Lundi 10 décembre
Percy se fit réveiller par Piper qui voulait son café. Il lui ouvrit avec un sourire qu'il n'avait pas les autres jours et la brune resta interdite sur le pas de la porte à le fixer comme elle aurait fixé un inconnu.
« Bon tu rentres ? s'impatienta quand même le jeune homme.
- Tu t'es drogué ?
- Hein ? Mais non, t'es malade ?
- T'as l'air complètement stone.
- Et toi t'es barge.
- T'as forcément quelque chose, c'est pas net. »
Percy soupira en tendant à son amie sa tasse de café qu'elle prit sans hésitation et après l'avoir remercié, suivant le jeune homme comme son ombre jusqu'au salon où il s'installa sur son canapé dans un second soupire plus fort que le premier.
« Alors ?
- J'ai juste passé une bonne nuit.
- Oh. Nul.
- Mon sommeil te remercie Pip', ironisa Percy.
- Sauf si tu as rêvé d'Annabeth, ton sommeil ne m'intéresse pas. »
Percy rougit d'un coup faisait ouvrir de grands yeux à la brune qui en posa sa tasse.
« Oh mon dieu. C'était sexuel ?
- Piper !
- Quoi ? On est plus des enfants Percy. Alors ?
- C'était pas sexuel.
- Et c'était quoi alors ? »
Percy rougit encore un peu en détournant les yeux vers la fenêtre, un sourire prenant place sur son visage et Piper retint sa respiration. Il sentait bien qu'elle se retenait d'exploser à ses côtés et il lui en était reconnaissant.
« C'était juste bien.
- Je n'en saurais pas plus c'est ça ?
- Exacte.
- Bon, soupira la brune déçue. Dis-moi au moins ce que tu vas lui offrir pour Noël. »
Le brun se figea en fixant son ami et Piper se tapa le front du plat de la main avant de lui donner une pichenette dans l'oreille qui le fit réagir.
« Mais aïe !
- J'espère pour toi que tu vas trouver quelque chose de super parce qu'elle, elle t'a déjà trouvé ton cadeau.
- Ah oui ? fit Percy intéressé. C'est quoi ?
- Je vais pas te le dire.
- Piper, tu peux pas balancer une bombe pareille et ne rien dire !
- Si. »
Percy ouvrit la bouche pour riposter mais fut couper par la porte d'entrée qui s'ouvrit avec fracas sur Clarisse LaRue et Rachel Elizabeth Dare qui la suivait en trottinant. La porte bleue se referma avec autant de délicatesse qu'elle s'était ouverte et Percy fixa les deux nouvelles venues avec curiosité.
« C'est pas self-service ici, hein, dit-il pour informer.
- J'ai besoin de toi.
- Tu… quoi ? s'étouffa-t-il alors que Piper faisait mine de tomber du canapé et que Rachel posait sa main sur son cœur d'un air théâtrale.
- Ça suffit, siffla Clarisse. J'ai besoin d'un coup de main. Me soûle pas et habille-toi.
- Mais j'ai…
- Ton avis, je m'en tape. »
Percy soupira mais se leva tout de même, n'ayant ni la force ni le mental pour affronter Clarisse de si bon matin. Piper décida qu'il était temps pour elle de partir, tant qu'elle était encore en vie, et Rachel se servit comme à son habitude dans le frigo du brun qui râla de sa chambre lorsqu'elle lui proposa de manger son dernier yaourt au chocolat.
« Bon. On va faire quoi ? demanda Percy en lassant ses converses.
- Du shopping.
- Hein ? Sérieusement ? Tu veux pas Piper à la place plutôt que moi ? fit Percy en soupirant.
- Non. Pip' est un monstre dès qu'on passe les portes d'un magasin et je dois déjà me coltiner la rouquine, ne pousse pas trop.
- Mais j'ai pas envie !
- C'est pour les cadeaux de Noël, expliqua Rachel la bouche pleine.
- Et ?
- Parce que t'as des cadeaux toi ? sourit Clarisse avec hypocrisie. »
Percy ouvrit la bouche puis la referma et mit son manteau sans un mot alors que les deux jeunes femmes le suivaient hors de son appartement qu'il ferma à double tour. Au moins, personne ne squatterait chez lui pendant son absence.
« Et pourquoi tu viens toi ? demanda-t-il à Rachel.
- Je suis au courant de tous les cadeaux des autres. Je viens juste pour dire oui, ou non.
- Ah.
- Et oui.
- Et tu sais ce que m'a acheté Beth ? demanda Percy en espérant que sa tentative marcherait.
- Dans tes rêves.
- Bien essayé, ricana Clarisse. »
Percy haussa les épaules en soupirant et ils prirent la route vers les magasins les plus proche en espérant ne pas y rester trop longtemps. Après plusieurs vitrines, ils entrèrent dans une boutique qui vendait des bibelots que Rachel observait sous toutes leurs coutures alors que Percy fixait une boule à neige qui devait sûrement représenter New York et que Clarisse restait immobile à ses côtés en soupirant toute les secondes.
« Tu peux arrêter, souffla Percy après le trente-troisième soupires.
- Je m'ennuie.
- Moi aussi, et je suis pas aussi chiant.
- Tu l'es tout le temps.
- Ah, super, merci.
- Bon, et si tu me parlais d'Annabeth.
- Je préférais quand tu soupirais.
- Jackson.
- Y'a rien à dire.
- À part que tu en es amoureux ?
- À part ça, y'a rien à dire.
- Regardez ! s'écria Rachel de l'autre côté du magasin. »
Les deux amis soupirèrent de concert avant de la rejoindre au rayon des bijoux. Percy regarda vaguement les objets exposés mais ne trouva rien de bien passionnant.
« Tu devrais prendre ça pour Thalia.
- Un bracelet ? demanda Clarisse.
- Il est très beau. Dis-lui Percy.
- Il est très beau.
- Tu pourrais au moins faire semblant de regarder, siffla la rousse en lui frappant l'épaule.
- Mais il est très beau ! s'écria Percy en posant les yeux sur l'objet. Oh. Non. Je retire. C'est très moche.
- Ah.
- Je rêve, soupira Rachel. Bon, on va ailleurs. »
La jeune femme entraîna les deux réfractaires avec elle jusqu'à un centre commercial qui donnait plus confiance à Percy quant à sa possibilité de trouver un cadeau pour Annabeth. Ils se baladèrent dans les magasins une bonne partie de la journée, déjeunant sur place malgré le monde qu'il y avait dans le centre commercial et repartant à la recherche de cadeaux pouvant plaire à leurs amis. Percy avait déjà mit la main sur ceux qu'ils allaient offrir à sa mère, sa sœur et Paul, mais aussi sur celui de Nico, de Will, de Léo, de Thalia et Calypso, n'ayant plus que l'autre moitié à trouver. Après une matinée mouvementée et un après-midi épuisant, Percy avait finalement tous ses cadeaux, sauf celui d'Annabeth et il était totalement paniqué.
« Respire, fit Rachel d'une voix douce. On va trouver.
- Et si c'est nul ?
- Jackson, soupira Clarisse.
- Si elle aime pas ?
- Jackson…
- Si elle me rembarre quand je lui donne ? paniqua-t-il.
- Jackson ! cria la brune en lui frappant l'arrière de la tête. Arrêtes de paniquer, t'as aucune raison d'avoir peur.
- C'est toi qui va te déclarer à ta meilleure amie pour Noël peut-être ? s'offusqua Percy. Non. Alors laisse-moi paniquer en paix !
- Elle ne va pas te rembarrer et elle va aimer ton cadeau.
- Comment tu peux le savoir ?
- Parce qu'il viendra de toi, tout bêtement.
- C'est pas une raison ça ! soupira Percy. »
Clarisse leva les yeux au ciel en faisant des gestes incompréhensibles avec ses mains qui firent rire Rachel et grimacer d'incompréhension Percy avant qu'il ne se fige soudainement devant la vitrine d'une bijouterie. Il s'approcha de la boutique et entra sans hésiter, laissant ses amies le suivre sans comprendre ce qu'il lui arrivait. Percy montra un collier à la vendeuse qui lui mit dans une petite boîte et l'emballa délicatement dans du papier de soie avant de lui tendre. Percy sourit et ressorti rapidement avant d'aller dans une seconde boutique qu'il avait vu plus tôt et cette fois, les filles se demandèrent laquelle des deux options il allait prendre pour sa belle.
« Tu as choisi quoi ? demanda Rachel lorsqu'il sortie avec une enveloppe.
- Secret.
- T'es sérieux ?
- Oui, sourit-il.
- Tu paniques plus Jackson, s'amusa Clarisse.
- Non, elle va aimer.
- Je parlais plus de ta déclaration en fait, le taquina-t-elle. »
Percy blêmit d'un coup en se tournant vers la brune qui éclata de rire alors que Rachel essayait de calmer la panique montante du jeune homme. Il n'allait jamais pouvoir lui dire. Jamais. Il tenait trop à leur amitié et son amour pour elle gâcherait tout. Percy se renfrogna, et Clarisse arrêta de se moquer de lui.
« Tu sais Jackson, tu devrais arrêter de paniquer, fit la brune d'un ton qui se voulait rassurant et qui étonna le jeune homme. Tu te fais du soucis pour rien.
- Qu'est-ce que t'entends par là ? »
Clarisse sourit mystérieusement et haussa les épaules, laissant Percy dans l'incompréhension total. Il fixa Clarisse s'éloigner d'un pas sûr suivit de près par Rachel qui lui montrait son téléphone en parlant vivement. Le jeune homme soupira, de toute façon il n'en saurait pas plus, Clarisse pouvait être aussi muette qu'une tombe lorsqu'elle si mettait. Il verrait bien.
