Bonjour !

Oulala journée fatigante aujourd'hui ! Vous aussi ? Ben je vous laisse le chapitre 11 alors pour vous poser un peu tranquille et oublier tout de la journée ;)


Chapitre 11 :


Les sorts lancés aux lianes se firent répétitifs. Dumbledore et Rogue ne savaient plus quoi faire d'autre. Ils avaient tout essayé. Leur empressement n'était plus du qu'à l'acharnement du désespoir. Les mouvements de Draco Malfoy se faisaient de plus en plus lents. Lorsqu'il ne bougea plus, la salle explosa en cris. Harry sentit ses jambes trembler, sa tête bourdonner.

C'était comme s'il perdait ses repères. Le seul point de l'histoire qu'il avait pensé immuable. Il avait imaginé toutes sortes de choses mais, même après la guerre, il avait toujours pensé que Draco Malfoy serait là avec son sourire hautain. Lors de jours particulièrement difficiles, il se surprenait à parcourir la Grande Salle du regard et à se demander qui resterait en vie parmi toutes ces personnes. Il s'était forcé à vivre avec l'idée de la mort. Il s'était préparé à ce qu'un jour, n'importe qui à Poudlard meurt. Il avait eu peur pour tous ses amis. Il les regardait parfois rire avec une peur au fond des yeux, sursautant lorsque l'image de leur visage baignant dans leur propre sang lui frappait la rétine. Mais jamais il n'avait imaginé que la première personne à partir serait Draco Malfoy…

Harry crispa les poings lorsque les lianes se resserrèrent encore d'avantage comme si elles ne voulaient laisser absolument aucune chance à leur victime.

Puis, il écarquilla les yeux, n'y croyant pas lorsque les lianes meurtrières se retirèrent d'elles-mêmes, relâchant le cou de Draco. Plus personne ne bougeait dans la salle alors que les lianes se désintégraient et que Draco inspirait fortement, les yeux écarquillés, presque sortis de leur orbite, agrippant sa gorge où les lianes venaient de se retirer, plaquant ensuite une main sur sa poitrine comme si l'air lui faisait mal en entrant.

D'abord immobiles, comme statufiés, les amis de Malfoy se jetèrent sur lui l'aidant à se relever.

Puis une voix froide et forte s'éleva de nulle part :

« Tu m'as beaucoup déçu, Draco ! Je lui avais laissé une chance... Pourquoi es-tu allé le chercher ? Dis-toi que c'est toi qui l'as tué ! »

La voix semblait masquée, comme impossible à reconnaître, un sort semblait avoir été jeté dessus. Mais malgré cela, le message semblait très bien être passé. Draco, alors dans les bras de ses amis cherchant encore avec difficulté de l'air, se redressa subitement, les yeux paniqués. Mais toute la détermination qu'il avait semblé posséder n'avait pas été suffisante, il retomba bien vite au sol, épuisé, sa gorge et ses poumons lui faisant encore horriblement mal.

Dumbledore vérifia bien vite que tous les préfets avaient ramené les élèves dans leur dortoir et ordonna aux professeurs de vérifier les protections du château. Il n'était pas normal qu'un tel colis ait pu passer les sorts de protection de la volière.

Hermione, en tant que préfète, devait ramener les Griffondors à leur dortoir et, trop prise par son devoir, elle ne se rendit compte que trop tard qu'Harry et Ron ne faisaient pas parti du groupe qui la suivait. Alors qu'elle s'apprêtait à faire demi-tour, à la fois enragée et inquiète, un premier année s'agrippa à elle, pleurant et hurlant de peur. Elle ne pouvait pas abandonner les plus jeunes, il fallait qu'elle les ramène tous, sains et saufs.

Harry, lui, se tenait tout près des professeurs et des derniers serpentards restants qui soutenaient leur ami, Ron le suivant difficilement. Voir que quelqu'un s'était attaqué d'une telle façon au serpentard le bouleversait. Non pas comme tout le monde, voyant la guerre pour la première fois ou craignant plus pour leur propre vie... mais véritablement inquiet et révolté. Cacher une telle horreur dans un cadeau !

Alors qu'il s'attendait à trouver Draco inconscient après une telle épreuve, ce dernier semblait plutôt vouloir se relever et... se battre ? Mais se battre contre quoi ? Peut-être était-ce le contrecoup de la peur ? Une crise de panique ? Car oui, il semblait bien paniqué. Il se débattait avec le peu de force qui lui restait, tentant de se mettre debout et de s'extirper des bras de ses amis. Les professeurs et ses amis tentaient de le calmer mais rien n'y faisait.

La Grande Salle était désormais vide de tout autre élève. Les cris et l'acharnement de Draco semblèrent encore plus importants dans le silence de la salle. C'est alors qu'il fut évident que Draco ne pourrait pas se calmer tout seul. Ses amis ne semblaient plus capables de le maintenir tant il était comme fou. Ses cris résonnaient dans la Grande Salle, implorant pour qu'on le lâche mais lorsqu'on le faisait, il tentait de s'enfuir. Harry voyait Rogue essayer de lui parler, essayer de le raisonner. Il ne pouvait pas partir dans cet état, il devait aller à l'infirmerie. Mais il ne l'écoutait pas et même Rogue semblait désemparé. Son visage était encore plus pale que d'habitude, ses mains tremblaient et ses mots se faisaient hésitants, il était tout simplement choqué, comme tous ici.

La folie dont Draco semblait être habitée ne faisait qu'amplifier l'horreur de ce qui venait de se passer. Les yeux de Draco étaient comme hantés. Il ne cessait de crier mais personne ne distinguait ce qu'il disait. La peur avait pris le pas sur leur cerveau. Tout ce qu'ils pouvaient faire c'était le retenir, l'empêcher de sombrer... ou peut-être était-ce un moyen de les empêcher, eux, de sombrer ? Car c'était ce qu'ils faisaient. Ils sombraient dans la peur. La peur de voir un élève être attaqué devant leurs propres yeux, comme si l'attaquant n'avait même plus peur d'eux, n'avait même plus besoin de se cacher pour attaquer...

Alors que le garçon était encore en danger, tout le monde avait voulu aider pour le sauver, tout le monde avait voulu se rendre utile, sans penser à soi, l'adrénaline aidant. Et maintenant que le danger était passé, que le garçon était sain et sauf et qu'ils n'avaient plus besoin d'être courageux, la peur les assaillait et les étouffait. Elle les empêchait de réfléchir.

Blaise, Théo, Pansy ne savaient plus pourquoi ils tenaient Draco. Ils l'avaient d'abord tenu pour le soutenir lors de sa chute et le relever mais maintenant ils ne savaient plus du tout. Ils ne savaient plus quels arguments donner au blond pour ne pas bouger. Ils savaient juste qu'ils avaient besoin de s'accrocher à quelque chose. Comme pour s'accrocher à la vie.

Rogue, lui-même, ne savait plus quoi faire. Il était habitué à vivre dans la peur de mourir un jour et dans d'atroces souffrances. Il n'était pas espion sans en connaître les risques. Mais jamais il n'avait eu peur pour quelqu'un qu'il aimait. Car jamais il n'avait aimé quelqu'un autant que ce garçon et alors qu'il le regardait crier et se débattre, les yeux hantés par la peur, il sut que, même lui, espion en temps de guerre, n'avait, jusque là, jamais expérimenté ce que c'était que la peur.

Puis, faisant sursauter tout le monde, Mme Pomfresh débarqua dans la Grande Salle. Cette seconde d'inattention suffit à Draco pour se libérer des bras de Blaise et tenter de s'enfuir. Rogue prit alors le relais malgré toutes ses réticences à maintenir le garçon ainsi alors que ce dernier faisait une crise de panique.

Sortant diverses potions de sa blouse, Mme Pomfresh s'approcha prudemment du garçon remuant et de Rogue. Semblant prendre conscience de ce que cela signifiait, Draco se débattit d'avantage, les yeux révulsés de peur. Harry regardait Draco lancer des coups de pied en direction de Mme Pomfresh, les yeux comme hantés.

« Non. Non ! Il faut que j'y aille. Je vous en prie, non ! Il faut que j'y aille. Nooooon ! »

La première potion fut ingurgitée de force. L'effet fut immédiat, Draco semblait déjà plus calme et semblait même avoir repris un peu ses esprits. Alors qu'il clignait des yeux et semblait se demander ce qu'il faisait là avec Mme Pomfresh devant lui, prête à lui faire boire une deuxième potion, tous retinrent leur souffle, la crise semblait presque passée. Encore une petite potion... Draco fixait la fiole de la seconde potion être débouchée, ses yeux s'arrondissant :

« Attendez, vous ne comprenez pas ! Il faut que j'y aille... »

Il ne put poursuivre, la seconde potion lui était présentée. Il hurla une dernière fois son désespoir avant que l'on ne le force à boire. La voix maintenant faible, il marmonna dans un dernier souffle :

« Il va le tuer, Severus... »

Alors que tous s'interrogeaient sur la signification de cette phrase. La personne, à qui cela était adressé, comprit enfin... et il ne fut pas le seul. Alors que les yeux de Rogue s'écarquillaient d'horreur, Harry souffla tout bas, tout aussi horrifié que lui :

« Lakhlan ! »


Voilà^^

A demain (pour une journée moins chargée à la fac ! ouaiiiiiiiis ! (^_^)… (-_-')