Titre : Pirates tout terrain.

Auteur : ben… moi… enfin, je crois… attendez… je vérifie… j'espère que c'est moi, que je suis moi… haaaaaaaa !!!

Base : kingdom hearts et Final Fantasy 12, et bien d'autres surprises encore...

Résumé : évasion!!!

Genre : bin, comme d'hab, je peux pas m'empêcher d'esquinter les persos… je suis de ces êtres tordus qui baignent leur existence dans la douleur psychique et dans les espoirs déchus… niark niark… ahem. Beaucoup yaoi, je peux pas m'en empêcher. Promis, je me calme.

Couples : ça arrive. Bientôt.

Disclaimer : square. Forever. Si je dévoile le nouveau disclaimer, je grille les nouveaux personnages, alors ce sera pour le chapitre suivant. Ou celui d'après.

Avertissement : pas de lime aujourd'hui!!

Note : rien à déclarer. En fait si, après relecture… C'est un chapitre transitionnel… (Très court, quoi.)

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Il ne s'est pas rappelé de moi…

Seul dans une petite chambre d'invité, il regardait le ciel illuminé d'étoiles.

Bien sur…

Il y avait été enfermé, et attendait simplement que la nuit avance pour défoncer la porte.

Moi non plus, je ne me souvenais pas de toi.

A la fin du banquet, en attendant le retour du "seigneur", le pirate s'était tourné vers le danseur. Il lui avait demandé qui il était.

- Un pirate. Un pilleur qui s'est fait prendre.

- Tu viens de Rabanastre, non?

- Tu connais?

- L'un de mes hommes (1) venait de Rabanastre. Mais surtout… Je te connais.

Le danseur le regarda, longuement. Il était assis nonchalamment le long de son pied de table, qu'il n'avait pas quitté depuis la soirée, et regardait Riku, debout au-dessus de lui. Puis il ricana, doucement, en détournant les yeux.

- Je ne me rappelle pas de toi. Mais je devine ce que tu as connu. Et ce qui survivait à Rabanastre n'existe plus. Je suis pirate, maintenant.

- Je ne me rappelle pas de toi non plus.

J'ai l'impression de mentir… c'est le cas?

Il se demandait si les comédiens allaient se faire prendre. Il comptait de toute façon leur demander de l'aide. Il préférait largement marchander son évasion avec une bande de saltimbanques que négocier sa liberté avec un seigneur fou. La reconnaissance entre individus de la même espèce devait sans doute y être pour quelque chose. Une bande de gardes avaient invité le petit singe à rejoindre sa troupe, et Riku ne l'avait plus revu après.

Depuis quand es-tu pirate? Combien de temps s'est écoulé depuis que je suis parti d'Ivalice? Tu avais l'air… Tellement fier lorsque tu m'as dit "je suis pirate"… Trop peut-être… Tu n'es certainement encore qu'un débutant!

Il sursauta. Il entendait derrière lui le bruit d'une serrure victime d'effraction. Il se retourna, espérant que ses espoirs seraient concrétisés. Le loquet céda bientôt, et la porte s'ouvrit précautionneusement. Riku offrit un large sourire aux visages qui apparurent les uns au dessus des autres le long de cette porte (2).

- A la difficulté que j'ai eut ouvrir cette saleté de serrure, j'ose en déduire que tu es prisonnier ici, non?

- Pas tout à fait. "Invité forcé" serait plus exact. Mais ça revient au même.

- Je te propose un marché. Tu nous aides à piller ce palais, et on te fait sortir d'ici.

- Je trouve ce contrat des plus honnêtes. Marché conclut.

Il les suivit alors dans le palais, dont ils explorèrent les sous-sols au pas de charge, en massacrant discrètement les gardes qui se trouvaient sur leur passage.

***

Tu es revenu…

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Ils trouvèrent sans beaucoup de difficulté la salle du trésor, étant la porte la plus renforcée en armature métallique et en gardes.

***

Tu m'avais dit… Que tu ne reviendrais pas… Naïvement j'y ai cru…

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Après être venu à bout de cette faible résistance, le petit singe crocheta la porte, avec talent car elle s'ouvrit assez vite, dans un grincement des plus stridents.

- Hé! Y a des fringues ici!

***

Disparais…

***

Alors qu'ils s'affairaient à se servir librement et sans scrupules de ce qui semblait pouvoir rapporter gros sans trop charger leurs sacs, l'un des comédiens venait de poser les yeux sur un amas informe posé dans un coin.

- Et tu crois que ça peut nous intéresser?

- Bin… Ça peut toujours nous servir de costume… Non?

Les membres de la troupe se regardèrent, moqueurs, avant de finalement céder. Ils embarquèrent finalement les vêtements, même si la plupart étaient déchirés et ensanglantés, autant se faire un peu plaisir après en avoir autant bavé.

***

Laisses-moi mourir…

**

Après une bonne heure de fouine, ils sortirent enfin, fiers de leur larcin, chacun son ballot sur le dos.

- Par où on se tire? Demanda Riku.

- Pas tout de suite, répondit le chef des comédiens. Avec les gars, on a décidé d'aller chercher les pauvres types coincés ici.

- Pourquoi faire?

Riku reçu, en guise de réponse, un poing sur le coté de la mâchoire.

- Pour rien. Si tu veux pas, tu n'as qu'à pas nous suivre.

Le petit pirate ne rajouta rien. Il les suivit, en silence, pour s'enfoncer un peu plus profondément dans les sous-sols.

***

Tu me fais… Tellement mal…

***

Ils reproduirent la même progression que jusqu'à la salle du trésor, quelques portes, quelques gardes qui n'avaient pas le temps de donner l'alerte avant de mourir. Puis ils entrèrent dans les cachots.

***

Laisses-moi hurler cette douleur, au moins.

***

L'atmosphère y était humide, mais surtout, glaciale. De chaque coté d'un cours couloir de pierre, faiblement éclairé de lanternes, s'ouvraient quelques cellules fermées par des barreaux noirs. A leur surprise, il n'y avait aucun garde.

***

Par pitié… Que quelqu'un, quelque chose vienne me tuer…

***

Prudemment, ils avancèrent, méfiants. L'un des comédiens saisit le trousseau de clefs suspendu au mur sans aucun bruit. Le silence semblait peser, pourtant, tous sentaient quelque chose s'étouffer dans l'une des geôles, qu'ils observèrent les unes après les autres. Ils trouvèrent l'elfe, lueur immobile allongée dans l'obscurité du sous-sol, qui ignora l'ouverture de la porte. A la surprise des comédiens, Riku s'avança et se chargea de lui annoncer, à voix basse, sa liberté nouvelle. Le prisonnier leva la tête, légèrement surpris, et se tourna vers les comédiens, qu'il reconnu avec un sourire encore pâle.

- Il a dit… Que vous étiez deux? Chuchota le petit singe.

L'elfe acquiesça, et désigna la suite du couloir d'un mouvement de tête; mais alors que la troupe s'y dirigeait, il tendit le bras comme pour les retenir, bien qu'encore enchaîné par le cou au mur de sa cellule. Alors, après l'avoir détaché, ils progressèrent lentement, et comprirent bien vite pourquoi l'elfe leur conseillait tant de discrétion.

Le "seigneur" profitait de son petit ange, lui susurrant quelques paroles doucereuses entre deux intrusions dont il étouffait les cris de douleur de sa main. Avec délicatesse, l'elfe s'empara de l'arme de Riku, qui n'eut pas le temps de protester avant qu'il n'entre dans le cachot, avec le plus grand des silences. D'un geste sec, il planta la lame noire dans le dos de son geôlier, mettant fin au cauchemar de celui qui avait des ailes, et du sien (3). Le "seigneur" cracha un peu de sang noble au visage de son amant (4), balbutia quelques inaudibles interrogations, puis s'écroula sur la chaîne qui reliait le mur du fond au collier prisonnier. L'elfe bouscula le cadavre chaud sur le coté pour dégager son compagnon d'infortune et lui tendit la main. Celui-ci semblait se réveiller d'un pénible sommeil, et regarda, encore hébété, la main tendue, avant d'essayer de la saisir. Mais, le bras sans doute trop faible, et la force absente, il du se résigner et ne jamais atteindre l'aide de l'elfe, et se recroquevilla par terre.

- Ce que l'elfe a subi ce soir… Il a du le subir toutes les nuits… Pas vrai?

L'elfe acquiesça aux paroles du chef des comédiens, et posait la main sur la tête du petit ange, en geste d'amitié. Riku se pencha vers les deux prisonniers, et les observait, troublé. Rarement il lui avait semblé rencontrer des êtres qui le bouleversaient autant. Une seule fois peut-être, sans compter Sora. Et cette unique fois où il avait oublié Sora se trouvait derrière lui, libéré par le petit singe.

- Dommage… J'aurais aimé le tuer moi-même.

L'elfe se tourna vers le danseur, sombre. Visiblement, il n'aimait pas tuer, et se ne fut pas le sourire que l'hume lui affichait qui calma son aigreur. Mais l'apprenti pirate ne remarqua rien de sa réaction, et laissa son esprit voguer sur, manifestement, plus intéressant.

- Hé! Mais c'est mes fringues!

Le danseur se saisit de ce qui lui appartenait, et l'elfe ne pu s'interdire de s'intéresser aussi au larcin vestimentaire, où il retrouva une bonne partie de son équipement, et également celui du petit ange.

- En passant on a vu une pièce pleine d'arme, il y a peut-être à vous dedans… Intervint le chef des comédiens.

Le danseur ne se fit pas prier pour foncer dans la direction indiquée, suivit de l'elfe qui compléta enfin son impressionnant attirail, avant de revenir s'intéresser de nouveau à son compagnon, qu'il décida de porter sur son épaule après lui avoir rendu ses affaires, que celui-ci enfilait avec son aide. Mais il du se rendre à l'évidence bien désagréable d'être trop faible lui-même pour aider qui que ce soit.

- Je m'en charge, l'interrompit impérieusement Riku.

Joignant le geste à la parole, il transporta sans trop de difficultés l'angelot amaigri et rhabillé sur son épaule, et tous repartirent.

- Vous voyez que prendre des fringues, c'était pas une mauvaise idée!

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1):"L'un de mes hommes venait de Rabanastre" mort de rire. J'adore utiliser cette expression, "mes hommes", surtout quand il ne s'agit pas d'hommes, justement!

2):"aux visages qui apparurent les uns au dessus des autres" pourquoi à ce moment je pense au rangement "en lasagnes" de chatons dans Maliki?

3):"mettant fin au cauchemar" avec moi dans les parages? Le cauchemar ne fait que commencer…

4):"cracha un peu de sang noble au visage" moi aussi je me disais "tiens, y a pas eut de crado depuis longtemps!"

J'en ai marre des micro-chapitres!!! Pourquoi j'arrive toujours pas à faire aussi long que mon premier??? Ça me gave.