Salut tout le monde! je sais j'ai mis beaucoup de temps à poster, surtout que j'ai ces chapitres depuis un moment, mais avec les vacances et la reprise des cours j'ai tout simplement oubliée de les mettre! OUPS!

Et la vous aller vous dire, tiens c'est bizarre, ces textes ont bien moins de fautes qu'avant. c'est parce que j'ai une super correctrice! Donc tout le monde peu la remercier autant que moi je le fait pour son travail!

Petit rappel, mais je le fait pas à chaque fois. Les personnages, sauf les OC, ne sont pas à moi;

Si il me reste un petit truc à vous dire. visiblement personne ne reçoit les réponses que je vous envois quand vous me lancez un commentaires, donc à partir de maintenant je les mettraient en fin de chapitre.

Voilà voilà, bonne lecture!


Chapitre 10

P.D.V. Eden

Nous avions rapidement rejoint la grande salle pour le déjeuner. Le repas fut rapide car il fallait que l'on retourne dans les cachots et que l'on remonte de l'autre côté du château pour le cours de sortilège. Franchement, pas besoin de faire du sport dans cette école avec toutes les marches que l'on devait se taper. Les adultes eux traversaient bien le château en cheminé, pourquoi nous nous ne pouvions pas ?

On arriva finalement devant la salle de cours, où les imbéciles en rouge et or braillaient comme s'ils étaient seuls dans le château. Aucune éducation ! Je voyais ma sœur secouer la tête de désespoir en regardant Adam Potter. C'était vrai que de savoir que l'on a des gènes communs avec un garçon pareil… bref. Le petit professeur vint nous ouvrir la porte. J'étais sûr qu'il possédait des origines gobelines, avec ses oreilles et ses petites dents pointus.

Enfin, on entra dans une salle qui ressemblait beaucoup à un amphithéâtre moldu. Notre maison se plaça d'un côté de la salle et les lionceaux de l'autre. Je vis le professeur se placer sur une pile de coussins pour réussir à voir les élèves par-dessus son bureau. L'appel commença alors. Les noms étaient prononcés les uns après les autres avec une monotonie à en mourir, enfin jusqu'à ce que le nom de Potter sorte. Le professeur Flitchwik faillit tomber de sa pile d'oreillers quand il prononça son nom, avant de se tourner vers lui avec un immense sourire.

Je vis Millésisse souffler en secouant la tête. Je la comprenais, si le prof n'était pas capable de garder son équilibre quand il appelait Potter, comment pourrait-il être impartial ? Cependant le cours me donna tord. Le petit professeur était un homme patient et impartial. Il enleva même des points à Potter quand celui-ci préféra s'amuser plutôt que d'écouter les instructions pour l'exercice du jour, après avoir fait une bonne partie de théorie. De plus, il récompensa équitablement les élèves en fonction de leurs résultats. Les nôtres furent évidement parfaits, et le regard noir que nous jeta l'intello de Gryffondor était déjà une récompense en soit.

P.D.V. Millésisse

J'aimais bien le professeur Flitchwik. Il était un bon pédagogue et en plus il était impartial. La tête que fit Potter quand il lui retira des points était à mourir de rire. Après avoir fait près de deux heures de théorie, notre petit professeur décida de nous faire faire un peu de pratique. Quelque chose de très simple, faire voleter une plume. Pas bien compliqué pour mon frère et moi, nous le faisions depuis des années. Le résultat attendu fut bien sûr là au premier essai, et notre enseignant s'émerveilla devant notre visible talent pour sa matière. Et le regard noir de Granger était à tomber. Et hop, vingt points de plus pour nous, nous arriverions peut-être à combler le trou qu'avait créé McGonagal dans notre sablier.

D'ailleurs je pensais avoir trouvé une solution. J'avais trouvé quelques livres sur Poudlard dans la boutique abandonnée de l'allée des embrume. Et l'un d'eux parlait de la distribution des points, et du fait que les professeurs étaient parfois partiaux. Et il y avait donc dans ce livre un joli sort accompagné d'un cercle runique pour rétablir l'impartialité. Ce qui voulait dire qu'une fois appliqué, McGonagal sera impartial. Soit les point de ses chers Griffondor diminueraient pour atteindre le score qu'ils auraient obtenus si c'était à Serpentard qu'elle avait donné les points, soit les point de notre maison augmenteraient jusqu'à atteindre le score que nous aurions dû avoir si nous avions été chez les rouge et or. Bonne nouvelle donc, mais il y en avait aussi une mauvaise. J'avais certes trouvé une solution, mais le problème était que je ne pouvais pas l'appliquer. Je ne maîtrisais ni la formule, ni la langue dans laquelle elle devait être prononcée, et encore moins le cercle runique qu'il fallait tracer. Cela allait donc prendre du temps. J'avais seulement quelques bases en runes et je devais apprendre une langue ancienne qui devait avoir disparu aujourd'hui, cela risquait de prendre un peu de temps. Enfin, je trouverais probablement la solution dans d'autres livres.

Lorsque le cours se finit, je fus probablement la première dehors. Après tout, j'allais voir mon bébé. J'avais envie de partir comme une fusée vers les serres, mais bon il fallait maintenir son image. Ce que je détestais, mon pauvre poussin était tout seul et cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas eu sa dose de câlin, il devait être tellement triste. Certes, j'étais sans doute la plus paniquée de nous deux mais bon, depuis que Jay était arrivé à Victoria je m'étais occupée de lui, on n'avait même qu'un seul lit puisqu'il dormait avec moi ! Et là il se retrouvait tout seul dans une maison qui ne voulait pas me voir près de lui.

Lorsque nous arrivâmes aux serres, les Poufsouffles étaient déjà installés et je vis que mon bébé avait été placé entre deux autres membres de sa maison, et que presque tous les blaireaux me jetaient des regards en coin, effrayés ou menaçants. Ils croyaient franchement me faire peur, ces abrutis ? Surtout que Jay avait une moue triste sur les lèvres. Ces bestioles poilues et inutiles allaient me le payer. M'enlever Jay lors de notre seul cours commun cela n'allait pas se passer comme ça! D'ailleurs il y en avait un qui me regardait plus méchamment que les autres. Je lui fit mon super regard noir qui voulait dire « continue de me regarder et je te donne à bouffer à mon serpent » et il détourna le regard en couinant. Ce qui bien sur attira l'attention de toute sa maison sur nous. Je crois bien que si Eden ne m'avait pas retenue, je lui aurais vraiment lâché mon serpent dessus. Je finis par s'installer juste à côté de la prof, à la première place, le plus loin possible de l'autre idiot toujours aussi blanc qu'un fantôme. Non mais !

Le cours finit par commencer et je le trouvai particulièrement long. Pas qu'il n'était pas intéressant, avec Eden comme frère on apprenait vite à aimer les plantes, mais être séparé de mon poussin était juste affreux. Eden finit par me dire que j'exagérais un peu et qu'il fallait arrêter la comédie. Je lui mis vivement un coup derrière la tête après ça. Je ne jouais pas la comédie, j'allais mourir sans mon poussin ! Ok là j'abusais un peu. Je finis par souffler un bon coup pour me concentrer sur le végétal devant moi et aider mon frère.

P.D.V. Eden

Enfin le cours de botanique était fini ! J'ai cru que je n'allais jamais en voir le bout. Millésisse était vraiment insupportable quand elle s'apitoyait sur elle-même. Maudits blaireaux, c'est leur faute ! Qu'est-ce qui leur a pris de mettre Jay au milieu ? Le pauvre, il avait l'air aussi mal que ma sœur. Bon, pour le reste du monde ils allaient super bien, mais j'étais Eden Pryce, je voyais bien qu'ils étaient mal. Il allait falloir trouver une solution, et vite.

P.D.V. Jay

J'étais triste. Je savais bien qu'en venant ici je ne pourrais pas être dans la même maison que Millésisse, mais je ne pensais pas que je serais aussi mal. Mais au fait, vous ne saviez rien de moi ! Voici un peu mon histoire.

J'arrivai au pensionnat Victoria lorsque j'avais quatre ans et mon premier souvenir était le sourire de Millésisse. Je ne me souvenais pas de mes quatre premières années de vie. Lorsque j'arrivai au pensionnat, les autres me trouvèrent bizarre, j'étais trop fragile pour eux. Un petit poussin qui avait perdu sa mère. Et c'est là qu'elle vint, et son sourire fut la première chose que je vis. Millésisse s'occupa de moi jour après jour. Elle m'apprenait à parler, lire et écrire. A me conduire correctement en société, et à gérer mon argent. Tous les soirs, elle me laissait dormir avec elle. Elle nous bordait tous les deux dans le lit et elle me racontait des histoires toutes plus merveilleuses les unes que les autres. Elle veillait toujours sur moi. Je n'étais plus le petit poussin perdu. J'étais devenu un joyau tout aussi fragile, mais précieux et protégé par un féroce dragon.

Mais les autres membres de ma maison disaient que Millésisse était méchante et qu'elle voulait juste me faire du mal. Pour eux, elle était une Serpentard qui allait devenir une mage noir et faire du mal à tout le monde. Mais Millésisse faisait déjà du mal à des gens. Une fois je l'avais vue écraser la tête d'un homme dans un mur, après qu'il m'ait demandé si je voulais jouer avec lui. Mais elle ne faisait ça que pour protéger les gens qu'elle aimait. J'avais beau essayer d'argumenter, ils ne voulaient rien savoir.

C'était pour ça que pendant le cours de botanique j'étais au milieu des autres. Mais Ernie regarda Millésisse méchamment et elle lui fit LE regard. Celui qui signifiait une infinité de souffrance si jamais tu ne baissais pas les yeux. Tous les autres se braquèrent encore plus contre elle du coup. Le seul moyen que j'avais pour lui parler était d'écrire dans le carnet qu'elle m'avait donné. Il était lié à son propre carnet, quand j'écrivais dans le miens cela apparaissait sur le sien et inversement. C'était chouette, mais ce n'était pas pareil, et puis je n'avais pas eu de câlin depuis que j'étais descendu du train.

Après le cours nous allâmes manger puis nous rentrâmes dans la salle commune. Elle se trouvait près de serres et l'entrée était gardée par une plante magique qui cachait la statue gardienne. Une fois revenu à la salle commune j'allais directement dans ma chambre pour prendre le carnet et parler avec Millésisse. Mais Ernie me suivit.

« Qu'est-ce que s'est ?, me demanda mon camarade de chambre en montrant le carnet.

- C'est… c'est juste un livre, répondis-je rapidement.

- Un livre ? Mais il n'a pas de titre ! s'étonna-t- il. Montre le moi !, s'exclama-t-il en tendant la main pour prendre le carnet.

- Non !, criais-je. »

Mais il était trop tard. Ernie avait déjà pris le carnet et il l'ouvrit. Evidement, celui-ci était vide et mon condisciple se précipita dans la salle commune pour demander des informations.

« Rends le moi !, criais-je en le poursuivant avec un temps de retard.

- Qui sait ce que c'est?, s'exclama Ernie en entrant dans la salle commune, brandissant le carnet à bout de bras.

- Rends le moi, tu n'as pas besoin de savoir ce que s'est, dis-je en m'arrêtant devant lui.

- Qu'est-ce qu'est quoi ?, nous interrogea soudain la préfète de septième année, Mélissa.

- Le carnet, sourit Ernie en lui donnant.

-Rendez le moi, fis-je à nouveau mais tout le monde m'ignora.

- Hum, fit Mélissa en le feuilletant, il s'agit d'un carnet à double sens. Tu écris dedans et ce que tu écris apparait sur le carnet auquel celui-ci est lié.

- Wahoo, trop cool !, s'exclama mon camarade mais moi je ne trouvais pas ça cool du tout.

- Il est à toi Jay ?, m'interrogea Mélissa.

- Oui, soufflais-je, craignant le pire.

- Et à qui est l'autre ?, me demanda-t-elle.

- Ça vous regarde pas, répondis-je.

- Bien sur que si ! claqua la voix d'un autre préfet. Si tu ne sais pas à qui il est cela pourrait être dangereux pour toi.

-Je sais à qui est l'autre et ça ne vous regarde pas ! dis-je à nouveau mais une de mes camarade prit la parole.

- Je suis sûre que c'est la fille de Serpentard, dit Anna Abot. Le premier jour en botanique elle a mit quelque chose dans ton sac !

- Jay !, s'exclame Mélissa. On t'a déjà dit qu'elle était dangereuse pour toi. Tous les serpentards sont mauvais. Si tu continues elle va te blesser !

- C'est pas vrai !, criais-je.

- Bien sûr que si, dit quelqu'un d'autre. Il parait même qu'elle s'en prend aux élèves de sa propre maison.

- Je confisque ce carnet, dit Mélissa. Et il n'y a pas de discussion possible, me dit-elle.

- Rends le moi, fis-je, paniqué.

- Non. Rien que le fait que tu te mettes dans un état pareil est une raison suffisante pour que je ne te le rende pas, me dit-elle fermement.

- Rends le moi, fis-je plus fort, effrayé et sentant monter quelque chose de bizarre en moi.

- Je t'ai dit non, n'insiste pas !, s'exclama-t-elle finalement.

- Rends le moi !, hurlais-je. »

Et là, ce fut le chaos. Je ne savais pas trop ce qu'il se passait, mais cette chose que j'avais sentie en moi sortit. Les élèves se retrouvèrent couchés sur le sol, les fenêtres explosées, les meubles renversés et il y avait comme un genre de dôme autour de moi. Je pris ma tête dans les mains alors que j'étais à genoux sur le sol en répétant inlassablement : « Rends le moi ».

P.D.V. Maxime

Je m'appellais Maxime Volger et j'étais en cinquième année à Poufsouffle. Et le moins que l'on pouvait dire, c'était que ma vie était chargée. J'étais un orphelin qui avait grandi au pensionnat Victoria, et comme tous mes camarades, j'avais une petite fortune à gérer ! Mais bon, pour l'instant j'étais à Poudlard et avec les nouveaux programmes du directeur l'année allait être chargée, surtout qu'il fallait veiller sur Jay.

Je n'était pas le seul originaire de Victoria à être dans la même maison que lui, mais j'étais celui dont il était le plus proche. C'est donc à moi que Millésisse avait demandé de surveiller et surtout de protéger son petit poussin chéri d'amour ! Cette fille était complètement dérangée. Elle était vraiment flippante quand elle voulait, et puis d'un coup Jay apparaissait et elle se transformait en une espèce de guimauve rose toute pleine d'amour. C'était trop bizarre ! Heureusement que son frère n'était pas pareil, sinon on ne survivrait pas. Quoi que, il y avait aussi Michaël qui était dérangé. Enfin vous l'aurez compris, pour ma survie je devais faire en sorte que Jay soit heureux.

Malheureusement pour moi, il ne l'était pas. Les autres flippaient complètement face à Millésisse, on ne pouvait pas leur en vouloir, mais du coup le morale de Jay était en chute libre. C'était déjà un miracle qu'en deux jours elle n'était pas déjà venue le chercher. En y pensant, depuis que Jay était arrivé au pensionnat je ne les avais jamais vus séparés. Bref, j'étais donc dans ma chambre quand une vague de magie incroyable déferla dans notre domaine.

Je quittai ma chambre le plus rapidement possible et descendis dans la salle commune. Merde ! Tout était détruit ou renversé et tous ceux dans la salle était au sol. Et au milieu de ce bordel il y avait Jay au sol, la tête entre ses mains et un dôme de magie pure l'entourant. Ce n'était pas bon pour nous ça. Millésisse avait déjà dû sentir que Jay avait un problème et devait être en route. Il fallait que je trouve une solution et vite. Je regardai les autres membres de Victoria et ils avaient tous le regard un peu, juste un peu, paniqué. J'allais m'avancer vers Jay quand Madame Chourave, le directeur et les Potter déboulèrent dans la salle. Tout le monde se tendit.

Millésisse allait nous tuer.

P.D.V. Dumbledore

J'étais en train de discuter du cas des jumeaux avec James et Lily quand une des alarmes s'alluma dans mon bureau. Je vérifiai rapidement, pour voir que c'était l'alarme de la salle commune de poufsouffle qui s'était allumée. Je pris donc la direction des serres, suivi par le couple Potter. Sur le chemin nous rencontrâmes Pomona qui se dirigeait elle aussi vers la salle commune de sa maison. Une fois arrivés devant la statue gardienne, Pomona prononça le mot de passe, le nom d'une plante quelconque, et nous pénétrâmes dans la pièce.

C'était un chaos sans non. Les vitres étaient brisées, les meubles renversés et la majorité des élèves étaient au sol recouverts de poussière et de terre. Certains avaient même été blessés par des débris de verres. Et au milieu de la salle se trouvait l'un des élèves, la tête entre les mains, penché sous un dôme de magie.

Je m'approchai du bouclier magique et le touchai. Une onde de choque se propagea de nouveau, m'envoyant contre le mur et plaquant de nouveau tout le monde à terre, tout en faisant encore plus voltiger les objets dans la pièce. Quand le calme fut revenu et que je pu enfin me mettre debout je pris la parole.

« Que s'est-il passé ?, demandais-je à la préfète de septième année.

- Je lui ai confisqué un carnet et il voulait que je lui rende mais j'ai refusé. Il s'est mit à crier de plus en plus fort et puis tout a été soufflé, expliqua la jeune fille.

- Pourquoi lui avoir pris ce carnet ?, interrogea sa directrice de maison.

- Il s'agit d'un carnet à double sens, et il semblerait que le deuxième soit en possession d'une Serpentard, Millésisse Pryce, dit la préfète. »

J'écarquillai les yeux et pâlis brusquement. Et je n'étais pas le seul. Plusieurs élèves, tous venant de Victoria, semblaient sous le choc et blancs comme des fantômes. Ils paniquaient complètement.

« Tu es devenu complètement folle ! hurla finalement un troisième année.

- Elle est dangereuse, répliqua la préfète. On ne peut pas la laisser approcher de Jay !

- Si tu sais qu'elle est dangereuse, pourquoi tu veux la mettre en colère, cria un cinquième année. Millésisse et Jay ont grandi ensemble et jamais elle n'a touché le moindre de ses cheveux, qu'est-ce que tu veux qu'elle lui fasse !

- C'était avant ! Aujourd'hui elle est à Serpentard ! cria elle aussi la fille.

- Et alors ! hurla le quatrième année qui semblait de plus en plus effrayé. Tu n'as pas à choisir pour lui, ni pour aucun d'entre nous ! Tu ne sais pas qui est Millésisse ! Tu n'a aucunement le droit de la juger !

- Il vaudrait mieux la prévenir d'ailleurs, intervient le cinquième année d'une voix qu'il parvenait à maintenir calme. Elle seule pourra le calmer.

- Je crois bien qu'il soit trop tard, intervient quelqu'un d'autre visiblement en dernière année.

- Et pourquoi donc ? demandai-je.

- Vous ne sentez pas, la pression magique qui approche. De plus… » fit-il en pointant du doigt l'entrée de la salle commune.

Je me retournai pour voir la porte d'entrée. La plante qu'il la gardait commençait à blanchir et se couvrit peu à peu de glace, tout comme le mur tout autour. Je me tournai vers l'élève pour lui demander des explications et je les vis tous pale comme les morts. C'est alors que je compris, c'était Millésisse. Sa magie devait sortir de son corps et prendre la forme qui lui convenait le mieux, la glace. Et plus elle se rapprochait de la salle commune, plus celle-ci se recouvrait de glace. Je me tournai de nouveau vers la porte, mais avant d'avoir pu faire quoi que ce soit, je fus projeté, à nouveau, contre le mur.

P.D.V. Millésisse

J'étais dans ma chambre dans les dortoirs quand je la ressentis. La détresse de Jay. Je me levai à la vitesse éclair et partis comme une furie, passant devant mon frère qui se contenta de me regarder passer. Je sortis de la salle commune tout aussi vite et remontai vers les étages. A partir de là, il allait falloir suivre sa magie car je ne connaissais pas l'emplacement de la salle commune de Poufsouffle.

Je remontai donc la piste de la souffrance de Jay, et plus je m'approchais de lui plus la magie sortait de mon corps. Le couloir commença à geler et la glace se propagea rapidement dans le parc. La température se refroidit rapidement. Je finis pas arriver devant une plante et une statue complètement prise dans la glace de ma magie. Un sourire dangereux prit place sur mes lèvres. Certains allaient souffrir. Je levai lentement mon bras droit jusqu'à mon visage et tournai ma main vers le côté gauche. Avant de soudainement tendre mon bras à l'horizontal sur mon côté droit. La glace explosa, m'ouvrant les portes de la salle commune des blaireaux. Je pénétrai dans la pièce, mes chaussures claquant contre le sol. Et les premières personnes que je vis, en dehors de Jay, furent les Potter.

Mon sourire s'agrandit.

P.D.V. Eden

Je sentis soudainement une vague de magie venir depuis les étages supérieurs du château. Moins d'une minute plus tard Millésisse passait devant moi comme une furie. Jay. Bon, au moins elle avait tenu deux jours. Cependant je me demandais ce qu'avaient bien pu faire les jaune et noir pour faire exploser la magie de Jay. Mais après tout peu importait, ils n'étaient pas près de la revoir dans leur maison.

D'ailleurs, vu que Millésisse était dehors, et que tous les professeurs étaient sans doute à la salle commune des poufsouffle, il était temps de faire une petite exploration du château. Un grand sourire prit place sur mes lèvres. Ma sœur m'avait dit que la pierre était récupérée, mais toujours dans le couloir du troisième étage. C'était le moment parfait pour aller la chercher.

Reposant mon livre, je sortis tel une ombre de la chambre.