Oui, je sais, j'ai fais PIRE que la dernière fois. Combien de temps déjà que l'on ne s'est pas vu ? Oh… disons une petite année scolaire quoi ! Mais, oyé membres de la confédération des fanficteurs, me revoilà. Pour de bon ? Ben… Je vous laisse découvrir ce chapitre, et je vous retrouve à la fin de la page pour la minute de blabla. Bonne lecture !

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Beaucoup de peur pour rien ?

- « … Comment ça non ? »

Le reste du monde semblait loin, très loin, comme si le toit sur lequel ils se trouvaient était au sommet de tout, et que le temps restait accroché au moment où ce mot avait été prononcé. Kanguro était inquiet de la réaction de Shikamaru, du mutisme dans lequel il s'était enfermé, ainsi que de son silence qui rendait l'attente insoutenable. Il jeta un coup d'œil aux poings serrés du garçon. Non, il ne lui répondrait pas parce que c'est comme ça ? Non, c'était trop dur d'avouer la triste vérité ? Non… ils n'avaient pas franchi le cap ? Puis enfin :

- « On n'est pas allé jusque là… »

- « … Tu le jures ? »

- « Haï.

Un poids s'envola de la poitrine du Sabaku. Option C : Non, ils n'avaient pas franchi le cap. Et Shikamaru était le genre de type en qui on pouvait avoir confiance.

Alors pourquoi encore ce malaise ? Pourquoi est-ce qu'il restait pris d'un doute ? Au fond, peut-être que Shikamaru disait vrai. Mais il donnait l'impression de rester sur sa réserve. Il les avait vus plus proches que jamais – d'ailleurs il en avait encore des frissons. Sa simple parole ne suffirait pas. Oui, définitivement, Kanguro n'en croyait plus un mot. Parce que quiconque protège ses intérêts dès lors qu'on se trouve impliqué dans une sale affaire. Et que c'est d'autant plus vrai lorsqu'il s'agit d'une affaire de cœur. Mettant fin à ses pensées, le marionnettiste regarda Shikamaru, puis la colère fit surface.

- « Continue. A te voir, tu n'as pas l'air d'avoir terminé. »

Le jeune stratège eût un froncement de sourcils sur le coup du reproche. Outre la capacité qu'il avait pour manipuler les ombres, son aura devint subitement aussi noire que l'élément qu'il contrôlait.

- « Tu en sais suffisamment sur ma vie privée, et mes pensées ne te regarde pas, répondit-il d'un ton sec. »

- « Ta vie privée concerne désormais l'avenir de mon village. Mais plutôt que de répondre franchement, tu préfères faire passer tes états d'âme avant les intérêts de Suna ? »

- « Ne parle pas comme si tu étais à ma place. »

- « Dis moi, c'est vraiment ça ton problème ? Ca te coûte à ce point de dire que vous n'avez pas couché ensemble !

La mâchoire du shinobi se contracta. Il avait envie de l'étrangler ! Comment à cet instant précis pouvait-il aimer autant la sœur et détester à ce point le frère ? Cependant :

- « Le problème n'est pas que ça n'est pas arrivé, mais que ça n'arrivera jamais. »

Ce n'était pas suffisant pour le déstabiliser, mais Kanguro fut néanmoins surpris, autant par cette réponse que par la parole calme et maîtrisée du Nara, pourtant visiblement à cran.

- « Shikamaru, comprend que je ne peux pas te croire aussi simplement après ce que j'ai vu hier soir. Je vous ai trouvé… plutôt en forme pour deux abstinents. »

Ce dernier ne réprima pas un froncement de nez irrité en imaginant le marionnettiste assister à leur insu à leurs ébats. Mais s'il fallait bien reconnaître quelque chose au Nara, c'était son incroyable capacité à reprendre son sang froid. En apparence toutefois. Car intérieurement Shikamaru bouillonnait toujours. C'était bien parce qu'il s'agissait de son cher frère qu'il répondait à cet interrogatoire aussi docilement. Mais il était aussi conscient que quiconque aurait vent de leur liaison à la place de Kanguro n'aurait pas hésité à faire chanter Temari. Il n'y avait que son frère pour les couvrir.

- « Pour être franc, répondit-il, ça aurait pu se passer comme tu le redoutais. C'était différent de cette soirée du bal. Cette fois, on en était conscient. On savait tous les deux qu'on le voulait vraiment. Mais, heureusement, les Bains restent un lieu public, et tu n'es pas le seul à être venu y faire un tour. »

Shikamaru n'en rajouta pas plus. Si avec ça il n'avait pas compris… Et effectivement, la colère de Kanguro diminua.

- « La soirée du bal… ? répéta le jeune homme d'un ton désormais plus conciliant, mais surtout curieux d'en apprendre plus sur l'antériorité de leurs rapports. »

- « On a passé la nuit dans ma chambre, à l'auberge. Elle était encore là ce matin quand tu es venu. Je ne peux pas te dire qu'on a rien fait… Mais ça n'a pas été aussi loin. Je te le promets, Kanguro. »

- « Le fait que vous étiez nus comme des vers… ? »

- « Je viens de te le dire : il ne s'est pas rien passé… répondit Shikamaru en grimaçant. »

- « … Aucun dérapage ? »

- « Nop. »

- « … »

- « Vraiment. »

- « … »

- « Ecoute, tu as peut être du mal à me croire, mais reconnais que ce n'est pas non plus évident de parler sexe avec toi ! On avait besoin de… proximité. Donc je ne te cache pas que l'on a été… proche. Et je ne te mens pas non plus sur le reste. Je voulais vraiment partager ça avec elle. Et ça m'emmerde, continua-t-il en baissant les yeux, à un point que tu ne peux même pas imaginer, Kanguro, d'apprendre que c'est maintenant impossible. »

Le silence revint. Shikamaru gardait les yeux baissés tant il était gêné d'avoir du se confesser pour une chose à laquelle il attachait tellement d'importance.

- « C'est seulement impossible si tu l'abandonnes à un autre, remarqua calmement le sunien.

Le Nara pesta un juron, mais ne formula pas propos plus explicite. La chose le mettait hors de lui, c'était évident. Alors pourquoi il ne le disait pas clairement ?

- « Donc, ma sœur est toujours vierge. »

- « Ha… »

- « Et… toi aussi ? »

Le jeune homme le foudroya du regard, blessé dans sa virilité, et il se refusa à lui répondre. A sa mine hargneuse, c'est-à-dire cet aveu implicite, Kanguro retrouva définitivement le sourire. Il n'existe pas meilleure preuve que celle d'un garçon qui admet, évidemment à regret, ne jamais avoir conclu.

- « Ne, tu l'aimes vraiment, Temari ? »

- « … Ha »

- « Alors, est-ce que tu te sentirais prêt à l'épouser ? »

- « … »

- « Shikamaru, soit réaliste. Cette relation n'est pas simple. Même si vous êtes jeunes, il ne sera pas question que vous sortiez seulement ensemble. Soit vous vous mariez, soit elle se marie avec un autre. »

- « Je sais… Mais, c'est l'idée même du mariage qui me fait peur, confessa t-il d'un ton hésitant. Bizarrement, m'imaginer vivre avec elle, même avoir des enfants, c'est presque une vision accessible. On a grandit. Mais… »

- « Oui ? l'incita Kanguro qui s'amusait presque. »

- « Tout va trop vite alors que… je n'ai jamais vraiment eu de relation sérieuse avant. Et, il y a aussi que je suis le premier à revendiquer l'inutilité de vivre avec une femme ! Alors, maintenant que je suis personnellement confronté à ça, et que je me surprends moi-même à vouloir partager quelque chose avec Temari, j'ai encore une vielle rengaine qui m'induit à penser que toute relation foire immanquablement, ou bien que je vais finir comme mon père : soumis... »

Le Sabaku éclata d'un rire franc avec soulagement, le premier depuis longtemps. Il reprit son sérieux, plus par compassion que parce que l'envie lui était passée.

- « Macho jusqu'au bout, hein ? murmura t-il en se moquant. »

Kanguro continua d'afficher un sourire idiot et à le regarder avec un air que Shikamaru trouva absolument niais et irritant.

- « Ben dis-moi à quoi tu penses au lieu de me regarder comme ça ! exigea le Nara visiblement agacé. »

- « Tu sais, au fond,ça serait marrant de t'avoir comme beauf'. »

- « … Galère. »

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- « Tu en parleras à Gaara ? demanda Shikamaru alors qu'ils parcouraient tous deux les couloirs. »

- « Nop. Vous êtes assez grands pour savoir ce que vous faites. Mais ne vous défilez pas quand le moment viendra. »

- « Haï. Aligato, Kanguro. »

- « Pas de quoi. Cette affaire n'a rien de très juste à l'origine, et je n'approuve pas toutes les décisions qui ont été prises. Alors si tu peux au moins la réconforter, voir peut-être plus ensuite pour elle… »

- « Haï. »

Les deux hommes s'étaient réconciliés en moins de temps qu'il n'en avait fallu pour le dire. Temari était toujours vierge, tout allait pour le mieux. Et la concernée n'était même pas encore au courant de la situation désastreuse qui venait d'être réglée. Alors qu'ils arrivaient aux appartements de Gaara, Shikamaru eût l'irrésistible envie de faire demi-tour, et il s'arrêta.

- « Kanguro, il faut que je la vois. »

- « Si j'avais su que tu pouvais êtres accro aussi vite… Attend la pause de midi au moins ».

- « Nan, tant qu'ils sont tous occupés je préfèrerais. Tu n'as qu'à leur dire que j'ai fini par m'endormir. Je reviendrais avec elle dans l'après-midi. »

- « Tant que vous ne vous donnez pas la main en public, le prévint le Sabaku. Ca marche, mais si vous voulez continuer à être discret, n'abusez pas trop de toutes les occasions. Je ne serais pas toujours là pour vous couvrir. »

- « Aligato, le remercia t-il pour la seconde fois en s'empressant de quitter le bâtiment. »

Shikamaru savait exactement où il la trouverait, et il quitta rapidement le Palais sous le regard amusé de Kanguro, vers un édifice aux imposantes colonnes de sable. Une fois sur place, il scruta par une baie vitrée l'intérieur d'une salle aux d'étagères garnies de livres et parchemins, espérant tomber sur une grande blonde en train de feuilleter un bouquin.

Appuyée contre les étagères d'un rayon de la Bibliothèque, Temari se surprenait une nouvelle fois à tomber dans la lune. Elle referma son livre en soupirant, ne se sentant pas l'envie de le terminer. Le temps passait lentement. Shikamaru avait décidé de parler d'eux à son frère. Est-ce qu'en ce moment même il s'entretenait avec Gaara ? La demoiselle se saisit sans grande conviction d'un bouquin épais à la couverture noire dont le titre ne l'intéressait même pas puis s'avança mollement en direction d'un siège, près d'une vitre ensoleillée. Elle ouvrit son ouvrage : Le ninja et la fille du seigneur, des Editions Passion & Shuriken.

« … Et merde. »

Nouveau soupir. Elle se sentait décidemment trop blasée pour entamer un roman à l'eau de rose. Elle allait pour reposer le livre lorsqu'une ombre apparut soudain dans le carré de lumière que projetait la fenêtre sur le carrelage. Temari jeta un coup d'œil à l'extérieur. Le livre ne retrouva pas sa place sur son étagère et tomba au sol, tandis que la jeune femme se ruait vers la sortie.

Shikamaru s'éloigna rapidement et se dirigea vers les petites ruelles où personne n'allait jamais. Et au détour de l'une d'elles, il s'arrêta. Des pas précipités se rapprochèrent. Temari eût à peine passé l'angle qu'il agrippa son bras et l'accola à lui. Sa question jaillit comme si elle était partie d'un lance-pierre.

- « Alors ? »

- « Tu veux vraiment savoir ? »

- « Oui baka ! Gaara t'a menacé ? »

- « Non. »

- « Est-ce qu'il t'a dit que tu devais quitter Suna ? »

- « Non. »

- « Alors il est resté muet ? »

- « Non plus. »

Temari se dégagea prestement de ses bras, agacée qu'il ne réponde plus que par monosyllabe.

« Shikamaru, je suis à deux doigts de te frapper pour de bon ! Arrête avec tes "non" stupi… ! »

-« Je n'ai pas eu besoin de lui en parler, trancha le shinobi. »

- « Ah non ? Et pourquoi ? »

- « Parce que Kanguro n'en n'avait pas l'intention, et qu'il n'y verra pas de mal tant que ça ne mettra pas ta vie en danger. »

- « Quoi ? Ma vie ? Je comprends pas…»

La jeune femme se radoucie, néanmoins inquiète. Shikamaru était calme. C'était dans sa nature, elle le savait. Mais cette fois il avait beau faire mine, elle le connaissait suffisamment pour comprendre qu'il ne savait pas par quel bout commencer, ni comment il devait lui annoncer un quelque chose d'apparemment déplaisant. Sans se décoller de son mur, Shikamaru tendit un bras et l'attira à nouveau contre lui. Mesurant bien une tête de plus que la Sabaku, il posa tranquillement son menton sur le haut de sa tête blonde.

- « Ca me rendrait tellement dingue… murmura t-il après une minute de silence. »

- « … Shikamaru, pourquoi tu dis ça ? Pourquoi ma vie serait en danger ? »

Le jeune homme s'abaissa pour mieux la contempler, elle et ses grands yeux verts. Et elle aussi l'examinait, le regard dur. Il était clair qu'elle était sur le point d'exploser d'anxiété.

- « Je ne laisserais aucun autre s'approcher de toi… »

Comme pour accompagner ses dires, il resserra ses bras autour des épaules de la sunienne, comme si elle était bel et bien sa propriété.

- « Shikamaru, qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

- « Ni te toucher... continua t-il sourdement. »

Elle sentie ses doigts parcourir son corps, puis retracer la courbure de ses reins. La jeune femme en avait assez de demander sans cesse pourquoi, mais, et quand bien même elle aimait qu'il soit entreprenant : Pourquoi maintenant, au beau milieu d'une ruelle ?

- « Profiter de toi… »

Elle sentit sabouche venir mordre délicatement sa peau dans le creux du cou, « Non pas là idiot ! Après tout le monde va voir la ma… », et y laisser une marque rouge qui deviendrait rapidement visible.

- « T'embrasser… »

Il remonta et lui vola un chaste baiser.

- « Mmh… ouiii, et tu en profites bien, mais Shikam… »

Mais échauffée par ce terrible assaut physique, Temari perdit pendant quelques secondes l'équilibre et s'agrippa maladroitement à lui en tentant de contenir son émoi. Il la rendait dingue dans tous les sens du terme.

- « Shikamaru, répond moi… »

Il se pencha doucement à son oreille, et lui murmura.

- « Je risque d'être soumis »

Elle ouvrit des yeux ronds. De quoi - est-ce qu'il – lui parlait - encore ?

- « Mais je prendrais le risque. »

- « Je ne sais pas si tu te mets à ma place, mais je n'ai absolument RIEN compris ! Ton discours n'a ni queue ni têt… »

- « Je veux t'épouser »

- « Tu ve… Tu ? »

- « Je t'épouserais Temari. »

- « Shikamaru ? »

- « Le seul qui aura le droit de faire de toi une femme sera ton époux. Il ne pourra pas y en avoir d'autre avant lui. »

- « … C'est-ce que t'a dis Kanguro ? »

- « Tu dois rester vierge jusqu'à ton mariage. Jusqu'à ce que tu ais choisis ton époux. »

- « Et qu'est-ce qu'il se passerait si ce n'était plus le cas ? »

- « Ca serait plus dangereux pour ensuite sceller le bijuu. »

- « … C'est un sceau sur l'hymen n'est-ce pas ? »

- « Comment tu le sais ? »

- « J'en ai entendu parler une fois. Il a été peu pratiqué, même si ça s'est montré efficace. Mais il reste que ça n'a pas été testé avec un bijuu… »

- « Il y aura de meilleures chances que tout se passe bien. »

- « … »

- « Qu'est-ce qu'il y a ? »

- « Quand je pense à toutes ces fois où on a eu l'occasion de le faire… »

- « Ha. Finalement, c'est bien. »

- « … Ca ne te fait rien ? »

- « Si… évidemment. Mais, je ne laisserai personne prendre ma place, je te l'ai dit. »

- « Shikamaru, tu parles trop vite. Tu n'as même pas réfléchi aux… »

- « Chut tais-toi, lui intima le shinobi. Tout ce que je sais c'est que si tous ces crétins n'était pas arrivé, je t'aurais déjà fais crier depuis longtemps ».

Parmi les crétins des Bains auxquels Shikamaru faisait allusion, Temari repensa à un en particulier.

- « Oh ! Ne me dis pas que Kanguro a TOUT vu ? gémit-elle horrifiée. »

- « Je crois qu'il a été traumatisé. »

- « Mon frère m'a vue nue… »

- « Heureusement qu'il n'y a que ton frère qui t'ait vu, taquina le jeune homme en glissant une main sur ses fesses. Si les autres savaient à quel point tu es sensible… »

- « Uruseibaka… »

- « Tu ne me dis pas plutôt d'arrêter ? lui demanda t-il en resserrant sa prise. »

- « … Tant que ça ne va pas trop loin, c'est toujours permis. Non ? répondit-elle d'un air malicieux. »

Shikamaru considéra la ruelle vide, sombre, et qui le resterait jusqu'à ce que les commerçants aillent déjeuner. L'air tiède, rafraichît par une brise légère qui s'engouffrait entre les murs étroits. Rien qu'une petite heure, juste tous les deux, avant de retourner dans ce monde impitoyable de pouvoir et d'intérêts. Gaara et le conseil pouvaient bien attendre.

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Le quotidien s'installa tranquillement, mais sûrement. Comme si le fait que Kanguro soit dans la confidence les ait finalement rassurés, les deux jeunes adultes se comportaient à nouveau normalement, ou du moins, normalement comme lorsqu'ils ne s'étaient pas encore envisagés comme amants. A raison de quelques piques balancées régulièrement, et d'une promenade occasionnelle en toute amitié apparente dans les rues de Suna, la situation prêtait à penser pour quiconque qu'ils se comportaient comme des amis, même si peut être proches. Temari continuait de voir des prétendants, Shikamaru de faire fantasmer les bibliothécaires, les deux de nier tout rapprochement. On pouvait dire qu'ils ne se "collaient" pas. Ils connaissaient les règles. Pas trop de proximité pour ne pas être séparés. Toutefois la nuit venue, c'était plus difficile. Lorsque le vif soleil du désert laissait place à l'obscurité, les incitant à des gestes tendres et furtifs Lors de cocktails où citoyens de Suna et ninjas de Konoha étaient conviés et où l'alcool était à consommer avec modération, et ce d'avantage pour résister à une pulsion tentatrice que pour des raisons de santé. Mais le secret restait gardé.

Exactement deux semaines s'écoulèrent. Shikamaru et Temari n'avaient pu se faire à l'idée de dormir éternellement séparés. C'était d'ailleurs à l'auberge qu'ils se retrouvaient, et leur discrétion était irréprochable. Fort heureusement également, Naruto n'avait pas eu l'idée brillante de revenir jouer les réveille-matins en se travestissant en blonde aguicheuse.

Puis une nuit vînt, Sakura et Saï rentrèrent enfin de leur expédition après une vingtaine de jours passés dans les contrées du pays du vent, à accumuler de précieuses données et des échantillons. Ils avaient préalablement déposé le fruit de leurs recherches au Centre botanique où Sakura retournerait dès le lendemain matin. Mais pour l'heure, à laquelle pas même un chat ne trainait dans les rues, le moment était venu de dormir. Après s'être souhaité mutuellement un repos bien mérité, ils sautèrent chacun sur ce qu'ils pensaient être leur balcon respectif, enjambèrent la rambarde et se glissèrent à l'intérieur. Etait-ce peut-être dû au fait de leur longue absence loin du village du sable, mais aucun des deux ne réalisa s'être trompé de chambre. Du moins jusqu'à ce que l'une trébuche sur un survêtement orange qui ne lui appartenait pas, et l'autre sur une culotte en dentelle, qui aux dernières nouvelles, n'appartenait ni à lui ni à son colocataire.

Saï considéra les deux individus qui dormaient l'un contre l'autre. Le dos nu d'une femme aux cheveux blonds, enlacé par le bras de son compagnon, lui faisait face. Le ninja découvrit un peu plus loin les bandeaux de Konoha et de Suna abandonnés sur le sol.

« Ah… »

Il n'y avait pas d'autre chose à dire. Même Saï venait de comprendre.

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AAAAAH JE SUIS VIVANTE ! … Ca faisait bien longtemps ^^ et je dois dire qu'en bonne pessimiste je m'interroge à savoir si mes lecteurs ne m'auraient pas déserté. J'ai reçu de nombreuses reviews que j'ai lues avec un très grand plaisir, avant de considérer avec un certain mépris la lenteur d'escargot dont j'ai remarquablement fait preuve. Ce que je vous ai livré était un peu court, mais j'espère que ça ne vous a pas déçu ^^ La suite n'est pas encore écrite, j'annonce la couleur… mais le brouillon prend forme dans ma tête. Je pense ne pas trop m'avancer en disant que je publierai la suite au moins dans les deux mois à venir (Oui c'est sûr, on peut dire que je ne me foule pas en avançant ce genre de chose :D).

Je n'ai pas répondu à toutes les reviews, et je ne pourrais pas nommer tout le monde, mais cependant je remercie :

Tous les impatients qui me réclamaient la suite « maintenant » et qui l'ont eu 6 mois plus tard, pour leur patience.

Tous les fans du couple Shikamaru x Temari, qui ont des super goûts ^^

Tous ceux que j'ai embrouillés à savoir si oui ou non ils avaient conclu ou non, (ça s'appelle le suspeeense !) pour avoir attendu LA révélation !

Une certaine Moogan qui m'avait souhaité la bonne année, et à qui je souhaite de même (janvier, février, mars, avril, mai, JUIN ! Ouch ! What a shame !) et à tout le monde pendant qu'on y est xD

A Valouw, qui m'a fait aussi remarquer que la forme de mes dialogues devait être fausse, ce que je pense aussi mais je crois que je vais continuer mon bidouillage jusqu'à la fin sinon ça va me perturber ^^ cela dit ça me forcera pour une prochaine fic à faire des changements.

A SoLalia, dont j'ai trouvé la réaction super géniale en proposant de faire engrosser Matsuri, mais malheureusement ce n'est pas au programme)

Sincèrement, merci beaucoup d'avoir lu ce chapitre, merci si reviews il y a ^^ et merci si je vous retrouve au prochain chapitre !

Ja ne mina !