Nienna, pleure pour le froid Hurin,
Verse des larmes sans fin, pleure son chagrin,
Pleure à sa place pour son bonheur détruit,
Pour sa famille perdue, et puis pour lui aussi.
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Aucune larme ne coula de son visage
La noire colère envahit son cœur si sage.
Aveuglé par les mensonges de l'ennemi
Il pénétra en Nargothrond sans aucun bruit,
Tua Mîm le Nain dans sa folie vengeresse
Pleure Nienna pour que ces cruelles morts cessent.
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En Doriath, il amena le beau Nauglamir,
Le jeta à terre, au Roi, sans un sourire,
Le méprisant du haut de son orgueil brisé
Mais Thingol resta silencieux, pris de pitié.
Mais Melian, dont le cœur restait pur, parla
Et les mensonges de l'ennemi dévoila.
Alors Hurin, délivré, humblement, s'inclina
Et la Terre du Milieu abandonna.
