Chapitre 11 : Le choix
10 janvier 1981
Cher Patmol,
Comme je le craignais, nous avons dû déménager encore une fois. Avec la mort de ses parents, ce nouveau déménagement est une épreuve très lourde pour Lily. Elle continue de chercher dans tous les livres qu'elle peut se procurer afin de trouver une solution à tous ces déménagements. De mon côté, je commence à me dire qu'il vaudrait mieux couper les ponts avec tout le monde afin de garantir notre sécurité, mais je ne peux m'y résoudre et encore moins avec toi. Donne-moi des nouvelles quand tu le pourras.
Cornedrue.
Ce fut une fin d'hiver et un début de printemps rude. Nombreuses furent les pertes de sorciers et de sorcières. Sirius appris via Peter que son frère Regulus Black avait été tué. Selon ses informations, son frère avait été pris de panique devant ce qu'on lui demandait de faire et qu'il avait essayé de se retirer. Voldemort l'avait fait tuer. Bien qu'il n'ait jamais été très proche de son frère, Sirius fut peiné d'apprendre sa mort surtout en sachant qu'il avait enfin eu un moment de lucidité.
Au mois de mai, James lui écrivit de nouveau. Il l'invitait pour un souper avec Remus et Peter. Il lui expliquait dans sa lettre qu'il avait besoin de lui parler seul à seul et lui demandait d'arriver plus tôt que les autres en début d'après-midi. Sa lettre était plus optimiste que toutes les autres lettres qu'il lui avait écrites précédemment. Sirius espéra que James et Lily avaient enfin trouvé un moyen d'échapper à la menace qui pesait sur eux. Il accepta l'invitation avec grand plaisir.
Après avoir rencontré James à l'arrêt de bus du village et avoir passé tous les dispositifs de protection qu'ils y avaient autour de la maison, Sirius et Hélène se trouvèrent dans le salon de cette nouvelle maison. Une nouvelle maison moldue. C'était les meilleures selon James pour échapper à la surveillance des Mangemorts et pour les repérer rapidement chaque fois qu'ils étaient découverts.
Harry et Hélène jouaient sur le tapis du salon. Hélène s'amusait à cacher ses yeux et à faire des « coucou » ce qui amusait beaucoup Harry. Soudain, Hélène regarda étrangement Harry.
- Papa ! dit-elle, les yeux plissés et le nez retroussé. Harry ne sent pas bon !
- Tu as raison, Hélène, répondit James. Lily ! Il faut changer la couche du petit !
Lily qui était dans la cuisine en sortit seulement la tête.
- James, tu as deux mains, tu peux le faire aussi ! Je m'occupe du souper, je n'ai pas le temps de m'en occuper.
James grogna pour la forme et pour faire rire Sirius. Il se leva du canapé avec lenteur. Alors qu'il allait mettre la main dans sa poche, Lily ajouta.
- Et pas de baguette magique, s'il vous plaît. Un bébé doit sentir qu'on l'aime ! Fais ça à la façon moldue, chéri !
James soupira et ressorti la main vide de sa poche. Sirius avait son traditionnel sourire narquois qu'il affichait chaque fois qu'il voyait James se soumettre docilement aux vœux de Lily.
- Entre toi et moi, mes parents ne m'ont jamais changé les couches à la façon moldue et je ne crois pas n'avoir jamais manqué d'amour…dit James sur le ton de la confidence à son ami.
- Que veux-tu, c'est l'avantage d'élever son enfant seul. Il n'y a jamais personne pour te dire quoi faire, répondit Sirius avec nonchalance.
Sirius donna à Hélène des crayons et du papier et elle commença à dessiner. James prit Harry dans ses bras et alla le changer dans sa chambre. On n'entendit pas un son puis Harry lâcha un petit cri.
- Lily ! James fait n'importe quoi avec mon filleul ! s'indigna Sirius.
- Tu n'as qu'à l'aider, répondit Lily du tac au tac.
- Euh…finalement, je vais me contenter de rester là avec ma fille. Après tout c'est son fils, pas le mien.
- Je m'en doutais, dit James en sortant de la chambre avec Harry dans les bras.
Il posa Harry dans son parc en lui donnant toutes sortes de jouet et il revint s'asseoir sur le sofa.
- Sirius, il faut que je te parle, dit James d'un ton décidé. Dumbledore est venu nous voir. Il a de fortes raisons de croire que Tu-Sais-Qui veut notre mort.
- Mais ça vous le saviez déjà ! s'exclama Sirius.
- Attends, ce n'est pas tout. Il m'a bien fait comprendre qu'il avait eu de nouvelles informations qui ont tout changé. Selon son informateur, Tu-Sais-Qui se serait décidé à tuer Harry et non pas le fils des Londubat. Harry ne sera jamais en sécurité. Nulle part. Et nous non plus.
James enleva ses lunettes rondes de sur son nez pour les essuyer convenablement. Sirius savait trop bien que James faisait ce geste quand il était nerveux. Tout ce qu'il lui avait raconté, il le savait déjà. Il y avait autre chose, Sirius le savait, mais ça pesait à James de lui raconter de quoi il s'agissait. James reposa délicatement ses lunettes sur son nez. Il se racla la gorge puis il continua.
- Dumbledore nous a aussi proposé de lancer l'un des plus puissants sortilèges de protection qui existe : le Fidelitas.
- Ça me dit vaguement quelque chose, avoua Sirius.
- Tu devais être encore une fois dans tes rêveries, à penser à Lunard, parce que Flitwick en a parlé en septième année.
- Tu ne t'en es pas rappelé avant ?
- Non et Lily non plus. Je crois que c'est dans les premiers temps qu'on sortait ensemble… Elle comme moi, avions l'esprit ailleurs, disons ça comme ça. Bref, ce sortilège consiste à confier le secret de notre cachette à un gardien du secret. Ainsi tant que le gardien du secret ne dit rien sur où nous sommes, Tu-Sais-Qui lui-même pourrait regarder par la fenêtre de notre cachette qu'il ne pourrait pas nous voir. Dumbledore nous a proposé d'être le nôtre. J'ai refusé.
- Quoi ?! s'écria Sirius en faisant sursauter Harry et Hélène.
Il observa James avec des yeux ronds. Il n'en croyait pas ses oreilles. Quand il avait compris que Dumbledore, le sorcier le plus puissant du monde allait être le gardien du secret de James. Sa famille allait enfin être en sécurité et Sirius s'en réjouissait, mais il était complètement abasourdi par la décision de son ami de tout mettre cela de côté.
- Mais t'es malade ! Il faut vous protéger, c'est un sortilège imparable ! Et puis, Dumbledore ne vous trahira jamais ! Vous n'aurez plus à fuir et à vous cacher partout comme des criminels en fuite. Réfléchi !
- Calmes-toi, Sirius ! Je comprends que tu sois choqué. Je n'ai pas totalement confiance en Dumbledore comme je te l'ai confié à Noël. C'est toi que je veux avoir comme gardien du secret. !
Sirius ferma la bouche et se laissa tomber contre le dossier du sofa. Il observa Lily qui était arrivée silencieusement dans le salon. Elle s'avança vers James et s'assit sur l'accoudoir du fauteuil du son mari. Elle prit les devants face à la question muette de Sirius.
- Je suis d'accord avec James. Nous avons toute confiance en toi, Sirius. Tu as été le témoin à notre mariage, tu es aussi le parrain d'Harry. Nous savons que tu ne nous livreras pas à Tu-Sais-Qui. Je le sais.
James prit la main de sa femme avec tendresse et amour. Sirius avait été touché par les paroles de Lily. Il n'avait pas pu réprimer le sourire qui se dessinait sur son visage. Le premier réflexe de Sirius aurait été d'accepter l'offre, sans hésiter. Même si cela devait lui couter la vie. Alors pourquoi, il avait le sentiment qu'il ne pouvait l'accepter. Il posa soudainement son regard sur Hélène et il comprit. Il pouvait mettre sa vie en jeu, mais qu'arriverait-il à sa fille s'il mourrait et ses amis avec lui. Sirius se sentait déchirer. Déchirer entre la confiance que ses amis lui confiaient et la peur redoutable que tout cela rejaillisse sur sa fille. Il ne pouvait laisser ses amis et son filleul sans protection, mais il ne pouvait priver sa fille de toute la sécurité qu'il se devait de lui donner. Puis il pensa qu'il n'avait peut-être pas à faire ce travail de gardien.
- J'ai une idée ! dit-il.
James regarda sa femme. Celle-ci paraissait intriguée. Elle hocha la tête pour lui signifier qu'il pouvait leur proposer.
- Prends Remus ou Peter comme gardien des secrets. Personne n'irait les soupçonner ! Tu-Sais-Qui pensera tout de suite à moi comme gardien. Ce sera naturel pour lui. Nous sommes comme des frères pour tout le monde. Il nous pense faibles. Montrons-lui que nous sommes plus forts que lui. Que nous sommes plus intelligents. J'irai me cacher, comme le véritable gardien. Hélène sera à l'abri avec moi. Le temps qu'ils m'attrapent et qu'il se rende compte qu'on les a berné, l'Ordre pourra reprendre l'avantage sur les Mangemorts. Et puis, je suis tellement fort que s'il me trouve, je pourrais le battre à moi seul. On en serait bien débarrassé. Qu'en penses-tu ?
James et Lily se regardèrent. Ils semblaient juger l'idée. Puis Lily demanda :
- Ça ne serait pas de vous mettre toi et Hélène, plus en danger que de devenir simplement le gardien du secret ? Je sais que tu es prêt à donner ta vie pour nous. Mais Remus et Peter…Nous savons qu'un de nos proches le renseigne sur nos déplacements et nos planques. Même ici, nous ne savons pas combien de temps nous pourrons y rester…
- Remus et Peter seraient aussi enchantés que moi à l'idée d'être votre gardien du secret ! Mais lequel choisir ? se demanda Sirius
James regarda un instant au sol, comme s'il avait honte de la réponse qui montait en lui.
- Peter… Je choisis Peter.
- C'est le choix le plus logique. Enfin, pour Tu-Sais-Qui qui le pense faible, compléta Sirius.
- Expliquez-vous, dit Lily
- C'est simple : Peter serait la dernière personne à qui l'on penserait pour ce rôle, expliqua James. Remus était préfet, très bon élève, celui qui faisait gagner des points à Gryffondor. Il est après Sirius, celui vers lequel tout le monde se tournera. Et puis…depuis sa dernière mission chez les loups-garous… Tu sais, Sirius, je trouve qu'il a changé.
James se prit la tête entre ses mains. Lily lui frotta le dos. Sirius comprenait à quel point c'était dur d'admettre que Remus pouvait être le traître. Sirius se mordit la lèvre et serra le poing. Il détestait l'admettre, mais le traître avait de bonnes chances d'être Remus. Volontairement ou non.
- Tu penses vraiment qu'il aurait pu tourner à l'ennemie ? demanda Lily étranglé par l'émotion.
- Ce qui est clair c'est qu'il y a un traître. Soit c'est Dumbledore, pour arriver à ses fins, soit c'est Remus qui aurait pu lâcher quelques informations sans le faire exprès ou pour gagner la confiance des loups-garous. On devrait lui dire qu'on a choisi Sirius. C'est le choix le plus logique, on l'a vu.
Sirius acquiesça et Lily suivit.
Peter était arrivé dans l'après-midi, il se tenait dans un coin avec James. Lily intriguée d'entendre des rires étouffés dans leur direction se leva du salon où elle jouait avec Hélène, elle alla les voir. Leur tête était la seule chose qui dépassait du cadre de la porte. De toute évidence ce qui se passait dans la cuisine les faisait bien rire. En les voyant ainsi, Lily repensa aux nombreuses fois que les maraudeurs étaient là à surveiller leur prochaine victime. Lily s'approcha de la cuisine pour voir ce qu'il y avait de si drôle.
Au centre de la pièce, son bébé de dix mois était assis et regardait droit dans les yeux son parrain qui était assis en tailleur en face de lui. Lily s'apprêtait à faire une remarque quand James lui tapota l'épaule et lui fit signe de garder le silence. Il lui souffla à l'oreille.
- Attends, ça va devenir drôle.
Lily se cacha derrière l'autre côté du cadre de la porte de la cuisine. Elle rapporta son attention sur son fils et son parrain. Ils n'avaient pas bougé. Elle ne voyait vraiment pas ce qu'il y avait de drôle à regarder Harry et Sirius se livrer une bataille de regards…
À ce moment-là, le bébé commença à émettre des petits bruits, comme des gazouillis et il fit un grand sourire avec des bulles avec sa bouche. Le spectacle était si attendrissant que Lily ne put s'empêcher de sourire à son tour. Mais le plus étonnant, et drôle effectivement, était de voir Sirius Black prendre dans ses bras son filleul en lui faisant des papouilles en lui racontant n'importe quoi avec un sourire béat et niais. Dans son dos, James et Peter étaient pliés en deux.
- Ça fait trois fois aujourd'hui, dit James. Trois fois qu'il se fait avoir par le même truc…
- Il faut absolument qu'on prenne des photos pour pouvoir le faire chanter, ajouta Peter. Je suis sûr qu'il ne s'en rend même pas compte.
- Il ne pourra jamais remporter une bataille de regards contre mon fils, assura James. Un Potter avec des yeux de sa mère gagne à tous les coups !
Lily leva les yeux au ciel et se retourna. Sirius, complètement gaga, était en train de faire voltiger le bébé qui riait aux éclats.
- Mais où est donc passé cet appareil photo, dit Lily en cherchant partout dans le salon.
Vers cinq heures, les hommes mettaient la table aidée par Hélène. Harry bien sagement assis dans sa chaise haute, les regardait avec attention. Lily était aux fourneaux et elle s'apprêtait à les aider lorsqu'un hibou arriva sur le rebord de la fenêtre.
- Remus est à l'arrêt de bus, annonça Lily après avoir lu le message du hibou.
- J'y vais, annonça Sirius en attrapant son manteau.
- Moi aussi ! supplia Hélène.
Hélène sautilla de joie en entendant la nouvelle.
« Comment lui résister lorsqu'elle me regarde avec ses yeux-là » pensa son père.
Il lui donna son manteau et elle l'enfila sans histoire. Elle tendit la main à son père et ils partirent tous les deux à la rencontre de Remus.
À leur retour, Sirius en conclut, en voyant le visage angoissé de Peter, que les Potter avaient profité de son absence pour lui parler de leur projet de faire de lui leur gardien du secret. Remus passa la porte juste après Sirius et James qui les avait fait passer les différentes barrières de protection. Hélène était encore perchée sur les épaules de Remus lorsqu'il entra. Il avait l'air fatigué- la pleine lune approchait- mais son visage rayonnait de bonheur lorsqu'il décrocha cette petite fille de ses épaules. En les voyants arrivés, Lily qui avait enfin trouvé l'appareil photo immortalisa le moment.
- Je veux avoir un double de cette photo Lily, dit Sirius.
- Je vais en prendre plein et je te les donnerai tous, Sirius. Je trouve que l'on ne prend pas assez de photo chez les sorciers.
- Tu as bien raison, chéris, confirma James.
Lily demanda à James de sortir le délicieux ragoût du four afin qu'ils puissent commencer à manger. Plus tard, alors qu'ils étaient tous à la table, Remus prit la parole.
- Dumbledore m'a parlé du sortilège de Fidelitas.
Peter, James, Lily et Sirius levèrent la tête et ils le regardèrent interloqués.
- Dumbledore m'a dit que vous étiez tous au courant. C'est pour ça que je suis arrivé aussi juste, aujourd'hui. Il a demandé à me voir.
Sirius ressentit un poids tombé dans le fond de son estomac. S'il y avait bien une chose qu'il détestait faire c'est de cacher des choses à Remus. Il lui avait toujours tout partagé et il lui en coutait de ne rien dire en ce moment. Il savait qu'il ne pouvait pas non plus lui mentir. Remus le connaissait si bien qu'il le verrait immédiatement. James et Sirius échangèrent un regard. Sirius savait que James pensait la même chose que lui.
- Effectivement, nous sommes au courant, Lunard et tout ce que Dumbledore t'a dit est vrai. Je n'ai rien à cacher à Dumbledore encore moins à toi, dit lentement James.
Remus approuva d'un hochement de la tête.
- Est-ce qu'il y a du dessert, Lily ? demanda Peter pour changer de sujet.
- Oui, bien sûr, dit Lily apparemment bien heureuse de se lever pour changer d'air.
Elle prit son temps pour rapporter le dessert et à son retour elle échangea un regard avec Sirius. Sirius regarda à nouveau James puis il essaya de changer ses idées. Hélène qui avait profité de cette distraction pour se rapprocher d'Harry, le nourrissait à la cuillère. Quand Sirius s'en aperçut, Hélène lui donnait du pouding tout en servant au passage. Sirius éclata de rire en les voyants complètement sales à force d'échapper du dessert partout. En l'entendant rire Hélène se figea. Tous les autres les regardaient avec les yeux ronds tant ils étaient beurrés de pouding.
Il ne fut pas tard lorsque Remus annonça qu'il devait partir. Il dit « bonsoir » à tout le monde en s'excusant de partir si tôt. Tous comprenaient que la pleine lune approchait et qu'il avait besoin de repos. Il embrassa Lily, serra la main de James et Peter. Il embrassa le front d'Harry, fit tournoyer Hélène une dernière fois dans les airs avant de la serrer fort dans ses bras. Il se tourna ensuite vers Sirius qui lui dit :
- Je vais sortir avec toi.
Sirius prit son manteau et Remus fit un dernier au revoir de la main. Sirius ouvrit la porte et Remus le suivi.
En arrivant sur le trottoir devant la maison, Sirius regarda Remus. Il connaissait ce visage. Remus était angoissé par quelque chose. Sirius le prit dans ses bras et serra très fort. Sirius aussi se sentait angoissé. Angoissé de tout ce qui lui avait caché et de tout ce que l'avenir leur réservait. Angoissé de douter de son meilleur ami et amant, alors que ce n'était encore jamais arrivé. En plus Sirius n'arrivait pas à croire qu'il le laisserait partir comme ça. Il aurait voulu être là pour lui, pour le surveiller, s'assurer que tout se passait bien pendant sa transformation comme il l'avait fait de nombreuses fois sous la forme du chien quand ils étaient encore à l'école. Une voix ne cessait de lui répéter « Rester ensemble », mais Sirius ne pouvait pas. Il devait retourner auprès de sa fille et se cacher afin que personne, même pas Remus, ne puisse les trouver. Il devait le faire pour protéger James, Lily, Harry et Hélène. Il aurait aimé lui parler du changement qu'ils avaient fait pour le gardien du secret. Mais il ne pouvait rien dire et ça le brulait de l'intérieur.
Remus l'embrassa fougueusement. Sirius surprit de cet élan en public fut pris au dépourvu, mais se laissa faire. Puis Remus lassa glisser sa main sur le bras de Sirius. Il avança sans lâcher sa main jusqu'à ce que leur doigt ne puisse plus se toucher.
- Bonne nuit, murmura Sirius la bouche sèche.
- À bientôt, lui répondit Remus.
Remus marcha sur le trottoir un instant puis Sirius entendit le « crac » familier qui lui annonçait que Remus avait transplané.
