Titre : Un passé présent
Pairing : HG/ DM et HP/ DM
Disclaimer : Les personnages appartiennent à notre chère J.K. Rowling mais le synopsis sort tout droit de mon esprit.
Rating : M
Résumé : UA. Draco, marié, mène une vie que tout homme rêve d'avoir. Mais c'est sans compter sur la réapparition d'un ami, perdu de vue il y a 10 ans : Harry Potter.
Me voilà rentrée chez moi après deux semaines en colo sans internet. Du coup voici la suite !
Chapitre 11
Je l'emmenais au premier hôtel que je trouvais. Je pris une chambre et il me suivit docilement. Je me sentais fiévreux car, je devais me l'avouer honteusement, j'avais envie de son corps. Il m'aida à le déshabiller, ses yeux brillants d'un je ne sais quoi qui me faisait me sentir important. Il se laissait faire mais semblait toujours m'en demander plus par un regard, par une langue qui se dressait sur ses lèvres vermeilles. Et, je le guidai vers le lit où je me perdis parmi les lignes si douces de son corps blanc. Ses mains semblaient m'inciter encore et encore à aller plus loin. Mais mon subconscient me freinait à chaque fois pour ne pas le prendre vulgairement comme la dernière des catins.
Il s'abandonnait petit à petit entre mes bras qui ne voulaient que lui prodiguer la plus douce des envies. Je sentais que c'était toujours ma façon de le protéger. Et ma langue dévia incroyablement et s'aventura en des endroits inconnus. Les soupirs de Potter résonnaient à mes oreilles avec une certaine retenue jusqu'à ce qu'ils deviennent distincts :
-Viens. Viens en moi.
Et j'accédai à la supplique la plus érotique que je n'avais jamais entendue. Je m'oubliais complètement et ne répondais qu'aux gémissements du brun sous moi. Son corps se déliait à chacun de mes assauts jusqu'à cette incroyable libération qui nous prit de court.
Je m'effondrai près de lui, pantelant. Un calme absolu s'installa entre nous deux, entrecoupé par nos respirations que nous tentions de reprendre. Je sentais qu'il n'osait pas bouger et, au grand dam de ma raison outrée, je le pris dans mes bras. Je ne pensais à rien d'autre en cet instant qu'à son corps brûlant contre le mien. Je sentis son petit nez venir finalement se blottir dans mon cou et je lui caressais les cheveux en un rythme calme qui me laissa incroyablement bien. J'avais l'impression d'évoluer dans un univers parallèle où tout était possible. Je n'arrivais pas à reprendre pied dans la réalité et je survolais la scène avec avidité. C'est Potter qui me sortit de cet état bienfaiteur en s'éloignant de moi et en se levant.
Ses yeux d'émeraude parcoururent mon corps nu avec une indécence à la limite du supportable. Et je le suivis dans la salle de bains où je ne supportai pas de le voir trop loin de moi. Et ses mains s'égarèrent d'elles-mêmes autour de mon cou, rapprochant nos deux corps. L'eau dégoulinait sur nous mais je n'y prêtais aucune attention tant je sentais la détresse incompréhensible de Potter. J'entourai mes bras protecteurs autour de lui, le serrant un peu plus contre moi, tentant d'absorber cette peine qui suintait par tous les pores de sa peau. Je ne sais pas combien de temps nous restâmes ainsi, mais, lorsqu'il se dégagea, je pris un coup au cœur en voyant le maelstrom de sentiments qui tourbillonnaient dans les yeux verts du brun. Cela me bouleversa à tel point que je sentis un changement infime s'opérer au tréfonds de mon âme.
Je ne sortis de mon immobilisme qu'en voyant Potter commencer à se laver et je ne pus que l'imiter. J'étais resté dans cet autre monde et ce n'est que lorsque nous sortîmes de l'hôtel et que nous nous séparâmes sans rien d'autre qu'un « au revoir » que je commençai à réaliser partiellement ce qui s'était passé. J'étais en retard d'une heure au bureau mais je n'en avais que faire. Je me sentais étrangement seul. Et j'avais une furieuse envie de prendre à nouveau dans mes bras un certain brun. Je voulais tellement comprendre la peine qui semblait le ronger de l'intérieur. Une tristesse infinie que je voulais absorber par mes étreintes. Je passai la fin de la journée dans mon bureau, hagard.
Lorsque je rentrai chez moi ce soir-là, je ne fus même pas surpris de voir Blaise, assis à la table de la cuisine en train de discuter avec Hermione.
-Ah Draco ! Te voilà !
Ma femme m'embrassa et je sentis mon cœur se pincer. Parce que l'horreur de la situation me prit à la gorge. Je me rendais compte que je n'avais pas pensé à elle de toute la journée. Il n'y avait eu que Potter. Et, instinctivement, je rapprochai ses hanches des miennes et l'embrassai plus passionnément. J'avais l'impression que le brun commençait à envahir ma vie sans que je n'arrive à faire quoi que ce soit pour l'arrêter. Hermione s'écarta de moi, le rouge aux joues.
-Je vais faire les courses, me fit-elle avant de me laisser seul avec Blaise.
Voilà voilà! Un petit chapitre en plus!
