NdA :
Bon, la fac m'a pris bien plus de temps que je ne le pensait... du coup, j'ai un mois de retard dans le délai que je m'étais imposée... en plus j'ai pas d'histoire bonus pour me faire pardonner... Mais bon, c'est le chapitre le plus long que j'ai écrit jusqu'à présnet.
Voilà, c'est le dernier chapitre. C'est triste hein ?
Bon, je ne pense pas que ça soit une grosse surprise, mais il y aura un lemon dans ce chapitre. Dites moi ce que vous en penses ;)
Oh oui, je viens de regarder mes dernières reviews et heu... j'avais complètement oublié qu'on m'avait donné des mots défit à insérer dans mon chapitre... Tant pis, je ne peux pas les rajouter maintenant, ça ferait désordre. Gomen kudasai
Bonne lecture quand même !
Chapitre 11
Yuuri était content. Il avait toujours aimé les cirques et aurait bien aimé visiter celui-ci un peu plus tôt mais ses précepteurs étant très strictes il n'avait pas eu le temps de s'y rendre. Tant mieux d'ailleurs. Si quelqu'un de là bas voulait sa mort, il était bien plus en sécurité entouré de tous ses amis… tant qu'ils n'ont pas été ensorcelés. Bien sur il aurait pu faire comme d'habitude et aller visiter le cirque en douce, incognito, sans que personne ne le sache… mais il devait s'avouer que son temps libre, il le passait avec son chéri et que du coup, il ne pensait même plus à aller s'amuser à la foire qui s'était installée en ville.
Peu importe, maintenant il y était et il était émerveillé. Il y avait tant de couleurs extrêmement vives : du bleu, du vert, du violet, mais surtout du jaune, du rouge et de l'orange que tout autour de lui respirait la vie, la joie, la folie. Il avait un peu l'impression d'être dans un autre monde, un monde quelque peu chaotique comparé à son Japon natal mieux représenté par des tons pastel, plus calme et paisible. Il y avait tant d'objets étranges, tant de gens dans d'étranges costumes, de la nourriture à l'aspect étrange mais pourtant appétissant… Ah oui tiens, en parlant de nourriture… Il avait croisé Anissina avant de partir et la jeune femme lui avait demandé de ramener des échantillons de confiseries pour confirmer ou infirmer leur rôle dans l'attitude de Dorcas. Du coup, le jeune Maou s'arrêta au stand le plus proche pour acheter des bonbons. Il fit la même chose au stand suivant, puis au suivant, puis… enfin à tous les stands quoi. Le japonais s'amusait tellement qu'il avait presque oublié qu'il était en mission… à moins que ce soit parce qu'il était en mission qu'il s'amusait tant… Du coup il fut un peu surpris lorsqu'il vit Gwendal et Wolfram, suivit de Günter, se précipiter au travers des étals à la poursuite de quelque chose. Il leva la tête vers son fiancé à la recherche d'une réponse et il remarqua que son corps était figé, aux aguets, la main probablement sur la garde de sa lame, et le regard fixé sur une vieille femme qui s'enfuyait. Le garçon regarda autour de lui et remarqua une petite pancarte indiquant : « Mme Irma vous lis votre avenir ». Yuuri comprit alors que la femme était probablement celle qui avait parlé à Dorcas et qui l'avait peut-être aussi ensorcelé. L'adolescent voulut rejoindre ses futurs beaux frères ainsi que le conseiller, mais Conrad le retint en posant l'une de ses grandes mains sur son épaule. Le jeune homme se contenta alors de pousser un soupir contrarié et d'observer la scène de là où il se trouvait.
Ils étaient déjà tous les quatre hors de la foire, ils courraient dans le champ qui bordait le cirque et malgré leur relative jeunesse, les garçons n'arrivaient pas à rattraper la vieille femme. Subitement, la voyante s'arrêta et se retourna pour faire face à ses poursuivants. Elle leva une main, paume vers l'avant et les Mazokus s'arrêtèrent net. Ils restèrent immobile un instant puis ils se détournèrent et commencèrent à marcher en direction de leur souverain. La vieille femme repris la fuite mais à une allure plus modérée. Yuuri sortit de la transe dans laquelle l'avait mis cette scène des plus étranges et s'échappa de la poigne de Conrad pour aller poursuivre la soit disant Irma. Le demi-Mazoku voulut le rattraper, mais le garçon s'était faufilé entre la foule avec une agilité que sa carrure à lui ne permettait pas et le Maou prit de l'avance.
Lorsque l'adolescent fut assez proche de ses amis pour discerner leur visage, il se mit en colère de les voir vide d'expression. La vieille sorcière les avait ensorcelés ! Fort heureusement, aucun d'entre eux ne tenta de prendre la vie du jeune souverain, et tant mieux car celui-ci n'aurait pas été prêt à se défendre. Le jeune japonais s'était mis à courir avec l'énergie du désespoir en hurlant : « Qu'avez-vous fait à mes amis ! Laissez-les tranquilles, je veux qu'ils redeviennent normaux ! ». Ce à quoi la vieille répondit : « N'avez-vous pas honte de poursuivre une pauvre vieille femme comme moi ? C'est à vous de me laisser tranquille !
- Pas tant que mes amis seront redevenus normaux ! Insista le jeune homme avant de reprendre d'une voix plus adulte : arrêtez vous ! »
Tout comme elle l'avait fait avec Gwendal, Günter et Wolfram, la femme se retourna et leva sa main pour ordonner : « Arrête-toi et retourne d'où tu viens ! ». Pourtant son sort fut jeté trop tard et il n'eut aucun effet sur le garçon qui était passé en mode Maou. Celui-ci libéra ses dragons d'eau qui allèrent emprisonner la voyante, et malgré tous ses pouvoirs, elle resta prisonnière. Du coup, elle se plaignit de son traitement : « C'est comme ça que vous vous comportez avec une vieille femme jeune homme ?! C'est vraiment très impoli !
- Vous avez ensorcelé mes amis, vous devez être punie ! gronda le Maou.
- Oh, mais voyons, ceux-là je les ai juste fait rebrousser chemin… vous savez, courir comme ça pour une femme aussi âgée que moi n'est pas très bon, je commence à ressentir la fatigue, se défendit-elle.
- Vous avez envoyé quelqu'un me tuer ! l'accusa la version adulte de Yuuri.
- Mais non ! Je me suis juste amusée avec ce garde ! rétorqua la femme. Je savais bien qu'il n'arriverait à faire de mal à personne et j'ai pensé que le regarder attenter à votre vie pouvait être amusant. Vous savez, les vieilles femmes comme moi s'ennuient rapidement, il faut nous divertir ! Il a bien remplis son rôle d'ailleurs : il n'a blessé personne et il m'a bien fait rire !
- Conrad … la contredit-il avant de se faire couper la parole.
- Conrad s'est blessé lui-même, riposta la vieille. S'il avait fait un peu plus attention il l'aurait vu ce piège ! Votre fiancé était paniqué, il avait peur pour vous et il a négligé de regarder où il marchait, c'est sa faute s'il s'est fait mal. Et puis… c'est un petit bobo de rien du tout et il va très bien maintenant ! D'ailleurs vous avez passé du bon temps hier soir non ?
- Là n'est pas le problème ! tonna le Mazoku qui n'était pas devenu tout rouge car Yuuri en mode Maou ne devient pas tout rouge. Tu n'affrontes même pas tes ennemis en face ! Tu ensorcelles des gens pour les soumettre à tes dessins pervers ! Tu as privé mes amis de leur volonté. Tu crois pouvoir t'en tirer ainsi ? Penses-tu que tes actions soient louables ? Être cruel qui piétinerait une jolie fleur comme un vers de terre… Je n'aime pas blesser les autres, mais tu ne me laisses pas le choix ! Tu dois mourir ! » Sur ce, les dragons d'eau se déchainèrent, le kanji de la justice se dessina dans le sol et … la femme se libéra.
Comme si de rien n'était, elle s'est mise à flotter dans les airs, un sourire aux lèvres. Le japonais tenta de l'emprisonner à nouveau dans ses dragons d'eau, mais ce sans succès. Mme Irma attendit qu'il se calme pour reprendre la parole : « Aller mon grand, t'inquiète pas, je ne te veux pas de mal, ni à toi ni à tes amis… Je voulais juste me distraire un peu, et comme c'est fait… maintenant je m'en vais ! Peut-être à une prochaine fois Maou ! » Sur ce elle disparu laissant un Yuuri pantois et épuisé, mais Conrad qui n'était pas loin alla s'occuper de lui. Le demi-Mazoku le porta en princesse et rentra ainsi au château accompagné des trois autres qui avaient repris leurs esprits. Une fois arrivés chez eux, Gwendal envoyé des gardes surveiller le cirque, pour appréhender la voyante et toute autre personne suspecte. Visiblement, les gens de la foire n'apprécient pas trop l'intrusion et ils plièrent bagage quelques jours plus tard et personne ne retrouva la vieille femme.
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C'était le soir au château, tout le monde avait fini de dîner et chacun vaquait à ses occupations. Günter et Wolfram étaient sortis de table ensemble et s'étaient retrouvés à discuter de l'aventure qu'ils avaient vécus durant la journée en errant dans les couloirs. Ils échangeaient leurs impressions et leurs inquiétudes tout en se réconfortant mutuellement. Le sort que leur avait lancé la sorcière pour qu'ils fassent demi-tour les avait un peu déstabilisés, ils n'avaient vraiment pas apprécié l'expérience. Ils n'avaient perdu le contrôle de leurs corps que pour quelques minutes mais si courte fut cette période, ça les avait marqués. Ils n'avaient rien pu faire… eux, de puissants Mazokus avaient été impuissants face à une vulgaire sorcière humaine. Ils plaignaient Dorcas qui avait subit le même sort qu'eux mais pour une durée bien plus longue. Et maintenant elle était partie. Ils n'avaient même pas réussi à l'appréhender. Même Yuuri en mode Maou n'avait rien pu faire. La vieille femme était libre et pouvait revenir semer la zizanie dans leur petit monde quand bon lui semblerait. Ça les inquiétait. Ils ignoraient si elle ne cherchait vraiment qu'à s'amuser ou si elle voulait du mal à leur roi démon. Pour l'instant elle était partie, mais il ne fallait pas baisser leurs gardes pour autant. Pourtant, c'était réconfortant d'être à deux…
La prison de coton dans laquelle leurs esprits avaient été enfermés avait vraiment été étouffante, asphyxiante… et d'un coup ils appréciaient encore plus leur cinq sens. Sur le chemin du retour, la nature les avait enivrés, le chant des oiseaux, le bourdonnement des abeilles avaient été une douce mélodie, tandis que le parfum des fleurs avait enchanté leurs narines. Ils ne se souvenaient pas de la dernière fois où ils avaient autant apprécié un repas que ce soir là, et les couleurs si vives et brillantes semblaient presque hypnotiques. A présent il ne leur restait plus qu'un seul sens à redécouvrir. Chaque millimètre carré de leur peau brulait d'envie de toucher quelque chose, de toucher quelqu'un, mais comme d'habitude, ils n'osaient pas.
Ils étaient si proches l'un de l'autre, leurs vêtement se frôlaient. Le visage de Günter n'était qu'à quelques centimètres de celui du blondinet, il pouvait voir toute la perfection de ce visage pâle encadré de cheveux d'argent. Etait-ce pour cette raison qu'il n'arrivait plus à se concentrer ? Qu'il ne comprenait plus ce que les mots que son bien aimé prononçait ? Ou était-ce peut-être parce que sa voix si mélodieuse l'hypnotisait ? Ou peut-être le parfum musqué de sa peau qui le rendait fou de désir ? Il ne savait plus… il ne savait plus rien… Il avait tout fait pour se contrôler jusque là, mais s'en était trop, la tentation était devenue trop forte pout y résister, il était trop las pour y résister. Ses doigts le brûlaient tant ils voulaient parcourir la peau d'albâtre du conseiller. Ses lèvres étaient en feu et n'aspiraient qu'à se retrouver sur la bouche de l'homme en face de lui. Il était recouvert de chair de poule tant son corps à lui désirait être touché. Combien de temps tiendrait-il encore ? Pas longtemps. Le Mazoku aux cheveux argentés le fixe intensément du regard, semblant attendre une réponse. Il n'en avait pas à donner, il ne savait pas de quoi il parlait… il fallait remplir le vide non ? Trop tard, il s'était déjà jeté sur lui, ses lèvres collées aux siennes dans un baiser passionné, ses bras se serrant autour de sa taille. Le baisé dura, dura, dura jusqu'à ce qu'il soit à bout de souffle. Le garçon chercha à se reprendre, à reprendre un peu le contrôle et demanda : « C'était quoi ta question ?
- Je ne sais plus, lâcha un Günter éberlué. » Mauvaise réponse, il ne pourrait plus l'arrêter cette fois-ci…
L'adolescent passa ses mains sous la chemise de l'autre et fut surpris. Sa peau était aussi douce et aussi froide que du marbre. Le contacte était agréable, il calmait presque le feu qui se propageait dans son corps à lui. Le conseiller quant à lui était d'abord resté figé, vraiment comme la statue d'un dieu antique, mais la chaleur du garçon lui avait donné vie et lui avait donné envie d'en avoir plus. Lui aussi passa ses mains sous les vêtements de Wolfram et enserra son torse maigre de jeune homme de ses bras fins. Sa tête s'abaissa pour aller cueillir les lèvres du garçon et leur baisé reprit. Le cœur du prince battait à tout rompre dans sa poitrine, non seulement, Günter était venu chercher le baisé, mais là, serré tout contre lui, il sentait quelque chose de dur dans son pantalon et l'adulte ne pouvait pas invoquer ses hormones d'adolescent pour sa défense…
Lorsque leurs deux températures se furent enfin accordées, le blondinet se permit d'aller plus loin. Ils ne pensaient plus à rien, ne réagissaient plus qu'à l'instinct, mais le Mazoku à la chevelure d'argent se tétanisa lorsque des mains aventureuses se glissèrent sur ses fesses. Il ne bougea pas plus lorsque ces mêmes mains se déplacèrent pour déboutonner sa braguette. Il ne broncha pas plus lorsque l'adolescent se saisit de son membre dressé pour le masser. Le blond détacha un instant ses lèvres de celles de l'élu de son cœur pour défaire sa propre braguette et demander le souffle cours : « Prends la mienne s'il te plaît ». Il ne réagit pas tout de suite, mais lentement son souffle devint cours, et le conseiller chercha à reprendre le baiser. Sa main se défigea et remonta le long de la cuisse du garçon avant de rejoindre l'endroit désiré. Ils se rapprochèrent encore plus, tentant de se fondre l'un dans l'autre sans pourtant y parvenir. Leurs membres se touchaient, leurs doigts étaient entremêlés, leur souffle était coupé au même rythme, mais ils étaient toujours encore deux êtres bien distincts.
Les secondes, les minutes s'égrainèrent, bien trop vite sans aucun doute jusqu'à ce qu'ils atteignent le sommet du plaisir. Wolfram avait le cœur qui battait à la chamade, il avait chaud, il était bien, mais il était tout sauf rassasié. Il se mit sur la pointe des pieds et déposa sa bouche sur la gorge de Günter qui avait pris une jolie teinte rosée. Il embrassa, lécha, suça et mordilla le petit bout de peau qui se trouvait sous ses lèvres mais il n'en avait toujours pas assez. Pourtant, sa raison commençait à lui revenir et il se rappela qu'ils se trouvaient dans un couloir et que n'importe qui aurait pu les surprendre. Il en voulait plus, mais ils ne devaient pas rester là… Le prince Mazoku attrapa son petit ami, qui s'était à nouveau tétanisé et dont le visage était à présent rouge de honte, par la manche et le traîna jusque dans sa chambre et le jeta dans son lit. Evidemment, la pièce n'était pas aussi grande que la chambre royale, mais son lit à baldaquin était suffisamment grand et le matelas de plumes bien moelleux et confortable. Il referma la porte derrière lui à clefs et s'empressa de rejoindre son bien aimé.
Le conseiller était toujours aussi rouge et il arborait une expression choquée, il n'en était que plus mignon. Le blondinet ne savait pas vraiment ce qui était à l'origine de son désir si ardent. Etait-ce son rêve ? Etait-ce le livre érotique qu'il avait « emprunté » à Yuuri ? Etait-ce simplement ses hormones d'adolescent ? Ou peut-être qu'il s'agissait de tous ces facteurs combinés ? Dans tous les cas, il n'avait pas vraiment à avoir honte parce qu'au fond, il aimait Günter de tout son cœur et celui-ci partageait ses sentiments. Il voulait vraiment ne faire plus qu'un avec lui et ce désir était incontrôlable, il s'était suffisamment retenu jusqu'à présent… Le jeune homme grimpa sur le lit, puis sur son compagnon qui le fixait d'un regard mi-interrogatif mi-effaré mais qui pourtant ne bougeait pas d'un pouce. Le prince Mazoku commença par aller l'embrasser, doucement, tout doucement puis, il retira sa veste d'un geste aisé. Il eut plus de mal à défaire la cape du conseiller mais c'était probablement du au fait que celui-ci refusait de l'aider. Lorsqu'il se fut débarrassé de ce bout de tissus, il déboutonna leurs deux chemises, ôtant la sienne. Il passa d'abord ses doigts sur le torse à nouveau froid de Von Christ, puis, il y déposa ses lèvres. Il était quelque peu maladroit du fait de son inexpérience, mais il prenait son temps et était le plus délicat possible. Günter était toujours encore paralysé. Est-ce qu'il était en train de le violer ? Non, son ainé ne résistait pas et ne faisait rien pour l'arrêter donc tout allait bien… Et puis… et puis ce n'allait pas être lui qui… Lorsqu'il lui déboutonna le pantalon pour le lui retirer, il vit bien que lui aussi était prêt pour un second round, ça ne pouvait donc pas être un viol…
Sa langue vint caresser l'érection du conseiller alors que ses mains s'occupaient de retirer son propre pantalon. Il était presque prêt. Bientôt ils n'allaient faire qu'un. Il fallait juste l'abandonner une poignée de secondes le temps d'attraper le flacon de lubrifiant qui se trouvait dans sa table de nuit (petit cadeau de sa mère après qu'il se soit fiancé à Yuuri). Non, ce n'était décidemment pas un viol, car même s'il refusait toujours de bouger, le Mazoku à la crinière d'argent poussa un grognement mécontent lorsqu'il fut délaissé. Il lâcha un soupir de soulagement lorsque le blondinet revint à la charge, le massant d'une main avec le liquide qu'il avait enfin récupéré. De son autre main, l'adolescent s'appliquait du produit sur la zone qui allait être pénétré. Il y allait doucement et faisait bien attention à ce qu'il y en ait partout. Ce serait sa première fois et il voulait l'apprécier, non pas souffrir le martyr.
Lorsqu'il fut enfin prêt, il retourna embrasser l'homme de sa vie avant de se positionner au dessus de lui. Lentement, il s'abaissa et son bien aimé, retrouvant sa voix un instant, souffla son prénom d'un air choqué. Le blondinet se pencha pour l'embrasser et lui murmura : « Chuuut, laisses-toi faire » avant de se remettre au travail. Ce n'était pas aussi aisé qu'il l'avait pensé, et au début, c'était assez inconfortable pour ne pas dire désagréable. A présent, le conseiller n'avait plus l'air aussi choqué, il y avait plus de tendresse et peut-être un peu de pitié sur son visage maintenant. Wolfram avait un peu honte, ça se voyait à ce point que ce qu'il était en train de faire ne lui procurait pas le plaisir escompté ? Mais ça finirait par aller. Ça allait déjà mieux, maintenant que Günter était entièrement en lui, la sensation de gène était moins importante. Il s'arrêta un instant, pour être un peu plus à l'aise. Il attrapa les mains de son bien aimé et les serra. Le contacte lui procura chaleur et force, et il eut le courage de se mettre à bouger. Doucement, il se levait et s'abaissait et, au fur et à mesure, la sensation d'inconfort de dissipa pour laisser place à quelque chose qu'il n'avait jamais senti auparavant. C'était très étrange, ça lui donnait des frissons et pourtant tout son bas ventre était en feu. C'était déstabilisant et plus ça durait, plus il avait du mal à bouger. Le Mazoku aux cheveux d'argent finit par sortir de sa torpeur, il posa ses mains sur les hanches du garçon pour l'arrêter et mit son propre bassin en mouvement. Wolfram se laissa faire. Il se laissa conquérir par son amant. Il se laissa envahir par les sensations de plus en plus intenses qu'il lui procurait. Il regardait ses yeux lavande sans pour autant voir quoi que ce soit. Il était heureux, il ne faisait plus qu'un avec l'homme qu'il aimait et bientôt, ils allaient partir ensemble pour le septième ciel. Un grand frisson le traversa puis il fut prit de spasmes avant qu'il n'éjecte enfin sa semence qui vint se coller à son torse. Il était tout engourdi, il ne tenait en place au sommet de Günter que parce que ses mains aux longs doigts fins le tenait là. Le conseiller aussi était parvenu à l'orgasme et était en train de se déverser à l'intérieur du garçon. Il avait un peu honte. Il n'aurait pas du se laisser faire… mais le prince Mazoku était si beau et il l'aimait tant qu'il n'avait pas su résister. Il coucha l'adolescent exténué à ses côtés. Il ôta sa chemise et l'utilisa pour nettoyer le corps du beau blond. Finalement, il remonta la couverture sur leur deux corps nus avant de le serrer dans ses bras pour enfin le rejoindre dans ses rêves.
Le lendemain matin, Wolfram se réveilla seul dans son lit. Son corps un peu douloureux lui prouva qu'il n'avait pas rêvé les événements qui s'étaient déroulés la veille au soir dans sa chambre et pourtant, son amant n'était plus là. Il l'avait abandonné… Il avait été trop pressé de passer à l'acte et maintenant Günter le trouvait impur, dépravé et l'avait fuit… Il avait tout gâché parce qu'il n'avait pas su contrôler ses hormones…
Ou peut-être qu'il se faisait des idées. Peut-être que le conseiller était seulement parti plus tôt pour qu'on ne les voit pas sortir de sa chambre ensemble. Pour ne pas qu'on soupçonne ce qui s'était passé entre eux…
Le blond avait beau se dire cela, il avait du mal à s'en convaincre. Enfin tout s'éclaircirait lorsqu'il le retrouverait au petit déjeuné…
Ou pas… Vu qu'aucun Mazoku aux cheveux argentés ne fit son apparition dans la salle à manger ce matin là. L'adolescent eut besoin de toutes ses forces pour se retenir de fondre en larmes. Günter ne voulait même plus le voir. Il était rejeté, complètement. Une boule s'était formé dans son ventre l'empêchant d'avaler quoi que ce soit alors il fit semblant de manger. Lorsqu'il put enfin sortir de table, il alla s'excuser au près de ses hommes. Il ne pouvait pas s'entraîner avec eux ce jour là. Il allait trop mal. Il retourna se coucher…
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Günter n'en revenait toujours pas de ce qu'ils avaient fait la nuit dernière. Il avait passé la journée dans sa chambre, prétextant être malade, pour réfléchir. A vrai dire, il était un peu malade… c'était sa conscience qui le torturait, lui causant des maux de ventre. Ils avaient été un peu hâtifs. Ils auraient du être un peu plus patients, faire ça un peu mieux… Mais c'était trop tard pour regretter, il avait réfléchi et pris une décision, maintenant il lui fallait un peu de courage pour aller l'annoncer. C'était déjà le soir, il devait se dépêcher avant qu'il ne soit l'heure du dîner.
Il arpenta les couloirs pendant quelques minutes pour rejoindre l'infirmerie où il chercha Gisela. Il l'entraîna dans un coin pour parler : « Je… Gisela… ma petite fille chérie. Je… il y a quelque chose que je dois te demander… C'est vrai, tu es ma fille, tu dois avoir ton mot à dire la dessus. Bon, c'est vrai que je t'ai adopté, mais pour moi c'est comme si tu partageais mon sang. Et c'est vrai aussi que tu es une adulte maintenant, mais tu resteras toujours ma petite fille…
- C'est bon père, je comprends, que cherchez vous à me dire ? s'impatienta la jeune femme.
- Je… je suis amoureux… comme tu es ma fille je pensais qu'il faut que je te le dise… Je veux te demander ta permission, avant de demander à qui que ce soit d'autre. Ça te concerne tout de même. Surtout que je souhaiterai me… me… me… MARIER ! finit-il par lâcher.
- Vous voulez épouser Wolfram ? s'étonna tout de même sa fille.
- Que… comment sais-tu de qui je suis entrain de parler ? s'affola le conseiller dont les joues étaient plus que rouges.
- J'avais déjà remarqué que vous étiez tombés amoureux l'un de l'autre, confia la Mazoku guérisseuse. Personne d'autre n'a du s'en rendre compte, mais étant votre fille, je m'inquiète pour vous alors j'ai vu comment vous vous êtes rapprochés tous les deux. Ça me fait vraiment plaisir que vous ayez trouvé l'amour, mais tout de même, il est plus jeune que moi d'une trentaine d'années tout de même.
- Je sais bien… soupira son père. Mais je l'aime tant… Je veux être à côté jusqu'à la fin des temps. Je ne trouverai jamais une autre personne qui fasse battre mon cœur ainsi. Il est le seul à pouvoir me comprendre ainsi et il y a au fond de lui un être vraiment touchant qui a su voler mon âme. Je voudrai pouvoir dire au monde à quel point je l'aime et je voudrai le faire légalement mien le plus tôt possible… C'est pour ça que je souhaite l'épouser. Il ne sera jamais une mère pour toi mais…
- Je n'ai pas besoin de mère, je suis une adulte à présent, lui fit-elle remarquer. Tu as fait beaucoup de sacrifices pour m'élever ainsi, ce serait égoïste de ma part de t'interdire de te marier. Ça va surprendre beaucoup de monde, mais tout ce que je veux, c'est que tu sois heureux. Si Wolfram peut t'apporter se bonheur, je soutiendrai votre union.
- Oh merci ! s'exclama Günter fou de joie. Merci ma petite fille chérie ! » Le conseiller prit la jeune femme dans ses bras et tourna en rond quelques instants avant de la reposer à terre et reprendre son calme.
Il lui proposa ensuite de se rendre à la salle à manger ensemble et elle accepta, pourtant elle avait encore quelque chose à lui demander : « Mais dites moi père, que s'est il passé hier entre vous ? C'est vrai, vous n'êtes pas venu au petit déjeuné ce matin et le pauvre Wolfram constatant votre absence était au bord des larmes ?
- Oh, je … c'est vrai ? bafouilla le Mazoku aux yeux couleur lavande. Je… c'était une rude journée hier… J'étais très fatigué et heu… peut-être que je manquais à Wolfram ? Enfin… je sais pas mais heu…
- Ne vous inquiétez pas père, le rassura-t-elle. Il ira mieux tout à l'heure… surtout si vous allez lui demander sa main… Il ne pourra que s'en réjouir !
- Merci encore, lui murmura-t-il. »
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La conversation avait duré plus de temps qu'il ne l'avait imaginé et ils finirent par arriver un peu en retard au dîner. Tout le mondé était déjà attablé, mais la place à côté de Wolfram était libre. Depuis que les fiançailles du blondinet avec Yuuri avaient été annulées, les places à table avaient souvent été modifiées, mais ces derniers temps la place à côté de Von Bielefeld était toujours réservée à Von Christ. Ce dernier alla donc s'installer, non sans remarquer l'air boudeur que son amant affichait. Il fut pris de culpabilité et se dit qu'il n'aurait pas du le quitter avant que l'adolescent ne se réveille se matin là. Pourtant ça avait été trop difficile de rester. Il éprouvait trop de remords pour ses actions de la nuit passée, il n'aurait pas pu faire comme si de rien n'était et avait décidé de partir. Il avait un peu paniqué, mais il était plus calme maintenant. Il était plus sur de lui depuis qu'il avait parlé à sa fille.
Ils mangèrent en silence, il avait tout de même un peu le trac et le blondinet continuait à bouder. Il était mignon. Il avait presque envie de lui prendre la main, mais… ça pouvait attendre encore un peu. Il ferait son annonce au dessert. Le temps passa lentement, à côté de lui, son petit ami n'avait pas d'appétit, lui non plus d'ailleurs et ils mirent longtemps à vider leur assiette pourtant presque vide. En bout de table, Yuuri était à nouveau trop occupé à discuter avec son chéri pour manger. Les filles aussi papotaient. Bref, l'attente du dessert semblait anormalement longue au Mazoku à la chevelure d'argent qui sentait le stress monter en lui. Son cœur battait à une allure bien trop rapide et il sentait que ses joues étaient en feu. Heureusement, personne ne lui prêtait aucune attention.
Le moment tant attendu arriva enfin, on leur avait servi un magnifique gâteau en dessert et tout le monde s'apprêtait à le manger lorsque Günter se leva. Ils levèrent tous la tête pour voir d'où provenait le grincement de chaise. En effet le conseiller fut pris de maladresse et faillit renverser sa chaise lorsqu'il s'était mis debout. Il était tout rouge, il le savait, pas besoin de miroir pour confirmer. Il avait aussi les mains tremblantes et la voix éraillée. Lorsqu'il ouvrit la bouche, c'était pour bégayer : « Je… hé hé ! Hum, je, j'aurai quelque chose à faire. Enfin quelque chose à vous annoncer. Heu… oui, hum… » A côté de lui Wolfram le regardait d'un air paniqué, tandis que les autres étaient seulement intrigués. « Hé hé… voila. En fait, hum… » Il ne trouvait pas les mots. Il savait qu'il ne les trouverait pas, il devait simplement passer à l'action… Il gifla donc le blond dont l'air paniqué laissa la place à un air ahuri. Ils étaient tous ahuris ou presque. Gisela était déjà au courant et Yuuri arborait un air triomphant et donnait de petits coups de coudes à son fiancé tout en soufflant des : « Je te l'avais dit ! Je te l'avais bien dit ! ». En revanche, Gwendal ne s'y attendait pas du tout. L'ainé des fils de l'ex Maou avait fait tomber la fourchette avec laquelle il avait commencé à manger son gâteau et son visage était devenu tout vert, comme son uniforme. Enfin c'est pas comme si Günter ou qui que ce soit d'autre l'ait remarqué, tout le monde était bien trop choqué par la révélation qui venait d'être faite. Von Christ reprit la parole : « Je… je souhaite me fiancer à Wolfram Von Bielefeld… Je… nous sommes récemment… tombé amoureux et… c'est l'homme de ma vie. Je veux l'épouser.
- Super ! s'exclama le Maou. Je pensais aussi épouser Conrad au plus tôt, on devrait faire une double cérémonie ! Disons… dans un mois. Le temps que cette histoire de sorcière se tasse. » A partir de ce moment, ce fut l'effervescence. L'information devait avoir atteint le cerveau de la mère du blond car elle se leva et vint le serrer dans les bras. Tout les autres se levèrent et se mirent à discuter entre eux, ne parvenant toujours pas à croire à ce qu'ils venaient d'entendre. Seul Gwendal restait muet, d'ailleurs il partit s'isoler dès qu'il en eut l'occasion.
La nuit était bien avancée lorsque les nouveaux fiancés purent enfin se retrouver seuls, mais Günter voulait attendre, il avait encore à parler à son amant en privé. Pourtant ce ne fut pas lui qui prit la parole en premier : « Pourquoi t'as fait ça ?
- Je… je t'aime. Je veux passer ma vie avec toi, expliqua-t-il. Tu m'aimes aussi non ? Il n'y a pas à hésiter ou bien ?
- Pourquoi t'étais plus là ce matin ? demanda l'adolescent en s'accrochant à la cape de son fiancé pour se mettre à pleurer sur son torse.
- Je… j'ai paniqué, avoua-t-il tout en serrant le garçon contre lui.
- Si t'as fait ça tout à l'heure, c'est parce que tu penses qu'il faut que tu prennes tes responsabilités, c'est bien ça, non ? l'accusa le jeune homme entre deux sanglots.
- Je suis un adulte, je me dois d'être responsable, se défendit le Mazoku à la crinière d'argent avant de déposer un baiser sur sa tête. Mais je ne t'aurai pas demandé en mariage si je ne pensais pas que tu étais l'homme de ma vie. Jamais personne n'arrivera à faire battre mon cœur comme tu sais le faire. Je t'aime. Ne me dit pas que tu veux annuler ces fiançailles, par pitié.
- Non, on se mariera. Moi aussi je t'aime et je ne pense pas trouver quelqu'un que j'aimerai plus que toi. Je serai le plus heureux des hommes lorsqu'on sera mariés. Non, je suis déjà le plus heureux des hommes, parce que tu partages mes sentiments…
- Wolfram…
- Günter… » Et leur conversation se termina par un baisé langoureux dans le recoin d'un couloir.
N.d.A :
Ben ... que dire mis à part +
J'espère que vous avez apprécié ma fic...
