Arthur et Molly appartiennent à JKR ! Attention : niaiserie concentrée ! Ca m'apprendra à essayer d'écrire des fics sur des couples heureux, canon, hétéro, mariés et même pas pervers !


J'ai l'impression que chaque jour, je t'aime un peu plus, un peu différemment.

Il y a encore peu de temps, je me disais que vivre la prochaine heure de ma vie avec toi m'était indispensable, et que rester toute notre vie ensemble ne serait pas si mal.

Aujourd'hui, c'est le contraire. Ta présence m'est familière, suffisamment pour que je n'en aie plus besoin à chaque instant, suffisamment pour qu'elle fasse partie de ma vie. L'idée que nous nous aimons et que nous vivrons ensemble me semble aussi naturelle et nécessaire que l'air que je respire.

Et plus que tout, j'ai l'impression que ce bonheur m'est accessible.

Mais parfois, je me demande : pourquoi, toi et moi ?

J'ai connu les obsessions maladives pour un garçon trop brillant, et de la même façon j'ai rejeté plusieurs garçons qui ne m'intéressaient vraiment pas. J'ai eu des petits amis, aussi, qui me faisaient rire et trembler, que j'embrassais avec plaisir pendant quelques mois, et les ruptures étaient toujours amères.

Mais ce n'est pas pareil. C'est peut-être injuste et ingrat de penser ça, et je n'avais jamais été tentée de le faire en passant d'une aventure à l'autre ; mais ce qui se passe entre nous me pousse à brûler mon passé, à dire que ce n'était pas vraiment de l'amour.

Vraiment, comment se fait-il qu'on puisse s'aimer autant ? Pourquoi la personne que j'aime plus que tout m'aime aussi ? N'y a-t-il pas une absurdité statistique ?

Il y a vraiment quelque chose de mystérieux dans l'amour réciproque.

Je me rappelle pourtant les jours où je me consolais de mes malheurs en me disant qu'un tel bonheur ne pouvait pas arriver, pas à une personne banale et normale, parce qu'on aime toujours plus brillant que soi. Et je ne trouve toujours pas l'erreur.

Qu'est-ce qui fait que j'aime tant tes sourires embarrassés, tes mains longues, tes enthousiasmes débordants qui se manifestent au moment les plus inattendus, ta patience, tant d'autres choses ? Et toi, qu'est-ce que tu aimes chez moi, suffisamment pour que j'éclipse les plus jolies filles à tes yeux ? Car je le sais, je le lis en toi, je n'en doute même plus, et je suis heureuse, mais je ne comprends pas.

Est-ce le destin ? Est-ce que nous étions faits l'un pour l'autre ? Est-ce que quelque chose qui ne dépend pas de nous nous a poussés l'un vers l'autre ? Est-ce que nous n'aurions jamais connu ce bonheur avec personne si nous ne nous étions pas trouvés ?

Ou bien est-ce le hasard ? Est-ce que dans d'autres circonstances, en étant répartis dans d'autres maisons, en ne fréquentant pas les mêmes personnes, nous aurions pu passer l'un près de l'autre sans nous remarquer ? Est-ce que j'aurais pu aimer quelqu'un qui ne te ressemble pas du tout ?

Je ne sais pas pourquoi ces deux idées me mettent aussi mal à l'aise l'une que l'autre. Je ne choisirai pas.

Ta Molly est bien bête parfois, de se poser tant de questions sur nous deux que pour ne pas y trouver de réponse.

Mais sans doute n'est-ce qu'un prétexte pour pouvoir, même quand tu n'es pas la, se baigner de notre amour, sans doute est-ce pour ça que même sans trouver la moindre explication j'aime m'interroger sur nous et m'émerveiller devant ce vertige insondable, devant ce cadeau inattendu que la vie nous offre.