J'ai vu…
Voilà la suite, et en plus je ne suis pas en retard! Enfin je comptais quand même poster plus tôt mais je suis quand même dans les temps.
Bref pour la première fois je crois que je n'ai pas grand chose à dire. Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des reviews, normalement j'ai répondu à tous. Bonne lecture.
Chapitre 10 (2ème partie)
Heero monta les escaliers de l'immeuble. Une fois arrivé au neuvième, il pénétra dans l'appartement du fond. Il passa une porte, et se retrouva dans un autre appartement, lui-même dans un second immeuble. Tranquillement, il ressortit dans celui-ci et descendit jusque chez Trowa. Il fallait qu'il lui parle, et mieux valait arriver tôt pour être sûr de le voir.
Trois hommes dans des voitures, deux à l'arrêt de bus, deux autres feuilletant des journaux devant une librairie, plus quelques passants dans la rue. Tous fixaient discrètement l'entrée de l'immeuble où Barton résidait, attendant une quelconque sortie de sa part. Depuis une semaine qu'ils surveillaient l'endroit, ils ne l'avaient jamais vu sortir. Par contre il y était entré tous les jours, parfois même plusieurs fois par jour. Il y avait une incohérence quelque part, non ?
Aujourd'hui ne fit pas exception à la règle, Barton revint vers 18h, accompagné de ses deux gorilles. Comme depuis trois jours, il adressa un signe de tête en guise de bonjour aux agents des différentes factions chargés de surveiller ses déplacements. De guerre lasse, certains allèrent jusqu'à lui rendre son salut. Les autres pouvaient au moins dire en rentrant qu'ils n'étaient pas sûrs d'être identifiés, et pouvaient conserver leurs illusions. Car ces hommes avaient beau être différents tous les jours, ils étaient toujours repérés avant même d'avoir fait la moindre chose.
Quelques minutes plus tard, les deux gardes du corps redescendirent, signe que leur chef s'était enfermé dans son appartement. Barton rentra une nouvelle fois chez lui vers trois heures, dans la nuit, sans pour autant être ressorti.
Trowa ne fut pas surpris de trouver Heero lisant un magazine chez lui. Celui-ci lui avait envoyé un message pour le lui dire, c'est d'ailleurs pour ça qu'il rentrait assez tôt ce soir, et qu'il ressortirait plus tard. Heero, malgré le tout nouveau prestige dont il jouissait au restaurant, ne pouvait pas non plus se permettre d'arriver trop en retard. Et puis, le châtain n'avait pas pu se retenir de voir son ami le plus tôt possible. Pas après avoir reçu ça.
Heero se leva à l'approche de son ami. Ils s'étreignirent. Brièvement certes, mais aucun d'eux n'était connu pour sa sociabilité, et cette étreinte voulait déjà dire beaucoup.
Ils s'assirent l'un en face de l'autre dans la cuisine, et se fixèrent quelques secondes. Heero esquissa un sourire et fit un petit mouvement de tête, en signe d'acquiescement. Trowa hocha la tête d'un air entendu en réponse. Puis il demanda :
- Et ?
- Encore une fois. Pour être sûr. Mais encore différemment. Je m'en occupe.
Trowa se contenta de fixer encore Heero dans les yeux, lui transmettant ainsi son accord et son soutien. Le moins qu'on pouvait dire est que Trowa Barton, alors qu'il était avec quelqu'un en qui il avait vraiment confiance, ne craignait pas les micros.
Là, maintenant, tout de suite, quelqu'un qui aurait écouté leur « conversation » n'aurait jamais pu comprendre que le Japonais venait de dire à son interlocuteur que le plan de la veille avait marché, et que les choses évoluaient favorablement. Pas plus qu'il n'aurait pu comprendre que d'ici quelques jours, Lowe Jr. fixerait un troisième et probablement dernier rendez-vous, différent des deux précédents. Histoire de toujours rester imprévisible.
Le méché leva un sourcil interrogatif quand il se rendit compte que son ami avait encore quelque chose à dire.
- Interpol compte faire parler un gars de Howard.
- Haut placé ?
- Moyen. Pas assez pour être au courant. Dis moi juste s'ils t'en parlent.
Le chef de la ville regarda le brun, d'une façon qui voulait dire tout le monde n'est pas comme toi. Car si pour Heero le type de Howard ne devait pas être au courant parce que le brun était très prudent, et n'aurait jamais laissé passer ça, cela ne signifiait pas que Howard était comme lui. Il y avait une possibilité que cette affaire présente un certain danger. Et le pire dans tout ça c'est qu'ils ne pouvaient rien faire, tant que le danger n'était pas arrivé en ville. Trowa avait beau avoir des « employés » un peu partout dans le monde, cette affaire était bien trop délicate pour leur être confiée. Tout devait rester absolument entre eux.
Tant pis. Après tout, ils connaissaient déjà ce risque avant de s'engager là-dedans. Ils apprendraient à faire avec.
- Bon, passons aux choses sérieuses maintenant, déclara Trowa.
Le brun lui adressa un regard interrogateur, ne comprenant pas où il voulait en venir.
- C'est quoi ça ? lui demanda l'autre avec un sourire sadique.
Et Heero vit apparaître devant lui un portable, où peu à peu on voyait sur l'écran un film se dérouler. Un film dans lequel Heero faisait du pied à un Duo hébété. Le brun se prit la tête dans les mains.
Wufei et Sally semblaient pris dans une discussion passionnée et passionnante, depuis une bonne demie heure, lorsqu'ils décidèrent enfin d'en faire profiter leurs collègues.
- Maxwell, ramène ton cul !
- Fei, goujat ! Je savais bien qu'il n'y avait que mon corps qui t'attirait chez moi !
- Maxwell ! C'est WUFEI ! Et au cas où tu n'as pas remarqué ça fait cinq minutes qu'on t'appelle !
- Il faut savoir se faire désirer !
Le natté traîna sa chaise de façon à prendre place dans le cercle formé par ses collègues.
- Alors Fei, que se passe-t-il ? Tu es enfin décidé à annoncer notre relation ?
- Quoi Duo tu me trompes ?
- Pardon Zechs. Pardon. Mais je ne peux pas vivre sans lui !
- MAXWELL ! Soit sûr que ce n'est pas réciproque ! On peut peut-être commencer ?
Wufei abandonna l'affaire quand il vit que Duo et Zechs étaient encore en train de se lancer des regards larmoyants. Au moins Sally et lui avaient l'attention de Quatre, et il ne doutait pas qu'après tout les deux autres allaient être très attentifs. Mais ça lui faisait tellement de bien de passer ses nerfs sur l'Américain !
- Bon, Sally et moi étions en train de discuter de la question que tu as posée Quatre en arrivant ici. Pourquoi Lowe Jr. a-t-il envoyé ce mail à J ?
- En apparence, pour lui dire qu'il ne lui vendrait pas epsilon, répondit Zechs en haussant les épaules.
- Pourquoi seulement en apparence ?
- Parce que si son but était vraiment de ne pas vendre epsilon, il n'aurait pas répondu et personne n'aurait réussi à le localiser. Donc il serait resté bien tranquille sans avoir la moitié des criminels et des services secrets de la planète qui lui courent après.
- Donc ça nous ramène à la question de départ. Pourquoi a-t-il répondu à J ?
- Pour le fric, avança Duo. Après tout comme ça il attire tous les acheteurs potentiels et fait monter les enchères.
- Ça paraît assez évident, continua Wufei. Pourtant il a eu des années pour essayer de vendre epsilon et faire monter les enchères sans avoir tout le monde à dos. En plus ses transactions se seraient beaucoup mieux passées puisque depuis le début, aucun contact n'a vraiment été mis en place.
- Peut-être qu'il a finalement décidé de vendre epsilon dès qu'il a vu le message de J et qu'il s'est dit qu'il pourrait en récupérer un sacré paquet.
- Justement, reprit Sally, s'il s'était décidé à la suite du message, il aurait probablement pris le temps de la réflexion. Après tout pour avoir la réputation qu'il a, il doit être très intelligent et ne pas réagir sur un coup de tête. Or là il a réagi en quelques heures. Et puis si c'est réellement à la suite de ça qu'il a décidé de vendre epsilon, il devait se douter que répondre alors que J ne cachait pas qu'il le recherchait lui compliquerait la vie. Ce qui nous ramène encore une fois au point de départ. Pourquoi a-t-il répondu ?
- De plus, ajouta Wufei, quand on regarde, les deux rendez-vous qu'il a fixés ont été des échecs complets. En fait disons que c'était de gros bordels. Et quand on y réfléchit, on se dit que quelqu'un d'aussi entraîné et habitué à ce milieu que lui ne commet pas l'erreur de manquer autant de discrétion, de même que toutes le organisations qui sont ici. Ce qui me fait dire que ces erreurs sont voulues.
- Mais Wu… Enfin c'est insensé ! Quelles raisons aurait-il de faire ça ? C'est de la connerie !
Le Chinois était tellement absorbé par cette réflexion, qu'il poursuivait pour la énième fois, qu'il ne releva même pas le surnom que l'Américain venait inconsciemment cette fois de lui attribuer.
- Et bien, soit il poursuit des objectifs qui m'échappent totalement, soit il joue.
- Il joue ? demanda Zechs, étonné.
- Oui, c'est une possibilité, continua Sally. Vu la possible éducation que son père lui a donnée, il se peut que tester ses capacités soit une sorte… d'habitude. Il se peut qu'il se soit juste servi de nous comme d'un moyen de s'entraîner, de se maintenir à niveau. D'après le peu de témoignages que l'on a, son père l'a toujours fait baigner dans le milieu des tueurs à gage, des mercenaires, des espions… Dans certains cas ça peut être une seconde nature. Et plus de cinq ans en reniant une partie de soi, c'est dur à supporter. Donc il pourrait très bien avoir saisi l'occasion pour jouer un peu avec nous, et ainsi redevenir lui-même.
- Attends, attends… Tu veux dire que ce type est un tueur surentraîné avant d'avoir une identité propre, d'être un garçon ou quoi que ce soit d'autre…
- Et bien oui, c'est une possibilité, et pour le moment c'est ce qui semble le plus probable.
- Intéressant, commenta une voix qu'ils commençaient à bien connaître.
Treize respira l'air froid du début de soirée à New York. Après ces quelques heures d'avion, ça lui faisait du bien. Il prit la navette qui le mena à l'aéroport et attendit quelques minutes que ses deux employés récupèrent ses valises.
Il se rendit ensuite à l'endroit où il pourrait prendre un taxi. Il en héla deux (il aimait voyager léger) pour qu'ils l'emmènent, lui et ses bagages, jusque dans un de ses hôtels. On lui avait dit que le fils Winner avait été manger au Magnifique. Il espérait que de voir son rival descendre dans l'hôtel d'en face le ferait chier.
- Tiens, Elina Noin, remarqua Duo, blasé.
- Elle-même, pour vous servir. Je venais juste voir comment si vous aviez appris des choses hier puisque, apparemment, vous avez réussi à rester à la hauteur du supposé Lowe Jr. un certain temps.
- Eh bien, répondit Quatre le plus sérieusement du monde, la regardant droit dans les yeux, il semble que nous soyons victime depuis le début d'un vaste canular. Lowe Jr. serait en réalité, d'après ses propres dires, James Bond. Or James Bond appartient aux services secrets. Comme c'est également notre cas, il semble que tout cela résulte d'une mauvaise coordination entre les différents pays. Donc epsilon n'existe pas mais silence, peut-être James, ce très estimé collègue, a-t-il besoin d'une couverture et il serait malheureux de le compromettre.
- Ce raisonnement est tellement judicieux que j'ai du mal à le suivre ! Ne pensez-vous pas plutôt que James Bond soit là pour s'entraîner pour le tournage de son prochain film, et tout ceci incognito.
- C'est très possible. Vous êtes douée pour les raisonnements !
- Trêve de compliments vous allez me faire rougir !
- Peut-être qu'au moins la timidité vous étoufferait et que vous arrêteriez de sortir autant de conneries, lâcha Duo, faussement agacé.
- Oh non, je ne m'arrête pas pour si peu, répondit la jeune fille, un sourire moqueur aux lèvres. Donc vous pensez que Lowe Jr. vit tout ça comme un simple jeu ?
- C'est une possibilité, avança prudemment Wufei. Au sujet des recherches, nous avons décidé d'opérer différemment. Nous allons chercher dans le passé de Lowe Jr. pour essayer de le comprendre et de le trouver.
Elina hocha la tête, retenant un soupir de soulagement. Enfin les recherches prenaient la bonne orientation. Heero devait probablement déjà être au courant, mais elle le lui dirait quand même.
- Je crois que nous n'avons pas autre chose à vous communiquer. Ah si, il semble que nous fassions quelques minces progrès au sujet de Howard.
Elle hocha de nouveau la tête, neutre en apparence, mais en ébullition intérieurement. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas vu le vieil homme. Malgré tout, elle l'aimait. Mais il y a quand même des limites.Papi, si tu ne sais pas tenir ta langue, je t'assassine, je t'étrangle, je t'éviscère… Elle fut interrompue dans ses pensées tout à fait charmantes :
- Et vous, rien à signaler ?
- Non, j'ai juste un message de la part de Trowa pour Zechs.
Celui-ci lui adressa un regard interrogatif.
- Beau blond, on remet ça quand tu veux, et elle adressa un clin d'œil à un Zechs rouge de honte.
Duo lui était explosé de rire devant les mines estomaquées de leurs collègues.
- Au fait Duo, j'espère que le rendez-vous avec mon collègue hier s'est bien passé. Je vais travailler maintenant, je lui demanderai un compte-rendu.
Et ce fut au tour de Duo de virer au cramoisi.
Duo rentra chez lui avec soulagement. Il avait passé le peu de temps qu'il lui restait à travailler à éviter les questions sur son rendez-vous de la veille, une fois que les autres eurent réglé le cas de Zechs.
Il s'affala dans son canapé. Heureusement qu'il était enfin en week-end et qu'il n'était pas de garde. Il fut interrompu dans sa bienheureuse flemmardise par la sonnette de la porte d'entrée. Avec un soupir, il se leva pour aller ouvrir pour se retrouver devant un homme qu'il ne connaissait absolument pas.
- Vous me devez quarante-sept euros, lança-t-il sans détour.
- Pardon ?
- Hier soir quand je vous ai ramené, vous n'étiez pas en état de me payer alors je repasse. Et vous avez intérêt à me donner un généreux pour boire sachant que je vous ai ramené dans votre appartement !
Trop choqué pour réagir et se souvenant vaguement maintenant du chauffeur de taxi, Duo alla chercher l'argent. Mais si je me souviens à peine de ça, qu'est-ce que j'ai fait devant Heero ? se demanda-t-il paniqué.
Voilà, je trouve cette fin de chapitre mieux que la première partie et j'espère que vous aussi. Rassurez-vous dans le prochain chapitre Duo et Heero se revoient enfin, même si ce n'est pas encore ça!
Sinon je ne sais pas quand je vais poster à nouveau, j'ai pas mal de boulot et un emploi du temps pas vraiment chargé mais plutôt étrange (personne ne comprend ce que je veux dire mais le fait est là). Mais j'essaierai de le faire avant décembre normalement. Bon week-end à tous!
N'oubliez pas de me faire la charité d'une petite review an cliquant sur le petit bouton go en dessous (je précise où c'est parce que j'ai mis trois semaines à trouver quand je suis arrivée, et c'est encore Catirella qui avait indiqué ça! je mets "encore" car elle m'a gentiment déjà dit plusieurs choses sur le fonctionnement de ffnet, consciemment ou non, et récemment quelque chose qui m'empêchera de passer pour une débile devant d'autres... Merci beaucoup!)
