Auteur : Moi, Drag(onha)

Disclamer : Rien n'est à moi, sauf les OC, l'histoire et le physique de Blaise.

Résumé : UA. Un ancien mythe légendaire refait surface liant le Lord noir et son compagnon à un destin extraordinaire.

Remerciements Reviews/Alerts: Ma Molly adorée, bianka17, titmo, stormtrooper2, lilou 5701, Akira sanguinis, l'existance d'une vie.

Mes chapitres s'agrandissent, celui-ci fait dix pages Word et l'intrigue avance bien. Plus de Tom, plus d'actions et comme le titre l'indique des rencontres entre les différents protagonistes. Voilà Bonne lecture.

Chapitre 10 : Rencontres

Quelque part dans le monde, Année 2000.

Il s'ennuyait, visionner la vie de ses deux nouveaux jouets ça n'avait rien d'intéressant. Il savait déjà ce qui allait se passer pendant toutes ces années, c'était d'un monotone mortel. Aussi, il décida de changer d'air en allant tourmenter de pauvres et innocentes victimes.

Manoir Potter, quelques secondes plus tard.

C'était une belle journée, qui suivit la semaine de pluie diluvienne qui avait mis le jeune Potter en rogne. Il préférait cent fois plus l'extérieur que d'être cloîtré à l'intérieur du manoir.

Ben oui, depuis le temps il connaissait l'endroit par cœur. Alors qu'au dehors, il avait sans cesse d'autres choses à découvrir, des sentiers, des plantes, des endroits que lui seul pourrait connaître et retrouver.

Sans plus tarder donc, l'enfant se précipita dehors. Aujourd'hui, il serait seul malheureusement car ses amis avaient déjà d'autres obligations à respecter. De plus, Ias dormait depuis trois jours dans sa chambre et ne semblait pas prêt de se réveiller.

Ses parents étaient au travail et personne ne viendrait le garder, il avait déclaré qu'à 10 ans, il était bien assez grand pour se garder seul. Lily était un peu inquiète mais suite à la promesse qu'il ferait très attention, elle céda. Il faut dire aussi qu'au moindre problème, elle s'arrangerait pour que quelqu'un soit toujours là pour le surveiller.

Bien sûr, comme tous les enfants de son âge, c'est dans ce genre de moment qu'on fait les choses interdites sous surveillance. Muni d'une gourde et de provisions, montre au poignet pour rentrer à une heure décente, il s'enfonça dans les recoins inexplorés de la forêt.

Harry admira tout ce qu'il n'avait jamais vu, des fleurs, des plantes et repéra plusieurs clairières où il pourrait venir camper. Il nota aussi une ou deux grottes, caches pratiques pour les jeux que ses amis et lui organisaient dans les bois.

Il déboucha, après une petite trotte, dans une nouvelle clairière. Là, il remarqua un mouvement sur sa droite et se tint sur ses gardes.

Un homme grand enroulé dans une longue cape noire s'avança vers lui. Yeux rouges contre yeux émeraude. Une impression de déjà vu frappa le jeune garçon, l'homme de la bibliothèque il y a quatre ans.

Celui-ci était très content son appel avait été entendu par le jeune garçon. En effet, sans qu'Harry s'en rende vraiment compte l'homme l'avait envoûté grâce à sa magie puissante. La résonnance entre leurs magies produisait un son presque inaudible et prédestinait une rencontre entre les deux possesseurs de magie pure.

L'enfant se reprit progressivement, bizarrement, il se sentait en sécurité avec cet homme mystérieux, il n'aurait su dire pourquoi. Il salua l'homme en noir poliment avant de demander qui il était et s'il était perdu.

Sous sa capuche, le sorcier sourit. Il retira sa capuche, bien conscient que le petit ne reconnaîtrait pas son visage. Un homme d'environ 1 m 90 aux longs cheveux bruns et aux yeux rouges se tenait devant un Harry Potter statufié par tant de prestance et de charme. Effet caractéristique qu'il produisait chez tout le monde.

« Je ne suis aucunement perdu, Harry Potter. Je te cherchais. » La voix de cet adulte était chaude et entêtante, le gamin n'eut pas conscience d'avancer au devant d'une puissance incommensurable.

Tout ce qui importait aux deux garçons c'était ce lien indéfinissable qui semblait les unir. Seul le grand brun se souvenait de l'événement qui les avait fait se rencontrer. L'enfant était trop petit à ce moment-là pour se rappeler ce sentiment curieux, celui qui l'avait traversé à la naissance de son compagnon d'éternité.

Après plusieurs recherches faites par ses fidèles, il avait appris que seulement deux bébés étaient nés à l'hôpital de Sainte Mangouste le 31 juillet 89. Ce ne fut que quand il vit le bébé dans les bras de sa mère qu'il eut la confirmation que l'enfant Potter lui était prédestiné.

D'ailleurs, il se souvint que ce fut ce jour-là également que la famille accepta sa marque. En toute franchise, ils adhéraient à sa politique et exécraient l'abominable Vieux fou glucosé. Les raisons de leur haine étaient simples.

James Potter n'aurait probablement pas eu de problème avec Dumbledore, si ce dernier n'avait pas tué ses parents. Ceux-ci ne supportaient pas cet homme à cause de son ambition démesurée d'être célèbre et bien vu par tous en manipulant les gens comme des pantins. Partisans du camp opposés, ils étaient devenus gênants selon le Vieux directeur.

Certes, on aurait pu penser que Voldemort n'était pas mieux. Seulement la croyance populaire, la peur, avaient modifié les idéaux du seigneur dit noir. En effet, il arrivait qu'il manipule mais tous ses adhérents étaient consentants.

Ils savaient que tous ce qui importait à leur chef était la révélation de leur existence aux moldus, afin que les sorciers n'aient plus à se cacher. La coexistence des deux mondes voilà l'objectif du lord, pas l'assouvissement par le pouvoir comme le faisait croire le Vieux Siphonné.

De son côté, Liliane Potter était une née moldu, ce que Dumbledore détestait. Quoique la populace croie, ce 'sous genre de sorciers' comme il les appelait n'était que de la vermine sans réels pouvoirs magiques.

Dénigrée par ses origines, elle s'était battue en arrivant à Poudlard pour se faire respecter par les études. Cela avait payé : des capacités exceptionnelles reposaient en elle. Grâce à son pouvoir, elle parvint à se hisser première de sa promotion avec mention Très bien.

Seulement, elle s'était questionnée sur ses facilités. Etait-ce normal qu'une enfant née de parents sans pouvoirs puisse avoir une telle puissance ? La jeune fille avait aussi remarqué, au cours de ses années d'étude, qu'elle pouvait parler à quelques créatures tel que les oiseaux ou des petits rongeurs.

De par toutes ses lectures, elle savait que peu de sorciers pouvaient parler aux animaux. Le plus connu étant Salazar Serpentard qui parlait aux serpents. Elle avait tenté le coup, mais l'expérience s'était révélée décevante. La rousse avait trouvé deux serpents dans la forêt, brisé le règlement fut moins difficile qu'elle le crut, et avait tenté la communication.

Le résultat fut qu'elle ne parlait pas du tout le fourchelang, elle se félicitait d'avoir très vite réagi face aux deux cobras qu'elle avait approchés.

La réponse à ses interrogations lui vint lorsqu'elle rencontra un phénix rouge en train de renaître sous le couvert des arbres de la forêt interdite. Se souvenant de sorts de soin, elle avait soigné le magnifique oiseau. Celui-ci pour la remercier devint son familier et répondit à toutes ses questions.

Elle fut ébahie d'apprendre qu'en fait il était à sa recherche. Elle, la descendante de son ancien maître, Merlin. La jeune fille courageuse et digne de confiance était sa nouvelle maîtresse.

Durant les jours qui suivirent, les deux nouveaux amis s'étaient entraînés en cachette. Des sorts qu'elle apprenait en cours aux magies ancestrales, en passant par la magie de l'esprit et la transformation animagus, elle progressa.

Ce fut grâce à tous cela qu'elle finit l'école avec de tels résultats et qu'elle trouva un travail directement.

Il se rappela que le phénix se cachait dans un coin isolé du manoir Potter. Il l'avait vu en personne quand ses deux nouveaux disciples l'avaient emmené chez eux. Ils lui avaient tout raconté, leurs motivations et leur envie de tout faire pour un monde meilleur.

Suite à leur discussion, le jeune couple s'était vu marquer mais d'une autre façon que les autres mangemorts. En effet, déjà à ce moment-là, le vieux les collait comme de la glu, persuadé de pouvoir les manipuler.

Alors, le seigneur, au courant de tout comme d'habitude, leur avait fourni des médaillons fins à toucher en cas de problème ou s'ils voulaient communiquer avec lui en cas d'extrême urgence. Sinon, le pendentif marchait comme la marque : il s'enflammait légèrement pour les avertir d'une réunion ou de quoi que ce soit concernant ses activités.

Bien sûr l'enfant ne devait pas encore être au courant de ça, juste de sa politique et c'était très bien comme ça.

Ils n'avaient pas bougé d'un poil lorsque ses souvenirs le laissèrent reprendre pied dans la réalité. Le gamin aux yeux verts se perdait toujours dans la contemplation de cet être impressionnant. Quelque chose l'attirait en lui et l'incitait à avancer mais en même temps, son corps sentait qu'il n'était pas homme à se laisser approcher facilement.

Sentant l'hésitation de son compagnon, le seigneur s'assit dans l'herbe et lui fit signe d'approcher. Docile, Harry s'exécuta, ce qu'apprécia l'homme en noir. Le petit Potter s'assit face à l'homme dardant son magnifique regard émeraude sur le visage de son vis-à-vis.

La scène aurait pu durer des heures si la curiosité maladive de l'enfant n'avait pas pris le dessus. « Monsieur, qui êtes-vous ? Et pourquoi me cherchiez-vous moi ? » Tout ce dont il était sûr c'est qu'il n'était pas un ennemi.

Tom ne fut pas surpris que le gosse n'ait pas oublié ses paroles, il savait qu'il avait une excellente mémoire. « Je me nomme Tom. On peut dire que je suis un ami de tes parents. Pour tout te dire, je reviens juste d'un long voyage et j'étais curieux de voir le petit qu'ils ont mis au monde. »

Jédusor lui raconta que ses parents lui avaient beaucoup parlé de lui dans les lettres qu'ils lui avaient envoyées. Ce qui n'était en soi qu'un demi-mensonge.

L'enfant fut gêné de tous les compliments que Lily et James lui avaient rapportés mais intérieurement ravi de rendre ses chers parents fiers. La rougeur qui teinta les joues de son petit protégé lui fit penser qu'il était vraiment adorable. Aussitôt, il s'invectiva de tourner poufsouffle après seulement quelques minutes de discussion avec cette bouille d'ange.

Une fois que le récit de l'homme fut terminé, Ry reprit ses questions là où il s'était arrêté pour ne pas trop agacer son nouvel ami. « Qu'est-ce que vous faites dans la vie ? Vous êtes marié avec une jolie dame vous aussi ? » D'autres questions lui brûlait la langue mais il se retint de trop en faire, tout en espérant pouvoir lui poser encore une question avant de le quitter.

A la première question, il grimaça. Réfléchissant à toute vitesse, il finit par répondre qu'il était un auror mais spécialisé en stratégie, qu'il était sorti de Serpentard et n'était pas très sociable. D'où la réponse à sa deuxième question, un non catégorique. Il lui avoua même que même s'il se mariait ce ne serait certainement pas avec une femme.

Harry ouvrit de grands yeux. « On peut se marier entre garçons ? » « Bien sûr, mon grand. On peut même avoir des enfants, avec la magie tout devient possible. » Ca souffla le petit qui couvrit sa bouche ouverte avec sa main, pour plus d'élégance. Il rêvait d'avoir des enfants en espérant trouver le même bonheur que ses parents.

Le gamin savait que c'était un peu tôt pour penser à ça mais, en voyant le bonheur débordant que vivaient ses parents, il souhaitait vivement qu'un jour, il vivrait ça aussi.

Un bruissement de tissu le sorti de ses rêveries. Son nouveau copain s'était relevé et s'époussetait la robe tâchée de brins d'herbes. Ce fut comme un coup de poignard dans le cœur du petit prodige.

« Non ! Pars pas comme ça. T'en vas pas ! S'il te plaît. » pleura le gosse. Sa peine fut un coup dur à supporter pour le grand mage noir. « Chut Harry. Je suis désolé mais il se fait tard. Il est temps de rentrer prendre le dîner. » « NON ! Pourquoi tu veux me quitter comme ça ? T'as pas le droit ! »

L'homme haussa un sourcil. Le quitter ? Cela sonnait comme une déclaration. « Euh mon gentil chaton ? » Le dit chaton releva la tête, le fusillant du regard de lui faire une telle chose. « Qui t'as dit que je rentrais chez moi ? Je voulais juste qu'on aille à ton manoir et qu'on se prépare notre repas de midi. »

De stupeur, le jeune garçon lâcha un « Hein ? » retentissant. Soulagé, il sauta dans les bras de son futur compagnon. Ils s'empressèrent de rentrer et se firent préparés un succulent repas par les elfes.

Une fois le festin ingurgité, les deux garçons s'installèrent confortablement dans le canapé, l'un couché sur l'autre. Sans s'en rendre vraiment compte, ils s'endormirent.

Au bout de quelques minutes, Tom ouvrit un œil. S'assurant que le petit dormait profondément, il s'extirpa de la petite étreinte et reposa doucement le corps du jeune garçon sur le moelleux canapé.

Enfin, après avoir déposé un petit baiser sur la joue de cette petite merveille, il sortit et transplanna chez lui.

A Londres, au même moment.

Il était dans une ruelle insalubre, déplorable, et il s'en fichait. Cette rue était nécessaire, il devait la parcourir pour atteindre la fenêtre du manoir.

Oui, l'odeur, certes infime, de son être cher l'entêtait, il n'était pas loin du lieu où son amour avait passé une partie de sa vie. Arrivé au niveau de la fenêtre, il jeta un coup d'œil à l'intérieur. Une cuisine où il n'y avait pas âme qui vive. Il enta dans la pièce lestement par la lucarne ouverte.

L'elfe affina son odorat pour détecter toutes les subtilités de l'air et repérer son odeur. Au bout de quelques minutes, il put certifier que son âme sœur était souvent venue dans cette pièce, son effluve était bien présente. Seulement, le résultat final était clair, il ne se trouvait plus dans la maison depuis un long moment, quelques années au plus.

L'Haut elfe noir avait deux possibilités soit s'en aller et poursuivre sa quête, soit investiguer sur le passé ancrer dans cette demeure.

Il préféra la deuxième option. Aussi, il sortit discrètement de la cuisine, mieux valait être prudent même si ses sens ne l'alertaient d'aucun danger.

Yûhi, puisque tel est son nom, monta l'escalier du bout du couloir et déboucha sur un grand hall. Ne s'attardant pas sur la décoration, qu'en avait-il à faire de toute façon, il grimpa à l'étage. Une odeur très forte se dégageait du haut des escaliers.

L'homme suivit donc le tapis pourpre qui recouvrait les marches et le palier du premier étage. Humant l'air, il se retrouva très vite dans le couloir de droite, face à la troisième porte à main droite.

Le jeune garçon entrouvrit discrètement la porte et put observer un homme. Celui-ci était assez âgé, une soixantaine d'années, le crâne légèrement dégarni, une taille moyenne, un homme ordinaire en somme.

Seulement, le ministre Iovannovick, Jean de son prénom, buvait. Il dégustait d'une main un verre de bourbon et de l'autre jouait avec ce qui semblait être une loque. Etrange tableau. De nouveau l'odorat aux aguets, il respira l'odeur du vieux mais aussi une autre, une qu'il connaissait parfaitement, celle de celui qu'il recherchait.

Son instinct lui souffla de bondir hors de sa cache et de s'emparer du torchon. Jean ne lui en laissa pas le temps. Dressant l'oreille et étant très attentif, le voyageur écouta religieusement les mots de sa, sans doute, prochaine victime.

« Ah ! Ce sale gamin ! Dire que si l'autre gnome aux yeux verts n'avait pas été fureté dans les cuisines, il serait toujours à moi. Ce petit était vraiment très utile pour me nourrir et me distraire. Ah Dawn quel joli jouet tu étais. Oui c'est vraiment dommage.»

L'homme aux longs cheveux noirs était désormais dans une rage folle, son cher amour avait du se plier aux exigences de cet immonde et égoïste crapule. A une vitesse phénoménale, la créature se précipita sur le vieux ministre et le chopa par le cou.

Iovannovick n'eut pas le temps de se remettre du choc contre le mur et de la prise sur son cou, l'homme lui avait balancé deux bons coups du droit. Ce ne fut qu'après cette légère correction, qu'il remarqua les habits de son agresseur.

« Un mangemort ? Mais que… ? Laissez-moi, je ne veux pas mourir, je… je suis prêt à vous payer, à vous rejoindre. Je ferais ce que vous voudrez mais ne me tuez pas. Pitié !» L'elfe n'avait rien compris, lui qui avait été préservé des nouvelles de ce monde, souhaitait désormais connaître la situation du monde sorcier.

Yûhi, prenant son ennemi aux mots, l'obligea à raconter tous ce qu'il savait sur la situation du peuple et les objectifs des camps qui se faisaient face. Aux dires qui suivirent, l'être des bois comprit une partie de l'histoire. Seulement, il voulait s'assurer que ce qu'il venait d'entendre était la vérité, que l'autre n'ait omis aucun détail.

Le visiteur impromptu se donna alors le droit de lire l'esprit de sa victime. Parcourant chaque souvenir en rapport avec la presse et la guerre, il put mieux juger les deux camps. Au final, il comprit que le plus vieux mentait et manipulait son monde à la recherche de prestige, de gloire et de fortune.

L'autre, bien qu'il soit décrit comme un monstre avide de sang et de torture, lui apparaissait bien plus franc. On sentait dans ses agissements qu'il n'avait contraint personne, ses hommes étaient venus vers lui d'eux-mêmes et savaient à quoi ils s'exposaient.

De plus, son objectif était parfaitement clair quand on savait lire entre les lignes mensongères des peureux journalistes qui rapportaient ses idéaux. Tous ce qu'il souhaitait était l'égalité entre moldus et sorciers, pas la domination suprême. La difformité de l'information était le propre des journalistes et les préjugés n'aidaient pas.

Asano, le puissant elfe, était ravi de ses informations, mais il y avait encore un point important à régler : le passé qu'avait vécu son chéri dans ce sordide manoir de bourgeois péteux.

Ne s'embarrassant plus de quelconque manière, il farfouilla de nouveau dans l'esprit du tordu et fini par voir des souvenirs de son homme.

Le premier moment qu'il regarda fut une scène banale, le jeune garçon aux fourneaux. Rien de dérangeant en soi, mais cela l'agaça quand même. Surtout que s'il voyait ça, cela voulait dire que l'homme avait osé regarder SON amoureux, chose qu'il ne supportait pas.

Malheureusement le souvenir ne s'arrêta pas là. Un geste malencontreux de l'enfant et un plat s'était renversé. Bizarrement, le garçon était incrédule et effrayé. L'assiette, il aurait juré qu'elle n'était pas à cet endroit deux minutes plus tôt.

« Sale gosse inutile. Petit con. Tu l'as fait exprès ! » hurla son propriétaire dans son dos. Le jeune Dawn n'eût pas le temps de se retourner qu'il était agrippé au collet et projeté au sol. Sitôt qu'il eût heurté le sol, le fouet s'abattit sur son dos.

Après plusieurs longues minutes, qui parurent des heures à la victime et au spectateur, la torture s'arrêta. Au final pas moins de cent coups de fouets non stop. La peau du gamin était rouge, sillonnée des marques vivaces et le sang s'écoulait abondamment.

Yûhi vit avec soulagement, les images s'estomper sur un dernier plan du pauvre garçon en pleurs.

Déjà bien remonté, il s'obligea à visionner tous les événements concernant son petit ange. Bien mal lui en prit, les tortures étaient multiples entre le fouet, les brûlures, les ordres stupides et humiliants du vieux, la privation de nourriture pendant des jours, voire des semaines.

Il n'y avait pas que ça. Ce fut autre chose qui alluma le feu inextinguible de la vengeance. On pouvait assez facilement soigner les blessures corporelles, mais un esprit traumatisé se guérissait-il un jour ?

En effet, son pauvre amour avait non seulement enduré la torture physique mais aussi les manipulations de cet enfoiré. Ce salaud l'avait tourmenté, le faisant préparer la nourriture alors qu'il était épuisé par les coups, la faim et la fatigue. Allant jusqu'à se décharger de tout autre personnel que lui.

Subir ça à la fin de sa troisième année d'existence relevait du sadisme pur. De plus, les circonstances de son arrivée n'étaient pas non plus réjouissantes.

L'Haut Elfe noir dû voir l'arrivée du garçon. Les brigands qui l'avaient enlevé, avait retrouvé une cage où reposait un petit enfant humain et plus un elfe. Mécontent, ils avaient déchargé leur mécontentement en le battant puis en le vendant.

Dawn avait été acheté par un homme qui aurait pu être son père, mais celui-ci avait d'autres projets. Déjà à cet âge, l'enfant était magnifique et envoûtait son entourage. Aussi, il était parfait pour attirer des clients dans son orphelinat.

Sa marche de manœuvre était simple, séduire le client en leur montrant le nouveau modèle, l'ancien elfe, et certifié aux 'pigeons' que les autres étaient pareils. Il suffisait de bien les présenter, car une fois les papiers signés, il était impossible de revenir en arrière.

Le manège avait duré quelques temps avant de brusquement cesser. Le jour où le petit s'était rebellé en criant méchamment ses quatre vérités à son geôlier devant des parents. Sitôt que les coups l'eurent calmé, le gérant de l'orphelinat s'empressa de refiler le petit effronté au ministre qui recherchait du personnel à ce moment-là.

La dernière humiliation, mais non des moindres, finit d'achever les dernières parcelles de raison chez le brun. Cette révélation arriva avec un souvenir particulièrement pénible à contempler.

Cela débutait normalement, le garçon amenait son repas à son maître. Malheureusement, au lieu de le congédier, il lui fit signe d'approcher. La peur d'être battu fut visible dans les yeux du pauvre petit, il s'avança avec réticence. A ce moment-là, il avait quatre ans et quelques mois.

Une fois devant le ministre, Dawn le regarda fébrilement du coin de l'œil. L'homme l'attrapa par le bras et l'allongea lestement sur ses genoux. Il arracha le tee-shirt de sa victime et vint pincer les tétons qui rougirent très vite de douleur.

Alternant ses doigts et ses dents, Jean eût vite fait d'obtenir des bouts de chairs qu'ils fussent bien durs. Il continua son exploration promenant ses mains sur le torse de l'enfant et tâtant largement les petites fesses rebondies.

Le gamin fut vite nu sur les genoux de son bourreau mais se défendait toujours autant si bien qu'il finit par miracle à s'échapper de la prise du salaud. Il fila à toute vitesse loin de ce monstre.

Bien sûr, l'ex petit elfe ne put s'enfuir éternellement loin de ces touchés dégoûtants et dégradants. Le ministre le touchait un peu tous les jours, au fil du temps, il prêta le pauvre jeune homme à quelques uns de ses amis. Mais, heureusement, une réaction magique inexplicable du gamin empêchait ces salopards d'aller jusqu'au bout.

Yûhi reparti aussi sec de l'esprit de ce déchet une fois toutes les sévices visionnées. Le vieux incapable de bouger tressaillit d'une peur incommensurable en voyant les iris de son geôlier se teintés en dorés.

Ce changement arrivait souvent aux elfes qui étaient extrêmement fâchés ou qui perdaient le contrôle. Dans son cas, malheureusement, il pouvait sentir qu'une rage folle et dévastatrice s'était emparée de son adversaire.

L'elfe se fit un plaisir de torturer lentement sa victime. Il lui fit revivre au centuple tous ce qu'il avait fait subir à son cher et tendre. Puis, bien décidé à le détruire avant de le tuer, le jeune homme lui tordit un à un les doigts. A chaque fois, un cri de douleur s'échappait du supplicié.

Emporté dans sa colère, il plaqua l'immondice au mur et lui lança un sort particulièrement cruel. Une illusion pour être précis où Iovannovick vit des couteaux se planter dans sa chair, des serpents le mordre sans pitié et l'encercler de leurs anneaux. Puis, et ce fut la dernière chose qu'il vit, le petit qui riait devant lui à gorge déployée et qui lui fit vivre son viol en direct.

Suite à tous les chocs que l'illusion avait provoqués, le ministre fut affaibli mais resta conscient pour son grand malheur. Une épée tranchante lui troua la gorge puis son organe sexuel et enfin le cœur. Tout cela ne fut pas une illusion et c'est ainsi qu'il s'affala mort, noyé dans son propre sang.

Satisfait, l'Haut elfe se nettoya du sang d'un simple sort avant de partir tranquillement. Il avait profité de son incursion dans le mental de sa victime pour aussi trouver l'événement qui avait tiré son petit ange de cet enfer. Celui qui avait fait ça méritait toute sa considération, il avait le nom et la description physique de l'enfant, il serait donc facile de le retrouver.

Manoir Serpentard, quelques secondes plus tard.

Enfin il voyait le bout de cette saleté de réunion. Voldemort s'emmerdait à mourir, qu'en avait-il à foutre des réclamations du ministère pour engager des négoces. Rien, que dalle, nada, qu'ils aillent voir ailleurs s'il y était.

Sur les nerfs, le prochain mangemort à prendre la parole se fit douloureusement torturé, rien que pour décompresser un peu, il pouvait se le permettre. Un ou deux doloris ne faisaient pas de mal.

Une fois sa mauvaise humeur quelque peu apaisée, il congédia tous ses hommes et soupira de bien-être. Il sentait à travers le lien qui les unissait que son compagnon était extrêmement heureux. Au moins une bonne nouvelle.

Soudain un chant mélodieux se mêlant à sa magie le fit se redresser et prendre la direction du parc. Il connaissait ce pouvoir puisqu'il en avait lui-même eu l'usage dans le passé. Malgré ça, il alla au devant de cet appel qu'il savait sans danger, sans vraiment pouvoir se l'expliquer.

Il traversa son immense jardin bordé d'arbres et de fleurs en quelques minutes, passa devant le lac et pénétra dans la forêt environnante. Là, le lord se dirigea vivement vers la source qui l'appelait.

Quand il arriva dans un petit bosquet, il le trouva enfin. Un jeune garçon, environ 10 ans, assez petit, les cheveux courts noirs et les yeux verts. Harry Potter dans toute sa splendeur dans sa forêt. Par Morgane ! Qu'est-ce que c'était que cette plaisanterie ?

Impossible que ce soit le vrai gamin qu'il ait devant lui. Tout simplement parce qu'il n'avait pas le pouvoir de transplanner, de deux cet endroit était extrêmement bien protégé et trois, il ne savait pas la localisation du manoir.

Du coup, le seigneur noir se méfia. Testant son lien, qui lui permettait de localiser son compagnon, il fut dès lors certain qu'il était face à un imposteur. Le petit n'avait pas bougé de chez ses parents.

« Qui es-tu ? » demanda-t-il de façon très austère et autoritaire. L'enfant lui sourit et s'approcha lentement, essayant de l'apaiser en mêlant leur magie. Sa voix douce et claire s'éleva pour lui répondre une évidence pour lui : « Harry Potter. »

« Donnes-moi une seule bonne raison pour que je te croie. » Le gosse, sans se départir de son sourire, lui répondit une simple phrase qui le laissa perplexe. « Mais enfin, Voldemort le lien qui existe entre nous est très puissant. Au point que l'on sache se retrouver où qu'on soit. »

Après ses paroles, le jeune brun disparut de son champ de vision. Deux petits bras entourèrent son torse par derrière. Un faible murmure s'échappa du petit qui le mit mal à l'aise. « Je me sens bien dans tes bras, je veux juste être avec toi. » Ce fou croyait sincèrement qu'il se laisserait avoir aussi facilement.

Tout lui indiquait que celui qui était devant lui n'était pas un Potter. Sa vitesse était trop importante pour être humaine, son nom sonnait faux également et plus que tout, le fait qu'il soit au courant du lien. Le vrai Harry ne devait être mis au courant qu'à 14 ou 15 ans.

L'intrus sentit que son jeu devait prendre fin très vite s'il ne voulait pas être démasqué et éviter d'être torturé, il n'en avait pas du tout envie. Aussi, il s'éloigna de Jédusor et fit mine de partir. Chose que l'homme n'apprécia pas, un sort fusa qui arrêta la progression de l'imposteur.

« Pas question que tu partes sans avoir répondu à quelques questions. » Le gosse ricana et, toujours avec cette vitesse impressionnante, il vola un petit baiser à Tom avant de disparaître grâce à ses pouvoirs qui passaient outre la protection qu'avait érigé le lord noir.

Réactions, s'il vous plaît ! Surtout qu'apparemment les vacances me prive de beaucoup de reviews.