Titre : Temptation.
Auteur : Tiflovehpworld.
Date : 8/05/07
Disclaimer : Tout à la m'dame Rowling excepté certains personnages, comme Lux.
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Le coin à Tif :
Hello la compagnie !
Alors, me revoici avec un beau chapitre tout neuf, qui me plaît davantage que le précédent, mais mois que le chapitre 12 (en cours d'écriture) que je posterai prochainement.
Le site avait mal mis l'adresse du blog crée pour vous tenir au courrant de l'avancement de cette fic : http://www.myfield.
Vos reviews m'ont fait très plaisir. J'ai posté le Mercredi, je me connecte le Samedi pour voir que déjà douze reviews ont été postés !
Ça m'a vraiment réchauffé le cœur et m'a bien boosté pour vous concocter cette suite.
Alors, un grand grand merci aux 29 personnes qui ont pris la peine de me laisser une review :
K- Samara83-Lilli-Puce-Loudee-Rachel-Caroline-GaëlleHP-louiseuh- Raphou-Hermony-
Nyny's-Lena-Miss Lalou-Cylia Potter-titegarceblonde-Meiko-chan-Millou95-Anya-Floflo-Ladie Marie-Alicia-Chaton Weasley-Lily2507-Takinza-Lolo-Oscar-Gabriella. Lolo.
Je répond à tous ceux qui me laisse leur adresse !
Pendant un moment, le site ne m'as plus envoyé mes alert reviews…et il semblerait qu'il ait eu quelques petits soucis.
Bonne lecture.
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Chapitre 11
Souffrance.
Leslie.
Leslie Turner.
Chez lui.
En petite tenue.
Sur le seuil de son appartement.
Ça faisait déjà deux jours que je voyais cette image défiler sous mes yeux. Son air franchement étonné. Ses paroles. Son air choqué lorsque, après l'avoir détaillé d'un air abasourdis, j'étais parti, le cœur fendu.
J'ignore comme je suis arrivé à rentrer au Manoir. Mais j'ai réussis à rentrer. J'ai repris ce fichu magicobus. Les gens n'arrêtaient pas de me regarder. J'arrêtai pas de pleurer. A un moment, un gars s'est arrêté en essayant de me draguer, un truc du genre « qui t'as fais pleurer, ma mignonne ? Viens, je vais te consoler, moi. ». Tu parles. Tout ça pour se moquer, oui.
J'étais rentrée finalement. James, m'ayant entendu rentrer, a accouru dans le hall et s'est arrêté net en voyant dans quel état je me trouvais. Il m'as demandé ce qu'il y avait. Ce qu'il s'était passé. Il est allé jusqu'à croire que quelqu'un m'avait touché, chose que je me suis empressé de démentir. Puis, j'étais partie, alors qu'il me rappelait, et criait qu'il n'en avait pas fini avec cette histoire.
James…ç'en devenait même douloureux de penser à James. Dire qu'il y avait une semaine de cela, le mariage était pour le lendemain. Un mariage avec à la clef, les plaisirs charnels. Mais non. Tout était fini. Fini, et gâché, à cause de Turner. Leslie Turner. Pourquoi avait-il fallu qu'elle revienne dans la vie de Sirius maintenant, pourquoi ?
Je cessai complètement de manger. Je m'en fichai de devenir un zombie. Je passai mes journées en pyjama, à pleurer, et à penser, à me dire que tout cela n'était qu'un cauchemar. Que Sirius ne pouvait pas retourner avec cette pétasse, même s'il en avait été amoureux. D'ailleurs, qu'avait-elle fait pour mériter son amour ? Autrefois ou maintenant ?
Mais à mesure que je pensais ça, une petite voix s'insinuait en moi pour me dire
« Et toi, qu'as-tu pour le retenir auprès de toi, sinon ton nom ? Tu n'as rien pour toi. Tu n'es rien à côté de toutes les filles avec qui il sort. Et il a l'air ridicule à côté de quelqu'un comme toi ».
Ma vie prenait une routine aberrante. Je pleurai. Je finissais par dormir, épuisée. Je me réveillé, la réalité me retombait dessus, comme un coup de marteau sur la tête, je repleurai, je repensais à nos bons moments, me convainquais que tout ceci n'était pas vrai, que rien ne c'était produit, et puis je repleurai à nouveau.
Je dû attendre Jeudi pour qu'il y ait du nouveau, soit trois jours après le fameux Lundi où tout avait basculé. Où j'avais bien compris que tout était terminé entre nous deux. Ce changement, je le dû à mon frère. James pouvait faire sa tête de cochon, il savait mettre son orgueil de côté lorsque la situation l'exigeait, et, durant cette période, il m'apparut sous un angle nouveau.
Comme maintes et maintes fois, la sonnerie retentissait. On demandait à entrer. J'attendis. La sonnerie cessa. James était allé ouvrir. Elle recommença lorsque l'arriviste eut passé le portail et se trouvait devant la maison. James ouvrit aussitôt. Puis, j'entendis des pas. Celui de James aucun doute. On avait le même pas lourd, héritage de notre père, Edward Potter.
Je dressai l'oreille, rêvant au retour de mes parents. La porte de ma chambre s'ouvrit, et James pénétra à l'intérieure. Je rabattis aussitôt les couvertures sur moi, m'enroulant dedans, et me roulant en boule.
Pitié ! Qu'on me laisse tranquille !
Il arracha la couverture, et, me forçant à le regarder mit son doigt sur mon nez.
-Ding dooong, qu'on a dit ! Fit-il.
Il m'asséna une petite tape sur le nez, avant de s'asseoir plus confortablement sur mon lit.
-Tu peux entrer, lança-t-il en direction de la porte, sa majesté est réveillée, ajouta-t-il d'un ton sarcastique.
Mon cœur s'emballa. Sirius ? Devais-je m'en réjouir ou pas ? Non ! Il ne fallait pas qu'il me voie dans cet état ! Qu'il me donne des explications, que j'entende de sa bouche qu'il ne voulait plus de moi !
Mais je me trompai…
-Non, mais, regarde-moi ça ! S'écria une voix haut perchée sur un ton exaspérée.
Je sortis complètement de mes couvertures, ne m'attendant pas du tout à la trouver là.
-Sarah ? Balbutiai-je.
-Ben, oui, c'est moi ! S'exclama-t-elle, tu ne me reconnais pas ou quoi ? Ce serait plutôt à moi de glapir « Lux ? » sur un ton ébahi. Non, mais t'as vu dans quel état t'es ?
-Je…
-Tu n'avais exagéré en rien, James, ajouta Sarah, merci beaucoup, maintenant c'est de mon ressort.
Je lançai un regard de chien battu à mon frère. Je ne savais pas si je devais le maudire (chose que je faisais souvent ces temps-ci) ou me jeter à son cou pour avoir amener Sarah…qui n'allait pas tarder à me tuer, soit dit en passant. James se leva de mon lit et nous quitta.
Sarah prit sa place, insonorisa la pièce, pour que mon frère n'entende rien de notre conversation, la ferma et, me fixant droit dans les yeux, dit d'une voix soudain très calme :
-Et si tu me racontais ce qui s'est passé ?
OoOoOoOoOoOoO
Elle resta d'abord stupéfaite. Rendue muette par mon interminable tirade. Puis, elle bougea un peu sur mon lit, et sortit une longue bouteille, et me la tendit.
-Tu veux ? J'avais prévu en cas de soucis de ce genre. Quoi que…
Elle déboucha la bouteille de Smirnoff.
-…c'est encore pire que ce que je pensais.
Elle en but une longue gorgée et l'avala d'un coup en grimaçant, puis me la tendit. Mais, avant de boire, je préférais qu'elle développe le fond de sa pensée.
Pire ?
-S'il te plaît, sois plus claire ! Suppliai-je, je sais que j'ai fais pas mal d'erreurs, mais…
-Ah non ! Cria-t-elle, si tu commences comme ça, je sors l'autre bouteille ! TU as fais des erreurs ? Excuse-moi, Lux, mais ton Sirius, c'est un salaud et une ordure ! Et il a pas de cœur ! Qu'on lui arrache le cœur et qu'il aille brûler en enfer !
-Euh…tu crois pas que t'en fais un peu trop, là ? Et, tu crois au Dieu des moldus ?
-Non et non, répliqua-t-elle. Je n'en fais pas trop et je suis athée. Aucune religion moldu ou sorcière ne m'a, crois-moi. Non mais, Lux ! Réveilles-toi un peu ! T'en es trop amoureuse de ton Sirius pour te mettre tout sur le dos et le disculper ! C'est un salaud !
-Il…
-Il a cumulé les erreurs, ce type. D'abord, il t'écoute pas et te reproche d'être jalouse. Mais la jalousie, c'est aussi une preuve d'attachement. Y aurait de quoi se poser une question si une fille ne pique pas sa crise quand elle sait que son copain va, sans elle, passer la soirée avec des copains et son ex, la seule fille avant elle avec qui il ait eu une relation sérieuse. Ensuite, il cherche encore pas à te comprendre et n'attend même pas le lendemain pour t'engueuler. Il a peur, et il n'ose pas se l'avouer. OK. Jusque là, c'est classique. Première dispute de couple. Un couple n'avance pas sans scènes de disputes.
Elle me fit un clin d'œil et me reprit la bouteille des mains, engloutissant une nouvelle longue gorgée.
-Quelqu'un, mais je sais plus qui, disait que les couples se disputaient pour le plaisir de se retrouver.
-Je le retrouverai pas, Sarah, marmonnai-je.
Elle me repassa la bouteille, et cette fois, j'en bus également une gorgée. Autant noyer mon chagrin dans l'alcool, ça me changera des pleurs.
-Laisse-moi finir ! S'écria-t-elle, jusqu'à là, vous avez vos torts à tous les deux, c'est votre première dispute. Une dispute toute con, comme toutes les premières disputes. Second round : c'est sa faute à LUI ! Et à lui-seul ! Quand on sort avec une fille, on l'avertit de ce genre de chose ! T'as eu raison de pas te laisser faire ! En laissant passer ce genre de choses, après, ils s'imaginent que tu leurs laisse tout passer !
J'acquiesçai avec ferveur et rebut une gorgée, un peu plus longue cette fois. Je faillis m'étrangler. Merde…C'était un peu fort, tout d'un coup. Je fis la grimace. Sarah sourit.
-Mais lui, il a encore fait une erreur. Celle de pas te contacter. Mais bon…les gars comme lui sont tellement persuadé que tout leur tombe du ciel…
-Ou bien…
Elle me regarda avec un sourire un peu triste.
-Ouais, ou bien, mais ça, j'ai du mal à y croire.
-Je l'ai vu de mes propres yeux. Elle était chez lui. Fringuée avec un tee-shirt bien trop grand pour elle. Je suis sûre qu'il lui appartenait. Elle sentait le même parfum que lui.
-Ouais, j'ai du mal à me faire à cette idée. Ça voudrait dire qu'il a vraiment très mal prit ta crise de jalousie, paniquait de ce que tout cela allait engendrer. James. Son amitié avec les maraudeurs. Toi. Son bail et tombé au bon moment, et il s'est peut-être dit qu'il valait mieux stopper maintenant avant de coucher avec toi. Peut-être que ça lui coûte aussi, comme décision, mais qu'il préfère son amitié avec James à votre histoire…et qu'il est toujours pas sûr…
-Mais Tur…
-Peut-être qu'il se l'ai tapé pour oublier…je sais pas, moi, je suis pas lui ! Mais j'ai du mal à croire qu'il soit partit sans aucun remord et file à ce moment-même le parfait amour avec la p'tite Turner. En plus, elle est pas net ton histoire ! Tu m'as bien dis que t'as pas vu Sirius ce jour-là ?
-Ouais.
-T'es sûre que tu t'es pas trompé d'appart' ? Me demanda-t-elle.
-Impossible, soupirai-je. J'ai vérifié et re-vérifié.
Elle se tu et apporta la bouteille à ses lèvres pour boire à nouveau.
-J'avoue que je suis to-ta-le-ment pommé, déclara-t-elle. Parce que, attends, si je résume la situation, grosso modo : Sirius te connais depuis que tu as dix ans.
J'acquiesçai.
-Cet été, tu lui plais plus que nécessaire, et il commence quelque chose avec toi. Vous allez même assez loin, et, au final, à cause d'une dispute, il se casse, tu vois Turner chez lui, et c'est fini ?
-On dirait, marmonnai-je.
-Globalement, c'est ce qu'il s'est passé, commenta Sarah, pas de nouvelles, rien ?
-Non.
-Mais j'ai du mal à croire qu'il se soit tapé Turner. Dans l'hypothèse, je dis bien hypothèse ou il se l'est envoyé, pourquoi ? Parce qu'il se disait que c'était fini, qu'il voulait pas perdre James, et comme elle lui courrait après de se la faire ? Mais à ce moment-là, mieux valait Smith. Ou bien, il l'aime encore, mais j'ai du mal à l'imaginer. Ils n'ont rien fait, sans doute.
-Tu connais beaucoup de gens, toi, qui vont voir des personnes vêtu seulement d'un tee-shirt trop grand ? Grognai-je.
-Je suis sûre qu'il y a une explication à tout ça, insista Sarah, tenace.
-Comment ai-je pu croire que je pouvais rien qu'un peu, rivaliser avec elle ? Geignis-je, elle qui a tout pour elle ! Belle, intelligente, de bonne famille, apprécier de tous, talentueuse, avec de bons amis, et l'ayant eu lui ! Comment ai-je pu imaginer qu'il n'en était plus amoureux !
Elle me regarda un instant, désolée.
-Excuse-moi, mais tu es bien mieux que cette Leslie, lâcha-t-elle d'un ton dégoûtée, elle, si parfaite ! Si Miss Perfection ! Tu n'as rien à lui envier ! Rien, crois-moi ! Toi aussi, tu es belle, mais d'une autre manière. Elle, elle incarne le rêve masculin, grande, cheveux longs, lisses, bruns, jambes interminables, poitrine…euh…sympa sans être généreuse, yeux vert.
-Vert et pétillés de doré, gémis-je.
-Mouais…mais toi, Lux ! Tu n'es rien de tout ça !
-Merci, j'avais compris, répliquai-je en me fermant.
-Tu ne comprends pas ce que j'essais de te dire !
-Non, effet.
-Laisse-moi finir ! S'écria-t-elle, toi tu as du charme. Tu es mignonne. Et crois-moi, mieux vaut être mignonne qu'une bombe, d'après moi ! ça veut dire que tu as un petit truc en plus. Que tu plais sans avoir les jambes de Karambeu et les seins d'Anderson ! Crois-moi, tu n'es pas si banal que tu le crois. Tu as de très beaux cheveux, tu es naturelle, rien à voir avec toutes ces filles siliconé dont la perfection devient lassante.
-Merci Sarah, mais…
-Tu es super mignonne, gentille, et sincère. Toutes les filles qui deviennent des palettes de peintures et des icônes de chirurgiens esthétiques ne te valent pas. Jamais.
-Merci, mais tu sais, je me maquille, je fais aussi des choses que toutes ces filles…
-Tu le fais pour plaire à un gars. Pas pour t'aimer et pour t'envoyer en l'air avec le premier venu. Tu fais ça pour plaire à une personne en particulier, et te sentir bien dans ta peau. Pas pour que toutes les autres t'envient.
-Mhm…ça me déplairait pas tant que ça que les autres m'envient, tu sais…quoi que, maintenant, y a plus rien à envier. La seule chose qu'on pouvait m'envier, c'était Sirius, et un peu mon frère. Sirius ne veut plus de moi, et mon frère me fait la gueule.
-James te fais encore la gueule ?
-Encore et toujours. Il est si obstiné !
-Ma fois, peut-être, mais quand il a vu que tu n'allais pas, il a mis sa fierté de côté et m'a appeler au secours. Alors, tu vois…
J'acquiesçai.
-Tu veux mon avis ?
-Dis toujours.
-Toute cette mascarade a assez durée ! Lève-toi, va prendre une douche, fais-toi une beauté et je te sors !
-Sarah…je ne…
-C'est pas en restant cloîtrer chez toi à pleurer que les choses vont évoluer.
Elle passa une main dans ma tignasse emmêlée comme pour constater l'ampleur des dégâts.
Tu vas aller prendre une douche, un bain, ce que tu veux. JE choisis tes vêtements. Après, je vais faire en sorte que même toi tu ne te reconnaisses pas ! Après, on sort, on paresse, on va claquer des milles dans des magasins, on fait du speed dating…
-Du quoi ? Coupai-je.
-Speed dating, répéta-t-elle, tu sais pas ce que c'est ? Rendez-vous en groupe.
-Oh, j'ai pas vraiment en…
-On s'en fiche, c'est pour s'amuser. On te demande pas de sortir avec. De toute façon, tu n'as pas le choix !
Elle me poussa carrément dans la salle de bain adjacente.
Un sentiment mêlé de tristesse et de regret se mêla en moi. Sarah savait être là pour moi, alors que moi, la seule et unique fois où elle avait tenté de se confier, je n'avais pas sus trouver les mots. Obéissant plus pour lui faire plaisir qu'autre chose, j'ouvrai les robinets de la baignoire, me déshabillai et plongeai dedans. Comme d'habitude, j'y mis du produit Milles et unes bulles couleur rubis. Un produit magique que m'avait offert James, pour la première fois, il y avait des années de cela.
Mon frère…décidément, je ne saurai jamais sur quel pied danser avec lui.
Sarah entra lentement pour déposer des vêtements, et regarda la salle de bain. Elle émit un sifflement admiratif devant le luxe des lieus. Puis, son regard tomba sur moi. Elle s'accroupit près de la baignoire et passa une main dans les bulles.
-Wow, c'est quoi ? Demanda-t-elle, j'en ai jamais vu ! Ah quoi que, un jour j'ai entendu un préfet parler de leur salle de bain, il parlait de bulles comme ça…tu t'en procures où ?
-Mon frère me les a toujours procuré, répondis-je.
-Tu sais, mine de rien, malgré tout ses défauts, t'as de la chance d'avoir un frère comme James.
-Je sais, marmonnai-je.
Puis, une étrange idée jaillit dans mon esprit.
-Il te plaît ? M'écriai-je.
Oui ! Ce serait tellement mieux que de se coltiner la prude Lily Evans comme belle-sœur, si elle se rendait compte un jour, combien mon frère pouvait être génial !
-J'aurai aimé l'avoir comme frère, répondit-elle, mais n'essais même pas de me caser avec. Même pas pour rire.
Hum…à noter : il reste toujours Remus et Peter. Quoi que, je ne suis pas sûr que Peter lui plairait, et Remus la trouverait sans doute trop volage en apparence pour qu'elle lui plaise.
Ne pas tenir compte de la mise en garde de Sarah. Irait bien avec James.
Au fait…Nathan est toujours célibataire ? Tiens. J'aimerai bien le voir. Ça fait un moment.
Elle repartit pendant que je réfléchissais en me disant d'activer. Je remarquai alors seulement ce qui me serrai vraiment le cœur. La dernière fois que quelqu'un était entré dans la salle de bain pendant que je prenais mon bain ; c'était Sirius. Peu avant qu'on soit ensemble. Avant même que Leslie Turner ne revienne à l'assaut.
Et voilà que je recommençai à déprimer ! Pourquoi je n'avais jamais de chance ? Quoi que…non ! J'avais eu de la chance ! J'avais eu Sirius un long moment avec moi, et il m'avait fait profiter de son expérience sexuelle, rien que d'être dans son lit était une chance.
Mais…moi je n'étais quand même pas n'importe quelle fille de passage ! Enfin… ! Qu'il fasse ce qu'il veut ! Sarah avait raison : je m'étais assez lamentée, et puis, comme on dit, un de perdu, dix de retrouvé ! Quoi que…en y réfléchissant bien, j'ai toujours pas largué Teddy. Je pourrai bien faire comme si rien ne s'était passé. Mais nan, c'était pas loyal envers lui. Quoi que…j'en avais marre de jouer à la fille gentille et sympa ! J'aviserai. Même Sirius que j'idéalisais tant avait joué. Moi aussi je pouvais un peu jouer avec les gens, merde !
Toute propre, et tartinée de diverses lotions que Sarah avait insistées pour que je mette, je m'habillai avec ce qu'elle m'avait donné. Un tee-shirt à manche mi-longue, couleur bleu ciel, et très moulant. Jean moulant s'arrêtant au niveau des chevilles, et talons aiguilles bleus clairs. Sarah était décidemment dingue comme fille…mais bon, j'achevai de m'habiller, et sortis pour mieux la voir.
-Aaaah ! Fit-elle, le bleu, ça te va bien comme couleur ! Tu es souvent en rouge, même si t'es une pure gryffondor, tu vas être tué si tu portes d'autres couleurs que les leurs !
Elle éclata de rire, et, armée de sa baguette, s'approcha de ma tignasse châtaine et ondulée.
-Qu'est-ce que tu fiches ? Demandai-je.
Elle marmonna quelque chose inaudible, et je sentis ma tête chauffer.
-Je sèche, répondit-elle.
L'instant d'après mes cheveux étaient secs et légèrement chauds sur mes épaules. Elle leva une nouvelle fois sa baguette, et, avant que je demande, précisa :
-Et je lisse.
Le temps que je percute ce qu'elle venait de dire, je sentis mes cheveux s'allonger légèrement, et, les prenant entre mes doigts, je fus sidérée de leur soudaine douceur.
Sarah battit des mains et s'approcha de moi à grands pas :
-Ah ! C'est exactement l'effet que j'espérai ! Ça te va à ravir ! Vraiment ! Vraiment ! Fais-moi voir tes mains ?
Je tendis les deux mains, encore sous le choc, et elle les examina.
-Mouais, ça peut aller. Allez, viens ! Inutile de te les attacher ! Prend ta veste et on est partit !
-Ma veeeeste ? Bégayai-je, t'es sûre que j'en ai besoin ?
-Il fait assez frais dehors, mais libre à toi.
Elle marqua une pause et me fixa gravement.
-Tu n'es pas au courrant des dernières nouvelles ?
-Lesquelles ? Demandai-je.
-Azkaban a subit quelques difficultés. Rien de bien importants à première vue, mais le Ministre et même Dumbledore semblent alarmés. Trois évasions de grands criminels. Ils sont partis avec deux détraqueurs. Dumbledore pense qu'ils sont allés rejoindre ce puissant sorcier, tu sais, celui dont tout le monde se méfie, et dont Dumbledore dit de se méfier.
-Il a raison, répliquai-je, trop l'ignorent, et des familles approuvent ses idées. Attends qu'il montre son vrai visage ! Il assassine déjà.
-Rien n'est prouvé, dit-elle. Enfin, je voulais juste te mettre en garde.
-Quel rapport avec le temps ? M'étonnai-je.
-…
-Sarah ?
-C'est le sixième détraqueurs qui disparaît depuis le début de l'année. Ils dégagent du froid. On peut donc en conclure qu'ils sont à Londres.
-Oh Merlin ! Tu crois ?
Elle acquiesça. Puis me saisit par les épaules.
-Mais ne t'en fais pas ! Le ministère est en alerte, au cas où il se passerait quelque chose ! Et puis…jamais ils n'oseront faire quelque chose dans le Londres sorcier ! Jamais, crois-moi !
Mais je n'étais quand même pas rassurée.
OoOoOoOoOoOoO
-Lux ! S'exclama Sarah sur un ton exaspéré, tu le fais exprès ou quoi ? C'est le troisième gars qui te regarde avec insistance !
-Et alors ?
-Et alors, regarde-le avec la même insistance ! Lance-lui un regard appuyé, ou joue la comédie, tombe-lui dessus, enfin, fais quelque chose !
-Sarah…s'il te plaît…
-Tu es désespérante, déclara-t-elle, je vais te montrer comment on fait !
Elle n'était pas amoureuse de Taylor McLeod aux dernières nouvelles ?
Un gars passa devant nous, et son regard se figea sur Sarah. Comme toujours. Je crois même qu'elle avait inventé les trois gars qui devaient me « regarder avec insistance ». Déjà seule, j'étais banale, en plus à côté d'elle…
Le remarquant, elle lui fit un grand sourire, et, écarquillant ses grands yeux de poupée, s'avança vers lui, une main sur la bouche, feignant l'ébahissement, et l'index pointé sur le jeune homme.
-Par la barbe du grand-père de Merlin ! Sid Vicious ! Je n'arrive pas à y croire !
Je n'arrivai pas à y croire, moi non plus ! Elle n'avait pas trouvé mieux pour le flatter que de le comparer au Sid Vicious du groupe moldu des Sex Pistols ? Pas que je n'aime pas, non, j'adore ce groupe punk. Mais si le garçon a un air de la célibrité, il est fort…
Merde. J'espère qu'elle n'est pas tombée sur un de ces sangs purs anti-moldu.
Sang pur…Sirius…si seulement il pouvait être là.
Mais non ! Il serait sûrement avec Miss Turner.
-Oh, je crois que vous faîtes erreur mademoiselle, répondit le garçon en esquissant un sourire mi-gêné mi-flatté.
-Non ? S'écria Sarah, oh, excusez-moi ! Mais vous lui ressemblez comme deux gouttes d'eau ! Même pas de sa famille ? Je me suis toujours dis qu'il avait un charme ne pouvant être que sorcier, ajouta-t-elle en gratifiant le jeune garçon d'une œillade.
…
Elle devenait franchement gênante dès fois. Et je fichais quoi, moi, laissé en plan, derrière ? Qu'est-ce que je fichai au milieu de ce flirt ?
Non. Décidément elle ne plairait pas à Remus ou Nathan. Et merde ! Trop aguicheuse.
-Non, répondit le jeune garçon, vous aimez les Sex Pistols ?
-Moi ? Oh Merlin, oui !
Pourquoi avait-elle des intonation si sensuelles dans la voix ? Un peu plus et on imaginait un gémissement dans son « Oh Merlin, oui ! »
-J'ai toujours rêvé de m'asseoir dans ce bar avec Sid Vicious, confia-t-elle.
Nous étions devant le Chaudron Baveur. Elle se pencha vers lui, lui offrant une large vue sur son decolleté.
-Et qui sait, monter à l'étage avec Sid Vicious, ajouta-t-elle dans un murmure parfaitement audible.
L'étage, bien sûr…il n'y avait que des chambres à l'étage. Je levai les yeux au ciel, cherchant des nuages pour me distraire. Merde. Rien qu'un ciel gris.
Gris comme les yeux de Sirius.
Un ciel d'orage comme les yeux de Sirius.
Et merde, à la fin ! Moi aussi je pouvais avoir l'air d'une salope, si je le voulais !
-Excusez-moi, intervins-je, votre visage ne m'est pas inconnu.
-Vous voyez ! Triompha Sarah, allons, réfléchissez, euh…Comment vous… ?
-Lux et vous ?
-Sarah. Oui, réfléchissez. J'ai tout de suite trouvé !
Je fis mine de réfléchir, pendant que le garçon matait ouvertement mes seins.
Bien que je n'eu pas un décolleté contrairement à Sarah.
-Sid Vicious ! Nooon ! Signez-moi un autographe ! M'exclamai-je comme une groupie en folie.
Comme les groupies de Sirius.
Ça suffit avec Sirius !
-Mesdemoiselles. Je ne suis PAS Sid Vicious.
-Quel dommage, gémis-je, moi qui…
-Allons boire un café tous les trois, suggéra Sarah.
-Oh oui, venez avec nous, Sid, ajoutai-je.
-Moi, c'est Lionel.
Je préfère de loin l'appeler Sid.
-Mais, Sarah…Lux…vous êtes tellement ravissante, on ne peut décemment pas refuser une telle proposition. Vous pratiquez la fellation ?
Et on partit.
Oublier. Oublier Sirius.
Je savais que c'était un jeu. Un flirt. Ni Sarah ni moi n'allions coucher avec lui.
Un café passé à jouer avec lui, avec son désir sexuel. A l'exciter en nous comportant comme de vrais allumeuse.
Pour oublier Sirius. Sirius qui ne parlait pas de sexe comme lui. Comme ce sale con qui ne cessait de nous parler de ça, en employant des mots vulgaires et en étant plus qu'indiscret.
J'aime le sexe. Mais je hais les types comme lui.
Comment pourrai-je oublier Sirius avec que des types comme ça autour de moi ?
OoOoOoOoOoOoO
Ça a duré un moment. Une bonne heure et demie. Ç'aurait pu durer plus longtemps. Si quelqu'un ne nous avait pas interrompu. Enfin…interrompu…le mot est faible. Une détonation retentit. On ne fit pas attention. Puis deux. On essaya de savoir d'où ça venait, puis on laissa tomber. Et une tout près de nous. On sursauta et se tourna tous. C'était Tom, le barman qui venait de produire ce gros bruit avec sa baguette.
-Evacuation de lieus ! Hurla-t-il, il vient d'avoir une attaque chez Florian Fortârome ! Une vingtaine de sorciers drapés de noirs circulent sur le Chemin de Traverse ! Par mesure de sécurité, veuilles évacuer par le côté moldu et sans panique ! Vous ne devez pas effrayer les moldus ! Vous ne devez pas…
Mais c'était bien inutile. Il y eu une grosse explosion. Nous nous trouvions du côté sorcier du chaudron baveur. Là où les moldus ne pouvaient pas accéder. Terrorisée, je rassemblai idiotement mes affaires comme beaucoup de gens autour de nous. Mes mains tremblaient. Sarah se redressa et colla son nez à la fenêtre.
-Oh, my god ! Cria-t-elle, il y a une tête de mort dans le ciel ! Une tête de morte verte avec un serpent dans la bouche, dans le ciel !
Panique générale. A l'époque, on savait pas encore ce que c'était. Sa signification. Pour la première fois, le signe de Voldemort apparaissait. Ou du moins, s'il était déjà apparut, il apparaissait pour la première fois dans un lieu publique. On abandonna le garçon, Lionel, et Sarah me prit par le poignet, et me traîna. On passa du côté moldu du bar.
Des cris retentissaient de partout. Tous courraient, se bousculaient, se rentraient dedans. Ils paniquaient tellement qu'on arrivait plus à sortir.
-Allons, du calme ! Vociféra Tom.
Des verres qui se brisent. Des pleurs d'enfants. Des détonations. Un hurlement venu de l'autre côté. Du Chemin de Traverse. Je ne voyais plus bien. Comme si j'étais dans un mauvais rêve. J'avais les muscles endoloris. J'étais fatiguée. Je ne me sentais pas prête à courir, et pourtant, il le fallait. Pas prête à me défendre, au cas où.
Et là. La peur. La plus grande de toutes.
Sirius.
Il vivait sur le Chemin de Traverse, maintenant ! A quelques rues d'ici !
Je tirai la manche de Sarah, qui se retourna brusquement et heurta ma tête. Grimaçant, elle me fit :
-Quoi ?
D'un ton hargneux. Je lui expliquais. Sarcastique, elle me demanda si je voulais aller sur le Chemin de Traverse. Je répondis que j'avais peur. J'allais pleurer, je le sentais, mais les larmes ne coulaient pas. J'étais trop terrorisée pour pouvoir pleurer.
Sirius…
Et là, dans cette foule. J'aperçu une personne.
-Leslie.
-Qu'est-ce que tu dis ? Brailla Sarah dans la cohue, j'entends rien !
Si seulement elle pouvait rester coincé là et crever.
Mais…elle savait !
-Leslie ! Répétai-je plus fort en l'agrippant par le bras, Leslie Turner ? C'est moi, Lux Potter !
elle se retourna. Je retins un soupir de soulagement. Pour une fois. Comme présumé, c'était elle. Je la détestais assez pour la reconnaître entre tous. Elle avait l'air aussi effaré que je devais l'avoir.
-Lux ! Quel soulagement de voir enfin un visage familier ! Comment tu vas ?
-Le moment est plutôt mal choisi, Leslie ! Coupai-je.
Je retins un petit cri de douleur quand un gros homme me bouscula avec force.
-Où est Sirius ? Demandai-je, tu étais avec lui ? Il est où ? Il est hors de chez lui ?
Elle ouvrit des yeux ronds.
-Je…je ne sais pas…balbutia-t-elle.
Elle ne pouvait donc pas servir à quelque chose dès fois, cette fille ! Je ne retins pas un soupir d'exaspération.
-Oh fait, tu sais, quand tu es venue l'autre jour…
-Lux ! Amène-toi ! On y va ! Désolée Leslie ! Bonne chance et à la prochaine !
Sur ce, Sarah me tira hors de la foule, et nous pûmes enfin sortir. Mais là. C'était un autre problème. Une foule. Et un Magicobus plein.
-Oh mon dieu, murmurai-je effarée, on va y rester.
Une dernière floppée de voyageur s'engouffra. Trop lentement.
-Le Magicobus s'élargit indéfiniment ? Demanda Sarah.
-Je sais plus…et on plus le temps ! Si on le prend, il mettra trois heures à arriver chez nous avec toute cette foule ! Et James va l'apprendre et il voudra venir, et se serait du suicide, et…
Une petite fille moldue me bouscula.
-Aïe ! Soufflai-je, énervée.
J'en avais marre de me faire bousculer à longueur de temps, moi !
-Pourquoi toute cette agitation, je te demande, dit-elle à sa mère (je crois). Allez viens, on va prendre un autre bus.
-De quel bus tu parles ? Demanda sa mère en ouvrant de grands yeux, il y a foule, c'est tout.
-Laisse tomber, soupira sa fille.
J'eu un sourire. Tiens tiens. La petite allait vite se retrouver à Poudlard, si elle voyait le Magicobus. Et puis !
L'ilumination ! Prendre un bus moldu !
Je saisis Sarah par le bras.
-Amène toi ! Dis-je à Sarah.
-Mais…Lux !
-Pour une fois, fais-moi confiance, et amène-toi !
Et nous courûmes. Elle me criait d'arrêter, et qu'elle ne comprenait rien. Je ne m'arrêtais pas. Pour rien au monde je ne me serai arrêté. Un arrêt de bus et…là ! L'affiche ! Il passe toute les demi-heure à partir de six heures le matin, jusqu'à vingt et une heures le soir.
-Quelle heure il est ? Demandai-je à Sarah.
Elle consulta sa montre.
-Dix-huit heures moins dix.
-Il est là dans dix minutes, déclarai-je, ouf ! Il était moins une !
-Ce sorcier n'a pas plus de sympathie pour les moldus, fit remarquer Sarah, bien au contraire.
Je lui adressai une grimace.
-Et puis, on est pas suffisamment lui du Chemin de Traverse.
Elle enfouit sa tête dans ses mains.
-Mon dieu, je n'arrive pas à un croire ! Des sorciers noirs sur le Chemin de Traverse !
A l'époque où les mangemorts ne s'étaient pas encore auto nommés ainsi, nous les appelions les sorciers noirs. Comme tous les sorciers criminels. Des sorciers noirs d'esprits, qui pratiquaient la magie noire et assassinait notre peuple.
-Je sais, murmurai-je en lui frottant le dos de manière rassurante, je sais…
et soudain.
-Oh merde !
-Quoi encore ? Glapit-elle.
Puis, voyant mon air grave :
-Lux, je t'en supplies, dis-moi que ce n'est pas une mauvaise nouv…
-Tu as de l'argent moldu pour le bus ?
Elle réenfouit son visage dans ses mains.
-Pitié…Gémit-elle.
-T'inquiète, dis-je, je gère.
Une moldue venait de s'arrêtait à côté de nous. Sûrement pour prendre aussi le bus. J'ôtai mon collier. Une babiole à 10 £.
-Madame, fis-je, excusez-moi, mais, mon amie et moi avons vraiment besoin de prendre le bus qui va arriver, mais nous venons de nous apercevoir que nous n'avons pas d'argent. Alors, en échange de ce collier, vous ne pourriez pas…
-Merci, mais j'ai passé l'âge de porter des fantaisies pareilles ! Répliqua-t-elle en reniflant d'un air méprisant. Vous n'aviez qu'à y penser, vous êtes jeune, c'est la seule chose que vous ayez à faire !
Je retournai à ma place.
-Salope, grommelai-je.
J'avais de nouveau peur ! On allait pas avoir ce bus à cause d'une grosse conne, et ils allaient peut-être venir ici ! J'entendais les explosions. Enfin, sûrement dans ma tête.
-Laisse faire. Il y a un gars ?
J'observai.
-Non, répondis-je. Rien que deux vieilles femmes. Et ne tente pas celle de droite, c'est une vraie garce.
Elle esquissa un sourire.
-Passe-moi ta veste.
-Pardon ?
-Passe-moi ta veste.
J'obtempérai et elle s'en couvrit de manière à cacher son décolleté plongeant. Prenant mon collier dans ses mains, elle s'avança vers la vieille dame de gauche.
-Veuillez m'excuser madame, susurra-t-elle d'une voix mielleuse, je me suis fais volé mon sac tout à l'heure, et on vient d'appeler mon amie, là-bas…
Elle me fit signe, en me désignant à la vieille femme.
-…pour lui dire qu'il fallait qu'elle vienne d'urgence à l'hôpital de…
Elle se creusa les méninges pour se rappeler où j'habitais, car elle me lança :
-Lux ! Dans quel hôpital a été transporté ton frère ?
-Oh mon Dieu ! S'écria la vieille femme. Pauvre petite !
-L'hôpital des Chrysanthèmes, répondis-je en m'avançant.
-C'est terrible, fit la vieille dame, que s'est-il passé ?
-Renversé par une voiture, racontai-je, je…je n'arrête pas de trembler depuis tout à l'heure.
Joignant le geste à la pareille, je lui montrai mes mains.
Bah oui…elles tremblaient beaucoup depuis tout à l'heure.
Le bus arriva dans mon champ de vision ! On y était presque !
-Il faut vraiment que nous y allions vous comprenez, insista Sarah.
-Bien sûr je comprend, tenez-moi ça !
Elle fourra son gros sac dans les mains de Sarah, et en extirpa son porte-monnaie pour chercher dedans.
Le bus se gara sur son emplacement. L'autre grand-mère nous lança un regard dédaigneux avant de monter dans le bus. Le chauffeur nous lança :
-Bon, vous montez ou pas ?
-Une minute, jeune homme ! Le rembarra la grand-mère.
J'adore les grands-mères comme ça ! On dirait la mienne !
-Mes petits, je suis navré, il ne me reste que cinq £.
5£. Le prix de deux places.
-Votre frère est peut-être dans une situation critique, allez-y.
Ils allaient arrivés. On ne pouvait pas laisser cette vieille dame se faire tuer à notre place.
-Non, allez-y, répondis-je, ça va aller.
-Non, vraiment…
-Elle a raison, approuva Sarah à mon grand étonnement, allez y.
-Monsieur, s'il vous plaîs, lança la vieille dame au chauffeur, cette jeune fille doit se rendre à l'hôpital, son frère s'est fait renversé, mais elle ne peut pas payer. Je suis une fidèle cliente, si je vous dis que je paierai leur part à ma prochaine montée, accepteriez-vous…
-Non, non, nous paierons à la prochaine montée s'il accepte ! Corrigeai-je.
Il nous regarda, abasourdit. Il ne devait avoir vu ça que dans des films.
-Allez, Lux, laisse tomber, on trouvera un autre moyen d'aller voir James, dit Sarah.
-Attendez ! Lança le chauffeur et Sarah eut un sourire triomphant.
Apparemment, il ne voulait pas passer pour le méchant de service dans l'histoire.
-James et Lux comme James et Lux Potter ? Demanda-t-il.
-Vous connaissez mon frère ?
-Il a déjà pris mon bus maintes et maintes fois avec un certains Sirius Black et un petit Remus Lupin ! ça fait un moment que je les vois plus…
James déteste le Magicobus. Oh, s'il me laisse monté sans payer, je jure de dire à James et aux garçons de prendre tout le temps ce bus.
Il a dit quoi ?
Sirius Black…merde ! Pourquoi même dans un bus ?
-Sympa comme tout ce jeune, à l'hôpital tu dis ?
il regarda la vieille dame qui le regarda l'air outragé à l'idée qu'il nous refuse.
-Bah, montez, James me paiera une prochaine fois.
Alléluia ! J'aime les goûts de mon frère pour les transports moldus !
OoOoOoOoOoOoOoOoO
Jamais je n'avais été aussi contente de voir mon quartier, quand on sortit du bus. Apercevant les grilles du portail du Potter Manoir, je me fis à agiter des bras et à hurler :
-Saraaah ! Ça y est ! Le voilà !
-Lux, soupira-t-elle en se prenant le visage dans ses mains, arrête d'être aussi émotive. C'est que le début ce qui s'est passé cet aprem, si tu veux mon avis. Marrie-toi à la sortie de Poudlard.
Mariage…
Il fallait pas que je pense à ce prénom maudit.
-Chacun son tour, ripostai-je, à l'arrêt de bus, tu étais désespérée. Moi, je suis juste heureuse d'aller enfin dans un des lieus les plus sûr de tout Londres : ma maison !
À la fois paniqué et euphorique, je courus jusqu'au portail, et, haletante, je fouillais mes poches à la recherche de ma baguette pour ouvrir les portes.
Et…
-Pourquoi j'ai jamais de chances ! Glapis-je.
-Allons bon, soupira Sarah, qu'est-ce qui se passe encore ?
-J'ai pas ma baguette.
-Tu l'as perdue ?
-Non, je l'ai laissé chez moi.
-Alors où est le problème ?
Je soupirai, commençant à perdre confiance.
-Le problème, tu vois, c'est que je PEUX pas entrer sans baguette.
-Y a la mienne, si tu veux.
-Laisse tomber, coupai-je, on peut rebrousser chemin. Sans une baguette d'un membre de la famille, on peut pas entrer.
-Ah, fit Sarah.
Ouais. Qu'ajouter de plus à une telle connerie ?
Rien. je m'asseyais sur le muret. Crevée et écœurée par ma propre connerie.
-Pourquoi je fais tout de travers, Sarah… ?
-Oh, je t'en prie, recommences pas à déprimer.
-Non, mais…tout ce que je fais, je le fais pas bien. Que se soit les études, la famille ou le côté sentimental. Même avec mes amis je foire.
-…
-Je suis désolée de pas avoir été là…pour Taylor McLeod.
-Nan. Tu avais raison dans ton raisonnement. Il n'y a que moi qui aie des sentiments profonds. Pas lui. Lui, c'est physique. Sans plus.
Je relevai le visage vers elle et remarquai une larme qui venait de dégouliner le long de sa joue.
-Non, pleure pas, si toi tu pleures, ç'en est fini de moi. Sarah…
-Oh, t'inquiète, c'est passager.
-On serait mieux sans les hommes, m'écriai-je vivement, c'est eux qui nous font toujours souffrir !
-Et rêver, ajouta-t-elle.
-Alors, je préférerai être un homme ! Etre un homme et briser les cœurs au lieu d'être une gamine qu'on s'amuse a troubler, à rendre heureuse pour retourner avec Miss Perfect.
Elle secoua la tête.
-Pas d'accord. Si tu es née en tant que femme, c'est parce que lui, il est né homme.
-Et pourquoi est-il né homme ? Et c'est qui il ?
-L'homme que t'aimeras le plus, dans ton cas, Sirius.
-Tss, arrête tes conneries. Sirius n'est pas de ton avis. Il les préfère aux jambes interminables, à a peau hâlé l'été et d'un blanc pur l'hiver, brune et avec une classe innée.
Je la regardai ; remarquant que ma description lui allait plutôt bien.
-Tu serai son genre, tiens.
-Oui, sauf que s'il avait voulu faire quelque chose, il l'aurais fais avant que vous sortiez ensemble. T'as de ces complexes…je te jure ! Arrête de te dévaloriser sans arrêt. Moi, si Sirius Black m'avait rien qu'embrassé, je me sentirai la plus belle du monde ! Si tu lui plaisais pas, il se serait jamais mis avec toi.
-Il est vite repartie.
-Quelle froussarde…
Étonnée, je lui jetai un coup d'œil interrogateur.
-Tu fais que ça : avoir peur.
-Je n'ai pas peur ! Protestai-je, de quoi tu veux que j'ais peur ?
-D'aller le voir ! Parce que t'as peur d'entendre qu'il rompt ! Tu en as tellement peur que tu n'envisages même pas qu'il te donnes des explications à la présence de Leslie Turner.
Je sentis mes yeux piquer.
Merde…
-Tais-toi, répliquai-je, t'y étais pas, toi ! Tu l'as pas vu, y a deux ans, l'aimer, la chouchouter, l'amener chez nous, flirter avec, rire avec, la regarder amoureusement. Je suis sûr qu'il se l'ai envoyé chez nous ! Tu ne l'as pas revu la Turner avec ses airs de femme du monde, lui sourire comme elle le faisait avant, lui faire ses yeux de cocker à la noix… !
-Lux…
-Je me disais aussi que toute cette histoire allait TROP bien pour continuer ainsi…
-Lux !
Le portail de la maison s'ouvrit à la volée. Je bondis littéralement de mon muret, pour découvrir mon frère, l'air à la fois paniqué et furax.
Je ne l'avais jamais vu dans un tel état. Pas même quand Lily Evans l'envoyait balader ou se pavanait au bras d'un Don Juan, pour faire pâlir James de jalousie.
Il stoppa net en me reconnaissant.
Et là.
Oubliant la présence de Sarah et des Maraudeurs, placés derrière lui, je me jetai dans les bras de mon grand frère. Parce que je n'en avais qu'un. Parce que c'était le meilleur. Et que malgré tout ce que je disais ; j'adorai qu'il me chouchoute et m'aime comme il le faisait. Parce que j'avais besoin d'être rassuré et enlacé par mon sang.
D'abord étonné, il finit par répondre à mon étreinte désespérée en me serrant fort contre lui.
Je cru qu'il ne me laisserait plus repartir.
Autour de nous ; les voix fusaient.
-…fait Lux ici ?
-James est déjà allé la retrouver ?
Sifflement admiratif.
-Ne sois pas stupide, Peter. Tiens, Guerlishman ! Tu as peut-être des explications à nous fournir ?
C'était la voix de Remus. Il pourrait au moins l'appeler Sarah, ce sauvage !
-Je ne suis la sœur de personne ici, répliqua Sarah, demande à Lux. Enfin, quand James l'aura lâché.
L'odeur de James. Une odeur fraîche et enivrante d'eau de Cologne masculine mêlé à un peu de sueur.
Au loin, l'orage gronda.
-On ferait mieux de rentrer, lança sa voix, on a plus de raison de rester dehors.
James acquiesça, son nez dans mes cheveux. Je voulus me dégager de ses bras, pour voir Sirius. Rien que le voir. Mais il me serrait trop fort.
Il consentit enfin à me lâcher, et je vis que ses yeux étaient légèrement brillants.
Ouille. Ça me fit l'effet d'un coup de poignard dans le cœur.
Je cherchai Sirius des yeux. Il fixait le ciel qui avait prit la même couleur que ses yeux. J'avais une furieuse envie de le serrer dans mes bras, lui aussi. De me blottir contre son torse musculeux, de pleurer contre lui, d'oublier que c'était la brune qui bénéficiait de ses étreintes, désormais. J'avais envie de lui dire combien j'étais soulagée qu'il soit venu passé l'après-midi à la maison. Combien je l'aimai. Qu'il fallait qu'il m'embrasse.
Mais rien. Je sentis une main sur mon épaule. Je sursautai.
Remus. Il me souriait gentiment. Se pourrait-il qu'il ait deviné ?
-Allez, tout va bien. On rentre.
Je lui rendis son sourire. Comme j'aimai le calme du second meilleur ami de mon frère !
Mhm…et si je sortais avec ?
Moi et mes idées ! Je ferai mieux de rompre avec Teddy !
OoOoOoOoO
Vide.
Le Potter's Manoir était à nouveau vide. Seuls moi et mon frère étions dedans. James s'entêtait à essayer d'allumer une cheminée comme les moldus. Moi, j'errai à l'étage, tel le fantôme que j'étais devenue. Petite, j'avais peur de l'immensité de ce manoir. Aujourd'hui, je savais que le seul fantôme à le hanter, c'était moi.
La porte. La porte de la chambre de Sirius.
Je touchai la poignée. L'abaissai. Poussai la porte.
Rien n'avait changé. Et il y flottait encore, son odeur enivrante. Une odeur d'amande mêlée à de l'after shave. Je la connaissais par cœur. Je m'assis sur son lit. Il était mou. Confortable. Je m'allongeai. J'aurai aimé qu'on fasse un jour l'amour dans ce lit.
Ça ne se fera jamais.
Je respire son odeur qui s'est imprégné sur son oreiller. Le temps s'arrête. Soudain, il est là avec moi. Il n'est jamais repartit. Ne voulant pas resté chez nous, et ne pouvant pas retourner à son appartement (trop risqué) il a accepté l'offre de Remus et est partit chez ce dernier. Mais là, mon nez enfoui dans son oreiller, allongé sur son lit, il est à côté de moi.
Là, je prend conscience.
Je ne pourrai jamais l'oublier.
A moi de me battre pour qu'il soit plus amoureux de moi que de sa Leslie.
Je n'accepterai jamais qu'il retourne avec elle. Jamais !
-OUIAILLE !
Quelle idée de vouloir allumer une cheminée comme un moldu.
Il a brisé mon rêve.
OoOoOoOoOoO
J'ai tenu bon…deux jours. Et puis, ça a recommencé.
Nous étions mi-août ; et j'étais redevenue un zombi. James s'inquiétait. Ça se voyait dans son regard. Mais je n'y pouvais rien. Il fallait qu'il l'accepte. Sans son meilleur ami, je n'étais plus que l'ombre de moi-même.
Les premiers temps, j'utilisai la potion miracle pour effacer les traces de larmes et mon teint blafard, mais j'en avais assez de jouer un rôle, alors je restai la dépressive que j'étais devenue.
Et un jour.
-Lux ! Ça ne peut plus durer !
Hébétée, je levai les yeux vers mon frère. Nous étions en train de déjeuner dans la cuisine. Enfin. Il était quatorze heures et nous déjeunions. Enfin. Il déjeunait.
-Hein ? Mais j'ai rien fais !
-C'est justement ce que je te reproche ! Tu ne manges plus, tu ne fais que boire du thé et du café à longueur de journée. Et quand tu manges, tu t'empiffres.
Je comble un manque, nuance, très cher.
-Tu ressembles à un zombie. Tes cheveux sont sales, on dirait ceux de Rogue. Ils sont sans dessus, dessous. Tu as des cernes immenses, les yeux comme des balles de base-ball. Hey ! Faut de ressaisir ma vieille !
Et là. J'ai complètement craqué. Je me suis affalée sur la table, ma tête au creux de mes bras. Effondrée. Pourquoi il ne pouvait pas comprendre au lieu de me juger et de me passer un savon ? Pourquoi il n'essayait pas de comprendre que ça allait mal ?
-Lux…murmura James.
-Laisse-moi, sanglotai-je dans mes bras, s'il te plaît.
-Qu'est-ce qui t'arrives ces temps-ci.
-Tu peux pas comprendre, reniflai-je en sortant la tête de mes bras pour essuyer des larmes qui n'en finissaient pas depuis des jours et des jours, putaiiiin ! J'en ai marre de pleurer ! Ça me brûle la peau à force de couler ! J'en ai maaarre !
-Lux, tu sais, chui pas aveugle. J'ai bien vu que ça n'allait pas ces derniers temps.
-Quel sens de l'observation, lançai-je d'un ton sarcastique.
-Et je sais aussi que l'on ne s'est jamais beaucoup parlé, tous les deux. C'est un garçon, hein ?
Je le fixai, incrédule qu'il évoque l'éventualité que je pleure à cause d'un garçon.
-Je prends ça pour un oui, dit-il, bougon, je sais que je suis toujours désagréable voir lourd lorsque l'on évoque tes petits amis, mais, essais de me comprendre…
Ben voyons ! Voilà que c'était à moi de le comprendre !
-…tu es la chose qui m'ait la plus précieuse, ici. Tu es la prunelle de mes yeux, Lux. Comme une sœur l'est toujours pour son frère. Jusqu'au jour où j'aurai une fille tu occuperas cette place si spéciale. Je n'aimerai jamais celui qui te prendra à moi, c'est normal.
Touchée, je le regardai dans les yeux.
-Mais tu as raison, je dois me faire à l'idée que tu n'es pas la Vierge Marie. Au moins, tu n'es pas comme toutes ces mini-putes que Sirius a l'habitude de fréquenter, et qui s'balade en minijupe et décolleté jusqu'à nombril.
Mini-putes que Sirius a l'habitude de fréquenter.
Je voudrai être une mini-pute pour qu'il me touche encore une fois
-Et tu avais raison. Evans ne me regarde pas. Elle s'en fiche de moi. Elle n'est pas amoureuse, et elle ne le sera jamais.
-J'aurai pas dû te dire ça, James, pardon, soufflai-je, de toute façon, il est pas amoureux de moi. Pourtant…c'est lui qui disait que c'était sérieux. Qu'il l'avait oublié. Qu'il se fichait des autres filles !
-On dit tous ça. On est tous des salauds.
-Mais tu aimes Lily.
-Oui, j'aime Lily, répondit James, mais je crois l'avoir placé sur un piédestal. Je l'ai perfectionné alors que c'est un humain avec des qualités et des défauts. Mais tous les gens amoureux font ça. Lux…si tu aimes ce gars, alors fonce. On a qu'une vie. Et puis, au final, qu'est-ce que ça peut te faire que celui que tu aimes ne t'aime pas autant que toi, du moment qu'il est avec toi ? Tu as toute la vie pour le faire tomber amoureux. Et puis…
Il baissa la voix et se pencha vers moi, comme pour me confier un secret.
-…vu que je les terrifie, la plupart ne joues pas avec toi.
Je ris à travers mes larmes.
Mon grand frère est le meilleur.
OoOoOoOoOoOoO
Je fais une bêtise.
Nous sommes le vingt-cinq Août.
James a été convié chez Katleen Smith. Il m'a dit qu'il lui annoncerait au cours de cette dernière entrevue, qu'il abandonnait et ne tenterait pas d'avoir Lily, par l'intermédiaire de sa copine. Surtout lorsque la copine le soumet à un chantage du genre « amène-moi Sirius et je t'amène Lily. » « Je n'ai pas Sirius, je vais dévoiler à Lily quelle façon tu es entrain d'utiliser pour l'avoir ! »
Une belle garce.
Depuis l'attentat au Chemin de Traverse ; plus personne ne sort seule. Le Chemin de Traverse est devenue l'endroit le plus sûr, le plus surveillé, depuis l'attentat.
L'Ordre du Phoenix est débordé, d'après mes parents. Ils nous ont dis que nos grand parents (ceux qui nous ont un peu élevé James et moi) n'allaient pas tardé à revenir d'Ecosse, où ils étaient en mission. Ils ont hâte que l'on aille tous dîner en famille.
Moi, j'ai d'autres priorités en tête. Assise de le Magicobus, j'allai chez Sirius. Je priai mentalement tous les sorciers du monde. Faîtes qu'il n'y ait pas Leslie Turner ! Même s'il me disait ce que je craignais d'entendre, alors je serai fixé. Si James venait à l'apprendre, il me tuerait, c'est pourquoi j'y vais ce jour-là. Tant qu'il est absent.
Comme des semaines auparavant, je suis allée dans la grande rue, situé à côté du Chemin de Traverse. J'ai trouvé le petit bar, où se situaient au-dessus, les appartements. Et celui de Sirius. J'avais l'impression de revivre la même scène que lorsque j'avais trouvé Leslie Turner en petite tenue sur le pas de sa porte. J'avais le ventre complètement noué.
Je montai, et me retrouvai vite devant l'appartement 27.
J'allai pour frapper. Mon bras me parut aussi lourd qu'une massue de dix tonnes. Je sus alors que je ne ferrai rien.
Déçue de ne pas trouver le courage de l'affronter, je repartis, refoulant mes larmes mais c'était déjà trop tard. Je descendais rapidement les escaliers qui allaient me menait dehors. Une fois dehors, je tentais de respirer un bon coup pour me calmer, et essuyai mes larmes pour ne pas que mes pleurs se voient. Ces derniers temps j'avais essayé d'avoir meilleure mine, au moins pour faire plaisir à James.
Et là.
-Lux ?
Je me figeai. Sa voix. Son ton. Mon prénom dans sa bouche.
Je me retournai. Il sortait de l'immeuble. Il me fixait d'un air très étonné. Presque choqué.
-Qu'est-ce que…pourquoi tu es venues ici ?
-J…
-Pourquoi t'as jamais répondu à mon courrier ? Parle ! Lux, qu'est-ce que t'es venues faire ?
Je reculai instinctivement.
Et…
-Désolée, j'aurai pas dû venir.
-Pourquoi ? Me demanda-t-il d'une voix tendre en se rapprochant de moi.
-Parce que c'était une erreur, répondis-je, je sais ce que tu vas me dire. C'est aussi pour ça que j'ai brûlé toutes tes lettres.
-Tu as quoi ? Releva-t-il d'une voix forte.
Son ton s'adoucit d'un coup.
-Lux, j'ai pas compris. Je comprend rien. Ça fait des semaines que j'essais de te joindre.
-Pour me dire quoi ? Que c'est fini ? J'ai pas besoin d'un face à face pour ça, même si je l'ai cru et que je suis venue !
-Qu'est-ce que tu…
-Arrête, j'ai bien vu que Turner était chez toi, l'autre jour.
-Leslie ? Ah ouais, elle m'a dit que tu étais passée. Tu l'as pas lue ?
J'aurai peut-être mieux fait de lire ses lettres. Mais à quoi bon ? Je détestai qu'il prononce « Leslie » avec un air si doux.
-C'est tout ce que tu me dis ? Demandai-je d'un ton désespéré.
-Lux…
-C'est bon. Ça suffit. J'en ai marre, répondis-je en mettant une main sur mon front.
Trop mal à la tête.
Le voir me rendait malade. Malade de chagrin. Malade de doutes.
C'est trop dur d'aimer quelqu'un.
Personne ne peut aimer convenablement une personne. C'est impossible.
-Ça t'amuse de me faire du mal ?
-Lux, si tu li…
-Je sais ! Coupai-je, mais je sais ce que tu veux dire ! J'en ai marre de tes crises de jalousie, j'ai trop peur que James découvre et ne veuille plus jamais me parler, c'est comme un frère pour moi, tu le sais. Et j'aime encore Lesliiiie. Non, merci, je veux pas l'entendre.
-Tu…
-Salut…
Il a dû être trop sonné sur le moment. Moi aussi. Epuisée par ma tirade. Par ma venue ici. J'ai quitté les lieus le plus vite que j'ai pu et j'ai entendu quelque chose ressemblant à « C'est toi qui te montes tout un film ! ».
A suivre dans le chapitre 12.
J'ai déjà commencé le chapitre 12. Ça ira mieux dans le suivant, ne vous inquiètez vous.
Enfin, j'espère que ça vous a tout de même plus. Si c'est le cas, veuillez cliquer sur submit review.
Au prochain chapitre
