Hello tout le monde! Voici le nouveau chapitre d'ALRM!
J'espère qu'il vous plaira!
Encore merci pour vos encouragements et vos commentaires, ils me font vraiment plaisir!
Bonne lecture!
Disclamer: Les personnages ne m'appartiennent pas - sauf Noah - ils sont bien évidemment à S. Meyer!
/!\ Petit rappel de dates, d'âges, de métiers:
Ce chapitre se déroule durant le mois de juillet.
- Famille Cullen: Carlisle est chirurgien. Esmée est architecte d'intérieur. Jasper et Edward ont 26 ans. Jasper est avocat. Edward architecte chez McCarthy & Co, devenu associé. Noah aura 3 ans en octobre.
- Famille Swan: Charlie est maire de la ville de Forks depuis 6 ans, il en était le shérif. Renée est institutrice maternelle. Rosalie a 25 ans, elle a été adoptée par les parents de Bella lorsqu'elle avait 3 ans. Elle est institutrice primaire. Bella a 24 ans, elle est journaliste.
- Famille McCarthy: Eléazar est architecte et fondateur du cabinet McCarthy & Co. Carmen est décoratrice. Emmett a 26 ans, ancien joueur de baseball professionnel, désormais entraineur de baseball pour enfants. Alice a 24 ans, elle est créatrice de mode. Elle a fondé la société McCarthy's.
- Famille Black: Jacob a 25ans, il est mécanicien. Il est avec Leah Clearwater, 25 ans, décoratrice. Elle accouchera fin août de jumeaux.
J'espère que n'effacera plus la moitié des phrases!
Bonne lecture!
Chapitre 8
Deux mois étaient passés depuis la journée que nous avions passée au cinéma. Nous avions refait ce genre de sorties plusieurs fois: nous étions allés au zoo, au parc, à nouveau au cinéma. Nous avions fait des pique-niques, étions allés au restaurant. On était allé plusieurs fois chez les filles, chez Emmett, et ils étaient venus quelques fois chez nous aussi. Notre petit groupe était devenu inséparable et très complice. Esmée et Carlisle avaient totalement adopté nos amis.
Rose et Emmett étaient plus heureux que jamais et nous nous attendions à des fiançailles. La relation entre Alice et Jasper était assez compliquée: un jour ils s'adoraient et le lendemain se disputaient. Ils avaient tous les deux un fort tempérament et, n'étant pas encore en couple, des crises de jalousie éclataient souvent. Bella et moi formions un couple, officieusement pour mon fils, officiellement pour ma famille et nos amis. Nous ne voulions pas brusquer Noah, lui donner de faux espoirs quant à notre relation, même si j'étais persuadé que Bella et moi aurions une très longue histoire, cela ne faisait que trois mois que nous avions fait cette sortie au zoo, trois mois que Bella avait rencontré mon petit bonhomme, trois mois que je l'avais embrassée pour la première fois, trois mois que nous étions un couple. Trois mois, ce n'était pas un laps de temps assez long pour expliquer notre relation à Noah.
Noah et Bella partageaient une grande complicité. Mon fils avait totalement confiance en Bella et l'adorait, il en était de même pour elle. Elle avait souvent les gestes d'une mère envers lui, inconsciemment: elle n'hésitait pas à me rappeler de prendre un pull, ils cuisinaient souvent ensemble, elle soignait ses bobos, ils faisaient beaucoup de câlins, etc. Elle était la présence féminine et maternelle qui lui manquait tant, car même si Esmée était parfaite, elle n'était pas sa mère. Bella non plus, me direz-vous, mais elle avait plus de chance de le devenir que ma propre mère! Lorsque nous ne voyions pas Bella, mon fils me demandait souvent – pour ne pas dire tout le temps - de l'appeler, le soir, avant de dormir. Ils partageaient un lien très fort et j'en étais heureux. Non, comblé.
Noah avait été adopté par tout le petit groupe. Alice en était totalement folle, elle le couvrait de cadeaux. Je n'étais pas tellement pour le fait de pourrir mon bébé, mais ça leur faisait plaisir à tous les deux, et depuis que j'avais mis les choses au point, elle ne lui offrait plus qu'un cadeau par mois, au lieu d'un cadeau par jour. Une discussion avait eu lieu, un mois plus tôt, à ce sujet. Nous étions alors tous chez Emmett.
Mais Edward, tu ne te rends pas compte! J'ai loupé plein d'anniversaires! Il faut que je me rattrape!, m'avait-elle expliqué.
Alice, Noah n'a même pas encore 3 ans, tu n'en as loupé que deux!
Edward!, s'exclama-t-elle, outrée. Comment oses-tu dire ça?! Premièrement, lors de la première année d'un bébé, on lui offre des cadeaux tous les mois! Donc, j'ai déjà loupé 12 mois de cadeaux! Surtout que pour la naissance et l'anniversaire, ce sont de plus gros cadeaux!, ajouta-t-elle. Ensuite, on fête les 1 an et demi, les 2 ans, les 2 ans et demi, et ainsi de suite! Donc, j'ai loupé 15 mois de cadeaux en tout! C'est inadmissible!
Alice, tu lui offres des cadeaux tous les jours depuis 1 mois… Ca fait plus de 15 cadeaux…, tentais-je.
Oui, mais moi, je suis sa tante, j'ai donc le droit, que dis-je!, le devoir de lui en faire plus! Et tu ne pourras pas m'en empêcher!
Ecoute, Alice, est-ce que tu pourrais juste ralentir le nombre et la fréquence des cadeaux? Parce que, comme tu lui offres tout, plus personne n'a la possibilité de lui offrir quoique ce soit…, intervint Bella.
Bon… D'accord… Mais il aura un cadeau tous les mois!
Ok, concédais-je, avant de remercier ma Bella.
On faisait des progrès! Et puis, cela me faisait plaisir de voir qu'elle l'aimait autant. Bella et Rose m'avaient expliqué que quand Alice aimait, elle ne comptait pas. Elle avait entendu cette expression lorsqu'elle n'avait que 5 ans, et depuis, elle l'appliquait. Elle devait donc vraiment beaucoup aimer Noah!
Rosalie et Emmett le considéraient comme leur neveu et me demandaient souvent s'ils pouvaient l'emmener faire un tour avec eux. Emmett m'avait demandé, que dis-je, supplié pour que Noah entre dans son équipe de baseball junior. J'étais un peu réticent car mon fils allait faire sa première année chez les grands: il entrait en deuxième maternelle et cette fois, il devrait faire des journées complètes. J'avais un peu peur qu'il ne soit dépassé. Après en avoir discuté avec Jasper, qui m'avait dit que c'était une bonne idée, qu'il se ferait des amis plus vite, j'en avais discuté avec Noah, et il était partant. J'en avais alors reparlé à Emmett.
Em', pour le baseball, Noah est partant, mais je préfèrerais te donner ma réponse quand il aura commencé l'école, pour voir comme ça se passe, lui avais-je expliqué.
Pas de problème! Les cours ne commencent que le 14, m'avait-il souri. Tu crois que ça ira?
Oui, ça lui laissera le temps de s'habituer à l'école, lui avais-je répondu, souriant à mon tour.
Nous étions à présent en juin, il ne restait que quelques jours avant de débuter le mois de juillet, quelques jours avant de partir en vacances. Je serais en congé tout le mois de juillet. Esmée le serait également. Mon père avait pris les deux dernières semaines du mois et Jazz' la deuxième et la troisième. Nous passerions donc 1 mois avec maman, 1 semaine avec Jazz', 1 semaine avec Jazz' et Carlisle et la dernière semaine, nous serions Noah, ses grands-parents et moi.
J'avais proposé à Bella, Alice, Rose et Emmett de venir nous rejoindre. Malheureusement, ils n'étaient pas sûrs d'en avoir le temps. Emmett organisait un stage avec des enfants pendant 3 semaines, il pourrait peut-être nous rejoindre la dernière semaine du mois. Quant à Alice, Bella et Rose, elles partaient à New York et ensuite à Los Angeles pour qu'Alice puisse régler certains détails avec son entreprise: l'usine et le bureau principal étaient à NY et le plus grand magasin, ainsi que son plus gros fournisseur se trouvaient à LA. Elle pensait donc prévenir ses employés qu'elle déménageait à Seattle, mais qu'elle serait quand même tous les jours présente grâce aux vidéoconférences. Elle devait ensuite passer au magasin de LA pour revoir l'aménagement et la décoration. Je lui avais proposé l'aide de ma mère, mais la sienne étant une décoratrice renommée, je ne pensais pas qu'elle aurait réellement besoin d'elle. Les filles ne savaient pas combien de temps cela leur prendrait.
Nous étions le dimanche 28 juin 2009, et nous terminions les valises: nous partions le lendemain matin pour la Californie. Mes parents avaient une maison de vacances à San Mateo, près de San Francisco. La villa était située dans le quartier de Half Moon Bay, dans l'allée de Spyglass, plus précisément. Un coin assez tranquille et proche de la plage.
J'espérais réellement que Bella puisse venir nous rejoindre. Même si nous avions fait beaucoup d'activités ensemble, nous ne nous étions plus retrouvés seuls depuis presque trois semaines. J'avais espoir de pouvoir passer un peu de temps avec elle, là-bas.
Sur cette pensée, j'allai me coucher. Nous devions nous lever vers 4h du matin, nous décollions à 6h20.
Quelques heures plus tard, nous atterrîmes à San Francisco et nous prîmes un taxi pour San Mateo. Cinquante minutes plus tard, nous passions le petit portique en fer forgé noir de la villa, totalement californienne. La villa était beige claire et carrée. Elle possédait une grande double-porte en bois massif. Nous la passâmes et nous retrouvâmes: à gauche, le salon; à droite la salle à manger et juste en face de celle-ci, la cuisine. En effet, ces pièces étaient ouvertes et ne formaient qu'une seule et grand pièce. Sur le mur du salon faisant face à l'entrée, on trouvait une porte menant à un couloir donnant accès aux toilettes, à deux chambres, à la buanderie et à un bureau-bibliothèque. En face de la porte d'entrée se tenait un grand escalier en bois noble menant à l'étage. La cuisine donnait accès à la terrasse, au jardin et à la piscine. Toute la décoration et les tissus étaient dans des tons chauds, tandis que les meubles étaient en bois clair.
Je montai les valises directement. J'attrapai la mienne et celle de ma mère et je grimpai les marches. Ma mère prit la valise de Noah, et mon fils attrapa son petit sac.
En haut de l'escalier, un hall menait à différentes portes: 4 chambres, deux à gauche et deux à droite. Deux d'entre elles possédaient une salle de bain privée, la première à gauche, et la première à droite. Les deux dernières, celles du fond, s'en partageaient une. À l'époque, j'avais choisi l'une de ces deux chambres pour la vue superbe que l'on avait du balcon. Je poussai donc la deuxième porte à gauche - la première étant la chambre de mon frère - et y déposai mes affaires. Je passai par la salle de bain pour rejoindre ma mère qui se trouvait dans la chambre de Noah et qui avait ouvert la valise de mon fils, elle en sortait déjà toutes les affaires. Je ressortis et poussai la première porte de droite: la chambre de mes parents, j'y déposai la valise d'Esmée. Noah était dans la chambre à côté de la leur. Notre salle de bain commune reliait en quelque sorte le coté droit du coté gauche puisqu'elle était dans le fond du hall, face aux escaliers, et reliait les deux chambres. Le couloir était coupé en deux par l'escalier qui empiétait sur la moitié du couloir.
Je retournai dans ma chambre afin d'enfiler mon short de bain et en allant changer Noah, je constatai qu'Esmée s'en était déjà chargée.
Je vais me changer aussi, on se retrouve à la piscine, me sourit-elle.
J'acquiesçai et attrapai mon fils. Nous sortîmes en riant sur la terrasse. Nous entrâmes ensuite dans l'eau. Il faisait tellement chaud que l'eau était à 28°!
Papa, attention! Je suis un requin!, cria mon petit poisson.
Je pense plutôt que tu es une petite sardine que je vais manger toute crue, oui!
Il éclata de rire tandis que je commençai à me déplacer vers lui. La piscine possédait 2 parties: la première avait une profondeur normale et la deuxième était une pataugeoire, elles étaient séparées par un muret. Nous inaugurions la pataugeoire: elle avait été ajoutée à la piscine principale au printemps. A la naissance de Noah, mes parents avaient tenu à apporter quelques modifications à la villa, afin qu'elle soit adaptée à leur petit fils. Ils avaient terminé par la piscine.
Mes parents avaient acheté cette maison à un riche producteur – cherchant une maison plus grande, un château – lorsque nous avions 16 ans. A l'époque, nous avions été repérés par une maison de disque lors d'un spectacle de l'école des Arts et les recruteurs souhaitaient nous faire signer un contrat. Leur maison mère se trouvait à LA. Comme nous étions partants, les parents avaient regardé quelques maisons dans la Cité des Anges afin d'en acheter une. Cependant, avec toutes les mésaventures que nous avons vécues par la suite, nous avions préféré refuser le contrat que la maison de disque nous proposait. Esmée était néanmoins tombée amoureuse du soleil californien et avait cherché une maison dans un coin plus tranquille, plus reculé de LA, afin d'y passer chaque vacances, avec sa famille, au soleil. Cette histoire me fit repenser à Bella. Elle qui aimait tant le soleil. Elle me manquait, mais je ne pouvais pas l'appeler. Elle s'envolait pour NY lorsque je me posais à San Francisco. Elle devait m'appeler à son arrivée.
Ma mère nous apporta une boisson fraiche et des cookies. Nous allâmes donc la rejoindre sur la terrasse afin de savourer ces petits gâteaux.
C'est ainsi que se passèrent les trois premières semaines. Nous allions à la plage, nous promener au parc, nous étions même retournés à San Francisco. Mon fils était heureux de passer autant de temps avec son parrain et ses grands-parents. Il m'avait cependant demandé plusieurs fois où était Bella et si nous allions bientôt la revoir. Il y était très attaché et je savais qu'elle l'était aussi. Il m'avait aussi demandé des nouvelles d'Em', Rose et Alice. Son oncle et ses tantes. Car oui, ils l'avaient peut-être adopté, mais c'était réciproque. Ils lui avaient souvent téléphoné.
Aujourd'hui, Bella devait m'appeler, et ce soir, mon frère repartait pour Seattle.
Vers 14h, Bella m'appela.
Hello, toi!, souris-je niaisement.
Salut! Tu vas bien?, me demanda-t-elle, essoufflée.
Je vais très bien et toi? Tu cours le marathon?
Non, pire: je fais du shopping. Ce n'est pas que je n'aime pas! J'ai vraiment adoré les 3 premières heures! Mais là, je n'en peux plus!
Tu m'étonnes! Vous faites les magasins depuis combien de temps?
Quelle heure est-il?
14h, lui répondis-je.
Eh bien, ca fait 6 heures! Enfin, 5h30, puisqu'Alice nous a accordé une pause déjeuner!
6h? Comment est-ce possible?, m'étonnais-je.
Eh bien figure-toi qu'Alice a décidé que nous devions, avant toute chose, passer à son magasin. Elle l'a donc ouvert rien que pour nous! Ca, c'était assez chouette!, rit-elle. J'avais l'impression d'être une star! Nous étions toutes les trois dans le magasin, toutes seules! Alice nous a interdit de payer: "Mais les filles! Nous ne serions jamais ici, si vous ne m'aviez pas poussée à aller à NY! Donc, vous êtes un peu les patronnes de ce magasin aussi! Et puis, vous m'avez accueillie chez vous et vous refusez de me faire payer un loyer! Je vous dois tellement plus que ces quelques créations!", me dit-elle avec une imitation parfaite de l'exubérance d'Alice.
Je ris.
Vous allez encore faire beaucoup de magasins?, lui demandais-je.
Je ne pense pas! Alice tient à la vie, normalement. Rosalie commence à en avoir marre aussi et Alice sait ce qui l'attend quand Rose en a marre de quelque chose!
Commence?!
Oui, elles sont folles toutes les deux! Mais Alice reste la pire!
Je ris de son ton tragique.
Au fait, tu sais quoi?, me demanda-t-elle, avec, j'en suis sûr, un grand sourire.
Non?, lui souris-je en retour.
Eh bien… Si l'offre tient toujours… Nous allons bientôt vous rejoindre!
Bien sûr qu'elle est toujours valable! Vous arrivez quand?, m'empressais-je de lui demander, soudain encore plus pressé de la revoir.
Du calme!, rit-elle. En fait, Alice a rendez-vous avec Carmen, sa mère, et la tienne par vidéoconférence dans 10 minutes. J'en saurai plus après cela!
Rendez-vous?
Oui, Alice ne savait pas trop ce qu'elle voulait pour son magasin. Elle a donc demandé l'aide de sa mère, mais ensuite, elle a souhaité y faire des transformations beaucoup plus importantes, et comme Esmée est architecte, elle l'a contactée.
Bella! Ca suffit maintenant! Tu nous mets en retard! Tu sais que si je loupe cette discussion, tu ne verras pas ton Edward avant encore plus longtemps?, entendis-je Alice.
Tu me rappelleras après, alors?
J'essayerai, si elles ne me privent pas de mon portable!, rit-elle.
A tout à l'heure ma Bella, lui soufflais-je.
Biso…
Et elle raccrocha. Enfin, Alice avait surement raccroché. Je partis à la recherche de ma mère et, en effet, elle était dans le bureau, sur l'ordinateur et discutait activement avec Alice et une voix que j'imaginai être la mère de la créatrice.
Je sortis rejoindre mon fils et mon frère qui jouaient dans la piscine. En fait, mon frère tentait de lui apprendre à nager, mais Noah avait peur de l'eau, lorsqu'il n'avait pas pied. Il avait peur de la profondeur. J'avais commencé à lui apprendre, avec les bouées et ensuite les brassards. Mon frère continuait son apprentissage, mais dès que Noah sentait que Jazz' le lâchait, il paniquait et se raccrochait au cou de son parrain. J'entrai dans l'eau et nous commençâmes à jouer: il était sur les épaules de Jazz' et ils s'amusaient à m'éclabousser. Mon père nous observait depuis un transat près de la piscine et riait de bon cœur.
Les garçons, j'ai une bonne nouvelle!, s'exclama Esmée en allant s'installer près de Carlisle.
C'est quoi? C'est quoi? C'est quoi?, s'excita Noah.
Eh bien… Les filles arrivent ce soir, tonton Emmett arrivera demain matin!
Il y eu plusieurs réactions: mon fils me sauta dans les bras en disant qu'il allait enfin revoir Bella, ses deux tantes et son oncle; mon père et ma mère souriait, attendris; je souriais niaisement en me disant que ce soir je verrais ma Bella; et Jazz'… Jasper réfléchissait. A 100 à l'heure vu son expression.
Elle ne peut pas débarquer ce soir! Je pars ce soir!
Tu parles d'Alice, là?
Ben évidemment, Ed'! Elle sait parfaitement que je repars ce soir! Pourquoi elle continue de m'éviter comme ca?, s'énerva-t-il.
Elle ne t'évite pas, mon chéri. Ce n'était même pas prévu qu'elle se joigne à nous. A la base, seules Rose et Bella venaient. Alice devait rester à LA pour continuer l'aménagement de sa boutique. Finalement, on a décidé avec sa maman de nous occuper entièrement de cette histoire. Nous commencerons en aout. Du coup, Alice n'a plus à rester à LA.
Mouai… j'dois passer un coup de fil, dit Jasper en sortant précipitamment de la piscine.
Nous le regardâmes avec un sourire entendu: il en pinçait vraiment pour Alice, et j'étais persuadé qu'il allait s'arranger pour pouvoir rester une semaine de plus. Il revint 15 minutes plus tard avec un sourire énorme: il restait. Toutes les audiences étaient reportées à cause des congés. Il n'avait donc pas besoin de retourner à Seattle.
Elles viennent en avion?, demandai-je à Esmée.
Non, Alice voulait récupérer sa voiture. Elle pourra la faire "livrer" à Seattle lorsque nous rentrerons.
Elles seront donc là dans 6h30 – 7h!, s'exclama mon frère. Vers 21h30-22h!
C'est beaucoup ça!, se plaignit mon fils.
Oui, mais tu les auras pour une semaine entière!, lui souris-je.
Il me sourit à son tour, et nous recommençâmes à jouer. Cette fois-ci, Noah et moi étions contre Jasper.
Six heures quarante-huit minutes plus tard, on sonna à la porte et Esmée alla ouvrir, pendant que nous attendions dans le salon: Jazz', mon père et moi discutions dans le canapé, tandis que Noah jouait tranquillement avec ses petites voitures sur le sol. Ma mère revint avec Bella, Rosalie et Alice. J'eus à peine le temps de croiser le sourire de Bella, que mon petit monstre lui sauta dessus.
Salut mon poussin!, s'exclama-t-elle, en lui faisant un câlin.
Salut Bella!
Tu vas bien?
Très bien! Et toi?
Aussi! Tu n'es pas fatigué?
Non!, répondit-il après avoir baillé.
Bella rit et se fit arraché Noah des bras par Alice qui le couvrit de bisous sonores. Mon fils était mort de rire. Tout comme nous tous, en fait! Ensuite, il passa dans les bras de Rosalie qui lui fit un énorme bisou et un gros câlin. Ensuite, il demanda à retourner dans les bras de Bella et nous nous installâmes tous dans les fauteuils et canapés. Alice et Rose nous racontèrent tout ce qu'elles avaient fait en trois semaines.
Quelques minutes plus tard, Noah peinait à rester éveillé. Il était allongé dans les bras de Bella.
On va aller au lit, bouchon, lui dis-je doucement.
Non… veux pas…
Tu es très fatigué, mon cœur.
Câlin… Bella…
Tu pourras me faire plein de câlins demain et tous les autres jours, tu sais?, le rassura Bella.
Ok… Bella? Viens?
Mon fils était très fatigué, et dans ces cas là, il ne disait plus qu'un mot sur 4.
Oui, bien sûr, lui sourit-elle en se levant.
Tout le monde lui souhaita une bonne nuit. Je pris Noah dans mes bras et entrainai Bella vers sa chambre. Je le mis dans son lit, sous ses couvertures fines – il faisait encore très lourd – et me baissai pour l'embrasser. Bella m'imita. Nous sortîmes de la chambre après avoir pris le baby phone. Devant la pièce où dormait mon bébé, j'attirai Bella dans mes bras et l'embrassai comme jamais je n'avais embrassé de toute ma vie. Lorsque nous nous séparâmes, elle rit.
Je t'ai manqué on dirait!, me taquina-t-elle.
T'as pas idée!, lui répondis-je en la serrant contre moi.
Nous restâmes ainsi quelques minutes avant de redescendre auprès des autres. Enfin, ce qu'il restait des autres: Esmée montrait la chambre à Rose. Carlisle était dans la cuisine, rangeant quelques petites choses et Jasper et Alice étaient dans le jardin, en train de… se disputer, surement.
Bella et moi nous installâmes dans un fauteuil. Je l'attirai dans mes bras, elle posa la tête sur mon torse et j'y reposai la mienne. Je fermai les yeux, respirant son doux parfum de vanille. Nous étions bien.
Quelques minutes plus tard, mes parents vinrent nous annoncer qu'ils allaient se coucher. Rosalie les suivit rapidement.
Nous étions seuls, Bella et moi, dans la maison. Mon frère et Alice s'étaient enfoncés dans le jardin et nous ne les voyions plus. Après une heure à se câliner, je remarquai que Bella luttait pour rester éveillée.
Je vais te montrer ta chambre, lui souris-je en tentant de me lever.
Non… encore câlin, me souffla-t-elle.
Je ris en me souvenant de mon fils.
Tu sais, tu pourras me faire plein de câlins demain et tous les autres jours, répétais-je.
Elle rit et consentit à se lever. Nous empruntâmes le couloir et je lui montrai sa chambre. Je lui montrai ensuite la salle de bain: elle y entra et me dit de l'attendre dans sa chambre. Quelques minutes plus tard, elle revint en pyjashort bleu clair. Je me levai, ouvris les couvertures du lit et elle s'y glissa. Je la bordai et l'embrassai sur le front.
Bonne nuit, lui soufflais-je avant de me retourner pour m'en aller.
Non, reste… Tu veux bien rester jusqu'à ce que je m'endorme?, me murmura-t-elle. Tu m'as manqué aussi, rougit-elle.
Je lui souris et me couchai à ses côtés. Elle se blottit contre moi et s'endormit assez rapidement. Je me dégageai doucement et sortis à contre cœur de la chambre: Bella partageait la chambre avec Alice et celle-ci pouvait revenir à tout moment.
En passant dans le salon pour monter dans ma chambre, je jetai un regard distrait vers le jardin et je souris en voyant Jasper et Alice s'embrasser passionnément. Lorsque j'arrivai dans ma chambre, j'eus à peine le temps de poser la tête sur l'oreiller, que je m'endormis.
Le lendemain matin, je fus réveillé par les rayons d'un soleil qui promettait d'être brulant. Je fus surpris de ne pas voir Noah à mes côtés, mais peut-être était-il déjà descendu. Je pris une douche, enfilai un short de bain et un t-shirt et descendis.
Alice et Jasper étaient installés l'un à coté de l'autre à la table de la cuisine, se parlant à voix basse, pendant que Bella et Noah faisaient des pancakes et que Rosalie faisait du chocolat chaud.
Bonjour tout le monde!, dis-je en entrant dans la pièce.
Papa!, cria mon fils en se précipitant vers moi.
Ca va mon cœur?, lui demandais-je en le prenant dans mes bras.
Oui! On fait des pancakes avec Bella!, me sourit-il.
Je le remis sur le sol et il retourna près de Bella. Celle-ci me sourit tendrement et se réoccupa de la cuisine. J'embrassai les femmes et ébouriffai les cheveux de mon frère. Je m'assis en face de lui.
Les parents ne sont pas là?, l'interrogeai-je.
Non, ils sont partis faire un tour sur la plage, me répondit-il, en souriant.
Oui, en souriant. Jasper. Le matin. Mon frère a sourit un matin… Une grande première! Je le regardai avec un sourire en coin.
Alors, vous avez bien dormi, les filles?, leur demandais-je, en regardant Jazz' droit dans les yeux.
Super bien!, me répondit Alice, les yeux brillant.
Très bien, la chambre est vraiment chaleureuse et confortable, me sourit Rosalie.
Comme un bébé!, me sourit à son tour Bella, avec espièglerie. La chambre possède un grand lit!
C'est un lit de deux, entrais-je dans son jeu.
Ah bon? Je suis presque sûre d'y avoir été seule pourtant, sembla réfléchir Bella.
Ah. Ah. Vous êtes vraiment trop, trop drôles tous les deux!, répliqua Jazz'.
Rose, Bella et moi éclatâmes de rire, pendant qu'Alice souriait et que Jasper faisait semblant de râler.
Pourquoi t'as dormi toute seule, Bella?, lui demanda Noah.
Je ne m'y attendais pas à celle-là. Personne apparemment. Jazz' prit les choses en main.
Eh bien, parce que tante Alice a dormi avec moi, lui sourit-il.
Pourquoi?
Parce que tante Alice et moi sommes un couple.
C'est quoi un couple?
C'est être amoureux d'une personne, lui répondit Rosalie, en souriant au nouveau couple.
Amoureux?
Oui, lui faire plein de bisous, de câlins, par exemple, lui sourit Alice.
Comme tes grands-parents, lui dit Jazz'.
Comme papa et Bella?
J'avalai de travers la gorgée de café que je venais de boire et le regardai fixement. Ensuite, je regardai Bella: elle le fixait avec appréhension et surprise. Rose et Alice souriait. Jasper… Jazz' souriait aussi, mais de ce sourire qui veut dire: gros nul, tu t'es fait avoir et tu peux être sûr que je vais en remettre une couche!
Je le suppliai des yeux.
Comme papa et Bella? Pourquoi dis-tu ca, mon filleul adoré?
Ben parce que papa et Bella se font des bisous et des câlins! Comme grand-père et grand-mère!, répondit-il, comme si c'était évident, tout en continuant la préparation des pancakes.
Ah bon? Et comment tu sais ça, toi?, lui demanda Alice.
Hier soir, j'avais soif juste après le bisou de bonne nuit! Quand je suis sorti de ma chambre j'ai vu papa et Bella se faire des bisous!, expliqua-t-il, tout naturellement.
Et tu en as pensé quoi?, lui demanda Rosalie.
Tout cela se passait comme si je n'étais pas là. Je n'arrivais pas à parler. Et si Noah ne voulait pas que je sois en couple avec Bella? S'il était choqué de nous avoir vu nous embrasser? Et s'il m'en voulait?
Bella, elle, continuait de cuire les pancakes, pendant que Noah mélangeait la pâte ou la versait dans la poêle. Elle semblait ailleurs, réfléchissant à 100 à l'heure. Elle devait se poser les mêmes questions.
J'sais pas…, souffla-t-il.
Il allait me dire qu'il ne voulait pas revoir ça, qu'il ne voulait pas que Bella soit avec moi.
Papa et Bella allaient dormir…
Et alors?, lui demanda gentiment Rose en s'approchant de lui.
Ben ils devaient se dire au revoir!
Je voyais bien qu'il n'osait pas dire ce qu'il voulait. Je repris donc les choses en main: je demandai silencieusement à mon frère d'emmener les filles, pour que je sois seul avec mon fils. Bella comprit immédiatement, me fit un sourire triste et s'éclipsa avec les autres.
Viens mon cœur, l'appelai-je.
Il s'installa sur mes genoux. Je lui fis un gros câlin.
Qu'est-ce qu'il y a bébé?
Rien…, souffla-t-il, sans me regarder.
Hey, mon cœur. Tu sais que tu peux tout dire à papa, le rassurais-je.
Tu m'aimes?
Plus que tout au monde, Noah.
Et Bella?
Je l'aime très fort.
Comme moi?
Pas vraiment, c'est un amour différent. Toi, je t'aimerais toute ma vie, tu es ma vie, mon fils, une partie de moi, on partage un lien incassable. C'est un amour viscéral: il vient du plus profond de mon être et de mon cœur. C'est un amour profond que l'on porte à sa famille, et encore plus à son enfant, tu comprends?
Je crois…
L'amour que je porte à Bella est différent: je l'aime beaucoup, mais pas comme un membre de ma famille.
Comment alors?
Comme grand-père aime grand-mère, comme tonton Emmett aime tante Rosalie, tu vois?
Très fort? C'est ton amoureuse, alors?
J'aimerais beaucoup, oui…
Pourquoi? Elle ne l'est pas?
Pas encore.
Pourquoi?, me demanda-t-il, perplexe. Tu l'aimes pas assez? Elle t'aime pas?
Si, je l'aime beaucoup, et je pense qu'elle aussi, lui souris-je. Mais j'ai besoin de ton accord.
Comment ça?
Tu serais d'accord que Bella soit mon amoureuse? Qu'on la voit un peu plus souvent, qu'on fasse des sorties rien que tous les trois?
Il réfléchit quelques minutes. Quelque chose le tracassait, je pouvais le voir.
Tu… tu m'aimeras toujours?, souffla-t-il.
Noah Cullen, je veux que tu saches que je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai toujours. Tu es mon bébé. Tu seras toujours ma priorité. Et si tu ne veux pas que Bella soit mon amoureuse, nous resterons amis.
A cause de moi?, dit-il, peiné.
Non, pour toi.
J'veux pas qu'elle soit ton amie.
Là, j'avoue avoir reçu un coup de poing dans l'estomac.
J'veux qu'elle soit ton amoureuse. Tu souris tout le temps…, me souffa-t-il.
J'en eus les larmes aux yeux, le souffle coupé. Je serrai encore plus fort dans mes bras mon petit garçon et lui fit des bisous partout sur son visage. Il rit doucement.
Elle aurait vraiment été que ton amie si j'avais dit non?, me demanda-t-il.
Oui, ton bonheur passe avant tout le reste et bien avant le mien, lui souris-je.
Mais moi j'aime bien quand t'es content! Si t'es content, j'suis content aussi!
Je lui souris et lui fis un câlin, nous berçant doucement.
On fera quoi avec Bella?
Je ne sais pas, mon cœur. Tu veux faire quoi?
J'sais pas…, réfléchit-il. On pourra aller au parc?
Tout ce que tu voudras, mon cœur.
Cool! J'peux avoir un cheval?, me sourit-il, fier.
N'exagère pas non plus, petit monstre!
Il éclata de rire sous les chatouilles que je lui prodiguais.
J'vais chercher Bella!, m'annonça-t-il en sautant au sol.
J'acquiesçai et il partit en courant sur la terrasse. Je sentis un regard sur ma nuque, je me retournai et vis Bella, les yeux rouges.
Hey, lui dis-je en la prenant dans mes bras.
Il ne me trouvera pas dehors…, me souffla-t-elle, posant sa tête sur mon épaule.
Ce n'est rien. Tu as entendu quelle partie?
Toute je crois… Jazz' m'a demandé de venir chercher les sets de tables.
Bella, Noah passera toujours…
Je sais, Edward, me coupa-t-elle. Et je suis totalement d'accord avec toi. C'est l'une des raisons pour lesquelles je t'aime autant: l'amour inconditionnel que tu portes à ton fils. Ce n'est pas pour cela que je pleure. Enfin, pas totalement. Evidemment, j'ai eu mal quand je l'ai entendu dire qu'il ne voulait pas que je sois ton amie… Mais… En fait, je ne sais pas vraiment pourquoi je pleure!, rit-elle doucement sur mon épaule. Je crois que c'est un trop plein d'émotions contradictoires ressenties au même moment!
Surement oui! Alors, t'es toujours d'accord pour être mon amoureuse?, la taquinais-je.
Plus que jamais, me répondit-elle, sérieusement en m'embrassant.
Beurk!, s'exclama mon adorable… frère.
J'aurais pu dire la même chose hier soir, cher frère, lui répondis-je en relâchant doucement Bella.
Noah la regarda et lui dit, en posant ses poings sur ses hanches.
Beh Bella! On te cherchait partout!
Désolée, bonhomme!
On a encore du travail! Fini les bisous! Allez! Hop! Hop! Hop!
Bien chef!
Nous éclatâmes de rire et nous allâmes mettre la table sur la terrasse pendant que Bella et Noah étaient seuls dans la cuisine en train de terminer leur préparation.
Ed', tu peux aller chercher la pâte à tartiner, me demanda mon jumeau.
Oui, bien sûr!
Je me redirigeai donc vers la cuisine et entendis la conversation entre Bella et Noah.
Tu ne feras pas de mal à mon papa, hein Bella?, lui demanda mon fils.
Je te le promets, bonhomme, lui sourit Bella.
Et à moi?
Elle s'agenouilla devant lui et lui dit:
Jamais je ne te ferai de mal, Noah. J't'aime bien trop pour ça.
Et mon papa, tu l'aimes?
Oui, beaucoup, lui sourit-elle.
On pourra aller au parc?
Tout ce que tu voudras, poussin!
Je peux avoir un cheval?
Je pense que tu sais très bien que tu exagères!, rit Bella.
Il rit avec elle. Et redevint soudainement sérieux.
Bella?
Oui, poussin?
Si j'avais dit non à papa, tu m'en aurais voulu?
Non, je ne pense pas, réfléchit-elle. J'aurais été triste et déçue, mais je ne t'en aurais pas voulu, non.
Tu m'aimes bien?
Je t'aime beaucoup, lui répondit-elle.
Moi aussi, je t'aime beaucoup, lui sourit-il. Papa est content quand t'es là.
Je suis heureuse aussi, lui sourit-elle en retour. Et toi, tu es content?
Oui! Très! Je voulais pas que tu sois ma tante, fit-il avec une grimace et en regardant ses pieds.
Ah bon? Pourquoi?, rit-elle.
Parce que…
Mais il laissa sa phrase en suspend. Je suis presque sûr de savoir ce qu'il voulait dire: "parce que j'aurais préféré que tu sois ma maman". Il semblait maintenant gêné et s'en voulait d'en avoir dit autant. Bella s'arrêta de cuisiner, se tourna vers lui et le regarda, attendant sa réponse. Puis, quand elle vit dans quel état ça le mettait, elle changea de sujet.
Je pense que nous avons assez de pancakes, qu'en penses-tu, Chef Noah?
Je pense que tu as raison, Chef Bella!, lui sourit-il.
Bien, dans ce cas, allons les dévorer!, dit-elle en attrapant le plat.
J'entrai dans la cuisine, comme si je venais d'arriver. Mon fils passa à mes côtés avec le sucre et la pâte à tartiner, Bella le suivit avec les pancakes. Nos regards se croisèrent et elle sut que j'avais entendu leur conversation. Elle me sourit et alla rejoindre les autres dehors.
Après avoir déjeunés, nous allâmes jouer dans la piscine. Noah s'amusait beaucoup, tout comme nous. Vers midi, mes parents revinrent avec un invité surprise: Emmett. Ils étaient allés le chercher à l'aéroport. Noah et Rosalie lui sautèrent dessus.
Noah était vraiment heureux: il avait toutes les personnes qui comptaient le plus pour lui à ses côtés.
La semaine se passa merveilleusement bien. Bella et nos amis s'entendaient à merveilles avec ma famille. Jazz' et Alice étaient en couple, officiellement. Ils ne se disputaient plus, ou du moins, les disputes n'étaient pas sérieuses. Emmett avait sans cesse l'air stressé.
Em', qu'est-ce que t'as?, finis-je par lui demander, au bord de la piscine, lorsque nous n'étions que Jasper, Emmett et moi.
Comment ça?
T'as l'air stressé, mon pote!, répondit Jazz'
Ah bon?
Emmett…
Ok… Je… Je vais demander à Rosalie de m'épouser… mais je ne sais pas trop quand le faire, ni si elle va me dire oui…
Em', elle te dira oui!, répliqua mon frère.
Tu crois?
Bien sûr que oui!, le rassurai-je.
Vous ne connaissez pas un bon petit resto dans le coin?
Si, le Navio, c'est le restaurant de l'hôtel Ritz-Carlton, lui dis-je.
A même pas 3 minutes.
Ritz? Ce n'est pas un peu trop guindé pour une demande en mariage?
Non, ce restaurant est très chaleureux. Les parents y fêtes souvent leur anniversaire de mariage, lui sourit Jazz'.
Ok, je… Je vais réserver… Vous croyez que je devrais y réserver une chambre aussi?
Oui, répondîmes en cœur mon frère et moi.
Ok, ok!, rit Emmett.
Je lui donnai le numéro et il fit une réservation pour le soir même. Heureusement, il restait une chambre et une table de libre, grâce à un désistement. Il alla donc prévenir Rosalie qu'ils sortaient ce soir. Emmett emprunterait la voiture de sa sœur.
Mes parents décidèrent de rejoindre Alice et Jasper à la plage. Ils emmenèrent Noah. Nous nous retrouvâmes donc seuls, Bella et moi. Une première depuis longtemps. Bien trop longtemps.
Nous nous installâmes dans le canapé du salon et regardâmes un film, blottis l'un contre l'autre. Simplement.
Alors qu'en pensez-vous? Le chapitre vous a-t-il plu?
Que pensez-vous du couple Rose/Emmett? Pensez-vous qu'elle va accepter sa demande? Et le couple Alice/Jasper: pensez-vous qu'ils vont continuer à se disputer?
Que pensez-vous de la relation Noah-Bella-Edward? Des relations entre tous les Cullen et tous les Swan/McCarty?
A bientôt pour la suite d'A la recherche d'une mère!
XOXO!
