Tisiphone-Edge: Auron et Rikku, je les aime tellement dans le jeu. La relation est un peu conflictuelle, mais bon x). Et un gros merci pour les compliments, j'en rougirais !Je suis très heureuse que ma fic te plaise. Et pour les lunettes et la cicatrice, je saaaaaaaaaais, mais je l'aime trop avec. Je crois que je suis la seule à aimer les méchants x). Enfin, j'espère que tu vas pas lui faire trop de mal, j'en ai encore besoin. A la prochaine !
Chl007: Oui, les ennuis s'annoncent ! Merci de ta review en tout cas, et touchés pas à Seymour, il m'est utile ;). Je sais que tout le monde veut le tuer, mais attendez un peu !
Chapitre 11 :
Je ne savais pas pourquoi, j'avais dit oui. Oui. Un simple oui. Comme si moi, je pouvais être simple. Et j'avais dit à cet homme, ou à ce qui allait devenir un homme, oui. Alors je marchais, lui à mes côtés, à une distance des plus descentes. Je regardais les larges maisons, comme pour ne pas le voir lui. Parce que je le détestais, autant qu'il m'intriguait. Mes bottes piétinaient nerveusement les pavés, arrachés par endroit. Je ne savais pas si je devais sourire ou rester murée dans la mauvaise humeur. La vérité était là. Je ne savais pas comment agir devant lui. Parce qu'il ne m'avait pas l'air comme après. Il ne semblait pas mielleux et manipulateur comme il l'avait été au moment de demander sa main à Yuna. Il n'avait pas l'air dangereux. La différence était là. Peut être que cela était dû au fait qu'il était un gamin. Chose que j'aurais au bien des difficultés à deviner si je ne l'avais pas su, car au physique, il avait tout l'air d'avoir mon âge. Et c'était étrange.
Je ne savais pas combien de temps je m'étais absentée. Et si j'avais été longue, ce que j'allais dire à Braska et aux autres. Mon oncle allait sûrement sourire, comme toujours, Jecht allait soit me frapper l'épaule en beuglant crevette, soit m'enlacer en beuglant crevette. Et Auron. Auron allait me gratifier du regard le plus froid de toute l'histoire de l'humanité, dont lui seul avait le secret. Tout ça parce que j'avais traîner un peu, et que je me faisais ramener par le futur maître. Heureusement qu'il ne savait pas encore ce que Seymour allait devenir. Sinon, je ne donnais ni cher de sa vie, ni cher de la mienne. Et je n'avais pas envie de tutoyer son épée.
- Tu as l'air pensive.
Douce. Oui, sa voix était douce. Jamais je n'aurais cru le penser un jour. Et jamais je n'aurais penser qu'il me demande une telle chose. Ça lui faisait quoi que je sois pensive ? Je n'allais pas lui dire que je pensais à ce qu'Auron allait me faire si il se souvenait de ce qu'il allait devenir. Un peu de bon sens. Quoique, peut être qu'après ça, il me lâcherait. Mais il ne fallait pas qu'il me lâche maintenant. Sans lui, je n'allais pas être capable de rentrer jusqu'à l'auberge. J'étais dans une belle situation moi encore.
- Oui, et alors ?finis-je par lâcher, sans même le regarder.
Pour la politesse, je reverrais. Je me sentais nerveuse, alors mon ton se faisait naturellement agressif. Je priais pour que Seymour ne le perçoive pas, sinon j'étais cuite et recuite. Parler comme ça à un futur maître. Ce n'était peut être pas pire que de le tuer, mais bon. Cependant, ma réponse le fit sourire. Il avait l'air amusé parce que je venais de lui cracher.
- Et tu n'as pas l'air très calme, soupira-t-il.
Ah ben là non, je n'étais pas calme du tout. C'était visible à ce point ?
- C'est moi qui te mets mal à l'aise ?demanda-t-il avant que je n'ai le temps de dire quoi que ce soit.
Je me sentis violemment rougir. Pas de la même manière que quand je voyais Auron. De manière plus brusque, plus sèche. Bien moins agréable. Oui, cet homme me mettait mal à l'aise. Parce que je n'avais pas l'habitude qu'il soit comme ça. Je le savais juste cruel. Chose qu'il n'avait pas l'air d'être en ce moment. Son regard était peut être rempli d'une maturité certaine, il n'y avait sur son visage qu'une innocence caractéristique de l'enfance. Et je ne savais pas comment réagir.
Seymour m'adressa un sourire pour lequel certaines femmes se seraient entre tuer. Joignant ses mains, il ralentit le pas. Je fronçai les sourcils face à sa concentration un peu inquiétante. Qu'allait-il faire ? Qu'allait-il déjà faire ? Prudente, je reculai de quelques pas, je jaugeant d'un regard inquiet. Cela ne fit que renforcer son sourire lorsqu'il daigna enfin m'approcher. La main crispée sur le manche de ma griffe, je sentis un frisson me glacer. Si il me faisait du mal, je le tuais. Au diable le futur.
Mais le jeune homme n'en fit rien. Au lieu de cela, il détacha ses mains, et fit naître une poignée de glace piler au dessus de mes cheveux. Les yeux écarquillés, je le regardais sans comprendre, alors que l'eau gelée coulait le long de mon coup. J'étais ahurie. Il nous faisait quoi là ? Hésitante, j'essuyai sans le quitter les yeux la glace que j'avais sur le dessus du crâne, alors qu'il commençait à rire. J'avais oublié que ce diable était doué de magie. Et qu'il avait trouvé un jouet pour s'en servir. Il ré exécuta l'opération, voyant que je ne réagissais pas vraiment. Et je me retrouvais donc gelée assez rapidement. Je ressemblais à un esquimau.
- Mais...balbutiai-je en m'essuyant la tête.
Seymour ne me répondit pas. Il rigolait. Tout simplement. Parce qu'il venait de me couvrir les cheveux de glace. Et accessoirement de me tremper. Et il trouvait ça amusant.
Sans que je ne m'y attende, je sentis un sourire s'étirer sur mes lèvres, alors que je ramassais les derniers morceaux de glace. Un sourire léger, mais pas forcé. Puis je lui jetai à mon tour un morceau de glace à moitié fondue, ce qui le cloua sur place, les yeux ronds. Vengeance. A moi de rire maintenant. Un autre sourire. Et je lâchai un rire nerveux. Suivit d'un rire sincère. Le jeune homme en face de moi sourit lui aussi, et se remit à avancer, l'air satisfait. Je devais reconnaître qu'il n'était pas comme après. Il n'avait pas utilisé sa magie pour me tuer. Il l'avait utilisé pour me faire rire. Chose des plus étonnantes. Et d'une certaine manière, je trouvais cela adorable. J'avais perdu l'habitude qu'on se souci de moi à ce point. Surtout venant de la part de cet homme là. Mon animosité envers lui faiblit. D'un côté, c'était un enfant. D'un autre, c'était Seymour.
- Tu es bien plus agréable quand tu souris, me confia ce dernier.
Il n'avait pas dit jolie. Et curieusement, je l'en remerciais. Il n'avait pas touché la corde sensible. A croire que ce petit bout de maître était plus doué avec les femmes que ce cher Auron, gardien légendaire de plus de vingt ans. On aura tout vu. Mais le compliment de Seymour me laissa un peu bizarre. Je ne savais pas ce que je devais répondre, sans oublier à qui je parlais.
- Merci du compliment, lâchai-je alors, plus détendue.
Ma réponse lui plut, vu qu'il hocha la tête sans perdre son sourire enfantin. En fait, je le préférais à cet âge. Il n'avait pas l'air cruel, ni ce sourire qui vous laisse un frisson jusqu'à la fin de la journée. Il ne faisait pas peur. Il était juste ce qu'il devait être. Un enfant perdu dans la luxure de son palais. Évadé au fil de ces rues. Juste pour fuir. Un peu comme moi.
- Alors dis moi, ça fait quoi d'être gardien ?
Sa question me surpris. Je ne pensais à vrai dire pas qu'il s'intéresserait à ma vie. Elle n'était pas des plus fascinantes, à mes yeux. Au loin, la place principale devenait visible. Sans quitter des yeux la route, je pris néanmoins la décision de lui répondre.
- C'est particulier, chuchotai-je. Mais ce n'est pas désagréable. On se sent protégé. Autant que l'on doit protéger.
Oui, je le sentais un peu comme ça. Même si pour moi, être gardien c'était avant tout m'exposer au foudre de l'homme que j'aimais. Et je n'aurais cédé cette place pour rien au monde.
- Et d'être futur maître alors ?lui demandai-je en retour, souriante.
Oui, à présent je lui souriais. Et je me maudissais d'être si peu méfiante. Mais je voulais savoir ce que lui ressentait. Peut être que plus tard, cela m'aiderait à mieux le comprendre.
- C'est étrange, lâcha-t-il, un sourire nerveux aux lèvres. C'est assez désagréable en fait. Je ne suis pas libre de mes mouvements, et c'est...inhumain. Être enfermé comme je le suis dans des manières et une luxure malsaine. Ma cage dorée me pèse.
Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse penser ça. Tellement de gens seraient près à vendre leurs parents pour être à sa place. Et lui il ne la voulait plus. Je pouvais le comprendre. La liberté est quelque chose de précieux. Moi, jamais je n'aurais pu me résoudre à la lâcher. Mais lui. Ces mots me laissèrent sans voix. Surtout sortis de la bouche d'un homme que je savais encore enfant. Il avait l'air blessé. Et je ne voulais pas lui répondre pour cette raison. Je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie. Seymour ou pas, je n'étais pas cruelle.
- Ce n'est pas grave, chuchota-t-il pour clore le sujet.
Il ne voulait apparemment plus en parler. Et je le comprenais. Jamais je n'aurais cru d'ailleurs qu'un jour, moi, Rikku, je pourrais comprendre le maître de Spira Seymour Guado. Alors que j'allais le tuer dans dix ans. Pourquoi je ne faisais que parler aux gens qui allaient mourir ? J'étais maudite ou quoi ?
- Que dirais-tu de rester ce soir ?
Question curieuse de sa part. Je ne m'y attendais pas non plus. Lui avait le don de me surprendre.
- En quel honneur ?m'étonnai-je, alors que nous arrivions devant le palais.
Seymour marqua une halte devant les portes de son lieu de vie. Pour lui, sa prison. Il ne souhaitait visiblement pas y rentrer tout de suite. Notre conversation n'était à ses yeux pas terminer.
- Pour notre bal annuel, m'expliqua-t-il. Et on va dire que je n'ai pas de fréquentation qui en vaille la peine la bas. Ni de cavalière digne de ce nom. Elles sont toutes si arrogantes, et les Guados ne sont pas à mon goût. Surtout ces Guados, à se prendre pour le gratin de la ville.
Souhaitait-il vraiment ce que je venais d'entendre ? Je secouai la tête, plus pour me convaincre que je ne rêvais pas. Je ne savais pas vraiment si je devais le croire. Il se moquait de moi. Il ne pouvais pas me demander ça. Je me sentais comme frapper. Je rougissais. Je le sentais à mes joues bouillantes.
- Mais enfin...je...je ne peux pas !m'exclamai-je en reculant. Tu es beaucoup plus jeune que moi et enfin je...je...
- En es tu vraiment obligée ?me demanda aussitôt Seymour.
Oui. Je devais partir. Je voulais partir. Le mal être et la gêne que je ressentais en la présence du jeune maître se firent écrasants. Je sentis mes mains trembler. Je voulais rejoindre les autres. Il n'avait pas le droit de me demander ça. Pas à moi. Je ne savais même pas pourquoi il me demandait ça. Il ne me connaissait pas. Et il était jeune. Trop jeune pour une fille de dix sept ans.
- Tu es trop jeune Seymour, murmurai-je, me tordant les doigts. Tu ne dois pas avoir plus de douze ans !
- J'en ai treize, rectifia mon interlocuteur, toujours planté devant ses portes.
Il était jeune. Mais si je n'avais pas su qu'il était enfant, jamais je n'aurais pu le deviner seule. Il avait l'air d'un homme. Presque d'un adulte. Il parlait comme tel. Malgré sa voix encore assez claire. Sa carrure, son physique, sa manière de résonner. Je devais admettre qu'il n'était pas si jeune que ça. Malgré le peu d'années qu'il avait.
- Je ne sais pas. Il faudrait que j'en parle aux autres, et je ne suis pas sûre qu'ils acceptent de s'attarder.
Je n'arrivais moi même pas à croire que j'avais répondu ça. Une fois de plus, j'avais dit oui. Le jeune homme en face de moi souriait encore plus. Je ne savais pas ce qui m'avait poussé à esquisser un bref hochement de tête et un sourire timide. Et encore moins pourquoi j'avais dit ça. Peut être son air confiant. Ou les quelques mots échangés.
- Je peux les persuader si tu le souhaites, lança Seymour d'un air détaché. Je suis un futur maître de Spira.
En revanche, sa réponse ne me plaisait pas. La pointe d'arrogance y figurant me fit un instant reconnaître le Seymour que je connaissais. Le Seymour qui me faisait peur. Et le problème était que si il venait à tenter une manœuvre de persuasion, cela ne marcherait pas. Au mieux, il tomberait sur Braska, qui lui sourirait. Au pire, il tomberait sur Auron, qui lui casserait les dents sans autre forme de procès, si jamais il essayait de nous retarder.
- Non, je crois qu'il vaut mieux que j'essaye d'abord, répondis-je alors, nerveuse.
- A ce soir alors.
La confiance dans ses propos me laissa sans voix, alors qu'il franchissait enfin les portes de son palais.
ooo
Je ne savais pas quoi faire. A un tel point que, arrivée à l'auberge, je m'étais jetée sur mon lit. Littéralement. Ce que je n'avais en revanche pas prévue, c'est que Jecht serait couché sur ce lit. Et que donc, je me suis jetée sur Jecht, que j'ai copieusement écrasé. Ce qui a fait exploser de rire Braska, alors qu'il lisait, assis dans un coin. Même Auron a relevé les yeux.
- Mais t'es folle crevette !s'était exclamé le barbu en me propulsant automatiquement au sol.
La chut me fit mal, mais je n'y prêta pas plus attention que ça. Me massant le genou, je m'assis en tailleur sur le tapis, pensive. Je ne savais pas comment leur demander ça. Ou alors, je ne leur demandais pas, et nous filions directement vers la plaine foudroyée. C'était pas si mal comme plan, ça.
Mon regard croisa celui d'Auron, et je me sentis aussitôt flamber. De manière cependant assez douce. Pas comme avec Seymour.
- Jusqu'à quand restons nous ?me hasardai-je finalement, nerveuse.
Braska prit une grande inspiration et ferma son livre.
- Le maître de Guadosalam tient à notre présence ce soir, me dit-il calmement. Pour je ne sais quelle réception. Donc nous y sommes jusqu'à demain.
Je vis Auron soupirer. Évidemment, retarder le départ ne pouvait que lui déplaire. Moi, je ne savais pas si cela me plaisait ou non. Jusqu'à ce que je me fige sur place. Braska et ses gardiens étaient conviés ce soir. Et Seymour m'avait demandé d'y venir. Cela expliquait en quelque sorte son air des plus confiant lorsqu'il me l'avait demandé. Il était au courant. Il avait tout prévu, ce chameau.
