RAPPROCHEMENT
Pov Peter
(1er partie)
Je ne suis qu'un putain de connard avec le cul bordé de nouilles, j'aurai pu l'effrayer, la faire courir loin de moi par grandes enjambés, mais non, elle était toujours là, plus proche que je ne l'aurait espéré, me trouvait-elle vraiment beau lorsque je perdais totalement la tête?
Lorsque le nom de ces enfoirés a glissait des lèvres de Garett, j'ai vu rouge, il me fallut faire appel à toute ma volonté pour ne pas passer mes nerfs sur lui et elle, simplement avec des mots, un baiser, ses petites mains sur moi, elle était parvenu à dompter ma bête, ho oui, c'était ma compagne!
Garett était encore plus surpris que moi, le pauvre, il avait dû subir ma colère à de nombreuses reprises, il semblait vraiment heureux de savoir qu'il existait quelqu'un capable de me calmer sur ce vaste monde, personne, pas même ces salopes de Maria ou Charlotte n'avait jamais prit le risque de rester près de moi lorsque je pétai un câble.
Je n'ai pas compris pourquoi son comportement avait à ce point changé, j'avais remarqué qu'au moment ou Garett était entré dans la pièce, l'attraction de son côté était retombé comme un putain de soufflé, cependant, elle semblait si différente, elle ressemblait... à ma compagne, comme si elle avait enfin accepté sa place auprès de moi, avait-elle également oublié ce marché stupide? M'aimait-elle au moins un peu? Suffisamment en tout cas pour accepter de rester avec moi?
Je soupirai en souriant comme un gamin, ce que nous avions commandé était arrivé dans l'après-midi, je lui avait choisi quelques petites choses, espérant qu'elle ne le prendrait pas mal. Je voulais passer cette soirée à la séduire, je voulais qu'elle m'aime comme je l'aimais, alors j'avais demandé à Garett de l'emmener dans un hôtel en faisant bien attention à ce qu'elle ne s'attaque à personne, ce dont je fus sur tant qu'elle ne respirait pas près des humains, j'avais donné à Garett le sac contenant la tenue que je voulais qu'elle porte.
Garett quand à lui était allé dans une boutique pour lui acheter tout ce que les femmes utilisent pour s'embellirent, bien qu'elle n'en avait pas vraiment besoin, j'avais envi de faire de cette soirée notre premier rendez-vous même si nous ne pouvions pas sortir de la maison pour aller danser, je comptai bien transformer le salon pour lui donner l'illusion d'être ailleurs ce soir.
Je lui avait juste demandé de me faire confiance, lui jurant de ne pas lui faire porter la tenue en cuir de suite, elle s'était détendu et avait finalement accepté de suivre Garett sans vraiment comprendre pourquoi, la seule chose que je lui avait demandé, c'est de cessé de respirer dès que Garett lui lui ferait signe.
J'avais besoin d'un peu de temps pour aller lui chercher le collier que j'avais dessiné et fait faire pour elle, il s'agissait de nos initiales entrelacés sur le bouclier représentant le clan Whitlock que j'avais redessiné après m'être séparé de cette garce de Charlotte, j'avais fait faire deux nouvelles chevalières pour Garett et moi il y a quelques mois, le nom de cet imbécile de major est la seule chose que je lui avait prit, je n'avais aucun souvenir de mon identité à mon réveille, du moins, pas de mon nom, je sais que je suis né dans la région d'Austin et que j'ai été transformé en 1798 par cette chienne de Maria qui s'est chargé de mon entrainement avec beaucoup d'application, j'ai été l'un des premiers de son armée et je suis le seul encore en vie avec le major après autant de temps, en règle général, les soldats avaient un temps de vie d'un an, deux pour les plus chanceux et plus pour ceux possédant un don.
Lorsque nous nous sommes échappés avec Charlotte et le major, nous avons rapidement décidé de nous séparer, puis lorsque j'ai revu le major quelques années plus tard, il m'avait offert officiellement son nom et sa maison dans le Maine pour me remercié, j'avais accepté bien volontiers par ce que Charlotte et moi en avions raz-le-bol de jouer au nomade, quand à son nom, il m'avait permit d'accumuler ma fortune au fil des années et ce, grâce à Cérian un vampire dont j'avais sauvé la vie contre l'avis de Charlotte dans les années 90 et qui depuis été devenu un très bon ami. Malheureusement, quelques années plus tard, sa compagne avait été détruite par quatre nomades qu'elle avait eu la malchance de croiser, un peu après la mort de Karen, il m'avait appelé me suppliant de l'aider à les retrouver, bien sur j'avais accepté, toujours contre l'avis de Charlotte et après plus d'une année de recherche nous avions fini par les retrouver et les tuer en prenant notre temps, je dois dire qu'avec eux, je m'étais fais un plaisir de mettre mes talents en applications, plusieurs jours après, j'avais reçu un courrier de sa part m'expliquant qu'il ne pouvait pas vivre sans elle, qu'il allait la rejoindre et qu'il me léguer toute sa fortune, j'étais devenu milliardaire du jour au lendemain, mais Charlotte fut la seule à se réjouir de ce fait, la seule à en profiter aussi, à présent, j'étais heureux de savoir que je pourrais tout donner à Isabella, peut-être voudrait-elle d'une nouvelle maison, des bijoux... j'avais déjà préparé un compte à son nom avec plusieurs millions dessus, je lui offrirais aussi ce soir avec le collier et mon amour...
En moins d'une heure, tout était prêt, il y avait des fleurs, du sang à profusion et je m'étais même habillé pour l'occasion, je n'étais pas très doué pour la séduction, en règle général, ce n'est pas nécessaire chez les vampires, si deux vampires se plaisaient, ils se sautaient rapidement dessus, pas de rendez-vous, de préliminaires ou quoi que ce soit de cette eau, mais mon Isabella était différente, alors j'essayai de m'adapter un peu et maintenant j'étais comme un con à attendre son retour, nerveux comme un puceau ayant peur d'éjaculer trop dans son pantalon sans même avoir eu le temps de la déshabiller.
Enfin, j'entendis la voiture se garer devant la maison et j'avais honte de constater que le putain de dieu de la guerre chiait la merde hors de lui, comment pouvais-je être nerveux? Moi qui n'avais jamais eu peur de qui que ce soit, cette petite chose fragile était bien la première à me faire ressentir pareil émotion.
La porte d'entrée claqua violemment contre le mur sur une Isabella apparemment furieuse, elle m'adressa un regard noir qui ne présageait vraiment rien de bon...
- Peter, je ne sais pas ce que tu as en tête, mais j'ai faillit tuer un pauvre imbécile, quoi que tu veuille faire, ne peut-on pas le faire...
Elle s'arrêta pour balader son regard derrière moi, les yeux écarquillés, elle bloqua sur l'énorme bouquet de fleurs, puis ses yeux revinrent sur moi...
- Ici, termina t-elle en souriant timidement
Elle était prodigieuse dans cette robe couleur d'automne, je suis sur que je pourrais concurrencer cette stupide naine servant de femme au major, par ce que la taille était parfaite, elle moulait ses formes de sorte que je me suis rapidement senti à l'étroit dans mon pantalon. Elle avait noué ses cheveux en un chignon indiscipliné et n'avait maquillé que ses yeux. Je ne l'aurait pas voulu autrement...
- Parfaite, murmurai-je en me pressant d'aller à elle
Je la prit dans mes bras en respirant son parfum, son expression était incroyable, un mélange de gêne, de surprise et de contentement. Je me reculai légèrement pour prendre son visage entre mes mains et posa mon front contre le sien
- Je n'ai pas la prétention de dire que je suis romantique ma compagne, mais j'ai essayé de te faire plaisir, je te promets d'essayer de me comporter ce soir, est-ce que tu aimes?
Elle laissa échapper un petit rire et planta son regard dans le miens en plissant les yeux
- J'aime beaucoup ce que tu as fait, merci, mais s'il te plait, n'essaye pas de changer quoi que ce soit à ton comportement, même pour une soirée
Je fronçai les sourcils, je voulais éviter de provoquer sa gêne avec mon humour sans fond ce soir, je voulais essayer d'être parfait au moins pour une soirée...
- Ne fais pas cette tête Peter, tu es parfais comme tu es, crois-moi, il n'y a rien à changer
Ben merde alors! Ses paroles me surprirent tellement que je relâchai son visage, totalement perdu, Charlotte m'avait toujours reproché mon comportement et encouragé à faire un effort, bien sur, pour elle, je n'avais jamais eu envi d'essayer quoi que ce soit dans ce sens...
- Hé! Se plaignit-elle en s'emparant de mes mains, qu'est-ce que tu as?
- C'est... heu, et bien Charlotte m'a toujours dit...
- Je ne suis pas Charlotte! Me coupa t-elle en grognant
- Et tu n'as pas idée à quel point ça me rends foutrement heureux, soufflai-je émerveillé de constater ma chance
Je passai un doigt sur son front, glissant sur son nez m'arrêtant sur ses lèvres, je l'observais pendant quelques secondes, sans rien dire, juste m'émerveiller, elle était à moi. Je déplaçai mon doigt sur son menton pour presser mes lèvres contre les siennes, m'empêchant toutefois d'aller trop loin pour ne pas lui sauter dessus comme un sauvage.
Décollant mes lèvres à contre cœur, je l'entrainai vers la table pour lui servir un verre, elle me regarda faire en fronçant les sourcils, dès que la bouteille fut ouverte, ses yeux s'assombrirent.
- Il n'y a pas que du sang... autre chose, mais je n'arrive pas à déterminer ce que c'est, murmura t-elle pour elle même fermant les yeux pour se concentrer sur l'odeur
Lorsqu'elle les rouvrit, j'étais devant elle, lui présentant son verre en souriant
- Si après ça, tu ne tombe pas raide pour moi, alors je vais m'enterrer sous un rocher comme un vieux crabe, soupirai-je
Elle s'empara du verre en riant doucement et bus une gorgé...
- Tu as fais appel à une sorcière pour préparer un aphrodisiaque? Ricana t-elle en terminant rapidement le contenu de son verre, merde, j'espère qu'il y a plus qu'une bouteille
- Pourquoi penses-tu que j'ai un réfrigérateur ici? Dis-je m'installant sur le fauteuil en l'attirant sur mes genoux. Je veux que tu sache tout sur moi, chérie, si je dois te séduire de manière traditionnel, alors il te faut me connaitre
Elle hocha la tête et se tortilla sur mes genoux sans jamais quitter son magnifique sourire, sa tête posé sur mon épaule, j'ai commençai à lui dire tout ce dont je me rappelais de ma vie humaine, c'est à dire pas grand chose, ma transformation par cette chienne sans cœur de Maria, ce que j'avais fait lorsque j'appartenais à son armée, sans rien omettre, je lui ai expliqué pourquoi je n'étais pas spécialement fier de mon surnom, avec du recul, pourquoi devrais-je être fier d'être le vampire ayant battus des records de tueries?
Mon Isabella m'avait surpris en déposant un baiser sur ma main, m'encourageant à lui raconter mes crimes les plus atroces, je m'étonnais de constater que ce simple geste d'affection était parvenu à soulager mon âme.
Je lui ai raconté pourquoi j'avais décidé de m'enfuir, pourquoi j'avais emmené le major avec moi, comme beaucoup de soldat, à cette époque, il était simplement plus fidèle à moi qu'à Maria et depuis que j'avais commencé à fréquenter Charlotte, je savais que Maria l'avait dans le collimateur et qu'elle se ferait un plaisir de la tuer dès qu'elle en aurait l'occasion.
J'avais terminé mon histoire en lui parlant de mes années avec Charlotte, de ma déception, jusqu'au jour ou mon don m'avait titillé pour me prévenir que je devais chercher, alors pendant des années, c'est ce que j'avais fait...
- Après avoir sillonné le pays de long en large sans vraiment savoir ce que j'allais trouver, j'ai fini par désespérer, alors j'ai acheté cette maison et puis je me suis terré pendant des années ici, jusqu'au jour ou mon don a littéralement vibrer, je devais aller vers la major et enfin, j'ai trouvé celle que j'avais tant cherché, soupirai-je en souriant
- Tu as cherché sans savoir ce que tu allais trouver? Demanda t-elle en arquant un sourcil
- Je m'en doutais, mais je ne voulais pas vraiment y croire, pas après plus de deux ans d'existence, pourquoi devrais-je avoir de la chance? Et je t'avoue que je craignais un peu de découvrir que ma compagne ressemblerait à Charlotte, expliquai-je en déposant un baiser sur son cou. Mais si j'avais eu ne serait-ce qu'une petite idée de la merveille à la clé, bon dieu, je n'aurais pas arrêté une seconde, rajoutai-je avant de l'embrasser avec ferveur
Elle ouvrit la bouche pour approfondir le baiser, je m'autorisai à jouir d'une petite danse avec sa langue en essayant de garder ma bête à distance, pas question de tout gâcher maintenant et puis, la soirée n'était pas encore terminé...
Je la repoussai doucement gagnant un grognement de désapprobation qui me fit rire, je me levai en la déposant sur le fauteuil pour lui resservir un autre verre et augmenté le son de la musique, je voulais danser avec elle, sans comprendre pourquoi cela avait occupé mon esprit depuis le premier jour ou je l'avais vu, la tenir dans mes bras en conduisant son corps... n'est-ce pas une forme de préliminaire?
Elle but son verre d'une traite en m'offrant un regard d'excuse, en une seconde, je courais à la cuisine pour en prendre une autre et lui ramener.
- As-tu trouvé ce qu'il y avait en plus du sang? Demandai-je en revenant dans la pièce
- Vu mon état d'euphorie grandissant, de l'alcool, je ne savais même pas que les vampires pouvaient boire de l'alcool, mais je suis incapable de dire quoi...
- Un très bon Whisky, mais il y en a avec différents alcools, lui dis-je en l'entrainant dans mes bras
Je la laissai terminer son verre, je finissais le miens en me promettant de rajouter une prime à l'ami de Garett, il avait vraiment un talent pour mesurer le parfait mélange, le goût du sang n'était absolument pas altéré, c'était délicieux. Dès que j'eus déposé nos verres sur la table, je pressai son corps pour l'entrainer dans une danse, mais sentant ses ongles gratter délicieusement mon dos en descendant sur mes hanches, je ne pus m'empêcher de me déchainer sur ses lèvres en la pressant fermement contre mon corps tout en reculant vers le mur derrière elle, je sentis ses mains remonter le long de mon dos pour s'accrocher fermement autour de mon cou, ma bête grognait férocement, réclamant de prendre son dû, de la marquer, alors je me reculai brusquement avant de perdre totalement le contrôle...
- Est-ce que... est-ce que j'ai fais quelque chose de mal? Souffla t-elle les yeux rivés sur le plancher
Et merde!
- Bien sur que non, chérie, lui assurai-je en la prenant de nouveau dans mes bras, j'essaye juste de ne pas perdre la tête...
- Peter, soupira t-elle en prenant mon visage entre ses mains, je t'es dit d'être toi même, qui te dis que je ne veux pas que tu perde le contrôle?
Je lui souris en embrassant son front
- Ma compagne, murmurai-je, si je ne me trompe, ton bouclier est toujours actif, je ne peux pas essayer de te prendre en laissant parler mes instincts si tu n'es pas dans le même état d'esprit et puis, pour tout te dire, je voudrais t'offrir quelque chose...
Elle laissa tomber sa tête sur mon torse en grognant doucement, elle n'était apparemment pas ravis de ma retenu, décidément, j'avais l'impression de tout faire de travers, pouvais-je vraiment me laisser aller?
Je fouillai dans ma poche pour y prendre le collier, je n'avais pas voulu l'envelopper comme le font les humains...
- Ferme les yeux, ma compagne
Elle leva la tête en m'adressant un regard suppliant, sourit et ferma les yeux; d'un geste j'habillai son cou soudainement nerveux à l'idée que ça ne lui plaise pas, son expression changea lorsqu'elle sentis la chaine autour de son cou, mais elle se força à garder les yeux clos.
- Ouvre tes beaux yeux, chérie
Sa main se plaqua de suite sur le pendentif, elle me contourna pour admirer le résultat dans le miroir derrière moi...
- Merde! Murmura t-elle les yeux scotchés au bijoux
Je me postai derrière elle en plaquant ma poitrine contre son dos, glissant les mains sur son ventre, elle caressait frénétiquement le pendentif pendant plusieurs minutes pendant que j'attendais patiemment le menton collé à son épaule
- Putain, Peter, c'est magnifique!
- C'est du platine...
- Je m'en fou! S'indigna t-elle en secouant la tête, même en plastique, je suis sur qu'il serait incroyable, le motif est étonnant, ce relief... merde, je ne suis pas vraiment du genre à porter des bijoux, mais je le ferai avec plaisir, le motif est vraiment... merde, c'est beau
- Je l'est dessiné pour toi, ma compagne, soufflai-je en fixant son reflet dans le miroir
- C'est toi qui a dessiné ça? S'exclama t-elle surprise
- Oui, je suis heureux que tu aimes...
Elle se retourna pour m'embrasser tendrement alors que je priai silencieusement ma bite de ne pas s'échapper de mon pantalon, elle se recula une expression grave marquant son adorable visage, elle replaça quelques mèches de mes cheveux qui se baladaient sur mon front
- Je t'aime, murmurai-je en effleurant sa bouche, je t'aime vraiment ma compagne et... heu... je voudrais vraiment que tu portes mon nom...
J'entendis un hoquet de surprise et elle se mit à rire
- Peter, tu me demande de me marié avec toi?
Je n'avais pas vraiment prévu ça, mais... ho ouai!
- Tu veux bien?
Pas de réponse, elle ferma les yeux en fronçant les sourcils...
- Chérie, murmurai-je de plus en plus nerveux après une bonne minute de silence
- Il faut vraiment que j'apprenne à contrôler cette merde, marmonna t-elle entre ses dents avant d'ouvrir ses paupières qui cachaient des iris noirs de désirs
Elle me sauta littéralement dessus me faisant tomber en arrière sur le plancher, serrant les cuisses contre ma taille, je sentais un petit grognement vibrer dans sa poitrine, emprisonnant sauvagement mes lèvres, elle dégusta ma langue avidement avant de me libérer pour atteindre mon oreille...
- T'as plutôt pas intérêt d'essayer de te contrôler! Grogna t-elle en me mordillant l'oreille
Je ne pouvais plus la retenir, ma compagne me l'a demander, la bête à été lâché...
