Bon alors déjà laissez-moi vous dire que vous me faites toutes rigoler à paniquer comme ça xD. Je vous ai dit que s'il devait y avoir un Major Character Death, je vous préviendrais. À l'avance. Ce qui ne vous empêche pas de courir dans tous les sens comme des poules qui voient arriver un renard !

Justelaura : Tout à fait, je suis sûre que l'auteure a pensé spécifiquement à toi, future lectrice francophone, en écrivant ce passage :p Je mets un warning angst quand c'est nécessaire, je peux pas faire mieux ! Lol

Je crois qu'à la place de Bilbon on aurait toutes imaginé plein de scénarios différents. Et Gandalf n'est pas le médecin personnel de Thorin et Bilbon il a autre chose à faire que rendre visite à Erebor ! Il y aura toujours de l'humour et du fluff, même quand il y a énormément d'angst, c'est promis !

Aliena wyvern : SIIII !

Julindy : Mais oui, reste calme ! Et c'est pas le premier bond dans le temps depuis le début. On a fait un bond entre les mariages, puis entre celui de Fili et Dernwyn et sa grossesse, puis jusqu'à l'accouchement, et maintenant celui-là. En tout, ça fait trois ans que Bilbon et Thorin sont mariés. Depuis la naissance, environ un an et demi seulement.

Effectivement je vois mal Thorin et Dwalin parler de leurs sentiments à quelqu'un d'autre que leurs époux ! Et comme tu dis c'est Bilbon le cerveau du groupe, les autres sont les muscles XD Bilbon étant considéré comme un héros par (presque) tout le monde il n'a pas eu de mal à se faire une place ! Pour les deux crétins, ils sont persuadés que personne ne les entend... Et ils vont se montrer encore plus cons !

Noooo Aime : 6 heures du matin ? Dis-moi que c'est l'heure où tu t'es levée, et pas couchée ! J'espère que ton refroidissement va mieux depuis dimanche... ça me manque de plus voir arriver tes messages vers 1h-2h du matin ! AH ! Enfin quelqu'un qui lit ce que je dis et additionne deux et deux pour comprendre que Bilbon va pas mourir ! Lol (je vais pas me faire des amies avec les autres là)

Dwalin a raison d'être terrifié de Bilbon. Bilbon est l'exemple parfait de 'Beware the Nice Ones' ! Et oui je suis d'accord, il faut parler de Frerin. Il est trop oublié dans les fics je trouve ! Pourquoi vouloir écrire roque ? Ça n'a absolument pas le même sens que roc !

Je dirais bien que l'Oreille du Mineur existe vraiment sous un nom différent, mais je n'en ai aucune idée. Ça a juste l'air plausible lol ! Oin casse l'ambiance comme tu dis mais bon, il est pas connu pour prendre des gants ! Bilbon a raison de prévenir Thorin de ne pas faire ça. Ses mains sont probablement encore sales d'avoir creusé pour se libérer, et la plaie est ouverte, s'il la touche c'est le meilleur moyen d'avoir une infection !

Ah parce que tu écris tes reviews à la main puis au clavier ? Tu es une grande malade. Qui inhume les stylos. Et fait une minute de silence quand ils ne marchent plus. Tu as l'esprit aussi mal placé que Dwalin, tu le sais ça ?

LOL je me suis roulée sur le sol en lisant « Désir » au lieu de « Dekir ». « Désir en veut à Bilbon », tu te rends compte de ce que tu as écrit là ? On a l'impression qu'il a un problème à ce niveau-là avec ta phrase !

Je ne voyais pas la phrase 'soit proche de tes ennemis' comme ça, mais plutôt 'assez proche pour voir ce qu'ils complotent' !

Ne me fais pas entendre ton cri d'agonie

Chapitre 2 : Dures vérités

Résumé : Thorin apprend à vivre avec sa perte d'audition. Et un moment de joie mène à une horrible réalisation.

(-)

« Je m'inquiète pour la main d'Ori, grommela Thorin. Il doit avoir des crampes terribles à force de tout retranscrire pour moi. »

En vérité, Ori ne s'était pas plaint une seule fois d'écrire pour Thorin. Mais quand Thorin l'avait relevé de son devoir quelques minutes plus tôt, il avait à peine dit adieu avant de se sauver. Peut-être que Thorin pourrait prendre un carnet de feuilles lui-même pour permettre aux autres d'écrire leurs mots pour lui, aussi humiliant que ça soit. Après plus d'une semaine à écrire et retranscrire, Ori méritait une pause.

Une main toucha son visage, et Thorin s'appuya contre la caresse familière. Bilbon avait un carnet en main, mais il parla, et Thorin se concentra sur sa bouche. Ori est ontent aider. Est tout ce qu'on peuf aire.

Il n'était pas un expert, mais l'entraînement de Bilbon l'avait beaucoup aidé.

« Il a quand même besoin d'une pause, aussi utile qu'il veuille être, dit Thorin. »

Il était tellement étrange de parler et de ne pas entendre sa voix. Il sentait les vibrations dans sa poitrine et sa mâchoire quand il parlait, maisil n'entendait rien. Pas de son, pas de mot, rien du tout. Quand il y pensait, quand il s'autorisait à y penser, il se trouvait terrifié.

Il prit une grande inspiration. Comme s'il connaissait ses pensées, Bilbon saisit sa tête entre ses mains et l'attira près de lui, appuyant leurs fronts ensemble. Il ne parla pas, échangea simplement sa respiration avec Thorin. C'était un réconfort et, sans Bilbon, Thorin ne voulait pas imaginer comment les choses seraient. Ses yeux brûlèrent un moment, et il les ferma promptement.

« De tout ce qui me manque d'entendre, c'est ta voix que je voudrais entendre plus que tout, avoua-t-il, sa respiration à peine plus qu'un murmure. »

Avec les yeux fermés, c'était comme s'il dérivait au milieu de rien, suspendu dans les ténèbres totales, coupé de la vie. Dormir était dur, peut-être la chose la plus dure à faire de sa routine quotidienne. Bilbon ne le serrait que plus près de lui la nuit, dormant de telle façon que c'était le visage de son mari que Thorin voyait en premier à son réveil. Ça l'aidait, plus que Thorin ne pouvait le formuler.

Les mains de Bilbon tapotèrent deux fois sa joue – regarde-moi. Thorin ouvrit les yeux et trouva Bilbon en train de lui sourire. Il tira doucement sur les tresses de Thorin et le guida vers le siège devant le feu. Quand Thorin fut assis, Bilbon s'agenouilla devant lui. Le feu derrière lui projetait une douce lueur sur ses boucles tandis que Bilbon écrivait rapidement sur le papier, donnant l'impression que ses cheveux étaient en or. Les mèches avaient l'air douces, si douces, et il mourait d'envie de passer ses doigts dedans.

Il se surprit également à vouloir parler à Bilbon de Frerin. Frerin aurait adoré son mari, tout comme le faisaient Fili et Kili. Il essaya de penser aux bons mots pour décrire son frère, de prononcer les mots que Bilbon méritait d'entendre.

Son mari bougea avant qu'il n'y arrive. Bilbon finit enfin d'écrire et tourna le papier vers Thorin. Les hobbits deviennent souvent sourds avec l'âge, comme l'a fait Oin. Le langage des signes est facile à apprendre. Je vais commencer avec une phrase ordinaire. Il tendit la main, comme pour serrer la sienne en guise de salutation, puis la porta rapidement sur le côté de sa tête. Thorin répéta soigneusement le geste, et ensuite seulement Bilbon révéla sur le papier ce qu'il signifiait. Salut ou Bonjour.

Assez simple,bien que plus compliqué que l'Iglishmêk. Le langage des gestes était principalement connu des seuls nains, cependant, donc apprendre le langage des signes aiderait. Il pouvait faire ça. Il irait bien. Il se concentra de nouveau sur les mains de Bilbon.

Bilbonlui apprit ensuite à dire au revoir, une main sur le côté de sa tête venant toucher son front avant de s'écarter dans un salut. C'étaient des signes faciles que Thorin perçut rapidement comme reconnaissables par nature, quel que soit leur destinataire. Assez faciles à retenir, assez faciles à adresser.

Il n'était pas certain de mériter son époux, mais il était reconnaissant chaque jour que Bilbon soit là, que Bilbon soit à lui.

Bilbon bougeait de nouveau. Thorin concentra son attention sur les mains de Bilbon. La main sur la poitrine, un cercle par-dessus le cœur, un poing qui fut tendu vers Thorin avant de s'ouvrir en coupe. Fronçant les sourcils, Thorin regarda son époux d'un air interrogateur.

Bilbon ne lui donna pas le papier. À la place il recommença, plus lentement. Sa main reposa brièvement sur sa poitrine avant de faire un cercle par-dessus son cœur, de former un poing, puis de le tendre vers Thorin et d'ouvrir son poing. Il s'assit, patiemment, la main toujours offerte devant lui, mais tendit le bras vers les papiers à côté de lui. Il retourna le carnet pour que Thorin lise ce qu'il avait déjà écrit.

Je t'aime.

Il n'y avait rien que Thorin ait pu dire qui approche ce qu'il ressentait. Son Bilbon, son bien-aimé, pouvait encore le surprendre après les années qu'ils avaient passées ensemble jusque-là. Bien qu'il soit gentil envers tout le monde, la tendresse de Bilbon était quelque chose que Thorin amassait comme Smaug avait amassé le trésor doré. Chaque sourire, chaque contact, chaque don de gentillesse que Bilbon déversait comme la pluie du ciel, tout venait si facilement et Thorin s'émerveillait encore que ce soit possible.

Il en serait toujours reconnaissant. Toujours.

Avec des gestes lents Thorin répéta le signe, offrant sa paume à Bilbon.

« Mon cœur est toujours à toi, murmura-t-il. Toujours. »

Et le serait toujours, même quand son corps reposerait depuis longtemps dans les tombes de ses ancêtres. Il emmènerait son amour pour Bilbon vers les salles de ses ancêtres.

Bilbon sourit si largement que Thorin souhaita pouvoir entendre le rire de Bilbon, sa joie, juste une fois de plus. Un mot, même sévère, un rire, n'importe quoi. Il voulait juste entendre son époux encore une fois. Mahal, juste encore une fois.

Sa main glissa sur celle de Bilbon, et ils restèrent assis ainsi, s'accrochant l'un à l'autre, tous deux enveloppés dans des pensées sur le futur qui était désormais devant eux.

(-)

Fili aurait préféré affronter son fils avec sa pire bave que de dire à ses oncles ce qu'il allait dire. Et Holdred pouvait baver davantage que n'importe quel autre nain que Fili ait rencontré. Honnêtement, il n'était pas sûr de savoir d'où tout ça venait.

Quand il entra dans la pièce, heureusement, il y avait d'autres gens déjà là. Balin et Ori étaient debout devant le reste de la compagnie, et Bilbon était comme toujours présent à côté de Thorin. Ce seul fait était probablement la raison pour laquelle Thorin n'avait pas encore perdu la tête.

« Avance, dit Dwalin derrière Fili. »

Il le poussa dans la pièce. Il n'avait pas l'air plus heureux que Fili, et il réalisa que tous les visages étaient sombres. Merveilleux.

« Rien, dit Thorin, traduisant sans mal leurs visages.

- Rien, dit Ori, sans prendre la peine d'écrire ses mots. Nous n'avons rien. »

Il leva les yeux vers Bilbon, mais Bilbon secoua rapidement la tête derrière Thorin, et Ori céda avec une extrême réticence. Fili fronça les sourcils et voulut poser une question, mais fut interrompu par l'arrivée de sa mère dans la pièce.

« Quelque chose ? demanda-t-elle. »

Puis elle observa le visage de chacun, et ses épaules s'affaissèrent.

« Évidemment. Ce serait trop facile.

- Ils ont été aussi discrets que possible, confirma Balin. Peut-être à la prochaine réunion. »

Thorin poussa un grondement après avoir lu les mots écrits par Ori.

« Ils savent que nous les observons. Cela seul confirme que ce qu'ils font est tout sauf savoureux.

- Ça ou ils disent à quel point ils sont jaloux de Bilbon, pour avoir réussi à te mettre dans son lit, suggéra Dwalin en haussant les épaules. »

Bilbon commença à tousser et ne s'arrêta pas jusqu'à ce que Fili vienne lui taper dans le dos. Son oncle adressa à Dwalin un regard noir avec des yeux humides, et Dwalin adopta son meilleur visage innocent.

« Quoi ? Les nains aussi ont des besoins.

- Ne prenez pas la peine de transcrire, je ne veux pas savoir, marmonna Thorin quand Ori commença à écrire. »

Il lança un regard à Dwalin avant de se tourner vers Bilbon, qui avait encore le visage un peu trop rouge pour plaire à Fili. Au moins il respirait maintenant, cela dit, pas grâce à Dwalin.

Ç'avait été drôle, cela dit. Fili avait hâte de raconter ça à Kili. Et en parlant de son frère...

« Où est Kee ? demanda-t-il. »

Il continua de regarder, mais son frère n'était nulle part en vue.

« En bas avec Legolas et Tauriel, dit Dis. Je crois qu'il espère encore un bonragot.

- S'il en trouve, je serais ravi de l'entendre moi-même. Quand est la prochaine réunion du Conseil ? demanda Nori. S'il y a une chance qu'ils parlent, ce sera à ce moment-là.

- Demain matin, à la première heure. Pourquoi, tu veux une invitation ? »

Nori renifla.

« Jamais de la vie, Capitaine. J'ai de meilleures choses à faire que d'écouter des nains minaudiers gémir sur comment faire les choses sans les faire. »

Personnellement, Fili était d'accord : il détestait les réunions du Conseil. Avec Holdred encore si jeune à seulement un an et demi, il était autorisé à éviter les réunions moins urgentes afin de rester à la maison avec Dernwyn. Même si c'était sa mère qui aidait le plus avec Holdred, s'y connaissant bien plus en bébés que Fili. Il pouvait quand même aider Dernwyn, et c'était une raison plus que suffisante pour lui de se tenir éloigné des réunions.

Bofur se pencha en avant sur sa chaise.

« Quoi qu'ils aient prévu, ils avaient quand même besoin d'un autre nain, pas vrai ? Il doit y avoir une rumeur ou un bruit que Dekir s'aventure hors de son 'domaine' habituel, non ? »

C'était une idée assez simple.

« Tu crois que tu pourrais trouver qui c'est ? demanda Dwalin. »

Bofur eut un sourire plein de dents.

« Je crois que je pourrais. Nori, t'es prêt à m'aider ?

- Avec plaisir, dit Nori presque vicieusement. »

Fili était content que les nains soient de leur côté : il ne voudrait vraiment pas se retrouver face à Bofur ou Nori dans une ruelle sombre. Jamais.

Sa mère hocha rapidement la tête.

« Si c'est réglé, je retourne auprès de ma fille et de mon petit-fils. Fili ?

- Bain, dit-il. J'aimerais au moins essayer de laver une partie de la bave dans ma barbe et mes cheveux. »

Bilbon gloussa à ses côtés.

« Tu pourrais aussi bien ne pas te déranger : ils vont juste se refaire baver dessus.

- Vois-tu, c'est l'argument que j'utilisais quand j'étais enfant contre les bains, et la réponse était typiquement-

- Non, dit fermement Dis. Cela dit, je ne me souviens pas d'un enfant qui déteste les bains autant que toi.

- Kili, dit Thorin quand les mots eurent été transcrits. »

Dis comme Dwalin eurent un frisson d'horreur.

« Kili était pire. »

Bilbon secoua lentement la tête.

« Je ne veux même pas savoir. »

Non, mais c'était une histoire que Legolas avait besoin de savoir. Le plus vite possible. Avec un peu de chance pendant que Kili ne serait pas là pour le frapper pour l'avoir racontée. Il décida de trouver Legolas, Tauriel et Kili avant de prendre son bain.

Et avec un peu de chance les elfes et son frère auraient de meilleures nouvelles que n'importe qui d'autre ici.

(-)

Il se réveilla lentement, ouvrant les yeux de façon plus tranquille qu'il ne pouvait généralement se permettre en tant que roi. Il n'y avait pas de luxe, en tant que roi les meilleures fourrures et viandes étaient des compensations pour la nécessité constante d'être toujours le roi, d'être en charge de toutes les décisions, d'être très demandé à chaque heure du jour. Se réveiller lentement était un cadeau, et un cadeau à ne pas gâcher.

Surtout quand il se réveillait face aux traits doux du visage de son mari. Bilbon lui sourit, et il se pencha en avant pour voler un baiser juste parce qu'il le pouvait. Les lèvres de Bilbon étaient douces contre les siennes, et le baiser était chaste. S'il restait, il rendrait inévitablement le suivant non chaste, et ils n'avaient pas le temps pour ça. Cependant, il s'attarda aux lèvres de son mari, inspirant son odeur.

« Bonjour, murmura-t-il. »

Bilbon sourit.

« Très bon jour, je pense. Il- »

La pièce entière trembla, du plafond au sol, et Bilbon se redressa d'un bond.

« Si c'était Fili et Kili, je vais les pendre par les orteils la dernière fois qu'ils ont fait trembler les chambres, la pièce principale était couverte de plumes, et j'ai cru que Dernwyn allait tuer Fili- »

Mais Thorin ne faisait pas attention. Il était trop occupé à laisser le son l'entourer.

Le son. Oh Mahal, le son.

« Thorin ? »

Tandis que Bilbon tapotait doucement sa joue, Thorin se retourna pour regarder son mari. Le front de Bilbon était creusé d'inquiétude.

« Est-ce que ça va ? demanda-t-il, articulant chaque mot pour bien placer ses lèvres. »

Les mots semblaient un peu raides, au lieu du flot aisé avec lequel Bilbon parlait typiquement, et il parlait ainsi depuis presque deux semaines maintenant, tout cela pour Thorin.

« Thorin ? Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Rien, dit-il en secouant la tête. »

Il laissa échapper un rire, et ça faisait du bien d'entendre sa voix, même si son discours semblait un peu traînant à force de ne pas l'entendre pour le corriger.

« Rien ne va pas. Redis mon nom.

- Quoi ?

- Redis mon nom.

- Re... »

Bilbon écarquilla les yeux.

« Thorin, souffla-t-il. »

C'était la plus grande chose qu'il ait jamais entendue.

« Encore, exigea-t-il.

- Thorin.

- Encore et encore- »

Avec un cri de joie, Bilbon se jeta sur lui et le fit retomber dans le lit. Thorin laissa échapper un grand rire, le soulagement parcourant ses veines. Il pouvait entendre à nouveau, il pouvait entendre, et le rire de Bilbon était euphorique à écouter.

Les portes de la chambre s'ouvrirent d'un coup, Fili et Kili s'étant débrouillés pour être devant Dwalin, tous deux couverts de poussière. Il ne voulait pas vraiment savoir ce qu'ils avaient fait, car il était évident que le tremblement avait été de leur faute. Juste derrière eux se trouvaientLegolas et Tauriel, et même avec Holdred sur sa hanche, Dernwyn avait réussi à attraper son épée. Ils étaient armés jusqu'aux dents, prêts à défendre leur roi et son bien-aimé.

Cela ne rendit que plus amusant le fait de regarder leurs visages se tordre avec une totale stupéfaction, et Thorin n'aurait pas pu cesser de rire s'il avait essayé.

« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? demanda enfin Kili.

- Vos visages, pour commencer, dit Bilbon quand il eut enfin réussi à retrouver sa voix. Dites quelque chose.

- Quelque chose, dit immédiatement Dwalin. Pourquoi ?

- Parce qu'il l'a demandé, dit Thorin. »

Et la réalisation ne tarda pas à faire sourire les autres jusqu'aux oreilles. Des oreilles qui pouvaient entendre, Mahal, il n'allait plus jamais prendre ça pour acquis.

« Tu peux entendre ? demanda Legolas. Vraiment ?

- Je peux, confirma Thorin. Je ne sais pas comment. »

Pour être honnête, tout était juste un peu fort, rendant évident le fait que ses oreilles n'étaient plus habituées à entendre depuis trop longtemps.

« Je ne peux que supposer que l'hématome a diminué. »

Dernwyn abaissa l'épée quand Holdred fit mine de l'attraper.

« Si tu ne laisses pas Oin confirmer ça, il sera grincheux, dit-elle en haussant un sourcil. C'est difficile d'argumenter quand quelqu'un peut entendre à nouveau, cela dit. »

Il était terriblement difficile d'argumenter avec le résultat.

« Je l'avais dit, murmura Bilbon dans son oreille. »

Thorin ferma les yeux pour mieux profiter du son. Ce jour serait peut-être l'un des meilleurs de sa vie : la voix de son bien-aimé lui était rendue après tant de jours de silence terrifiant.

« Cela pourrait tourner en notre faveur, dit Balin en entrant dans la pièce de derrière son frère. Surtout en ce qui concerne la réunion de ce matin. »

Les réunions du Conseil. Dekir et Rutar.

« C'est encore plus facile, maintenant, dit Fili. On se contente de ne pas leur dire que tu peux de nouveau entendre. Fais asseoir Dekir et Rutar près de toi-

- Et tu pourras tout entendre, conclut Bilbon. Ça m'a l'air d'un plan. »

Il jeta un regard à Thorin en haussant les sourcils. Eh bien ? Qu'est-ce que tu en penses ? Thorin hocha lentement la tête.

« Je suis d'accord. J'en ai assez d'attendre de voir ce qu'ils vont faire. »

Il voulait des réponses, et il les voulait maintenant. Attendre une heure de plus semblait un petit prix à payer.

Tout le monde sortit, mais pas avant que Holdred ait eu l'occasion de donner à Thorin comme à Bilbon des baisers très mouillés. Son petit-neveu semblait n'être que bave ces temps-ci, même si entendre ses gazouillis joyeux tandis que Fili le faisait tourner dans les airs était une chose très joyeuse.

Il avait presque hâte d'être à la réunion du Conseil et de pouvoir de nouveau tout entendre.

(-)

Jouer les sourds était en fait difficile. Il avait presque oublié de laisser Ori retranscrire les choses pour lui deux fois maintenant, et Bilbon avait expliqué sans effort à quel point Thorin apprenait bien à lire sur les lèvres. Le Conseil y avait vu un bon signe, et Thorin n'avait failli faire une gaffe qu'une fois de plus.

Prendre place à côté de Dekir et Rutar était ce qu'il y avait de plus facile, en fait. Puisque l'objet de la réunion concernait les lois des procès, la spécialité de Mekir, s'asseoir entre lui et son fils était une marque de respect. Leur longue table ovale tendait plus facile de voir les visages et les expressions de tout le monde à part Dekir et Rutar, juste à côté de lui. Ils restèrent silencieux pendant la majorité de la réunion, assez étonnamment. Thorin commença à désespérer que leur plan ne marcherait pas.

Puis Bilbon commença à parler avec les membres du Conseil, sa voix était assez forte pour que, apparemment, Dekir pense sûr de discuter avec son cousin.

« Tout est prêt ? murmura-t-il à Rutar. »

Thorin fit semblant de bouger sur son siège, très légèrement, les yeux fixés sur Bilbon, les oreilles entièrement sur la conversation à sa gauche.

« Je l'ai trouvé. Bon nain, bons talents. Le nain idéal pour le job. Il a pas de liens politiques, ça rend plus facile de le payer en or et d'en avoir fini. »

Thorin se concentra pour respirer normalement. Ce dont ils parlaient ressemblait à...

« Bien. Il nous faut juste une opportunité. »

Dekir se pencha davantage vers son cousin.

« C'est plus d'isoler un membre de la famille royale assez longtemps pour... le retirer. Mais c'est pour le bien de tout le monde si on peut y arriver. »

Rutar semblait plus hésitant aux oreilles de Thorin. Du moins, à ce qu'il puisse entendre : son cœur tambourinait, rendant difficile de distinguer ce qui se disait.

« Tu es sûr qu'on devrait faire ça ? Je sais que c'est pas lui qu'on veut au pouvoir, mais... »

Lui. Ils en avaient après Thorin. Il déglutit péniblement mais sentit une partie de lui s'apaiser. Cela, il pouvait le gérer. Il avait subi Azog et Bolg et des orques et des trolls. Il pouvait gérer deux jeunes nains qui pensaient qu'il n'était pas approprié pour le trône.

« Il a déjà trop de pouvoir comme ça, répliqua Dekir à voix basse. Et il n'aurait jamais dû être là. Le seul fait qu'il soit ici est dégoûtant. Non, il doit être retiré. Si c'était en mon pouvoir, je l'aurais déjà tué moi-même.

- Tu parles de trahison-

- Sa présence ici est déjà une trahison. Il est une abomination. »

Dekir inspira profondément.

« Mais tout est prévu et prêt : on doit juste finaliser les détails. Puis, enfin, Bilbon Sacquet sera mort. »

Tout s'arrêta. Son cœur, sa respiration, tout marqua une halte. Tout ce qu'il pouvait entendre était un bourdonnement dans ses oreilles tandis que son monde cessait de tourner. Pendant un long moment il resta suspendu entre deux respirations, les yeux concentrés sur tout et rien à la fois.

Puis l'air revint d'un seul coup, et Thorin eut l'impression d'avoir reçu un coup de poing dans les poumons et le cœur à la fois. Il ne savait pas s'il respirait de façon calme, comme s'il n'avait rien entendu. Il ne savait rien si ce n'est que les deux nains à côté de lui, les traîtres, prévoyaient de tuer son mari-

Il ne savait pas quand il s'était levé, seulement que tous les yeux se portèrent sur lui. Bilbon le fixait avec une inquiétude ouverte, et les yeux de Balin étaient écarquillés d'appréhension, de peur qu'il ne révèle qu'il entendait. Il leva la main vers sa tête, près de son oreille.

« Pardonnez-moi, réussit-il à dire d'une voix rauque. Je dois me retirer. Ma tête est... »

Puis il fut incapable de trouver d'autres mots, et Thorin finit par se retourner et partir. Balin expliquait les maux de tête dus à la perte d'audition, pensait-il, mais Thorin ne pouvait se concentrer que sur la porte, puis le couloir, les escaliers dans la salle commune principale, le second couloir, les derniers escaliers vers son couloir, puis la porte vers leur salle principale. La porte vers le hall privé. La porte vers sa chambre, leur chambre, leur lit devant lui où ils s'étaient tenus l'un l'autre, où Bilbon avait dormi à côté de lui, ri à côté de lui, même pleuré à côté de lui une ou deux fois. Son magnifique Bilbon, son bien-aimé qui avait survécu à la dangereuse randonnée à travers la Terre du Milieu pour détruire un Anneau qu'il n'avait ramassé que par hasard, qui avait fait face à des orques et à la mort pour sauver chaque âme sur la Terre du Milieu, qui souriait comme le soleil et pourtant réussissait encore à aimer Thorin chaque jour qui passait-

Il ne savait pas quand il avait commencé à lancer des objets ou à hurler de rage. Quand sa vision de la pièce revint enfin à la normale, il y avait des éclats de verre, des vêtements, et des meubles éparpillés dans leur espace. Il prit une autre respiration, puis une autre, sa poitrine se soulevant avec une furie pure tandis qu'il tremblait et essayer de s'arrêter.

« Tu as fini ? »

Thorin fit volte-face vers la porte, où Bilbon se tenait. Il était appuyé contre le cadre de la porte, les bras croisés de manière détendue, mais ses yeux n'étaient remplis que d'inquiétude.

« Tu n'as pas retourné la table, poursuivit Bilbon en désignant le meuble de la tête. Mais si tu veux le faire, j'aimerais enlever la coupe de fruits d'abord. Pas parce que je tiens au bol, mais les fruits sont encore bons. »

C'était presque trop, de voir Bilbon lui offrir des paroles calmantes, presque des plaisanteries, après ce que Thorin venait d'entendre. Cela lui donnait envie de rager contre Bilbon pour la façon dont il se montrait détendu, même s'il savait que Bilbon ne pouvait pas savoir ce qui avait été dit, puis ça lui donna envie d'envelopper son mari dans ses bras et de ne jamais laisser Dekir et son assassin approcher de Bilbon.

Assassin. Mahal, ils voulaient assassiner son mari.

« Qu'est-ce qu'ils ont dit ? demanda Bilbon. »

Au même moment, Dwalin, Balin, Ori et Kili entrèrent en trombe dans la pièce. Thorin avait l'intuition que Fili était parti chercher les autres. C'était manifestement la 'brèche' qu'ils avaient attendue. Il avait l'impression qu'il allait être malade.

« Toi, dit-il quand il put parler, les yeux rivés sur son époux. Ils veulent te tuer. »

L'effet fut immédiat : un moment de silence stupéfait avant que tout le monde ne se mette à crier et hurler en même temps. Le bruit ne fit qu'amplifier quand Fili, suivi par Dis, Legolas, Tauriel, et Dernwyn, entra, découvrant des autres quel était le plan au juste. Tout le monde demandait à avoir leur peau, à les écorcher vifs maintenant, pour en faire un exemple. Toutes leurs voix s'élevèrent dans une cacophonie rugissante.

Toutes, en fait, à l'exception de celles de Bilbon et Ori.

Thorin fixa son mari, son cœur s'arrêtant pour la deuxième fois ce jour-là.

« Tu savais, dit-il – et sa voix fit taire tous les autres. Est-ce que tu savais... ? »

Bilbon secoua la tête.

« Non, je ne savais pas qu'ils voulaient me tuer. Ça, je l'aurais partagé, merci beaucoup. Ça ne me surprend pas, c'est tout. »

Ori intervint alors, comme si les paroles étaient retenues depuis longtemps.

« Ils ont rendu la vie dure à Bilbon, en le surprenant seul dans les couloirs, en le traitant de choses horribles, et en disant encore pire. »

Bilbon commença à protester, mais Ori lui lança un regard noir.

« Non. Je sais que Thorin est au courant pour leurs remarques méchantes pendant les réunions, mais qu'ils vous aient isolé dans les couloirs, c'est une histoire totalement différente. Vous m'avez dit de n'en parler à personne à cause du Conseil et je n'aurais pas dû accepter de rester silencieux, mais ils ont besoin de savoir, Thorin a besoin de savoir !

- Bilbon, dit Dis avec désapprobation, le chagrin inscrit sur son visage. Tu aurais dû dire quelque chose !

- Vous auriez dû me le dire, je les aurais écorchés vifs, dit sombrement Dwalin. Est-ce qu'ils ont osé lever la main sur vous ? »

Bilbon détourna les yeux, et c'était toute la réponse dont ils avaient besoin. Dwalin commença à jurer avec véhémence en Khuzdul, mais Thorin ne sentait que peur et peine dans sa poitrine.

« Tu aurais dû me le dire, dit-il. »

Il savait qu'ils pouvaient tous entendre la blessure dans sa voix.

« Comment as-tu pu ne pas me le dire ?

- Ce n'était rien que je ne puisse pas gérer, protesta Bilbon. Bon, j'ai été un peu poussé et bleui- »

Le bruit que cela provoqua fit presque souhaiter à Thorin qu'il soit de nouveau sourd. Cela l'aida à se concentrer sur quelque chose d'autre en-dehors du fait qu'ils avaient fait du mal à son mari, qu'ils avaient levé la main sur Bilbon. Bilbon leva les bras au ciel.

« Je m'en suis occupé. D'accord ? Si ça avait été plus loin que ça, j'aurais dit quelque chose, je le jure ! Mais on était occupés avec le Conseil et les marchés et les procès et on essayait de s'inquiéter des traités de paix et quelle importance, au final ? Il n'allait pas être là pour toujours, je pouvais gérer quelques blessures. Ce n'était pas important.

- Il n'y a rien de plus important que la famille, jura Thorin en s'avançant. »

Il souhaita maintenant qu'Ori le lui ait dit, souhaita que Bilbon le lui ait dit, et se demanda depuis combien de temps ça durait. Mekir, Dekir et Rutar étaient là depuis des mois. Ça le démangeait d'inspecter Bilbon lui-même, de s'assurer que son mari était vraiment entier et allait bien.

Il s'arrêta devant Bilbon, sa poitrine se soulevant encore fortement.

« Et il n'y a rien de plus important que toi, dit-il. Rien. Je te défends d'insinuer le contraire. »

Bilbon rougit mais ne dit rien. Thorin ne put finalement pas s'en empêcher et attrapa l'épaule de Bilbon dans sa main. Il avait besoin de toucher Bilbon, de sentir son mari respirer, sentir sa chaleur et sa vie. Comment Bilbon pouvait-il penser que toutes ces négociations étaient plus importantes que lui... Cela donnait envie à Thorin de casser à nouveau quelque chose.

Il s'était tellement plongé dans le fait de s'assurer que son peuple allait bien et de profiter du soutien de Bilbon qu'il avait oublié de prendre du temps pour eux, rien que tous les deux. Et il savait que Bilbon ne le verrait jamais comme ça, il dirait que c'était pour le royaume et qu'il était heureux d'aider, et Thorin savait qu'il l'était. Mais plus jamais Thorin ne prendrait ce qu'ils avaient pour acquis. Jamais.

« C'est pour ça que tu as fait signe à Ori de se taire, l'autre jour, dit Fili, attirant son attention. »

Fili jeta un regard à Bilbon, qui sembla se recroqueviller avec culpabilité.

« Ori allait en parler et l'écrire à Thorin, et tu lui as dit de ne pas le faire.

- J'aurais dû, marmonna Ori. J'aurais vraiment dû.

- Si vous l'aviez fait, nous n'aurions jamais su qu'ils préparaient quelque chose d'une telle ampleur, argumenta Bilbon. Ils auraient été jugés pour d'autres charges et nous n'aurions jamais su qu'ils avaient l'intention de me tuer.

- Ils n'auraient pas pu vous tuer s'ils avaient tous les deux été enchaînés et enfermés en bas, gronda Dwalin. La prochaine fois que vous direz à Ori de ne pas dire quelque chose-

- S'ils sont prêts à me tuer, Dwalin, moi, surpassé seulement par le Roi Sous la Montagne, quelle hésitation auraient-ils à tuer Fili ? Ou Kili ? Pourquoi pas Dis ? Ou Thorin lui-même ? »

La pièce devint silencieuse. Bilbon pinça les lèvres.

« Non. C'est mieux, maintenant que nous savons. Quelqu'un qui est prêt à aller si loin, il vaut mieux savoir jusqu'où ça va. »

Il prit une respiration, et Thorin sut qu'il allait détester ce que son mari dirait ensuite.

« C'est pourquoi je ne pense pas que nous devrions faire quoi que ce soit d'autre qu'attendre. »

Cela rencontra la rage et l'incrédulité que Bilbon avait manifestement attendues, à en juger par la façon dont il se redressa. Balin leva enfin les mains et amena un silence réticent dans la pièce.

« Vous n'avez que quelques minutes pour expliquer, mon gars. Et ne croyez pas que je ne devine pas où vous allez avec ça.

- Nous ne pouvons rien faire jusqu'à ce qu'ils fassent vraiment quelque chose, expliqua Bilbon. »

Il évitait soigneusement de regarder Thorin en parlant. C'était probablement pour le mieux : les poings de Thorin étaient si serrés qu'il ne les sentait même plus, et son cerveau était un tourbillon de colère et de peur.

« Si nous pouvons les attirer, alors nous pourrions avoir une chance de les attraper-

- Pendant qu'ils essayent de te tuer, rappela Kili en jetant un regard noir à Bilbon. Est-ce que tu as perdu la tête ?

- Il faudra simplement qu'on garde Bilbon entouré à tout instant, dit Legolas. Quelqu'un sera toujours avec lui.

- Pas trop, avertit Bilbon. Ou nous n'en tirerons rien.

- Pas trop peu, ou ils atteindront leur but, dit Tauriel en retour. Nous resterons à vos côtés pour assurer votre sécurité. »

Bilbon hocha brièvement la tête, puis se tourna enfin vers Thorin, un regard méfiant sur le visage.

« Eh bien ? demanda-t-il. »

Il n'avait pas l'air de vraiment vouloir savoir la réponse. Et vraiment, Bilbon ne voulait pas connaître sa réponse immédiate, qui était le non le plus fort que le royaume entendrait jamais.

Mais Bilbon avait raison. Même si Thorin parlait et disait qu'il avait entendu ces deux-là comploter pour tuer son mari, ils rencontreraient animosité, accusations de mensonges et pourquoi Thorin leur avait menti sur son audition. Cela pourrait mener au début d'une rébellion, si le peuple d'Erebor avait des raisons de croire que leur roi pouvait leur mentir par caprice.

Et Bilbon le savait. Et pour Thorin, pour le bien du royaume, il était prêt à risquer sa vie pour prendre Dekir et Rutar sur le fait. Thorin déglutit.

« Tu auras toujours quelqu'un à tes côtés. Et ce doit être l'un d'entre nous, deux s'il s'agit de Dernwyn ou Dis, Kili ou Fili. D'accord ? »

Bilbon hocha la tête.

« D'accord, dit-il. »

Mais il n'avait pas l'air soulagé. Ce n'était pas grave : Thorin n'était pas soulagé le moins du monde, non plus. Tout cela avait le potentiel de tourner terriblement mal.

Et que Mahal vienne en aide aux nains responsables si Bilbon était blessé de quelque façon que ce soit.