Epilogue, le début d'une nouvelle vie.

Duo :

Afin de ne pas tourner en rond comme un lion en cage, je décidais de sortir mon fusil et de le mettre sous mon lit. Je ne devrais ainsi pas ouvrir mon coffre lorsque Trowa et Quatre seraient là. Nos amis ne furent pas en retard. Ce fut Heero qui leur ouvrit. J'avais préféré rester assis dans un des fauteuils afin de ménager mon dos qui me faisait encore souffrir depuis ce matin. Caressant Yuna, je vis Quatre entré. Ses yeux me lancèrent un regard mi interrogateur, mi terroriser. Il devait se douter de ce qui allait se passé. Lorsque Trowa fut à ses côtés je leur dit :

Salut, désolé de ne pas me lever, mon dos me fait souffrir à cause de l'orage.

Pas de soucis Duo.

Asseyez-vous.

Sur ce, ils prirent place dans le divan tandis qu'Heero posait une fesse sur l'accoudoir de mon fauteuils. Il me jeta un regard. Hocha la tête, je décidais de commencer en douceur :

En premier lieu, nous voulions vous dire que nous sommes ensemble.

Nos amis nous sourire. Pourtant je voyais que Quatre était toujours inquiet. Ce fut Heero qui prit ensuite la parole :

J'ai un service à te demander Trowa.

Je t'écoute.

Tu m'as dit, il n'y a pas si longtemps que tu ferais tout ce qui est en ton pouvoir pour m'aider mais que c'était à moi de prendre ma décision. J'ai choisis Trowa et je te demande de m'aider.

Trowa regarda mon amant avec un air étrange dans les yeux. Je savais qu'il cherchait de quelle conversation Heero voulait parler. Je n'en savais rien moi-même mais je faisais confiance à mon petit ami. Soudain le regard de Trowa passa par l'étonnement puis l'incrédulité pour finir teinté d'une vague méfiance. Il me regarda alors d'un air méfiant. Je posais mes yeux sur Yuna assise à mes côtés. Lui caressant la tête, je relevais ensuite le regard pour soutenir celui de Trowa. Heero dit alors :

Vas-tu m'aider ?

J'aimerais savoir pourquoi avant. Et qui me dit que tu ne me joues pas un mauvais tour ?

Soupirant, je me levais en faisant attention à mon dos avant de dire :

Sage Yuna.

Depuis le début de la conversation, elle avait fixé son regard sur Trowa. En effet, elle se méfiait de lui, et pour cause, elle ne l'avait jamais vu qu'une fois, au commissariat alors que l'on m'avait enfermé. Entrant dans ma chambre, je pris la mallette de mon fusil avant de revenir dans le salon. Lorsque je repris ma place dans le fauteuil, je vis Heero fermer les stores avant d'allumer. Je me mis alors à monter mon fusil. Une fois fini, je le tendis à Trowa avant de dire :

Il fonctionne avec des balles de glaces. C'est pour ça que vous n'avez jamais retrouvé de projectiles.

Trowa examina le fusil avant de me lancer un regard méchant. Quatre, lui, était effrayé. Il ne savait plus quoi faire, ni comment se comporter. Je m'étais attendu à ce genre de réaction de la part de Trowa. Me remettant à caresser Yuna, je lui dis alors :

Laisse-moi m'expliquer avant de me juger. Ensuite, si tu ne veux plus jamais me revoir, alors soit.

Il hocha la tête. Je m'adressais alors à Quatre :

Ne m'en veux pas Quatre. Aujourd'hui toi aussi tu vas découvrir qui j'ai été.

Je respirais alors profondément avant de leur raconté mon passé. Comme je l'avais fait pour Heero, je leur dis qui était G, ce qui avait fait de moi, ma tentative de fuite, ce qu'il lui était arrivé, mon arrivée à l'orphelinat, puis ma décision quand à vouloir purifier ce monde. Je leur expliquais qui avait été Réléna, Dorothy et Treize et ce que je faisais avec l'argent des contrats. Peu à peu, lors de mon récit, je vis les yeux de Quatre se remplir de larme quand à mes souffrances. Les yeux de Trowa retrouvèrent, eux, peu à peu une teinte normale. La méfiance y disparu. Le silence s'installa alors dans la pièce. Ce fut Heero qui le brisa :

Je te supplie de m'aider à enterrer l'affaire Trowa. Duo n'utilisera plus son arme mais sans ton aide, je ne sais pas si je pourrais faire tomber cette affaire aux oubliettes.

Je vis Trowa soupirer longuement. Il se leva alors. Immédiatement Yuna se mit à grogner. Je la calmais aussitôt. Il me tendit ensuite mon fusil. Le regardant surpris, j'attrapais l'arme tandis qu'il dit :

Je comprends ce que tu as vécu Duo. Et je vais aider Heero, pour lui, pour vous. Mais que je ne te n'aperçoive pas entraine de te servir de cette arme.

Lui souriant, je lui promis. Je m'empressais de la démonter avant d'aller la ranger dans mon coffre. Yuna m'ayant suivi automatiquement, je n'eut pas besoin de l'appeler. Lorsque je revins, je n'eus que le temps de voir la main de Quatre arrivé vers moi, tandis qu'elle claquait sur ma joue. J'avais cependant entamé un mouvement instinctif pour esquiver le coup. Hors la torsion que j'avais fait subir à mon dos dans l'espoir d'esquiver me fut fatale. Je chutais alors terrasser par la douleur de mon dos. Je vis Yuna se placer entre moi et les autres. Elle grogna longuement. Rouler par terre, je fus incapable de la calmer. Heero se plaça devant elle avant de dire :

Laisse-moi passer Yuna, je vais aider Duo.

Yuna ne se bougea pas. Elle lui fit face mais resta entre moi et mes amis. Essayant au maximum de reprendre mon souffle, je fini par dire :

Yuna, laisse Heero passer.

Elle se recula alors, comme à contre cœur. JE sentis les bras d'Heero se refermer sur moi tandis qu'il me soulevait avant de m'étendre sur le divan. Peu à peu la douleur s'apaisa. Lorsque je ré ouvris les yeux, je vis Trowa consolé Quatre en pleur. Faisant un effort, je dis :

Calme toi Quatre, ce n'est pas grave.

Je suis désolé Duo, c'est ma faute si tu es dans cet état. Je suis désolé.

C'est rien, tu n'es pas responsable de l'état de mon dos Quatre.

Mais si je ne t'avais pas frappé, rien de cela ne serait arrivé.

Pourquoi m'as-tu frappé d'ailleurs ?

Je t'avais dit d'arrêté depuis longtemps, tu as mis ta vie si souvent en jeu.

Aussitôt Quatre se remit à pleurer. Trowa le prit dans ses bras tandis que je lui dis :

J'ai compris ne t'en fait pas. Je sais que je t'ai souvent inquiète Quatre. Je te demande pardon.

Quatre hocha la tête avant d'enfuir son visage dans le cou de son amant. Fermant les yeux, je sentis une douce caresse au niveau de ma joue. Entre ouvrant les yeux, je vis qu'il s'agissait d'Heero. Aussitôt je lui dis :

Ça va passer, la douleur comment à diminuer. Laisse-moi juste 5 minutes.

Quatre et Trowa prirent congé afin de me laisser me reposer. Une dizaine de minute plus tard, je me relevais avant de m'étirer prudemment. Mon dos me faisait encore mal mais c'était devenu supportable. Heero prit alors place près de moi avant de me dire :

J'ai voulu t'aider mais Yuna ne m'a pas laisser approcher.

Oui j'ai vu. Ne lui en veux pas. Laisse-lui juste le temps. Pour le moment je suis le seul membre de sa famille, c'est pour ça qu'elle me protège mais bientôt toi aussi tu feras partie de cette famille.

Le reste de la journée se passa bien. Heero reparti cependant chez lui le soir même.

Les jours passèrent, le meurtre de Treize ne fut que très peu ébruiter. Peu à peu l'affaire se stoppa par manque d'indice.

Après plusieurs semaine de vie commune avec Heero, jonglant entre mon studio et sa maison, il fut convenu que nous achetions une maison, ensemble. J'utilisais pour ça une partie de l'argent de mes contrats. Une fois emménager, Yuna, un peu perdue durant le transfert, trouva vite ses marques. Je me rendais souvent à l'orphelinat Maxwell. Et à chaque visite, Maxime me sautais dans les bras. Il en faisait de même avec Heero qui m'accompagnait parfois. Un jour, alors que nous regardions les enfants jouer du haut de la colline, Heero me dit :

Tu n'as jamais songé à en adopter un ?

Si, parfois. Je me suis déjà renseigné pour l'adoption d'un enfant, mais un homme de mon âge, seul, n'a qu'une infime chance de réussir.

Mais deux hommes ensemble ont plus de chance, surtout s'ils connaissent monsieur Winner junior.

Je me retournais alors vers mon amant pour voir qu'il tenait à la main une demande d'adoption. Tandis que je sautais au cou d'Heero, je ne pus retenir mes larmes. C'est alors que je petit Maxime arriva en courant. Mais lorsqu'il vit que je pleurais, il s'arrêta avant de demander :

Qu'est ce qui a Duo ?

Rien mon grand.

Alors pourquoi tu pleures ?

Parce que je suis heureux.

Le petit Maxime pencha sa tête sur le côté avant de tendre ses petites mains vers moi. Aussitôt je le pris dans ses bras avant de le serrer contre son cœur. JE n'avais jamais voulu l'avouer, mais j'avais toujours eu un faible pour Maxime, il était mon préféré. Il y avait un je ne sais quoi qui brillais dans ses yeux noisette qui le rendaient irrésistible. Regardant Heero, je vis qu'il me comprit d'un regard. Aussitôt il se pencha vers le petit garçon et lui dit :

Que penserais-tu de venir vivre chez nous Maxime.

Vrai ?

Bien sûr.

Le sourire qu'il fit alors fut le plus beau cadeau que je pouvais espérer. Calant le petit Maxime sur mes épaules, j'attrapais ensuite la main d'Heero tandis que nous redescendions la colline afin de mettre ses foutus papiers en ordre et de pouvoir rentré chez nous, avec notre fils.

Fin.

Les 4 juillet 2012

00h50.

Voilà, j'espère que cette histoire vous à plus. J'ai parfois eu un peu de mal pour certain passage mais je suis heureuse de l'avoir enfin finie. Il est vrai que je suis passée par des moments difficiles qui m'ont alors empêcher d'écrire. Mais je me rends compte qu'écrire me procure un sentiment unique. La liberté.

Bien à vous tous

PS : Je m'excuse pour l'irrégularité des posts. C'est pourquoi les chapitres 8, 9, 10 et l'épilogue ont été postés en même temps.

Yami Sheina

Une petite review, merci, arogatu, danke shone, grazzie, gracias, dank u wel, thank you,…