LA DECLARATION DE GUERRE


Avertissement : J.K. Rowling est une déesse et tous les personnages lui appartiennent. L'auteur de cette fanfiction est Jeconais, que nous remercions de nous avoir accordé les droits de publication en français.

Equipe de traduction : Alana Chantelune, Alixe, Ann de Montréal, Beru ou Bloub, Eva, Fenice, Fidjii, Gabrielle-trompe-la-mort, m4r13, Popoyo2706, Steamboat Willie, Ttazz, Vert.

NOTE :Excusez moi, je crois que je suis un peu en retard dans les réponses à reviews. Mais je vous assure que j'ai lu tous vos mots, enfin ceux qui apparaissent dans la page des reviews, car les messages ne sont plus distribués depuis quelques jours par ffnet.


Chapitre 7 - Le brave Abe (Partie 2/2)

Chapitre 7 : Le brave Abe (partie 2/2)


De : Baillant

A : Mon vieux

Objet : La nuit dernière

C'était magnifique ! Je ne parle pas de la blague elle-même, mais de sa mise en scène. Il n'a pas hésité à la faire au grand jour - ce qui donne un résultat aux antipodes de ce qu'on a pu faire. Je ne dis pas que ça rend la blague meilleure, juste qu'on ne jouait pas dans la même cour.

Un Patmol heureux

--

Bâillement de chien


De : Sidéré

A : Le dernier à se lever

Objet : Re: La nuit dernière

C'est à cette heure-là que tu te lèves ? La journée est presque finie, qu'est-ce que tu as bien pu faire la nuit dernière ?

Et oui, c'était vraiment trop bon. J'ai été très impressionné par leurs capacités vocales.

Je crois que la grosse différence entre nous c'est que Harry n'a pas à se cacher des professeurs - Rogue l'a même aidé la nuit dernière.

Remus


De : J'aime mon remède contre la gueule de bois

A : J'ai un balai dans le c

Objet : Re: Re: La nuit dernière

Et bien, après que Harry nous ait renvoyés à la maison, on a été dans un club à Londres, on s'est bourré la gueule, on est rentré en taxi moldu, avant de, hem... Je suis sûr que je n'ai pas besoin de te faire un dessin.

Mais qu'est ce que fait Harry avec ce tocard ? Il ferait bien de rester à l'écart de Servilo.

S.


De : celui qui a gagné sa journée

A : Celui qui a perdu sa journée

Objet : Rogue

Sirius,

Tu ne penses pas qu'il est temps que tu arrêtes cette guéguerre ridicule ? Ça dure depuis plus de vingt ans. Tu es maintenant un adulte responsable et tu n'es plus un ado, même si tu persistes à agir comme tel.

Tu es maintenant responsable de ton filleul, de ta petite amie et tu es une personnalité importante de l'Ordre.

Remus


De : Je suis Sirius

A : Papa

Objet : Re: Rogue

Comme mon nom l'indique, je prends mes responsabilités très au Sirieux.

Concernant Rogue, ce mec est une lopette avec l'ego d'un ballon gonflable. Il méritait tout ce qu'on lui a fait.

Patmol

--

Ouaf ouaf


De : Le Maraudeur non-animagus

A : Cornedrue Jr

Objet : Fwd: Mail de Sirius

Harry, il va falloir faire quelque chose à propos de Sirius. Malgré nos avertissements répétés, il continue à mettre dans ses Mmails :

Comme mon nom l'indique, je prends mes responsabilités très au Sirieux..

Remus

PS : James aurait été si fier de la blague que tu as faite hier soir !


De : Ton parrain qui t'aimera toujours

A : Le roi de la Blague

Objet : Rogue

Harry, félicitations pour ta superbe blague d'hier soir. Tu as rendu ton vieux parrain très fier.

Mais il faudrait que tu fasses plus attention à tes fréquentations – et particulièrement quand il s'agit de ce crétin de Rogue– On ne peut pas avoir confiance en ce gars.

Patmol, très fier

--

Ouaf ouaf


De : Harry

A : Parrain qui ne voit pas plus loin que le bout de sa truffe

Objet : Re: Rogue

Je suis occupé pour le moment, mais j'essayerai de venir te voir demain après les cours. Débrouille-toi pour être là.

H


De : Quelque peu irrité

A : Loupiot adulte

Objet : Re: Fwd: Mail de Sirius

Lunard,

Tu as raison ; il faut que nous fassions quelque chose.

Quand j'étais plus jeune, j'avais de temps en temps la permission de regarder la télé. Je me souviens d'une chose qui serait parfaite pour Sirius. Il faut que j'en parle à quelques personnes pour qu'elles me fournissent le matériel dont j'ai besoin.

Harry.


De : Patmol légèrement troublé

A : Le loup omniscient

Objet : Hum

Je viens d'envoyer un Mmail à Harry à propos de la confiance qu'il accorde à Rogue et j'ai reçu ça en retour…

Je suis occupé pour le moment, mais j'essayerai de venir te voir demain après les cours. Débrouille-toi pour être là.

C'est mon imagination ou cela ressemble à une menace ?

Siri


De : Le loup omniscient

A : L'idiot

Objet : Re: Hum

Si cela ressemble à une menace ? Mais C'EST une menace !

Vu que mes tentatives pour t'éduquer ont foiré, j'ai l'impression que Harry va s'en charger et je crains qu'il soit bien plus direct que moi.

Si j'étais toi, j'aurais peur. Très peur.

Remus


Harry et Ginny se dirigeaient vers Les Trois Balais. Ils s'étaient arrêtés dans la salle commune des Gryffondors pour se changer, avant de faire comme s'ils partaient à la recherche d'un coin tranquille pour s'embrasser. Le petit sourire de Ron prouvait que leur prestation était convaincante. Pour tout le monde mais pas pour Hermione, qui leur avait jeté un regard scrutateur. Harry lui avait rendu son regard lui promettant silencieusement une explication ultérieure.

C'était une soirée plaisante, comme seules les soirées d'automne peuvent l'être. Ni trop chaude, ni trop froide, parfaite pour se promener en ville au crépuscule. Ils croisèrent quelques autres passants, qui vaquaient à leurs occupations habituelles.

- Regarde ça, murmura Harry, s'arrêtant à l'extrémité d'une des rues.

- Que je regarde quoi ? lui demanda Ginny en murmurant pour ne pas troubler l'ambiance qui les environnait.

- La ville. Regarde à quel point tout est paisible, comment les gens agissent. Regarde cette tranquillité.

Ginny regarda, l'effleurant un peu, dans l'espoir qu'il comprendrait le message. Ce qu'il fit, et une seconde plus tard, elle se blottissait dans ses bras.

- C'est pour cela, Gin. C'est pour cela que nous nous battons.

Ses mots passèrent dans ses cheveux avant d'atteindre son oreille.

- Ces gens, cette vie, c'est pour ça que nous faisons tout ce que nous pouvons pour arrêter Voldemort. C'est cela la normalité : des gens qui ont un futur et qui vivent en paix. C'est ce que nous voulons pour nous, pour notre famille, pour nos amis, pour tout le monde. Un endroit sûr où vivre, travailler, élever des enfants. C'est ce que je dois apporter à tout le monde.

Ginny sentit une larme couler sur sa joue, alors que son petit ami lui ouvrait son cœur. Elle savait que des gens lui enviaient sa popularité, son pouvoir et sa richesse. Aucun d'eux ne connaissait le prix à payer en contrepartie, et la détermination nécessaire pour être Harry Potter. Ils ne pouvaient pas savoir ce qui le faisait aller de l'avant, ce qui le poussait à suivre ce chemin-là. Elle se jura, du plus profond de son cœur, qu'elle serait là à chaque étape, l'encourageant, l'aidant à porter le fardeau démesuré qui était le sien.

Ils se tinrent dans le silence pendant quelques minutes, laissant le soleil découper leurs silhouettes.

- Allez viens, dit finalement Harry. Je meurs de curiosité.

Ginny rit doucement, alors que Harry Potter disparaissait encore, remplacé une fois de plus par son Harry.

Elle lui prit la main et glissa joyeusement à ses côtés, balançant leurs mains, profitant de son doux rire. Elle savait qu'elle agissait comme une enfant, mais elle savait aussi que c'était exactement ce dont il avait besoin à ce moment. Elle s'améliorait dans le décryptage de ses émotions et dans sa capacité à le comprendre. Cette pensée lui réchauffait le cœur : elle le connaissait mieux que quiconque.


Les trois Balais était bondé de gens profitant de la dernière soirée du week-end. Les conversations ronronnaient dans l'atmosphère enfumée, alors que de vieux sorciers fumaient des mélanges variés, expliquant à qui voulait l'entendre ce qui n'allait pas dans le monde magique actuel.

Des jeunes sorciers et sorcières étaient regroupés autour de tables, buvant de la Bièraubeurre et du Whisky Pur Feu, essayant désespérément d'oublier qu'ils devraient aller travailler le lendemain matin. Harry et Ginny entrèrent ensemble, main dans la main, et se dirigèrent vers un coin de la salle. Ils furent plus ou moins ignorés, parce que personne ne s'attendait à les voir là. On ne voit habituellement pas d'écoliers dans un pub, un dimanche soir.

- Regarde qui voilà, annonça Fred, suffisamment bas pour ne pas attirer l'attention. C'est notre sublime soeur et son petit ami.

- Effectivement, acquiesça George. Ne sont-ils pas mignons tous les deux ?

- Tout à fait ! Ils feraient bien de s'assoir, par contre, vu l'attention qu'ils pourraient susciter.

Les adolescents en question rirent et s'assirent. Harry fit distraitement un mouvement de baguette, créant un sort de silence autour d'eux, leur permettant de parler en toute sécurité.

- Alors, dit Harry profitant du silence qui les environnait, que pouvons-nous faire pour vous ?

Fred et George échangèrent un regard puis adoptèrent une expression inhabituellement sérieuse.

- Nous voulions nous excuser auprès de vous deux pour la stupide manière dont nous nous sommes comportés.

- Vu la façon dont tu avais réagi à notre blague, nous avions considéré que tu avais fait tes preuves. Malheureusement nos frères n'ont pas vu les choses ainsi.

- Dans d'autres circonstances, nous serions restés du côté de nos frères à la vie à la mort – la loyauté familiale est très importante pour nous. Mais vous deux, vous faites aussi partie de la famille. Nous t'aimons beaucoup, Harry, et nous te faisons confiance. Et puis nous pensons que notre soeur est assez grande pour s'occuper d'elle même.

- Surtout après ce qu'elle a fait à Malefoy Junior.

Les jumeaux alternaient leurs réponses, suivant facilement le fil des pensées de l'autre.

- Mais maintenant, après ce que tu as fait la nuit dernière, ils ont tous subitement changé d'avis.

Fred et George s'arrêtèrent brutalement de parler. Ils observèrent attentivement Harry.

- Tu le savais, dit George, complètement dépassé. Tu l'as fait exprès, n'est-ce pas ?

Harry rougit légèrement et tenta d'avoir l'air innocent.

- Fait quoi ? demanda Ginny, perplexe.

- Demande à ton petit ami, gloussa Fred.

- Harry ?

Harry lui saisit doucement la main.

- Et bien, il se pourrait que j'aie renvoyé les garçons chez eux avec leurs costumes, après avoir vu comment les filles les mataient. Et il est possible que j'aie renvoyé les filles chez leur partenaire respectif.

- Est-ce que tu es en train de me dire que tu as organisé une nuit de folie pour mes frères ? C'est ça que tu as fait hier soir ?

Harry hocha la tête.

Ginny resta abasourdie un instant, tentant d'ordonner ses pensées. Elle se tourna alors vers Harry.

- Tu as fait ça pour qu'ils changent d'avis ?

Elle n'attendit pas de réponse à sa question rhétorique et continua.

- C'est très Serpentard, dit-elle avec admiration. Mais, ajouta-t-elle en donnant à sa voix une inflexion dramatique, pourquoi eux et pas moi ?

Le visage de Harry prit soudainement une expression effrayée et inquiète, pendant que Fred et George échangeaient un sourire.

Ginny resta impénétrable quelques instants, avant de se pencher et d'embrasser doucement Harry.

- Je t'aime, lui murmura-t-elle sur les lèvres. Mais il va falloir que tu te rattrapes.

Un sourire apparut sur le visage de Harry, lui redonnant un aspect juvénile.

- J'adorerais.

Madame Rosmerta les interrompit en leur apportant quatre chopes de Bièraubeurre, avec une délicatesse témoignant de ses longues années d'expérience derrière un comptoir.

- Tu sais, dit Fred, en buvant, quand on était plus jeune, la Bièraubeurre était la plus merveilleuse des boissons. Malgré le fait qu'elle ne contienne pas d'alcool, nous l'adorions. La première fois que nous en avons bue, nous avons fait semblant d'être saouls le reste de la journée.

- Ouais, continua George. Tant de bonnes blagues… Le bon vieux temps… Mais maintenant, on s'en lasse un peu. On a l'impression qu'il n'y a que ça à boire, avec le whisky Pur Feu et le jus de citrouille.

- Vous savez que les moldus ont des centaines de boissons différentes ?

Harry acquiesça, ayant grandi dans le monde moldu.

- Et bien on ne le savait pas, mais maintenant on le sait. On aimerait lancer quelque chose de nouveau, on est sûr que cela nous rapporterait une fortune. On a jeté un coup d'oeil sur le sujet et il semblerait que la licence de brevet de la Bièraubeurre a expiré il y a quelques années. Elle avait été reconduite plusieurs fois, mais son titulaire a dû se dire que ce n'était pas important ou a oublié de le faire. D'après ce qu'on a pu découvrir, le pot de vin que Fudge demandait pour changer la loi - et proroger les licences - était trop élevé alors le projet a été abandonné.

Harry cligna des yeux.

- Vraiment ?

- Ouais, répondit George. Si on pouvait le récupérer en l'améliorant, la marque serait déjà connue, et on n'aurait pas à s'embêter avec toute la publicité indispensable pour pousser les gens à essayer un nouveau produit.

- Vous cherchez quelque chose comme la Bièraubeurre mais en meilleur ? demanda Ginny avec un brin d'excitation dans la voix.

- Ouais, acquiesça Fred.

Harry et Ginny se regardèrent.

- Commandez-moi quelque chose de bon et prenez la même chose pour mon invité, dit Harry

Ginny se pencha pour un baiser :

- Ne tarde pas.

- D'accord, lui répondit-il en disparaissant.

- Harry sait transplaner ? demanda Fred, stupéfait.

- Il peut faire des transplanages d'escorte à deux ou à trois, dit Ginny se rengorgeant tandis qu'elle vantait les prouesses de son amoureux.

- Où est-il allé ?

Ginny sourit joyeusement :

- Est-ce que vous me croiriez si je vous disais qu'il est allé chercher le créateur de la Bièraubeurre d'origine, pas cette flotte que nous buvons ?

- Non, dit promptement Fred. Du moins, on ne le croirait pas si c'était quelqu'un d'autre que Harry. "

Ginny rit :

- Il me semble que vous vous êtes bien amusés hier soir, commenta-t-elle avec un regard intéressé.

George et Fred eurent le même sourire.

- On était impressionné, Gin. Ton petit ami a du flair pour les blagues. C'est dommage que nous ne l'ayons pas su quand nous étions encore à l'école. Il aurait pu nous aider un max.

- Harry pense vraiment se présenter pour devenir Ministre ? demanda Fred, redevenant sérieux. Percy a mentionné que Pénélope lui avait dit la nuit dernière qu'il le ferait. Je pense que l'idée d'avoir un Ministre dans la famille est ce qui l'a fait changer d'avis.

Ginny sourit innocemment.

- Je me suis dit que Percy serait le plus dur à convaincre, alors j'ai peut-être mentionné quelque chose à Pénélope, sachant que l'ambition politique de Percy serait suffisante pour lui faire oublier tout le reste.

Fred se tourna vers George.

- Tu n'as pas l'impression de t'être totalement fait avoir dans cette histoire ? lui demanda-t-il.

- Si, tout à fait. C'est un peu effrayant d'ailleurs. On était six et on a été totalement neutralisé. (Il sourit largement.) Mais tu réalises ce que ça veut dire, pas vrai ?

- Que nous allons gagner et que Voldemerde va perdre.

- Exactement, sourit joyeusement George. Donc, dit-il en se retournant vers Ginny, Harry va se présenter ?

- Je ne pense pas qu'il l'ait réalisé encore, mais il va y venir. Harry a un besoin dévorant d'avoir la certitude que tout le monde a ce qu'il n'a pas eu : une vie familiale stable et heureuse. Le Ministre est un obstacle à ce rêve alors, une fois qu'il se sera débarrassé de Voldemort, il se présentera pour prendre les choses en main.

Fred et George hochèrent la tête à l'unisson en geste d'admiration.

- Tu as assez d'ambition pour vous deux, souffla Fred.

- Peut-être, admit-elle modestement, en souriant de nouveau.

- Ecoute, dit George. Dès que vous commencerez sa campagne, nous ferons notre possible pour vous aider : fonds, publicités et fournitures. On doit à Harry plus que nous ne pourrons jamais lui rendre. Sans lui, notre magasin ne serait pas ce qu'il est. Il nous a rendu un fier service sans rien demander en échange.

- Depuis quand avez-vous mûri, tous les deux ? les taquina Ginny.

- Depuis que nos stupides frangins n'ont pas voulu écouter nos conseils et qu'ils ont continué à vouloir se mettre entre Harry et toi, répondit George, approuvé par Fred, qui demanda :

- Gin, dis-nous juste une chose. Es-tu heureuse ?

Ginny se tourna vers eux, laissa son cœur s'exprimer et répondit en souriant :

- J'ai tout ce dont j'ai toujours rêvé. J'ai un petit ami génial, qui est incroyablement prévenant, exceptionnellement puissant et qui m'aime profondément. Je sais que je suis en sécurité avec lui et qu'il me laisse aller à mon rythme dans notre relation. Pendant que vous passiez une nuit de folie hier soir, je suis allée dans son lit, alors qu'il était déjà déshabillé. J'y ai passé une heure à l'embrasser, mais je ne me suis pas sentie une seule fois contrainte ou effrayée. Et pour être franche, la seule raison pour laquelle je n'ai pas voulu aller plus loin, c'était parce que ce n'était pas le bon endroit. J'ai confiance en lui, je l'aime et je sais qu'il m'aime et qu'il a confiance en moi. Je suis la fille la plus chanceuse du monde.

Fred et George se regardèrent.

- Peu importe à quel point tu as grandi, tu seras toujours notre petite soeur, Ginny et nous t'aimerons toujours. On a confiance en toi et en lui, alors fais ce qu'il te plaît. On sera toujours là pour toi.

Ginny leur sourit joyeusement et fit le tour de la table pour les embrasser.

- Mais selon nous, reprirent-ils en cœur, c'est Harry qui a de la chance de t'avoir et non l'inverse.


Harry transplana devant chez Abe et monta rapidement les marches.

- Bonjour Michael, est-ce qu'Aberforth est là ?

Le bouc arrêta de paître l'herbe et tourna brusquement la tête vers Harry.

- Oui, il est là. Si tu me donnes une seconde, je vais aller voir s'il accepte des visiteurs.

Michael trottina gracieusement vers la maisonnette, alors que Harry attendait sur les marches. Un moment plus tard, le bouc revint et dit :

Il sera ravi de vous recevoir.

- Merci, répondit Harry, en faisant une révérence courtoise au bouc.

Il passa devant lui et entra dans la cabane.

- Harry, dit jovialement Aberforth. Que puis-je faire pour toi ?

Harry lui rendit son sourire en secouant la main d'Abe.

- Vous saviez que la licence de brevet sur la Bièraubeurre est expiré ?

- Non, je ne le savais pas, dit le vieux magicien surpris par cette nouvelle.

- Ça vous intéresserait de vous lancer dans le commerce ? J'ai deux associés, qui vous plairont beaucoup, qui sont à la recherche d'un produit pour relancer l'intérêt du public sorcier pour la Bièraubeurre.

Aberforth essaya d'avoir l'air indifférent, mais les étincelles qui brillaient dans ses yeux le trahissaient.

- Ça se pourrait, admit-il. Tu penses qu'ils sont de confiance ?

- J'en suis certain, je suis déjà en affaire avec eux, assura Harry.

- Je m'en remets à toi, obtempéra Aberfoth.

- Parfait, se réjouit Harry. Vous joindrez-vous à nous pour le dîner aux Trois Balais ?

- Je ne suis pas vraiment le bienvenu là-bas, admit Abe en fronçant les sourcils. Il se peut que j'aie accidentellement été impliqué dans une bagarre là-bas et que j'aie détruit la moitié de l'établissement.

- Ne vous en faites pas, répondit Harry en riant, j'en fais mon affaire. Par contre, il va falloir que je nous fasse transplaner tous les deux à l'intérieur.

Abe se détourna pour prendre sa cape, avant de se rendre dans la cuisine. Il en revint avec un pichet scellé.

- Qu'attendons-nous ? demanda-t-il jovialement. On ne m'a jamais fait de transplanage d'escorte et je suis très impatient de connaître ça.

Harry lui prit la main en souriant. Une seconde plus tard, ils réapparurent dans la zone silencieuse des Trois Balais. Harry ajouta un sort de confusion d'un mouvement de baguette.

- Quiconque regardant par ici ne vous verra pas du tout.

- Très bien, dit Abe joyeusement. Miss Weasley, s'écria-t-il avec enthousiasme. C'est un plaisir de vous revoir.

Ginny se leva le visage réjoui. Elle s'approcha de lui et lui embrassa la joue.

- Ça fait plaisir de vous revoir, Mr D...

- Hum, hum ! fit Abe en secouant la tête. Comment est-ce que je t'ai dit de m'appeler ?

- Je pensais que ça ne tenait que pour l'autre soir, dit Ginny un peu désarçonnée.

- Pas du tout. Tous mes amis m'appellent par mon prénom.

Ginny lui sourit chaleureusement.

- Fred, George, permettez-moi de vous présenter Aberforth Dumbledore. Abe, ces deux garnements sont mes frères : Fred et George Weasley.

- Ah, s'exclama Aberforth, secouant leurs mains. Les fameux jumeaux Weasley. Albus parle beaucoup de vous. Avez-vous vraiment ensorcelé ses chaussettes pour qu'elles sifflent Rule Britannia à chaque fois qu'il dit 'Poudlard', 'Gryffondor' ou 'Quidditch' ?"

- Ouais, avouèrent les jumeaux en souriant.

- Excellente idée, dit Abe, en s'asseyant dans le siège que Harry avait conjuré pour lui. J'ai moi-même toujours adoré les bonnes blagues.

- Vous êtes le petit frère du directeur ? demanda Fred.

- Oui. Et je suis aussi le plus beau.

Harry et Ginny éclatèrent de rire, rejoints par Fred et George.

- Avant que nous nous perdions dans le récit de vos blagues, pourquoi ne nous serviriez-vous pas à boire, Abe ?

- Bonne idée ! acquiesça le vieil homme.

D'un mouvement de la main, le reste de Bièraubeurre disparut, pour réapparaître sur le bureau d'un certain directeur d'une école des environs. Malheureusement, la boisson, maintenant sans contenant, se déversa partout sur le grand bureau. Abe servit cinq verres. Chacun prit le sien.

- Un toast ! annonça George. A Harry et Ginny : tous nos voeux de bonheur.

Fred et Aberforth répétèrent l'annonce, sous le regard confus et embarrassé de Harry et Ginny. Tous les cinq reposèrent leurs verres sur la table. Harry, Ginny et Abe attendaient la réaction des jumeaux.

- Fred, mon cher jumeau ?

- Oui, George ?

- Est-ce que tu réalises ce que ça veut dire ?

- Je crois que oui. Mais je parie que les autres ne le savent pas encore.

- Oui, c'est le prix à payer pour ne pas être un jumeau, je suppose. Enfin, je crois que cela veut dire qu'avec notre tout nouvel associé, tout le monde à cette table va devenir très, très riche.

- Parfaitement.

Ils se sourirent et se tournèrent pour faire face au sorcier. Leurs deux visages redevinrent sérieux et ils adoptèrent la façade de businessmen qui était la leur, par moment.

- Ce que nous proposons est un partenariat entre vous et nous. Nous allons fonder une nouvelle société. 30 pour chacun de nous trois et les 10 restant pour Harry.

- Les gars…, intervint Harry pour leur dire de ne pas l'inclure.

- Silence !" ordonnèrent Fred, George et Aberforth d'une même voix.

La surprise cloua le bec de Harry, permettant à Fred de continuer:

- La recette et votre expérience de la fabrication constituera votre participation. On fournira le matériel, l'usine ainsi que le côté commercial et, bien sûr, la publicité.

- Cela me semble correct, accepta Aberforth

Il leur tendit la main et les jumeaux la serrèrent promptement.

- Il ne nous manque plus que le nom, dit George, ravi d'avoir validé ce contrat par une poignée de main.

- L'authentique Bièraubeurre du brave Abe ?" suggéra joyeusement Ginny.

Les trois associés se regardèrent.

- Et bien, dit Abe, avons-nous un autre problème urgent à régler ?

Fred et George secouèrent la tête en même temps :

- Si on en avait, je suis sûr qu'ils pourraient le résoudre pour nous.

Harry et Ginny rougirent à l'unisson, faisant rire les trois autres.

Madame Rosmerta les interrompit encore, apportant les plats. Elle posa distraitement une assiette devant trois d'entre eux, avant de retourner vers le bar chercher le reste des assiettes. Alors qu'elle revenait dans la zone silencieuse, elle fronça les sourcils.

- Vous n'avez plus le droit d'être ici, dit-elle à l'attention d'Aberforth.

- Excusez-moi, dit poliment Harry, en se penchant et en faisant un geste vague de la main. Je crois que votre serveur a besoin d'aide.

Le serveur en question transportait un plateau sur lequel il avait mis trop de chopes de bière vides et menaçait de tout faire tomber. Madame Rosmerta eut un hoquet d'horreur et se dépêcha d'aller le secourir. Aussitôt sortie de la zone enchantée elle s'arrêta et elle se secoua. Elle jeta un regard en arrière et, ne voyant rien d'inhabituel, elle fila aider son serveur.

- Exécuté d'une main de maître, jeune Potter, dit Abe impressionné. Même moi je n'ai presque pas vu la magie opérer.

- Quelle magie? demanda Fred, surpris.

- Sans baguette, expliqua Abe joyeusement. Harry commence à devenir très doué.

- Qu'est-ce que vous prévoyez de faire pour la commercialisation ? demanda Harry, tentant désespérément de détourner la conversation.

Son stratagème fonctionna et George répondit :

- Et bien, on va commencer par quelques pubs sur la radio sorcière. Lancer la marque, essayer de créer un suspense et une attente avant le lancement, puis inviter la presse pour une dégustation privée. On mettra de la pub dans les journaux et ça devrait bien démarrer.

Harry prit une autre bouchée et eut l'air pensif. Intérieurement, il pesait le pour et le contre : s'il possédait une partie de la société, alors il devait les aider d'une manière ou d'une autre. Et il y avait bien un point où il pouvait aider de manière spécifique.

Avec un soupir audible, Harry plaça sa fourchette sur la table.

- Je n'arrive pas à croire que je vais faire ça, mais bon. Je vais publiquement annoncer que c'est ma boisson préférée.

Si quelqu'un avait pu voir au travers des enchantements entourant la table, il aurait vu un drôle de spectacle. Un sorcier octogénaire dansait sur la table, accompagné de deux jeunes gens aux cheveux de feu. Ensemble, ils bondissaient dans une danse impie.

Ginny les regarda et éclata de rire, voyant les trois autres se lâcher totalement. Harry secoua la tête, souriant malgré lui. Il ne se souvenait pas avoir jamais vu quoi que ce soit comme ça avant et espérait ardemment ne jamais le revoir. Les trois retournèrent finalement s'asseoir, une fois hors d'haleine. Un geste nonchalant de la main d'Abe redonna à la piste de danse improvisée l'aspect initial d'une table non traversée par un troupeau d'Hippogriffes.

- J'ai néanmoins deux conditions, rectifia Harry après sa dernière annonce, secouant la tête.

- Tout ce que tu veux, dit Fred, aussitôt approuvé par les deux autres.

- D'abord, je veux que vous engagiez Abe comme consultant de Farces pour Sorciers Facétieux. Je vous garantis qu'il a plus d'années d'expérience en tant que farceur que nous tous réunis, Sirius et Remus compris.

- C'est ce que nous voulions faire de toute façon, admit George. Officieusement, le Professeur Dumbledore nous a aidés une fois ou deux. Quelle est la seconde condition ?

- J'ai conclu un même type de contrat avec Lavande et Parvati, pour créer un nouveau magasin de vêtements. Je veux que vous les aidiez avec des conseils pour démarrer. Donnez-leur un peu de votre temps et de votre expérience.

Fred et George acquiescèrent à l'unisson.

- Pas de problème.

- Excellent, sourit Harry. Je leur donnerai vos adresses Mmail. Il se peut que je les amène ici demain. Je vais les aider à ouvrir un compte chez Gringott's.

- Harry, demanda pensivement Fred, est-ce que tu te donnes encore la peine d'aller en cours ces temps-ci ?


De : Fondatrice du Fan Club de Harry Potter

A : Membres (tous)

Objet : La récompense de Harry

Ok, tout le monde, j'ai besoin d'idées de récompenses à proposer au Professeur Dumbledore pour Harry.

Je ne pense pas que nous devrions demander qu'on lui accorde des points, puisqu'il en gagne déjà plus que quiconque chaque année. Et puis, la récompense ne serait pas vraiment pour lui, mais plutôt pour la maison Gryffondor.

Orla

--

Présidente du Fan Club non officiel de Harry Potter


De : Trésorière du Fan Club de Harry Potter

A : Tous les membres

Objet : Re: La récompense de Harry

Je ne pense pas non plus qu'il ait envie d'être Préfet. Il n'a pas besoin de travail supplémentaire et, de toute façon, on le respecte plus que le Préfet-en-chef.

Laura


De : Kevin (Secrétaire)

A : Autres membres

Objet : Re2: La récompense de Harry

Ok, tout le monde, j'ai besoin d'idées de récompenses à proposer au Professeur Dumbledore pour Harry.

Pourquoi pas de l'argent ?

K.


De : Lavande

A : Membres du Fan Club

Cc : Hermione

Objet : Re3: La récompense de Harry

Ok, tout le monde, j'ai besoin d'idées de récompenses à proposer au Professeur Dumbledore pour Harry.

Pourquoi pas de l'argent ?

Tous ceux qui connaissent Harry un tant soit peu, savent que l'argent est la dernière chose qu'il voudrait. Il n'aime vraiment pas recevoir de l'argent comme ça.

Je suggérerais que vous creusiez plutôt l'idée d'une gratification qui ait à ses yeux un sens plus personnel.

Lav.


De : Meilleure amie de Harry

A : Fan Club de Harry

Objet : Récompense

J'ai parlé à Ginny de votre Fan Club et on va tenter de parler à Harry en votre nom. Nous allons lui demander de vous accorder un statut officiel et de vous créer des badges de membres (similaires aux pièces de l'A.D.).

En ce qui concerne la récompense pour Harry, je vous conseille de demander que Harry ait un statut officiel dans l'école. Il a eu la plupart d'entre vous pour élèves à l'AD. Ça serait quelque chose qui le rendrait très fier.

Hermione


De : L'étudiante

A : Serpendore

Objet : La récompense de Harry

Gin,

Comme d'habitude, ou en tout cas comme j'en ai l'impression ces derniers jours, tu avais raison. Orla a demandé des suggestions de récompense pour Harry et je lui ai proposé de lui donner un statut d'Assistant Professeur, comme tu me l'avais demandé.

H.


De : Orla

A : Tous ceux du Club

Objet : Re: Récompense

Quelqu'un a une meilleure idée ?

O.

--

Présidente du Fan Club Non Officiel de Harry Potter


De : Orla Quirke

A : Hermione Granger

Cc : Membres du Fan Club

Objet : Re: Récompense

Ma chère Hermione,

J'aimerais te remercier d'intercéder auprès de Harry en notre faveur. Je pense parler au nom de tous les membres du Fan Club en t'affirmant que nous en sommes ravis.

Je voudrais aussi te remercier pour ta suggestion. Personne n'a réussi à trouver une meilleure idée et personnellement, je suis convaincue que c'est une récompense qui correspond bien à tout le travail qu'accomplit Harry.

Au petit déjeuner demain matin, je demanderai à ce qu'on lui donne le poste d'Assistant Professeur.

Avec tous mes remerciements,

Orla Quirke


Présidente du Fan Club Non Officiel de Harry Potter


De : Bellatrix Lestrange

A : Severus Rogue

Objet : Fuite

Je vois que tu as réussi à fuir et à sauver ta peau.

Impressionnant.

Tu ne me diras pas comment tu as fait, n'est-ce pas ?

Bella


De : Sev

A : Belladone

Objet : Re: Fuite

Pas vraiment, non.

Pourquoi ?

S.

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De : Désintoxiquée de l'atropine (ndt : substance médicale dont l'abus est dangereux, tirée de la belladone)

A : Maître des potions

Objet : Re: Re: Fuite

Il se pourrait que ça m'intéresse.

B.


De : Libre et sans la Marque

A : L'atropine n'est pas la seule chose qui coule dans tes veines

Objet : Re3: Fuite

Pour la seconde fois : pourquoi ?

S.

PS : Essaie d'utiliser la syntaxe correcte pour les 'Re:' dans tes réponses. Rien ne m'irrite davantage que de voir des lignes de Re.

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De : L'ancienne étudiante

A : Professeur méticuleux

Objet : Re4: Fuite

Tu veux savoir pourquoi ? Regarde-moi. J'ai passé les vingt dernières années à soutenir Voldemort. Durant ce laps de temps, j'ai été deux fois à Azkaban, j'ai subi ses tortures plus de fois qu'il m'est possible de compter, on m'a marché dessus, usée et abusée, obligée d'épouser un idiot et de lui faire un crétin d'héritier.

Et maintenant, j'apprends que c'est un fichu sang mêlé qui nous a menti comme un arracheur de dent pendant tout ce fichu de temps.

J'ai été LA plus loyale de tous ses Mangemorts et où est-ce que ça m'a menée ? Nulle part ! A chaque fois qu'une mission importante doit être effectuée, il se tourne vers Pettigrow ou Lucius. Voire Macnair ou Crabbe.

Voilà, je veux m'en aller et je suis prête à faire tout ce qu'il faudra pour cela.

Au cas où tu te poserais la question, je n'ai jamais couché avec Rodolphus, un Imperium et un sort permanent de Déshinibition ont réglé le problème. Je n'allais pas en plus abîmer mon corps sublime en portant un morveux.

Allez Sev, on était si proche. S'il te plaît, aide-moi. Je t'en supplie, en souvenir du bon vieux temps. S'il te plaît.

Ta Bella

Comment as-tu bien pu te débarrasser de cette horrible Marque ?


De : Un Sev stupéfait

A : Mortelle ombre de nuit (ndt : 'deadly nightshade', synonyme de Belladone dont la traduction mot à mot va comme un gant à Bellatrix)

Objet : Re5: Fuite

En souvenir du bon vieux temps ? C'est pour toi que j'ai rejoint ces fichus Mangemorts. J'étais amoureux de toi. Follement amoureux de toi.

Sais-tu quand je suis devenu espion ? Le jour même où tu as épousé ce boiteux. J'ai réalisé que tout n'était que mensonge. Je me suis regardé dans une glace et j'ai détesté ce que j'étais devenu. Je suis directement allé voir Albus et lui ai tout avoué. J'espérais avoir une mort rapide.

Je ne te dois rien, Bella. Tu m'as mené sur un chemin plein de promesses que tu n'avais pas l'intention de tenir et, comme un idiot, je t'ai crue.

La personne qui m'a porté secours et a effacé la Marque, est une seule et même personne : Harry.

Crois-tu vraiment qu'il va aider la personne qui a tenté de tuer son parrain ? Celle qui a torturé un de ses meilleurs amis ? Celle qui a voulu jeter un sort à sa petite amie ?

S.

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De : La brillante Lestrange

A : Mon ex-chéri

Objet : Re6: Fuite

Fais chier ! Je suppose que des excuses ne seraient pas suffisantes ?

Ecoute, tu me dois une faveur. Je t'ai tiré des griffes de mon cousin en cinquième année et tu m'avais dit que tu me le revaudrais. J'en ai besoin maintenant.

Je voudrais que tu demandes à Potter de m'aider. Dis-lui que je ferais tout ce qu'il veut.

S'il te plaît, Sev. Je t'en supplie à genoux.

Bella


De : Je tiens toujours mes promesses

A : Je te préférais quand tu n'étais pas une Lestrange

Objet : Re7: Fuite

Je plaiderai ta cause auprès de Harry. Mais je n'espérerais pas trop à ta place.

Si c'est à lui que tu avais voulu jeté un sort, je crois qu'il aurait passé l'éponge, mais c'est Ginny que tu as essayé d'atteindre et ça, même l'Impuissant des Ténèbres hésiterait avant de faire une chose pareille. Quiconque oserait toucher à un seul de ses cheveux déclencherait un courroux qui ferait passer Tom pour un gamin.

Severus

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De : Mademoiselle Black emplie d'espoir

A : M. Rogue

Objet : Merci

L'espoir fait vivre.

B.


L'heure de fermeture était proche aux trois Balais, même si aucune des cinq personnes autour de la table ne semblait s'apprêter à partir. Ils s'amusaient tous de bon coeur et passaient tous un excellent moment.

- Harry, demanda Fred, bafouillant un peu, les trois aînés étant passés au Whisky Pur-Feu pour célébrer leur nouvelle association, qu'est-ce qu'on va faire à propos de ce match de Quidditch ?

- Ouais, renchérit George, avalant un autre verre. Dis un seul mot et on laisse tomber, laissant les autres se débrouiller.

Harry sourit aux deux autres.

- Pas besoin. Faites-moi confiance quand je vous dis que je sais ce que je fais. S'il vous plaît, venez et jouez du mieux que vous pouvez. Vous allez adorer mon équipe.

- Tu fais encore ton Serpentard, intervint Abe, l'air absolument enchanté.

- Je n'aurais pas proposé ça si je n'avais pas toutes les cartes en main, convint Harry.

- C'est pour ça qu'on a confiance en toi, Harry, dit Fred. Pour Ginny et pour nous sauver la vie. On sera avec toi pour le combat final, pas vrai Fred?

- Tu es Fred, dit George. Je suis George.

- Tu es sûr ? demanda Fred.

- Je crois, répondit George. Ginny, au secours !

Ginny sourit. Elle avait déplacé sa chaise pour être assise contre Harry et avec son bras autour d'elle, elle se sentait au chaud, en sécurité et à l'aise. Elle ne pouvait pas se souvenir d'une soirée qu'elle ait davantage appréciée. Son petit ami était toujours aussi merveilleux et leurs invités étaient incroyables.

- Pour l'instant, je n'ai pas d'indice non plus.

- Oh non !

- Si j'étais toi, je dormirais sur le canapé ce soir, suggéra Harry, avec un sourire en coin. Tu ne voudrais pas finir avec la mauvaise fille.

Fred et George pâlirent dramatiquement.

- Elles nous tueraient. Littéralement. Vous ne les avez jamais vues de mauvaise humeur. Elles font passer Maman pour saine d'esprit.

Tous les deux revinrent soudainement à la réalité.

- Est-ce qu'on vous a dit que nous travaillions sur une nouvelle chanson ?

Harry, Ginny et Abe secouèrent la tête. Harry et Ginny prirent un air inquiet.

- Quand Gin nous a parlé du vrai prénom de Voldemerde on n'a pas pu s'en empêcher.

Ils montèrent une nouvelle fois sur la table. D'une seule voix et bafouillant tellement ils étaient ivres, ils chantèrent.

"Oh petit Tommy, les baguettes, les baguettes t'appellent

De lac en lac et du côté des écoles anciennes

L'été est fini et tous tes Mangeurs meurent à la pelle

C'est toi, c'est toi qui dois y aller et je dois attendre que tu fasses des tiennes.

Mais reviens quand l'été sera dans les prés et les étangs

Ou quand l'école sera calme sous la neige blanche

Au soleil ou dans l'ombre, jamais je ne flanche

Oh petit Tommy, petit Tommy, je te déteste tant et tant.

Et si tu viens quand tous tes mangeurs meurent

Et je ne suis pas mort, pas autant que tu le seras bientôt

Je viendrai et je trouverai l'endroit où tu seras transi de peur

Et à genoux, tu diras un sort pour moi à demi-mot.

Tout ce que tu entendras, quelque chose de léger marcheras

Et tous mes rêves seront doux et chauds sous mes pas

Si tu n'échoues pas à dire que tu me hais profondément

Tu rôtiras en enfer, et ce, éternellement.

Fred et George firent une révérence, tandis que Abe bondissait sur ses pieds et les applaudissait à tout rompre :

-Je me souviens avoir chanté la version originale en Irlande dans les années cinquante." (ndt : c'est le pastiche d'une célèbre chanson irlandaise, Danny Boy, dont le thème est une femme qui attend le retour de son fiancé parti s'engager : http/

Harry et Ginny applaudirent aussi, mais sans prendre la peine de se lever. Harry jeta un œil à sa montre.

Bon, il est temps que vous rentriez tous les trois à la maison. Abe, restez ici avec Ginny, je ne peux pas vous laisser transplaner dans cet état, vous vous désartibuleriez.

- Mais… se plaignit Fred qui voulait encore boire.

- Pas de mais, soupira Harry.

Ginny s'éloigna de lui et il tendit les bras par-dessus la table pour leur prendre les mains. Ils disparurent instantanément.

- Il est vraiment très doué, nota joyeusement Abe. Maintenant, jeune demoiselle, parlez-moi de vous. Vous devez être quelqu'un de spécial pour que Harry soit si amoureux de vous.

Ginny adopta immédiatement son rouge Weasley habituel et commença à parler avec réticence.


Harry réapparut dans l'appartement au-dessus du futur Magasin 'Farces pour Sorciers Facétieux' et regarda autour de lui. Il fit un mouvement de la main pour agrandir le canapé et se tourna vers les jumeaux, qui se battaient amicalement.

- Vous me remercierez demain matin, murmura-t-il. Dormio.

Tous deux s'endormirent instantanément et seul le sort de lévitation que Harry avait également lancé les empêcha de s'écraser sur le sol. Il les fit venir au-dessus du divan et les y déposa doucement, puis les recouvrit d'une couverture.

- Dormez bien les garçons", murmura-t-il avant de disparaître pour retourner aux Trois Balais.

Il passa cette fois un bras autour de Ginny, prit la main offerte de Abe et ils se retrouvèrent à proximité du cottage de Abe. Ils se souhaitèrent une bonne nuit et Harry transplana de nouveau avec Ginny.

- Où sommes-nous ? demanda Ginny, alors qu'ils réapparaissaient devant une grande fontaine, un bâtiment victorien sur leur gauche.

- Hyde Park, dit doucement Harry.

Il prit sa main et regarda la fontaine qui parut prendre vie : de l'eau s'élança dans les airs, des lumières multicolores la parcoururent. Ginny soupira de plaisir, joignant les mains en réaction à cette démonstration de magie. Elle leva les yeux vers les étoiles qui brillaient de mille feux dans la brume créée.

Harry passa le bras autour de ses épaules et l'entraîna plus loin, marchant à travers les pelouses couvertes de feuilles mortes. Bien qu'il soit tard, ils avaient l'impression d'être en plein jour sous le clair de lune. Derrière eux, la fontaine se rendormit quand Harry cessa d'utiliser ses pouvoirs pour la maintenir en marche.

Les portes qui fermaient les jardins de Kensington Palace s'ouvrirent à leur approche.

- C'est sublime, soupira Ginny, en regardant les fleurs.

- C'est pour me faire pardonner pour hier soir, répondit Harry en faisant pivoter son visage pour qu'elle le regarde dans les yeux.

Il se pencha alors vers elle et l'embrassa, lança un sort de coussinage sur le sol, l'allongea par terre et s'installa contre elle. Ginny sourit contre ses lèvres, s'enivrant de l'odeur des fleurs qui embaumaient l'air autour d'eux.

- C'est très convainquant, lui assura-t-elle.

Ce furent les dernières paroles qu'ils prononcèrent avant un très, très long moment.


De : Ton amie

A : Cho

Objet : Harry et Ginny

B'jour Cho,

Je parlais à des amis hier soir et ils m'ont informé que la seule raison pour laquelle Harry était avec Ginny était parce que :

a) elle a été la première à l'attraper ce soir-là
b) cette pute couche avec lui.

Il ne l'aime pas vraiment, mais se sent piégé – tu sais à quel point il peut être honorable. Elle l'a séduit et maintenant il pense que puisqu'il a couché avec elle, il doit rester avec elle.

Mari


De : L'attrapeuse

A : Vive Mari

Objet : Re: Harry et Ginny

T'es sûre ? Parce que c'est horrible pour Harry.

Nous savons tous de quoi sont capables ces Weasley : maladivement pauvres et essayant désespérément de s'en sortir. Je parie qu'elle pense avoir gagné une vie de luxe pour le restant de son existence. Tout ce qu'elle aura à faire c'est d'écarter les jambes de temps en temps et elle vivra dans l'opulence.

Oh Merlin, pauvre Harry ! Que pouvons-nous faire ? Harry ne veut même plus me parler en ce moment.

Cho


De : La Pom-Pom girl

A : La meilleure attrapeuse de l'école

Objet : Re2: Harry et Ginny

Bien sûr qu'il ne veut pas te parler, Ginny l'a monté contre toi. Si tu le veux, il va falloir que tu te battes pour lui.

M


De : Une attrapeuse rougissante

A : Ma meilleure Pom-Pom Girl

Objet : Re3: Harry et Ginny

Je le veux vraiment… mais comment faire pour le récupérer ?

Cho


De : La planificatrice en chef

A : Caporal Cho

Objet : Plan

Oh, voilà ce que je pense que tu devrais faire. Il est évident que Harry ne sait pas ce qu'est l'amour – regarde un peu son passé. Il essaye probablement de se convaincre qu'il aime cette traînée parce qu'elle écarte les jambes.

Tout ce que tu as à faire, c'est de l'embrasser, montre-lui ce qu'est le vrai amour. Il reprendra ses esprits et il t'en sera très reconnaissant.

Capitaine M


De : Soldate indécise

A : La générale

Objet : Re: Plan

Tu es sûre Marietta ? Je ne sais pas trop…

Cho


De : Capitaine toute-puissante

A : La troupe indécise

Objet : Re2: Plan

Bien sûr, on ne parle pas d'un garçon ordinaire – on parle de Harry.

Pour t'aider, j'ai réussi à créer une carte qui va nous permettre de voir où sont Harry et Ginny. Si on se débrouille bien tu l'auras avant qu'elle n'ait la moindre chance de s'en mêler.

La question est de savoir si toi tu as les tripes pour mener à bien ce projet ? Te battre pour ce que tu veux ?

M


De : Caporal Cho

A : Chef

Objet : Re3: Plan

Chef, oui, Chef !

Cho


De : Mari

A : Cho

Objet : Maintenant

Cho,

D'après la carte, on dirait que Harry descend prendre son petit déjeuner et Ginny est encore sous la douche. Ce serait parfait si tu y allais maintenant !

M


De : Marietta

A : Maître chanteur

Objet : C'est fait

Cho vient de partir pour embrasser Harry. Ginny est à peu près une minute derrière lui.

C'est parti !

M


De : Pansy, la reine des Serpentard

A : Mon petit animal domestique

Objet : Re: C'est fait

Ça sera fait lorsqu'ils se seront séparés. Arrange-toi pour que ça arrive.

Pansy

--

La Pureté est la Vérité


Harry descendit un corridor, heureux à l'idée qu'il n'avait plus à aller en cours.

- Salut Harry ! dit Cho Chang, en sortant d'une salle de classe.

- Oh, salut Cho, la salua Harry aimablement. Comment vas-tu ?

Il avait décidé de se montrer gentil avec elle. Pas la peine de remettre sur le tapis à quel point leur relation avait mal tourné. Ils étaient tous les deux dans de trop mauvaises prédispositions psychologiques pour que leur histoire ne fonctionne.

Cho lui sourit, penchant légèrement la tête pour lui lancer un regard aguicheur. Ce regard aurait bouleversé Harry quand il était plus jeune, du temps où il était encore entièrement soumis à ses hormones. Mais le Harry d'aujourd'hui n'avait d'yeux que pour Ginny et ne remarqua même pas la manoeuvre de Cho.

- On a eu de bons moments ensemble, n'est-ce pas ? dit affectueusement Cho.

- Oui, oui, acquiesça poliment Harry, tentant de réprimer de lever les yeux au ciel.

Il ne s'était pas aperçu qu'il venait de donner à Cho le signe d'encouragement qu'elle espérait. Avec une force qui le surprit, elle leva brusquement les bras, les lança autour du cou de Harry et l'embrassa de tout son coeur.


Marietta sourit quand elle observa son amie lancer l'hallali. Elle se sentit un peu coupable pour Cho, mais pas suffisamment pour l'arrêter. Tous ses plans étaient centrés sur le fait d'être la meilleure amie de cette naïve petite fille de riche. Elle avait supplié Cho de lui pardonner après avoir trahi l'A.D., l'année précédente, et Cho l'avait crue. Personne d'autre dans l'école n'en avait fait autant, mais ça n'avait pas d'importance. Aussitôt qu'elle en aurait fini avec cette histoire, elle partirait en obtenant le plus d'argent possible de Cho.

Elle rit presque quand Cho prit tout ce que Harry disait pour un compliment. Il était pourtant évident qu'il essayait juste d'être poli avec la Serdaigle. Elle regarda la carte : Ginny serait sur les lieux dans quelques secondes. Le minutage était parfait : quand Cho sauta sur Harry, Ginny apparut au bout du couloir et les aperçut.

Marietta vit plusieurs expressions passer sur le visage de la jeune fille : stupéfaction, horreur et, finalement, colère. Ginny se dirigea vers eux et les sépara avec une facilité qui rendit Marietta quelque peu nerveuse.

- Gin… commença Harry, visiblement dépassé par ce qui lui arrivait.

Marietta se mit presque à applaudir de joie, tant l'expression de Harry était empreinte de culpabilité. Mais Ginny ne lui accorda pas un regard. Elle ramena son poing en arrière et balança le coup le plus violent de sa vie.



Inutile de nous traiter de sadiques, le chapitre finit ici et ce n'est pas de notre faute. Vous aurez la prochaine fois le début du chapitre 8.

Merci d'avoir lu. On se retrouve dans 2 semaines.