Chapitre 10
Scott et Katherine atterrirent sur leurs pattes – sans mauvais jeu de mots – et s'écroulèrent au sol.
-Je me suis foulé la cheville, maugréa Scott en gémissant.
-On s'en fout lève-toi je sais où nous sommes, Alpha Nu et Alpha Mu sont à moins de deux minutes, lança Katherine en relevant le loup blessé.
Ils se faufilèrent discrètement dans les buissons, avec un peu de chance, personne ne les avait vus sauter du grenier des Thêta Tau. Ils passèrent derrière les maisons pour ne pas attirer l'attention et arrivèrent à la Fraternité de Derek. Ils montèrent les escaliers sous les yeux étonnés des quelques étudiants dans la cuisine, puis Katherine défonça la porte de Derek d'un coup de pied et posa Scott sur le lit. Derek sortit de la douche, une serviette sur les hanches recouvrant tout le bas de son corps.
-Scott ? S'écria-t-il en s'approchant du jeune Alpha.
John sortit également de la douche. En voyant Katherine, il rougit, puis relâcha sa serviette de surprise en apercevant Scott sur le lit de son amant.
-John ! S'écria Katherine, je n'ai pas besoin de voir tes parties, va t'habiller ! Toi aussi Derek !
Les jeunes bêtes de sexe – loups garous notons le jeu de mots – s'habillèrent dans la salle de bain et rejoignirent Katherine et Scott dans la chambre, un jean et un tee-shirt sur le corps.
-Comment… Balbutia Derek.
-Un gros coup de chance, je me suis faite piégée, j'ai trouvé un couteau dans la cage de Scott, j'ai tué une fille, on a pris l'ascenseur, on a sauté d'un toit, on s'est enfui. Ils retenaient Scott dans le sous-sol de la Fraternité Thêta Tau, résuma Katherine.
-Tu parles d'un bol ! S'écria John.
Scott s'endormit devant les yeux ébahis des personnes autour de lui. Katherine attrapa le téléphone de Derek dans la commode.
-Je t'en prie, lâcha-t-il.
-Je préviens les autres que Scott est ici, dit-elle en tapotant sur l'écran de l'iPhone de Derek.
Elle soupira.
-Je hais les iPhone. Heureusement que j'ai laissé mon Lumia sur mon lit en sortant ce matin.
Quelques minutes plus tard, Stiles entra en trombe dans la chambre.
-Scott ! S'écria-t-il.
Katherine plaqua une main sur sa bouche.
-Il dort, dit-elle en enlevant la main délicatement, il est vraiment blessé.
Elle marqua un temps de pause et dit :
-John, viens avec moi, on va patrouiller.
-Mais… Balbutia-t-il.
-Maintenant, ordonna-t-elle en faisant briller ses yeux améthyste.
Il grinça des dents et la suivit, laissant Stiles et Derek seuls avec un Scott endormi sur le lit.
-Tu as bien dormi ? Railla Derek.
-J'ai dit à Dean de me lâcher et de ne pas chercher à me revoir, c'est trop dangereux pour lui. On ne peut pas se permettre d'impliquer d'autres gens dans ce genre d'affaires, dit Stiles sans prendre en compte la raillerie du loup.
Derek resta sans voix.
-Stiles…
-Quoi ? Lâcha l'humain en se tournant vers le loup.
-Tu n'arrêtes jamais.
-Jamais quoi ?
-Laisse tomber.
Ils se regardèrent dans le blanc de l'œil pendant quinze secondes, puis Scott se réveilla d'un coup. Pas longue la sieste.
-Je sais qui tue les créatures surnaturelles, s'affola-t-il.
Il tomba du lit. Derek ne put s'empêcher de sourire et le releva calmement.
-Vivianne, Vivianne Argent. C'est un démon, un ancêtre des Argent. Elle n'est pas humaine. Elle est très puissante, ajouta le loup en reprenant son souffle.
-Et ? Demanda Stiles en posant une main sur l'épaule de son meilleur ami.
Scott remarqua à cet instant que Stiles était dans la pièce.
-Stiles ! S'écria-t-il en l'enlaçant.
Derek recula d'un pas. Il ne voulait pas d'un câlin à trois avec Scott.
-Tu m'as manqué frangin, t'es sacrément amoché, on va lui faire sa fête à la démone, lança Stiles en serrant Scott contre lui.
Derek se mordit la lèvre inférieure puis toussa.
-Et ? Répéta-t-il.
-Ouais, et elle veut sacrifier des loups spéciaux pour ramener des esprits de chasseurs à Halloween. Une histoire de voile mince entre les vivants et les morts, résuma Scott en passant une main dans ses cheveux.
-La routine, plaisanta Stiles en se relevant. Après les loups-démons, on a des démons tout court. Quand est-ce qu'on affronte Lucifer ?
-Rigole pas, souffla Scott, un démon est bien plus que tout ce qu'on a pu combattre à ce jour. Et en plus c'est une vraie psychopathe.
Scott baissa son short pour montrer le haut de sa fesse droite entièrement tailladée. De multiples coupures et taillades parcouraient également son torse, ses épaules et son dos, et étaient plus ou moins cicatrisées. Lydia et Malia entrèrent dans la chambre.
-Scott ! S'écrièrent-t-elles en cœur.
Il releva son short et les enlaça.
-Où étais-tu ? Demanda Lydia, ça va ?
Elle passa rapidement une main sur ses blessures, un bout de chair s'accrocha à sa manucure.
-Beurk.
-Ca peut aller. J'étais dans le sous-sol des Thêta Tau, Katherine m'a sauvé. On s'est enfui mais on a dû tuer une fille.
-Il n'y a aucun mais, ces gens vous torturaient. Maintenant on ne reste plus seul ! Lança Stiles.
-Oui, on reste ensemble, répéta Lydia.
-Scott ? Fit une voix à la porte.
Kira était sur le seuil de la porte. Lydia et Malia s'écartèrent de Scott et elle contempla son petit ami, puis fut horrifiée des blessures qu'il avait sur le corps.
-Oh mon dieu Scott…
Elle lâcha son sac à main et se jeta sur lui, l'étreignit de toutes ses forces et l'embrassa avec passion. Il serra les dents.
-Désolée… J'ai eu tellement peur pour toi…
-Ce n'est rien, dit-il en passant une main dans les cheveux noirs de sa petite amie, je suis là maintenant.
Ils s'enlacèrent une seconde fois.
-Bon, ce n'est pas tout, mais nous avons cours, lança Lydia, je propose qu'on se retrouve chez Kira après le déjeuner ? Je suppose que tu allais là-bas après non ? Demanda-t-elle en regardant Scott.
-Oui, tu lis dans les pensées ? Demanda Scott en arquant un sourcil.
-Un peu, blagua la Banshee.
Ils sortirent tous, sauf Stiles et Derek. Le garou ferma la porte. Il examina l'humain immobile et silencieux sur le pas de la porte. Il s'assit sur le rebord de la fenêtre.
-Qu'est-ce que tu veux ? Demanda le loup sur l'offensive.
-Je veux que tu arrêtes de voir John. On ne sait pas quelles sont ses intentions, ordonna Stiles d'un ton neutre mais clair.
Derek parut désabusé puis reprit son expression faciale en main. Il prit un air dur et désobligeant. Il haussa la tête et regarda Stiles avec dédain.
-Je fais ce que je veux. Ce n'est pas ma faute si tu ne ressens pas les plaisirs de l'amour avec ton Dean. La frigidité de ton âme est sûrement aussi froide que l'excitation que tu ressens pour lui.
-Tu as essayé de citer les Liaisons Dangereuses ? Lança Stiles moqueur.
-Non, mentit Derek, mais tu m'as très bien compris. Je ne vais pas m'empêcher de m'amuser pour toi.
-Pourquoi maintenant ? Demanda Stiles plus sérieux.
-Pourquoi maintenant quoi ? Répéta Derek en croisant les bras.
-Pourquoi est-ce que tu fais ça maintenant, dit Stiles agacé.
-Faire quoi ? Ajouta le loup.
-Arrête, s'énerva l'humain.
-Arrêter quoi ?
-Je sors.
-Reste.
-Non.
-Si.
Derek attrapa le bras de Stiles. Il se tourna vers le loup et plongea son regard noisette dans l'azur de celui de Derek et sentit son souffle chaud sur son menton. Stiles porta une main sur la hanche de Derek, celui-ci le plaqua contre la porte. Stiles sourit et murmura
-Je sais que t'en meures d'envie, Nullos.
-Ne me cherche pas, le menaça le loup.
Stiles attrapa la seconde hanche de Derek. Il n'y avait plus de doute, il avait quartier libre.
Derek se vautra avec désir et délabrement sur les lèvres pulpeuses du jeune humain. Il huma chaque parcelle de son visage avec sauvagerie et se noya dans le regard perçant de celui-ci. Stiles geignit lorsque Derek exerça une pression trop forte sur ses hanches – si forte qu'elle lui provoquera un bleu – et déchira son tee-shirt. Derek fit de même, porta Stiles jusqu'à son lit et l'embrassa dans le cou. Stiles caressa les cheveux de Derek et frotta son nez contre celui de Derek. Il plaça une main indiscrète sur les fesses du loup et sourit. Le jeune garou ne contrôla pas ses yeux qui brillèrent d'un doré pur.
-Stiles… Murmura Derek.
-Pourquoi est-ce que tu gâches tout ? Souffla l'humain, Dean aussi murmurait mon prénom durant le plan, qu'est-ce que ça pouvait m'énerver.
Derek se redressa d'un coup.
-Le plan ? Demanda-t-il surpris.
-Bah oui, mon plan cul quoi, lâcha Stiles lassé.
-Je suis ton nouveau plan cul ? Demanda Derek blessé.
-Non t'es la reine d'Angleterre gros malin, bien sûr que t'es mon plan cul, trancha Stiles d'un air satisfait.
Derek se releva et remit son tee-shirt.
-Sors, j'ai cours, ordonna-t-il sèchement.
Stiles se releva en souriant et sortit de la chambre, torse nu, son tee-shirt étant en lambeaux par terre. Derek claqua la porte derrière lui. Comment avait-il pu être si naïf ? Stiles ne pouvait pas avoir changé de comportement si brutalement, il ne pouvait pas passer de la guerre à l'amour en deux jours. Il avait le mot blessant, une capacité qu'il n'avait pas auparavant. Pas avant cette année en tout cas. Pas aussi blessant, cela était sûr. Derek s'assit sur son lit et s'autorisa à échapper une larme de tristesse. Il s'était fait berné. Quel idiot était-il. Il se dirigea vers sa salle de bain et laissa couler l'eau du robinet. Lorsqu'elle fut bien froide, il s'aspergea le visage et resta longtemps la tête dans l'évier, inconfortablement positionné. L'eau froide coulait sur sa joue, mais lui brûlait la peau, aconit oblige. Cela lui faisait du bien. Il était bouillant de rage. Il entendit quelqu'un frapper à sa porte mais il ne répondit pas. La personne persistait. La rage montait en lui, il ne répondit pas, mais elle frappait toujours à sa porte. Impatient, il se dressa et se cogna le front contre le robinet. Enervé comme jamais, il ouvrit la porte et écarquilla les yeux de surprise.
-Salut Derek, je t'ai manqué ? Lança la fille en entrant dans la chambre, sympa la déco, plutôt petit par rapport au loft.
Derek referma la porte et resta silencieux. C'était une sacrée bonne surprise – sans mauvais jeu de mots -.
Kira pansa les blessures de Scott – qui étaient conséquentes et nombreuses – et l'allongea dans son lit double. Elle l'avait aidé à se doucher auparavant et l'avait soigné intégralement. Elle passa une main dans ses cheveux encore mouillés et caressa sa joue.
-J'ai vraiment cru que je t'avais perdu Scott McCall, ne me refais plus jamais ça, sinon je t'électrocute dans le prochain bain que nous prendrons tous les deux, dit-elle avec douceur.
-Merci… Murmura Scott à bout de forces.
Elle caressa sa joue encore quelques minutes.
-C'était… Horrible, avoua-t-il en fermant les yeux. La torture. Gratuite en plus. Ce sont des psychopathes. Ils sont vraiment dangereux, on doit les arrêter…
-Oui… Repose-toi Scott.
Elle posa une main sur son front et le laissa sur son lit. Elle étudia toute l'après-midi sur son bureau, jetant un coup d'œil à son petit ami à chaque bruit qu'elle entendait.
Il était presque dix-huit heures lorsque le dernier cours de la journée se termina et que les salles de cours devinrent vides. Katherine traîna John – qui soit dit en passant avait déjà passé quatre heures à devoir la suivre – jusqu'à la bibliothèque du bâtiment de Droit et Littérature Contemporaine.
-On a déjà patrouillé mille cinq cent trente-deux fois ici, marmonna John en tapant du pied bruyamment en entrant dans la bibliothèque universitaire.
-On doit toujours patrouiller, tu veux trouver un mort demain matin ? Répéta Katherine une énième fois.
John souffla. Il avait très bien compris le manège de Katherine. C'était devenu clair depuis qu'il avait parlé avec Malia et Lydia l'autre soir.
-Je suis désolé que ça te contrarie que je couche avec ton meilleur ami, lança-t-il en regardant dans un couloir de la bibliothèque.
-Hmm ? Marmonna la blonde de l'autre bout du couloir.
-Mais je ne vais pas arrêter pour autant. On ne va pas se mentir, c'est un bon parti Derek, ajouta le Bêta.
-Ouais, souffla la fille.
-Ouais ? C'est tout ? S'étonna John.
-Que veux-tu que je dise ? Ce n'est pas moi qui me prends sa queue entre les jambes.
-Quelle souplesse dans le langage, lança John amusé.
-Je suis un peu choquée on va dire. J'ai le chic pour tomber sur les couples gays en pleine action.
-Ma pauvre, la plaint-il en lui tirant la langue.
Elle grimaça et marcha en boitant.
-Très drôle, la stoppa John, mais vraiment, c'est une idée reçue.
Elle lui envoya un baiser par la main et retourna à sa patrouille. La bibliothèque était vide. Personne ne s'attardait dans les lieux publics après les cours, tout le monde se cloîtrait à double tour dans leurs Fraternités. Sauf Derek. Il laissait toujours sa porte ouverte.
-Katherine ! Hurla John.
Katherine se rua au milieu de la bibliothèque et aperçut John, maîtrisé par un homme. Il lui faisait une clé de bras et le menaçait d'un couteau à la gorge. Elle avança doucement vers eux.
-Oh, deux pour le prix d'un, lança le jeune homme.
-Thêta Tau ? Lança Katherine en s'approchant doucement de l'homme.
-T'es qui toi ? Attends… Mais tu n'es pas la poufiasse qu'on a enfermée ce matin ?
Katherine ouvrit la bouche surprise.
-Poufiasse ? Quel manque de respect ! S'indigna-t-elle feignant d'être blessée au cœur.
Elle se concentra et fit voler le couteau plusieurs mètres plus loin.
-Comment t'as fait ça ? S'étonna le Thêta Tau.
John se libéra et lui donna un coup de pied dans le ventre. Le Thêta se vautra au sol avec disgrâce. Il jura et pria, puis jura encore.
-Tu iras en Enfers, Sorcière ! Succube !
-Non, Enchanteresse, le coupa Katherine.
Elle lui donna un violent coup de pied dans le ventre et il vola jusqu'au bureau voisin et tomba à la renverse une seconde fois. Katherine leva la main vers lui et sa nuque se brisa. Il tomba raide mort.
-Tiens, c'est bizarre ça, murmura Katherine.
-J'aimerai savoir comment tu fais ça, demanda John. Tuer par la pensée, ce n'est pas un truc de loup.
-Relax chéri, je t'explique plus tard, en attendant on se casse de là, ordonna l'Alpha en le traînant vers la sortie.
Ils allaient sortir, mais deux chasseurs les pointaient de leur fusil.
-Mauvais, murmura Katherine en pressant la main de John, un chacun.
Elle envoya valser les fusils et ils se ruèrent sur les chasseurs. Katherine sauta sur plus de cinq mètres et donna un coup de poing dans le visage du premier en atterrissant et celui-ci répliqua par un coup de pied dans les hanches après s'être relevé. Il frappa violement Katherine à la poitrine mais celle-ci lui attrapa la tête et la tourna à 90 degrés. Le chasseur tomba raide mort, la nuque brisée. John donna de nombreux coups de genoux dans le ventre de son assaillant, très rapidement, pour l'empêcher de le frapper et l'essouffler. Il le jeta au sol et sortit ses griffes.
-Non ! Cria Katherine, pas les griffes ! Utilise ta force !
John regarda l'Alpha et rangea ses griffes, prit la tête du chasseur à terre et la cogna violement une dizaine de fois sur le sol. Dès le troisième coup, il était déjà mort. Le sang avait recouvert le sol sur trois mètres déjà et avait tâché le jean de John.
-On doit foutre le camp d'ici, acheva l'Alpha en traînant John vers la sortie, puis en s'extirpant rapidement et en silence du bâtiment de Droit et Littérature.
Ils sortirent de la bibliothèque, une flèche scinda l'air, Katherine l'attrapa avant qu'elle ne traverse son épaule droite.
-J'ai eu chaud, chuchota-t-elle.
Ils s'enfuirent par l'aile Est du bâtiment qui donnait sur la rue des Kappa Phi Nu, mais une fille avec des pistolets silencieux les visait à la sortie.
-Nous sommes cernés ! S'écria John, ils te veulent vraiment on dirait !
-Ne crois pas si bien dire, ils veulent mes supers chaussures !
Sur cette blague de mauvaise qualité, Katherine fit un moulinet du poignet et les recharges des pistolets tombèrent au sol. Consternée, la fille se baissa pour ramasser ses cartouches. L'Alpha fit briller ses yeux améthyste et se jeta sur son assaillante. Elle lui attrapa la gorge et la plaqua contre le mur.
-On t'aura Katherine Shayne, et quand on t'aura, tous tes amis mourront, souffla la fille en souriant.
Katherine resta bouche bée, mais lui brisa la nuque d'une pression de doigts.
-Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Demanda John.
-Rien de bon.
Ils sortirent des bâtiments et rejoignirent les rues du campus, quasi désertes à cette-heure ci. La nuit tombait déjà. Les rues étaient plus calmes que les bâtiments, il était plus difficile d'attaquer des étudiants en pleine rue bien sûr.
Katherine et John rejoignirent au pas de course la chambre de Derek, - car Katherine rejoignait toujours la chambre de Derek dès qu'il se passait quelque chose – mais s'arrêtèrent dans la cuisine des Alpha Mu. Derek préparait des œufs brouillés – un comble pour un repas de dix-huit heures, les œufs brouillés sont ghettoïsés au petit déjeuner tout le monde le sait - .
-Derek ? L'appela Katherine en l'apercevant en train de faire à manger.
-Oui ? Ça va ? Demanda-t-il grognon.
-Je suis avec John, tout va bien ?
-Ouais. Monte, il y a une surprise pour toi, dit-il toujours concentré sur ses œufs.
Katherine haussa les épaules et lança un regard plus ou moins complice à John. Le regard qui disait « Ne couchez pas dans la cuisine s'il vous plait ». Elle dévala les escaliers et ouvrit la porte de la chambre de Derek, et plaça ses mains devant sa bouche pour ne pas hurler.
De joie. C'était une sacrée bonne surprise.
-Oh mon dieu tu m'as tellement manqué ! Lança-t-elle à la brune svelte, confortablement installée, allongée sur le lit du garou.
La brune se leva et embrassa son amie à l'anglaise avant de lancer avec assurance.
-Je crois qu'on a du boulot ma chérie.
