Le père de Belle soupira, le Ténébreux n'allait pas lâcher l'affaire.
-Bon très bien, de toute façon vous ne me lâcherez pas...que me proposez vous ?
-Je suis prêt à me séparer d'elle si vous acceptez de lui reparler et d'être à nouveau son père.
-Ah ah la meilleur, d'après ce que je vois elle vous aime et quand ma fille aime quelque chose, difficile de le lui ôter.
-Sauf si je fais tout pour que ça arrive. Je peux lui faire croire que je ne l'aime plus, lui faire vivre un enfer...
-Mais se ne serons que des mensonges...
-Réfléchissez, vous avez jusque demain pour vous décider. Vous n'aurez qu'à citer mon nom pour me dire votre réponse.
Rumpel disparut en un éclaire et rentra chez lui où Belle l'attendait pour prendre le thé.
-Ou étais-tu ?
-Rien, une affaire à régler sans importance
-Tu vas bien ? T'as l'air...bizarre
-C'est juste que des fois, mes affaires demandent des efforts...tes frères et sœurs sont partis ?
-Oui, ils t'ont attendu tu sais
-C'est vrai ?
-Contrairement à papa, ils veulent apprendre à te connaître, ils sont plus compréhensibles. J'ai fais une tarte aux prunes j'espère que tu aime;dit-elle en s'éloignant
-Oui bien sur.
Apparemment cette visite lui a remonté le morale, Rumpel était soulagé qu'elle soit de meilleur humeur. La soirée se passa auprès du feu, un livre à la main. Belle lu une histoire au Ténébreux. Mais ce dernier n'écoutait qu'à moitié, il était distrait par la proposition qu'il avait fait au père de Belle.
-Rumpel ?
-Hein ? Oui quoi ?
-Tu n'écoute pas ce que je dis !
-Oh si bien sur...
-Alors qu'est ce que je viens de dire ?
-Euh je...oui tu as raison, je n'écoutais pas.
-Tu es contrarié, je le vois. C'est à propos de cette affaire dont tu ne veux pas me parler ?
-C'est un cas un peu complexe
-Explique moi, peut-être que je serai de bons conseils
Rumpel lui sourit et d'un tour de magie, immobilisa Belle. On avait l'impression qu'elle était devenue une statue. Il effaça les dernières phrases qu'elle venait de lui dire puis enleva le sort.
-Tu aime l'histoire ?
-Oui beaucoup, mais je me sens un peu fatigué...on irait pas se coucher ?
-D'accord.
Belle rangea le livre et ils partirent main dans la main jusqu'à leur chambre. Rumpel l'embrassa puis se blotti contre elle, tel un enfant qui avait besoin d'affection. Il se sentait tellement bien dans ses bras. Belle caressa sa chevelure alors que le Ténébreux lâcha un soupir.
-Ça va ?
-Mmmoui...je suis bien mis c'est tout. J'aimerai que la nuit ne se finisse jamais
-Les nuits ne sont pas éternelles, mais y en aura pleins d'autres.
-Oui...
Rumpel se tut et finit par s'endormir dans les bras de Belle.
Non loin de là, dans la maison la plus éloignée du village, le père de Belle n'arrivait pas à dormir. Ses enfants lui ont parlé de la nouvelle demeure de Belle, à quel point elle était heureuse et qui ne lui manquerait de rien. Il passa la nuit à se remémorer ses souvenirs, ceux qu'il avait avec elle. Il se rappela de la fois où elle avait perdu sa poupée préférée, elle l'aimait cette poupée et il lui aura fallut pas loin d'un mois pour la consoler de son chagrin. Ou bien cet autre souvenir où le jour il ont perdu leur chien. Pareil, elle l'aimait tellement qu'elle avait du mal à arrêter ses pleurs durant des semaines. Puis le souvenir le plus terrible fut la perte de la mère. Belle avait trouvé refuge dans les livres, mais les larmes coulaient toujours. C'était une terrible époque, de voir ses enfants malheureux et inconsolables, il n'y a rien de plus terrible. Et maintenant c'était à lui de faire un choix, celui de rendre sa fille heureuse ou malheureuse. N'avait-elle pas versé assez le larmes comme ça ? Et puis elle n'était plus une petite fille. Mais son prétendant n'était pas digne d'elle et n'était pas n'importe qui. Oh mon dieu que faire ? Se disait-il.
C'est au petit matin qu'il alla à l'entrée de la forêt et appela Rumpelstiltskin, qui rappliqua directe.
-Alors, vous avez réfléchi ?
-Oui...et j'accepte.
-Très bien...signez en bas de la page; dit-il en faisant apparaître un long parchemin et une plume
Rumpel ferma les yeux en fronçant les sourcils, il venait de perdre Belle à tout jamais.
