Coucou ! Oui, me revoilà ! Avec un PWP, pas un délire ! Par contre, je suis désolée pour les fans d'Oga, il est OOC (ne suit pas son caractère d'origine) mais c'est fait exprès. Il n'y a même pas de présence du côté vampirique de Furuichi (ça ne collait pas du tout) mais je ne pouvais pas détacher ce chap' de Ceci n'est pas pour les enfants !. De toute façon, vous l'auriez trouvé, bande de petits cachotiers !

Disclaimer : Et bien, je me disais que si Oga pouvait être une peu plus honnête envers lui, on pourrait facilement le caser avec Furuichi. Comment ça je suis pas l'auteur du manga et que mes idées je peux me les ravaler ?!

Pairing : Furuichi x Oga (un jour, je referai un OgaFuru xD)

Pub : J'ai posté une nouvelle fic, une vraie avec de vrais chap', une véritable histoire d'amour. Venez lire Mondes Parallèles ! (Oui, c'est de la pure pub, rien que pour moi xD)

Merci pour toutes vos reviews !

C'est parti pour un pur fantasme ! (ouh le jeu de mot pourri xD)

Bonne lecture !


Fantasme

Furuichi s'effondra sur son lit, totalement épuisé. Une semaine… Une semaine qu'Oga s'amusait à le prendre, sous prétexte qu'il devait s'améliorer pour que Furuichi ait plus de plaisir. Une semaine où il revoyait Oga reprendre son rôle de tortionnaire dominateur d'avant, même s'il devait avouer qu'il n'était qu'à moitié contre. Cependant, il aimerait bien reprendre le contrôle. Avant, ils se contentaient d'une fois toutes les deux semaines, voire toutes les semaines quand l'occasion se présentait de pouvoir se remplir la panse de sang neuf. Là, à le faire tous les soirs, bien qu'Oga le laissait plus ou moins boire son sang pour qu'il récupère, il se sentait complètement claqué.

On était dimanche soir et il n'arrivait à se souvenir de son week-end qu'avec les expressions d'Oga, ses yeux d'amour, son sourire carnassier quand il arrivait à le faire gémir de plaisir, ses bisous après l'amour – parce qu'il devait bien avouer qu'ils faisaient plus que coucher ensemble maintenant – et toutes les petites choses qu'il commençait même à s'habituer... Les baisers entre deux cours, leurs mains qui se liaient discrètement en rentrant du lycée, et ce manque de résistance quand Oga décidait de passer à la vitesse supérieure. Le tout chamboulait encore Furuichi sans pour autant qu'il se débatte concrètement. Il pensait que le fait d'aimer Oga – non non, il ne disjonctait pas, il avait enfin appris à se l'avouer à soi-même et ça s'ancrait petit à petit en lui comme une tâche indélébile – bref, il pensait que le fait d'aimer Oga devenait si naturel que respirer ou lui sucer son sang d'où cette prise totale de contrôle par Oga.

Finis les interrogations et ses principes qui empêchaient Oga de redevenir le meilleur ami idiot et envahissant… Maintenant, c'était même pire. Il était devenu une bête encore plus possessive qu'avant, assoiffée de sexe, et Furuichi n'ayant plus trop d'appréhension envers sa relation avec le brun, la bête en profitait totalement, épuisant carrément le pauvre vampire.

Il fallait que Furuichi le lui dise d'ailleurs. Il ne pouvait pas rester comme ça, soumis pour toujours à Oga. Il avait bien envie de reprendre le dessus comme avant. Pas qu'Oga ne s'y prenait pas bien mais après tout Furuichi était un mec et il savait qu'il éprouverait bien plus de plaisir qu'en étant en-dessous. Les joues de l'adolescent ne purent s'empêcher de rougir en y pensant. Malgré tout ce qu'il avait déjà fait avec Oga, il restait quand même un peu prude.

La tête enfouie dans l'oreiller, il finit par s'endormir sans penser à se changer, incapable de bouger de son lit bien moelleux après avoir été vidé de son énergie par un certain brun possessif.


La première chose que remarqua Furuichi fut peut-être l'incapacité de son corps à bouger. Même le bout de ses doigts était impossible à articuler ne serait-ce que d'un millimètre. Embrumé, déconnecté de la réalité, Furuichi sentait cette drôle d'impression de savoir qu'il était dans un rêve, les yeux fermés par le sommeil mais la conscience légèrement présente avec cette sensation de pouvoir voir et sentir de l'imaginaire qui l'envahissait complètement.

Il rêvait. Il en était sûr. Aussi sûr qu'il pouvait voir Oga à quatre pattes sur son lit, complètement nu. Ici. Maintenant. Dans son lit, en pleine nuit, juste au-dessus de lui. Oui oui, il rêvait, parce que l'expression de luxure si visible sur le visage du brun ne pouvait appartenir au véritable Oga. D'autant plus qu'il était impossible qu'il puisse avoir des oreilles de chien et agiter une longue queue poilue tout aussi reconnaissable. Comme ses oreilles étaient plaquées en arrière, Furuichi trouvait le visage du brun affreusement sexy et sentait d'agréables petits picotements parcourir tout son corps.

Bizarrement, il ne se posa pas trop de questions. Oga était là, nu et souhaitant plus qu'un simple câlin, avec cet air de total abandon que Furuichi n'avait jamais même encore osé imaginer. Ces attributs d'animaux de couleur brune pour s'assortir à ses cheveux le rendaient si tentant que ça en devenait presque douloureux. Et en regardant de plus près, c'était le resserrement dans son pantalon qui le faisait souffrir. C'était vraiment trop serré.

Comme s'il avait lu dans ses pensées – et après tout Oga était une projection de son subconscient donc il savait ce que voulait Furuichi au plus profond de son être – le chien Oga se mit à caresser la bosse à travers le jean avec sa main, faisant frémir Furuichi.

- Furuichi… C'est si dur…, gémit Oga d'une voix presque implorante.

Furuichi fronça les sourcils bien que cette voix si obscène ne l'avait pas laissé indifférent. Même si son cerveau était en rade, plongé en plein rêve, un Oga loquace n'était pas du tout courant. Surtout s'il prenait cette voix et ces intonations dignes d'un porno. Ça faisait pourtant sacrément d'effets sur son corps, et puis voir la lueur d'envie dans les yeux fiévreux d'Oga jouait aussi beaucoup sur son excitation. Une bouffée de chaleur le prit, un peu étouffée par la sensation lointaine de savoir être dans un rêve. Non, pas un rêve… un fantasme.

Furuichi en fut persuadé lorsqu'Oga se mit à frotter sa joue et lécher le jean très tendu. Il avait l'air de tellement aimer faire ça que c'en était indécent. Le véritable Oga n'aurait jamais fait ça, et surtout pas avec des oreilles et une queue de chien. D'ailleurs… pourquoi un chien ?

- Maître…, minauda Oga en frottant le bout de son nez sur la braguette, déclenchant des petites vagues de plaisir chez Furuichi.

Il était à quatre pattes, les fesses tendues vers le haut et la queue joueuse, caressant sensuellement le dos du brun. Furuichi était presque jaloux de cette queue virevoltante et taquine. Il aurait bien aimé être à sa place pour pouvoir toucher la peau brune et les muscles puissants. Ah… et cette sensation de sentir son sexe être pressé et caressé par le brun était vraiment exquise…

- Je veux… la lécher, suppliait presque cet être qui avait le visage et la voix d'Oga.

Non, ce n'était pas Oga. Mais c'était tellement… excitant. Et Furuichi, dans les brumes de son subconscient, se dit que si Oga ressemblait à un chien dans ses rêves, c'était pour être diablement sexy et complètement soumis à ses propres désirs. Après tout, il avait tellement envie qu'Oga le lèche à cet endroit précis que son subconscient s'était chargé de le transmettre au Oga-chien. Que c'était bon d'avoir le brun à ses petits soins…

Furuichi ouvrit la bouche, pensant fortement un « Vas-y… » pour pousser le brun à assouvir son désir mais sa voix resta bloquée. Cependant, Oga avait très bien compris le message et lentement il ouvrit chaque bouton de la braguette, glissant un coup de langue sur le boxer entre chaque ouverture avant de se mettre à essayer de mettre le sexe encore protégé par le tissu dans sa bouche. Ce n'était pas la sensation qu'il s'attendait à avoir et Furuichi ressentait à la fois de la frustration, de l'impatience et de l'excitation qui montait bien plus que si Oga avait retiré le boxer.

En réalité, Oga ne lui avait pas fait beaucoup de fellations, lui-même n'en ayant même pas encore faite une seule, mais ce fantasme restait ancré en lui, alimenté par le souvenir des quelques rares expériences dont il avait été le sujet. Du coup, il avait cette impression qu'Oga s'y prenait merveilleusement bien, le torturant délicieusement avec sa langue humide et chaude, ses yeux brillants plissés par l'extase et cette queue qui semblait si soyeuse s'agitant lentement, montrant l'affection que lui portait Oga. C'était si bon, son corps se réchauffant sans pour autant que cela devienne inconfortable. Il sentait son esprit flotter encore plus qu'il ne le faisait déjà mais il en voulait plus, tellement plus…

Oga retira précipitamment le jean et le boxer de Furuichi et comme ils étaient en plein rêve, ils traversèrent carrément les jambes de Furuichi pour être enlevés sans gêne. Rien ne pouvait choquer dans un rêve et tout ce qui était extraordinaire devenait futile dans ce monde. Maintenant débarrassé des couches de tissus inutiles, Oga replongea le sexe chaud et dur qui réclamait tant d'attention dans sa bouche et se mit à sucer avidement, comme s'il cherchait à boire le lait d'un sein maternel. Mais ce n'était pas du lait qu'il semblait tant apprécier mais bien le liquide blanc que Furuichi laissait déjà échapper.

Alors qu'il avait été cloué à son lit depuis le début du rêve par la lourdeur de son corps, Furuichi réussit à poser sa main sur la tête d'Oga, immergeant ses doigts dans les mèches brunes entre les deux jolies oreilles si douces au toucher. Furuichi se mit à les caresser, faisant gémir bruyamment Oga de plaisir. Trop excité par la vibration de la gorge d'Oga sur son membre, Furuichi ne se rendit pas compte qu'il appuyait sur le crâne d'Oga qui enfournait alors docilement son sexe plus profondément dans son antre chaud et accueillant. Furuichi se laissait aller à ses pulsions, forçant Oga à tenir un rythme soutenu et exquis aux yeux de Furuichi.

Mais le chien qu'était devenu Oga n'avait apparemment pas l'intention d'assouvir simplement les envies de son maître. Lui aussi avait besoin d'attention. Son sexe gorgé de sang avait besoin d'attention. Son être entier avait besoin d'attention. Et surtout, il avait besoin de se sentir complet. Là, tout de suite.

Sans prévenir, il se dégagea de la prise pas si puissante que ça de Furuichi et se cambra de toute sa hauteur au-dessus de lui, un sourire plus carnassier aux lèvres. Le cœur de Furuichi manqua un battement tant il retrouvait là l'expression si familière du brun. Et, en plus, c'était horriblement excitant avec ces petites gouttes blanches au coin de sa bouche. Une langue vint les lécher sensuellement sans que les yeux du brun ne quittent ceux aux cheveux argentés. Et Furuichi n'arrivait plus à détacher ses yeux de cet être de luxure, ces oreilles de chien, cette queue qui remuait doucement, et le sexe tendu et humide que lui montrait Oga.

Le brun s'avança sur le ventre de Furuichi et s'empara de son membre palpitant d'une main avant de l'enfoncer lentement en lui. Furuichi put lire le visage baigné de plaisir du brun, des faibles râles filtrant à travers ses lèvres, la tête penchée en arrière en un geste de total abandon alors que lui-même sentait l'étroitesse et la chaleur qui emprisonnaient son sexe. Il sentait à quel point Oga tentait de se maîtriser et d'éviter d'accélérer la cadence. Sa queue de chien s'était tendue et évitait de trop bouger mais en réalité, Oga avait terriblement envie d'accélérer et de jouir en agitant la queue de bonheur. Il était tellement proche d'ailleurs, si proche qu'on voyait du pré-sperme s'écouler sur son sexe jusque sur le ventre de Furuichi, chaud et collant. Mais il voulait attendre, profiter au maximum et surtout, donner du plaisir à son maître.

- Ah maître~…, ne put-il s'empêcher de gémir.

C'en fut trop pour Furuichi qui recouvrit bizarrement ses capacités à se mouvoir. Il posa ses mains sur la chute de reins d'Oga, frôlant par là même la queue soyeuse et provoquant une énorme montée d'excitation chez le brun puis, ensemble, ils se mirent à bouger d'un rythme plus soutenu. Oga se mit à gémir plus fort, sentant ce sexe dur s'enfoncer toujours plus profondément en lui, et quelques larmes de pure extase se formèrent au coin de ses yeux.

- Ah maître… Je vais… je vais… Ah ! Là ! Oh oui, c'est trop bon !

Furuichi n'en revenait pas. Oga était trop… honnête. Oui, c'était bien ça. Honnête était le mot juste. Il lui disait ce qu'il ressentait, ne se contentant pas seulement d'agir comme ça l'entendait. Et c'était super excitant. Bien sûr, Oga perdait en crédibilité, mais c'était un rêve ou pas ? Si ? Bon alors Furuichi pouvait profiter de ce Oga totalement soumis à ses sensations ! Et il ne s'en privait pas, se régalant des gémissements, des cris du brun, sentant à quel point il aimait quand Oga enfonçait son sexe profondément en lui…

C'était si bon ! Oh oui, si bon, la queue qui caressait les peaux, les fouettant imperceptiblement. Si bon, le visage crispé par l'avalanche de sensations, les oreilles de chien légèrement plaquées en arrière qui se balançaient au rythme de leurs va-et-vient. Si bon, cette sensation d'être uni naturellement l'un à l'autre, de se sentir complet, comblant les vides à chaque mouvement de hanches.

Oga n'en pouvait vraiment plus. Il ne pouvait plus se retenir tant le plaisir était trop voluptueux. C'était trop fort pour son corps. Ce dernier se crispa, l'onde d'un orgasme ravageant son être tout entier, et le brun jouit brutalement sur le ventre de Furuichi. D'ailleurs, celui-ci ne savait même plus comment il avait fait pour enlever son T-shirt. Mais après tout, ils étaient dans un rêve et il avait bien d'autres chats à fouetter. Ou chien à contenter, en l'occurrence.

Alors qu'il sentait la contraction caractéristique de la jouissance d'Oga autour de son membre et qu'il ressentit la puissante vague de plaisir d'un orgasme, Furuichi ne jouit pas. C'était vraiment bizarre, comme s'il avait eu un orgasme sans que l'excitation ne retombe. C'était… génial et frustrant à la fois.

Oga avait cessé de se déhancher, reprenant son souffle petit à petit, les paupières closes et le corps en sueur tremblant légèrement à cause de l'orgasme encore présent. Il sentait encore Furuichi en lui, bien dur, et ça ne l'enchantait pas spécialement.

Son maître n'avait pas été contenté.

Oga avait pris son pied mais Furuichi n'avait pas joui. Et étrangement, cette simple constatation suffisait pour que le brun se remette légèrement à bander. Il se retira quand même et s'allongea sur le dos, les jambes bien écartées, la queue posée sur le lit, désinvolte. Furuichi réussit à s'accouder pour l'observer et il ne fut pas déçu. Oga se caressait, d'abord le ventre, puis l'intérieur de ses cuisses, avant d'arriver jusqu'à son membre bien dressé. Il le prit délicatement en main, lui prodiguant quelques mouvements avant de très vite l'abandonner. Ce que voulait Oga était plus bas, juste entre ses fesses. Il les écarta et frôla du bout des doigts l'antre parfaitement lubrifiée par le pré-sperme de Furuichi. Concentré, le brun oublia momentanément ce dernier et enfonça un, puis deux doigts en lui, les ressortant lentement en gémissant, alors que Furuichi ne loupait pas une miette du spectacle qui s'offrait à lui. Il lui semblait que le brun devenait plus sexy, plus attirant à chaque seconde qui passait.

Le brun releva enfin la tête, délivrant un regard brumeux de plaisir, la bouche entrouverte qui laissa une voix complètement transformée par l'excitation :

- Maître… Prenez-moi…

C'était trop pour le pauvre cœur de Furuichi. Il fondit sur le brun qui se laissa happer les lèvres, mêlant leurs langues fougueusement alors que Furuichi ne pouvait s'empêcher de glisser ses mains dans les cheveux bruns, caressant par la même occasion les oreilles si douces au toucher. Oga finit par enrouler ses bras autour de son cou et d'un coup de rein, Furuichi s'enfonça en lui, provoquant un spasme de plaisir dans tout le corps du brun. Il griffa légèrement le dos nu, cherchant à se raccrocher à quelque chose de tangible alors que son esprit n'arrivait plus à assimiler toutes les sensations que lui procurait son maître.

Furuichi, alors qu'il pensait succomber au baiser divin d'Oga, à son corps étroit, chaud et humide, qu'il percevait même l'odeur caractéristique du brun flotter dans l'air, la sensation lointaine d'être dans un rêve le reprit et il fut surprit lorsqu'Oga vint à nouveau brusquement entre eux, rompant en même temps leur baiser. Quelque chose semblait clocher dans ce rêve. Pourquoi Oga n'arrivait pas à se retenir ? Pourquoi lui-même n'arrivait pas à finir ?

Cela perturbait aussi le pauvre Oga, ses petites oreilles penaudes sur le dessus de son crâne. Savoir qu'il n'arrivait pas à satisfaire son maître était un sentiment horrible. Et voir le regard d'incompréhension dans ses yeux était encore pire. Il fallait qu'il réussisse à lui rendre la pareille tant ce qu'il lui faisait était bon.

- Maître…

Furuichi sourit, comprenant enfin la raison de ce blocage. Ce Oga, si sexy, si soumis, si… faible, n'était pas le Oga qu'il aimait. Et bien que le véritable Oga ne soit pas l'homme idéal, le parfait petit ami qu'il pouvait souhaiter, il était inimaginable pour lui qu'il change. Il pouvait rester sa brute de meilleur ami… non de petit ami s'il le voulait parce que Furuichi n'en voudrait pas d'un autre. Il caressa tendrement la joue du brun et bizarrement, celui-ci put lire dans les yeux de son vis-à-vis l'amour que lui renvoyait Furuichi. Pourtant, ce double, cette copie… ce pur fantasme, savait que ça ne lui était pas destiné. Il n'était pas réel, il n'était pas non plus une bonne imitation du véritable Oga. Il n'était que le produit d'un subconscient immédiat où le besoin de reprendre le contrôle faisait loi.

Cependant, un Oga reste tout de même un Oga. Qu'il ait des oreilles et une queue de chien, qu'il soit si réceptif au toucher de son maître. Non, de Furuichi.

Le brun se leva, voyant qu'il était encore excité. Tant que Furuichi ne jouirait pas, il serait toujours excité, jamais complètement satisfait. Alors il allait un peu reprendre en main la situation. C'était un rêve après tout. Tout était possible.

Furuichi vit Oga se lever puis poser ses mains contre la porte de la chambre, les fesses tendues vers lui, les jambes légèrement écartées, sa queue remontée en un bel arc touffu. Et là, Oga tourna la tête, un regard déterminé dans les yeux. Ses oreilles s'étaient redressées, attentives, et le brun avait adopté une attitude un peu plus sauvage et revêche qu'avant.

- Furuichi, appela Oga d'une voix plus grave, plus envoûtante aussi.

Furuichi déglutit même, sentant la tension subitement apparue. Ce n'était pas déplaisant, au contraire. Oga reprenait un peu ce rôle de dominant qui lui plaisait tant, même s'il s'en plaignait souvent. Il retrouvait là un peu du véritable Oga et c'était cruellement excitant.

- Baise-moi jusqu'à ce que tu sois satisfait, ordonna enfin le brun de cette voix tranchante qui ne permettait aucune objection.

Et Furuichi s'exécuta. Il se leva, fixant ces yeux bruns et tranchants, captivé par ce corps complètement laissé à sa merci. Il caressa d'abord les hanches du brun qui essayait de rester impassible, un simple froncement de sourcils révélant que ça ne le laissait pas si indifférent que ça. Puis les mains remontèrent jusqu'au milieu du dos et cette fois, Oga ferma les yeux en serrant les dents. Il fallait qu'il résiste encore un peu. Il ne devait pas redevenir cet être trop docile face à ses sensations. Pas tout de suite, au moins.

Les mains de Furuichi redescendirent et l'une d'elle vint caresser la queue touffue de toute sa longueur tandis que l'autre sentait les frémissements qui parcouraient tout le corps du brun. Furuichi sourit, content de son petit effet. Même si ce Oga n'était pas le vrai, Furuichi aimait son côté honnête envers ses sentiments. Cette façon de montrer ce qu'il ressentait était bien l'une des rares choses que Furuichi aimerait revoir chez le véritable Oga. C'était très stimulant.

Oga détourna la tête et posa presque son front contre la porte en sentant le sexe de Furuichi entrer en lui. Tout son corps tremblait et il sentait encore cette sensation d'être enfin complet. Furuichi avait laissé ses mains posées sur les hanches du brun pour accompagner ses profonds va-et-vient et garder l'équilibre. Il sentait que quelque chose était différent des autres fois, que le lien qui les unissait était plus puissant, plus fort qu'avant. Son corps se réchauffait une nouvelle fois, sans que cela ne soit réellement gênant, une petite couche de sueur recouvrant leurs peaux qui se frottaient agréablement.

Finalement, Oga ne put retenir plus longtemps ses gémissements, parfois des mots tels que « Plus fort… Encore ! » qui aguichaient encore plus Furuichi qui devenait légèrement plus brutal et désordonné. Même lui se mettait parfois à laisser échapper un râle discret. Il ramena ses mains sur le torse d'Oga, le palpant dans tous les recoins, sans même penser réellement à ce qu'il faisait. Il voulait juste toucher plus, s'enfoncer plus, les unirent plus… Il ne pensait plus qu'au corps d'Oga, à la voix d'Oga, à la chaleur d'Oga, au plaisir d'Oga…

- Oga…, se mit à murmurer imperceptiblement Furuichi, trop plongé dans le plaisir pour correctement réfréner ses pensées.

- Furuichi… Je t'aime…

Furuichi perçut cette confession qui provoqua sa jouissance. Il remplit complètement de sa semence l'intimité du brun qui ne résista pas plus longtemps, venant une troisième fois dans les bras de Furuichi.

C'est à ce moment précis que Furuichi se réveilla, les mains collantes, son jean ouvert, baissé, tout comme son boxer, jusqu'aux genoux, complètement submergé par les récentes vagues d'un orgasme dévastateur. Tout son corps était anesthésié, il sentait même des fourmis dans ses membres et la tête lui tournait légèrement. Ses mains étaient percluses de douleur tant elles venaient d'être sollicitées. Furuichi reprenait peu à peu ses esprits, assimilant lentement son rêve. Il commençait déjà à disparaître de son esprit mais il pressentait qu'il ne fallait pas l'oublier si facilement.

Plusieurs longues minutes passèrent, des oiseaux commencèrent à piailler, signifiant que le jour se levait. Les yeux dans le vague, l'adolescent se remémora son rêve et surtout, tenta de remettre un peu ses idées en ordre. Ça lui avait semblait si fluide dans son rêve mais maintenant, tout se confondait, des pans entiers avaient carrément disparus. Cependant, il savait que ce qu'il cherchait se trouvait à la fin de son rêve.

Ça ne lui arrivait pas souvent de se masturber en dormant. En fait, c'était même la première fois, même en faisant un rêve érotique il se réveillait toujours pour pouvoir se satisfaire. En plus, ce n'était jamais un rêve aussi long et Oga n'était encore jamais apparu.

Mais là, ce fut si extraordinairement fantastique que Furuichi regrettait presque que cela soit déjà fini. Et puis, cette fin qu'il n'arrivait pas à se remettre sous la main aussi… En quoi était-elle si importante ?

Il zieuta son réveil. 5h43. Il avait largement le temps de dormir encore un peu mais il savait qu'il n'arriverait pas à dormir. Il s'assit, constatant les dégâts. Il n'y avait pas été de main morte. Heureusement, à cette heure-ci, il pourrait essayer de nettoyer ses vêtements dans la salle de bain. Pour la couette… les mouchoirs feraient ça très bien, après tout.

Ce fut en se déshabillant que son cerveau eut une révélation. Dans son rêve, il n'arrivait pas à jouir. Il était comme bloqué. Puis Oga avait agi un peu plus normalement et… il lui avait dit qu'il l'aimait.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'était probablement cette déclaration qui lui avait permis d'avoir cet orgasme monstrueux. Il ne s'était pas encore trop posé de questions, se contentant de savoir qu'Oga l'aimait et que lui-même s'avoue enfin qu'il aimait le brun. Il n'avait pas pensé à le dire à Oga et s'attendait encore moins à ce qu'Oga le lui dise. Mais, il fallait croire qu'il en avait finalement besoin.

Se demandant s'il serait prêt à avouer ses sentiments à Oga, histoire de motiver un peu le brun pour qu'il le lui dise aussi, ou s'il devait simplement attendre qu'Oga face le premier pas, il se dirigea vers la salle de bain.

Plus tard dans la journée, il ne pouvait s'empêcher d'imaginer Oga avec des oreilles et une queue de chien. Il pouffait de rire, discrètement, alors qu'il s'apercevait à quel point il pourrait être attirant ainsi.

Si jamais un jour Oga décidait de se déguiser en chien, il accepterait volontiers de ne plus lui sucer de sang au cours de leurs ébats pendant un très long moment.

Mais ce n'était que pur fantasme…


Mouhahaha, un Oga version chien ! Pourquoi pas chat ? Comment voulez-vous qu'un chat soit docile et soumis ? Et puis, j'avoue, j'adore les chiens xD ! (Et même, si on me demande, je dirai que je préfère carrément les loups !)

J'avais pas posté depuis longtemps mais j'espère que vous m'écrirez des reviews pour me dire ce que vous avez pensé de ce chap' ! J'espère d'ailleurs qu'il vous a plu !

Je répondrai aux reviews anonymes sur mon profil, comme d'habitude.