Auteur : Gwenaelle D.
Adresse : karrakoln@yahoo.fr
Origine : Gundam Wings
Disclaimer : ai pas inventé les persos malheureusement… mais ça serait pas une fanfic sinon ^^
Genre : romance et tout le tra la la
Couple : 1+2 et 3+4, nos petits couples fétiches
Remarque 1 : j'ai eu cette idée en sortant du taff… cherchez pas ! )
Remarque 2 : AU complet, sûrement quelques OOC à prévoir, mais rien de bien grave. Ah si, z'ont pas 15 ans les gars, mais bon… :o)
Remarque 3 : dernier chapitre les ami(e)s ^__^. Ben vi, me manquaient plus que le 1+2 et le 3+4, et les voilà ^^
Tout le monde est casé, donc c'est bon, j'peux m'arrêter là ^^
Jeunes cadres dynamiques
Chapitre 11 : Enfin !
Lorsque le récital se termina, Heero et Duo se regardèrent avec gêne et appréhension. Ils avaient tous les deux mille choses à dire mais ne savaient par où commencer. Ils baissèrent la tête en même temps, rougissant d'être aussi empotés. Puis ils se lancèrent tous les deux.
- « Heero écoutes… »
- « Duo je… »
Cela ne fit qu'ajouter à leur confusion, et ils repartirent illico dans une séance « mais-comment-je-fais-qu'est-ce-que-je-lui-dit-? ».
Le silence devenant pesant et pénible, Heero prit les devants.
- « J'ai besoin de te parler en privé. On retourne sous l'escalier. »
Duo le regarda, complètement ébahi. Il veut y retourner ? Mais il est cinglé ou quoi ?
- « Je ne préfère pas retourner là-bas, si possible… Après ce que je t'ai fais… »
- « Baka. C'est ce que tu n'as pas fait qui m'a mis en colère ! »
Hein ? Pardon ? Excusez ma lenteur mais je pige que dalle ce soir. C'est normal ? Duo était complètement à l'ouest.
- « De… Heu… »
Heero le regarda comme s'il était débile. Je pensais qu'il s'y connaissait en relations sociales, apparemment non, se dit le japonais. Il se leva.
- « Aller viens. »
Il s'apprêtait à partir, mais voyant que le natté était toujours assis et le regardait la bouche ouverte, les yeux écarquillés, il se ravisa.
- « Duo, c'est moi où j'ai l'impression que tu me regardes comme si je venais d'une autre planète ? »
- « Je… Heu… »
Le japonais lui prit la main.
- « S'il te plaît, tu veux bien venir ? »
Le simple fait de voir la main d'Heero dans la sienne lui donna des frissons. Son esprit tournait au ralenti. Heero prenait les devants… Incroyable. Heero lui en voulait pour ce qu'il n'avait pas fait. A cette pensée, toute une série d'images érotique envahirent son esprit. Il rougit furieusement puis se reprit. Il réussit à se lever et à suivre Heero. Ce dernier le tenait fermement, ce qui était tant mieux, vu qu'il devait régulièrement reprendre son équilibre en s'appuyant sur cette main ferme.
Lorsqu'ils arrivèrent sous l'escalier, Duo fut envahi par la sensation du baiser. Cela mit son cœur en émoi. Il dut faire un énorme effort pour ne pas s'effondrer. C'était de la torture que lui infligeait Heero : le ramener là où se trouvait son plus tendre souvenir. Le mettre en face d'une situation qu'il avait provoqué, aimé, et qui lui serait à jamais refusée. Le japonais les entraîna près du mur, dans le coin le plus sombre. Les invités qui passaient de temps en temps ne faisaient pas attention et ne les voyaient donc pas. C'est vrai : qui aurait eut l'idée de participer au cocktail sous l'escalier.
Heero regardait Duo. Ce dernier était sur le point de flancher. S'il s'écoutait il sautait sur le japonais, c'était sûr. Et ça, Heero en était conscient. Il posa ses deux mains sur ses épaules. Ce geste surprit le commercial et l'électrisa.
- « Duo calme-toi. »
La voix était calme et douce, mais ses accents étaient inflexibles. Le natté respira grandement pour retrouver son calme.
- « Maintenant regarde-moi. »
Les deux yeux améthystes se fixèrent sur le cobalt des iris du japonais.
- « Je crois que l'on est tellement différent l'un de l'autre que l'on ne se comprend pas. »
Le natté écoutait, sans rien dire. Il ne pouvait pas parler de toute façon, il était complètement pétrifié. Sa confiance en lui s'était évanouie dans la nature, il se retrouvait aussi démuni qu'un enfant de cinq ans.
- « Alors, je vais te dire ce que j'en pense, … de tout ce qui nous arrive. »
Duo paniqua. Il ne voulait pas entendre. Non non non, il ne voulait pas entendre. Les mots faisaient beaucoup plus de mal que les gestes. Ils frappaient juste et droit au cœur. Il ne voulait pas avoir mal, non, il ne voulait pas que son cœur se brise. Il secoua la tête dans un signe de négation farouche. Il tremblait. Il baissa la tête pour que le japonais ne voit pas ses grimaces d'angoisse.
- « Duo je te fais donc si peur que ça ? » demanda Heero tristement.
- « Je… J'ai peur… Je ne veux pas souffrir. »
Cet aveu lui coûtait. Mais il devait lui dire la vérité, parce qu'il était trop effrayé. C'était la première fois qu'il ressentait pareilles émotions. Il se rendit compte du pouvoir de l'amour, qui pouvait construire comme détruire. Il se rendit compte qu'il ne le connaissait pas avant. Il pensait le maîtriser, mais c'était faux. L'amour le terrorisait. Parce que, rien n'était sûr, rien n'était acquis, et pourtant il y mettait tout son cœur et son âme. Il se livrait entièrement, c'était ensuite au bon vouloir de l'autre de décider s'il serait heureux ou pas. Et il n'était pas sûr de la réponse d'Heero. Et il ne voulait pas être anéanti par une simple phrase. Il voulait avoir plus de contrôle sur lui-même. Mais il savait qu'il n'en était pas capable, que son cœur s'était emballé et qu'il ne s'arrêterait qu'une fois mort… ou encensé. Son destin sentimental dépendait des quelques mots qu'allait pronocer le japonais. Le Shinigami était terrassé par un simple sentiment.
- « Mais je ne veux pas te faire souffrir, je veux t'… »
Duo releva promptement la tête, plein d'espoir. Il dévora des yeux le jeune homme, cherchant à savoir s'il pouvait lire sur son visage ce qu'il n'avait pas réussi à dire. Son compagnon prit une grande respiration puis se lança.
- « Ecoutes, ce n'est pas facile pour moi de te dire ça, parce que c'est encore très confus dans ma tête mais… J'ai réfléchi pendant le récital… J'ai pris conscience de certaines choses, de certaines réalités qui ne m'avaient pas effleurées jusqu'à présent. »
Mon Dieu que c'est dur à dire !
- « Je… » reprit-il, rouge pivoine, « J'ai besoin de toi… Duo. J'ai besoin de … l'amour que tu éprouves pour moi ? »
Pitié, faites que je ne me trompe pas dans mes interprêtations !
- « J'ai besoin », continua-t-il, « que tu me montres le chemin, que tu m'apprennes et que tu acceptes de bien vouloir partager avec moi – gros soupir trahissant une extrême nervosité – ce sentiment qui m'est encore inconnu et que tout le monde appelle l'amour. »
Duo laissa échapper une larme.
- « Honnêtement », reprit le jeune homme supposé être le moins bavard de la planète, « je ne pense pas que je sois amoureux de toi… Tout bonnement parce que je ne sais pas ce que c'est que l'amour et que je dois l'apprendre. Je crois que c'est en t'ayant à mes côtés que petit à petit je réussirais à construire quelque chose avec toi, à avoir confiance en toi, à ne plus me passer de toi, à… Tout ça quoi. »
Il se tut. Il en avait dit beaucoup, d'un seul coup. Il ne pensait pas avoir dit de bêtises, mais le silence de son commercial lui mettait les nerfs à vif.
- « Dit quelque chose Duo, s'il te plaît. »
Après ce qui sembla être une éternité, le natté se mit enfin à parler, au grand soulagement du japonais.
- « Heero… Je… Ce que je ressens en ce moment, c'est tellement fort que ça me paralyse. Je… Je viens de m'apercevoir que l'amour est aussi une inconnue pour moi. Je pensais m'y connaître, mais c'était tout le contraire. J'ai multiplié les aventures pour éviter de la rencontrer, pour rester maître de la situation, pour ne pas souffrir… Et te voilà, jeune homme charmant et envoûtant. Au début je pensais que j'avais le béguin, comme pour chaque personne que je rencontre et qui me plaît. Mais tu étais différent. Tes réactions n'arrêtaient pas de me surprendre, de me déstabiliser. Je ne savais plus sur quel pied danser. Toutes mes convictions, mes principes, ont valsé dans les airs. Plus je te cotoyais, moins je comprenais. Tu es un vrai mystère pour moi, je te l'avoues. Et aussi… Je n'ai jamais autant pensé à quelqu'un de toute ma vie. Tu es tout le temps présent dans mon esprit… et dans mon cœur. Je pense à toi sans arrêt. Je vis en fonction de toi… Au début, je pensais que je serais assez fort pour faire face à la situation, pour te séduire et t'amener dans mes filets. Mais plus le temps passait et plus je me sentais faible, et moins j'avais envie de te séduire. Parce que je ne voulais plus jouer avec toi Heero. Tu étais trop précieux, trop parfait, pour que je joue avec toi. Alors j'ai commencé à me poser des questions, et je me suis rendu compte qu'en réalité, c'était toi qui menait la danse. Cela m'a fait un choc, je peux te l'assurer. Et… Plus cela allait, plus je me disais que mes chances avec toi étaient infimes, toutes rikiki. Et alors, progressivement, l'idée m'est venue d'abandonner la lutte. C'est vrai, à quoi bon lutter lorsque mes sentiments te faisaient plus de mal que de bien... Je ne voulais pas t'embrasser tout à l'heure ! C'est vrai ! Je ne voulais pas te faire cet affront et te manquer autant de respect… Mais… Tu es si beau… Et de te voir là, œuvre d'art trop chère pour moi, toi que je n'aurais jamais… J'ai voulu goûter à tes lèvres, juste une fois, même si cette première fois devait aussi être la dernière. Et je me suis enfui pour ne pas avoir à supporter un regard plein de reproches et de mépris… J'étais persuadé que tu me détestais et puis… tu m'as engueulé parce que j'étais parti… Et pas parce que je t'avais embrassé. Et là j'ai plus rien compris. Le blanc complet. Je… J'ai complètement perdu le contrôle de la situation. Et maintenant nous sommes là et… Et je n'arrives pas à croire que cette conversation soit réelle. Je… Je… Je ne sais pas. » finit-il en haussant les épaules.
Heero en avait assez des mots. Ils avaient tous les deux fait preuve d'une sincérité incroyable. Ils avaient été tous les deux rassurés par les dires de chacun, et il ne restait plus que le dernier pas à franchir, celui du baiser partagé. Il porta une main tremblante à la joue de son commercial. Il promena ses doigts sur la joue douce, profitant de ce contact délicat et de la fébrilité qu'il entraînait. Duo recouvrit sa main et l'appuya plus avant sur sa joue, insistant sur la caresse en étalant bien la main du japonais, de sa pommette à son menton. Il ferma les yeux et profita aussi de ce contact. Il rouvrit les yeux sur un Heero ayant le souffle court. Duo conduisit la main vers ses lèvres et commença à l'embrasser tendrement. Il entendit Heero hoqueter. Il abaissa alors doucement la main de son compagnon et la porta à sa hanche. Il fit de même avec sa deuxième main. Une fois Heero en place, il posa ses deux bras sur ses épaules, et replia les coudes pour entourer le cou gracieux du jeune homme à la coupe de cheveux en bataille. Il resserra alors son étreinte, jusqu'à ce que le torse de son camarade touche le sien.
Ils respiraient de concert, leurs souffles se mêlaient. Ils étaient tous les deux plongés dans les yeux l'un de l'autre. Ils s'y noyaient avec délice. Ils ne s'en rendaient pas forcément compte, mais leurs visages se rapprochaient progressivement. Quand ils furent à quelques centimètres, ils baissèrent les yeux. Leurs nezs se touchèrent et ils restèrent un petit moment à se frotter le bout du nez. Cela leur permit de bien imprimer leur environnement, qui se réduisait aux lèvres de leur compagnon. Puis Duo s'avança brusquement et posa furtivement ses lèvres sur celles de Heero. Ce dernier en redemanda et fit de même. Ils jouèrent ensemble un moment, avant de s'embrasser véritablement, comme dans les contes de fée. Les contacts de leurs lèvres durèrent plus longtemps, puis devinrent plus intenses. N'y tenant plus, Duo intima aux lèvres de Heero l'ordre de s'écarter, pour qu'il puisse enfin glisser sa langue. Cette dernière rencontra tout de suite celle du japonais, et elles se mirent à valser, s'explorant, se touchant, essayant d'en avoir le plus possible.
Ils échangèrent un très long baiser passionné. Leurs yeux étaient clos, et leurs souffles courts. Ils avaient resserrer leur étreinte, dans un vain espoir de fusionner ensemble. L'état de tension dans lequel ils étaient tout deux plongés s'estompa petit à petit. Le baiser se fit moins violent, moins goûlu. Une fois bien imprégné du goût de l'autre, ils commençèrent à se détendre et à profiter pleinement du baiser. Ils étaient rassasiés, et pouvaient maintenant se permettre de jouer avec leurs langues, chacun prenant tour à tour les commandes, modifiant leur danse à leur gré.
Le baiser se termina enfin, mais ce n'est pas pour autant qu'ils s'écartèrent l'un de l'autre. Ils restaient si proches qu'on aurait pu croire qu'ils s'embrassaient encore. Mais en fait, ils ne faisaient que se sourire et rire de temps en temps. Aucun n'avait envie que le merveilleux du moment ne cesse. Alors ils prolongeaient l'instant en se mordillant les lèvres, en les lèchant, l'un attaquant et l'autre essayant sans grande conviction d'esquiver les assauts. Ils avaient pour un temps retrouver leur innocence.
Ils étaient heureux.
***~~~***
Trowa et Quatre étaient ravis. Quand le récital se termina, ils imitèrent la foule et se levèrent pour acclamer le violoniste de talent. Ils n'étaient encore complètement sortis de l'atmosphère de leurs rêves respectifs. Du coup, ils étaient tout guillerets. Ils se regardèrent, souriant tous les deux, un peu rouge tous les deux, les yeux pétillants tous les deux. Dans l'euphorie du moment, Trowa se baissa vers Quatre et lui dit à l'oreille :
- « J'ai envie de t'embrasser. »
Puis il eut un petit rire embarrassé. Le petit blondinet piqua un fard qui se propagea jusqu'à la racine des cheveux. Et il décida de prendre les choses en main.
- « On rentre ! » fit-il à Trowa.
- « Ben pourquoi ? »
- « Parce que moi aussi j'ai envie de t'embrasser, et qu'on ne peut pas le faire en public. »
Trowa avisa sa sœur et répondit d'un air désappointé.
- « Je dois raccompagner Catherine au cirque. »
- « Oh. Et Lucrézia où est-elle ? »
Les deux garçons regardèrent autour d'eux et ne virent personne.
Zut !
Puis Quatre aperçut Zechs qui rentrait dans le petit pavillon au fond du jardin.
- « Ne bouge pas, » fit-il au français, « je reviens de suite ! »
Il se dirigea d'un pas rapide vers le pavillon et y colla discrètement son nez à la fenêtre.
Ne le voyant pas décidé à repartir de sitôt de son observatoire, Trowa alla à la rencontre de sa tête blonde préférée, un peu énervé quand même. Quatre était tellement absorbé qu'il ne l'entendit pas approcher et sursauta comme un tigre quand il lui tapa sur l'épaule, se retenant à grand peine de crier.
- « Trowa tu m'as fais peur ! » murmura-t-il sur un ton de reproche.
- « Ca fait un quart d'heure que je poireaute ! »
- « Un quart d'heure ! Oh pardon, je suis désolé, je n'avais pas vu le temps passé. »
- « Qu'est-ce qu'il y a de si intéressant là dedans ? » demanda-t-il.
- « Je crois que Lucrézia a trouvé un chevalier servant pour le reste de la soirée » répondit-il en faisant une grimace qui ressemblait à moitié à un sourire.
- « Ok… Tu parles de Zechs là ? »
- « Ouiiiiiiiiiiiiiiii ! » fit Quatre tout excité, mais en arrivant quand même à murmurer.
- « Bon, tu me raconteras ça sur le chemin du retour, faut que je raccompagne Catherine là… Tu viens avec nous n'est-ce pas ? »
Rosissement gêné et ravi, plus battements de cils très… féminins. Pas de doute, Quatre était conquis. Trowa n'osa pas lui prendre la main devant tout ce monde. Il réprima donc son geste en plein milieu. Cela n'échappa pas à la vue perçante de l'arabe qui n'arrêtait pas de sourire devant tant de bonheur.
***
Le trajet jusqu'au cirque fut ponctué d'éclats de rire. Les trois jeunes gens étaient en forme. Et en plus, chose très rare, il passait de la bonne musique à la radio.
Trowa et Quatre ne s'attardèrent pas une fois sur place. Ils firent une visite éclair aux lions, une petite tasse de thé, puis les deux jeunes hommes repartirent. Ils n'étaient pas vraiment pressés, non, ils avaient juste hâte de se retrouver seuls tout les deux.
Le trajet du retour fut beaucoup plus silencieux. Quatre était perdu dans ses pensées, se demandant comment ils allaient échanger leur futur baiser, s'il devait l'inviter à venir chez lui, s'ils devaient retourner au récital… Bref, il était dans son monde. Trowa conduisait, et cela l'apaisait de se concentrer sur sa conduite. Quand ils arrivèrent aux abords de la ville, Trowa demanda à Quatre s'il avait envie de retourner au récital.
- « Je ne sais pas trop… J'ai envie d'un peu de calme et de tranquilité. »
- « Oui. Mais d'un autre côté cela serait mal poli de partir sans avoir saluer l'artiste. »
- « C'est vrai aussi. »
- « Et puis derrière l'estrade il y avait un étang et des arbres, on pourra toujours s'isoler si jamais… »
Le grand brun ne finit pas sa phrase, tout embarrassé qu'il était, mais le petit blond la comprit parfaitement.
- « Tu as raison, cela ne se fait pas. Aller hop ! On y retourne ! »
- « C'est parti ! »
***
Trowa gara la voiture dans une fort belle marche arrière.
- « Ayé. » fit-il en détachant sa ceinture et en réajustant son col de chemise.
Puis il se tourna vers Quatre.
- « Toujours présentable ? »
- « Hmm hmm » fit se dernier en hochant la tête et en s'approchant de lui tel un léopard pour aller déposer un baiser sur ses lèvres.
Il s'apprêtait à s'éloigner quand Trowa posa sa main sur sa tête, juste derrière son oreille, et d'une pression des doigts l'incita à revenir. Quatre n'était pas dans la plus confortable des positions, mais pour rien au monde il n'aurait reculé. Trowa se chargea de le mettre dans une position plus confortable en l'attirant vers lui puis en le basculant sur le dos, tout ça en continuant de l'embrasser. Une fois bien casé dans les bras protecteurs de son nouvel amant, Quatre put savourer toute la tendresse et la sensualité des lèvres légèrement chaudes du merveilleux jeune homme aux yeux vert émeraude avec qui il avait la chance de partager ce moment de pur bonheur.
Quand il se décidèrent enfin à rejoindre la troupe d'invités pour le cocktail, le jour commençait à décliner. Ils se dépêchèrent de rentrer pour ne pas rater Zechs. Quatre chercha Duo et Heero des yeux mais ne vit rien. Il avait complètement oublié son meilleur ami, et il se demandait si ce dernier allait bien. Quand soudain, sous ses yeux ébahis, il vit Heero sortir de sous l'escalier principal de la demeure, tenant par la main… un Duo tout guimauve qui semblait flotter plutôt que de marcher tellement il avait l'air heureux. Il ne savait pas par quel miracle les deux jeunes gens avaient enfin réussi à se réunir, mais il en fut profondément content.
Il sentit Trowa lui donner un coup de coude et lui faire signe de regarder sur sa droite. Il écarquilla les yeux. Wufeï tenait la main de Hilde pendant qu'ils consommaient tranquillement un apéritif des plus colorés au bar. Le chinois ne portait plus de blanc, mais des habits traditionnels aux couleurs éblouissantes.
Deuxième coup de coude, pour qu'il regarde de l'autre côté. Là, c'est sa mâchoire qui tomba. Un quator discutait tranquillement, deux couples plus précisément. Le frère et la sœur, Zechs et Relena, l'un tenant la main de Lucrézia et l'autre ayant autour de la taille un bras appartenant à un jeune homme fort beau au teint mat et aux cheveux noir de jai.
Il avait l'air ahuri d'un poisson hors de l'eau.
- « J'ai l'impression que la musique de Zechs a des vertus insoupçonnées. » fit Trowa.
Quatre acquiesça d'un signe de tête.
- « Il est vraiment très fort… Tu sais, je me demande s'il n'avait pas… prévu ça depuis le début ! »
- « … C'est possible oui. Je n'arrive pas à savoir ce que c'est, mais il a comme une sorte de don, tu ne crois pas ?»
- « … Probablement. »
- « Mais bon, on s'en fiche ! » fit Quatre gaiment. « Ce qui compte pour l'instant, c'est toi. »
Trowa lui prit furtivement la main et la serra très fort un instant.
- « Je compte sur toi pour me faire découvrir… »
Il avait failli dire l'amour. Il s'était retenu juste à temps, mais un regard en coin à son partenaire lui apprit que celui-ci avait très bien pigé de quoi il parlait. Pour preuve : un sourire jusqu'aux oreilles et les larmes aux yeux.
- « Enfin tu vois ce que je veux dire, quoi. » termina-t-il, encore et toujours gêné.
- « Vi je vois… » fit l'amoureux transi.
- « Tu peux pas sourire plus, Quatre, sinon tu vas te déchirer les zygomatiques. »
- « Je saaaaaaais… Mais je suis heureuuuuuuuuux ! Si heureuuuuuuuux ! »
- « Heu… Quatre ? Fais attention tu vas baver là… Aller remet-toi ! On doit encore tenir toute la fin de soirée. » fit le jeune homme moqueur.
- « J'tiendrais paaaaaas…» fit le blondinet toujours pendu à son bras.
- « Bon ok, on zappe la fin de soirée ! J'appelerais Zechs demain pour nous excuser. »
- « Youpi ! »
- « Moi qui te croyais timide ! »
Sourire de diablotin sur le visage angélique de son camarade.
- « Mais dis donc, j'ai l'impression que tu caches bien ton jeu toi ! »
- « Gnié hé hé ! » fit Quatre.
Trowa n'en revenait pas. L'amour rent-il stupide ? Si oui, est-ce que je suis atteint ? Parce que dans le cas de Quatre, c'est grave quand même… Il regarda son aimé et failli s'étrangler de rire. Il ressemblait à un SD de manga transi d'amour. Il le prit par la main et se dépêcha de l'emmener vers la voiture.
FIN.
Gwenaelle D.
Ayé, le mot FIN est tapé ! Enfin quand je dis fin… y'a bien quelques petites idées de lemon qui me passent par la tête… Mais quand on sait qu'il y a cinq couples dans ma fic et que je voudrais pas en favoriser un plus que l'autre… Ca me fait du boulot en perspective ça !
Donc ben je sais pas… C'est pitêtre pas la vraie fin… Juste une interlude, la suite étant réservée aux gens responsables, majeurs et vaccinés ^___^
Bon, alors je récapépette ! J'ai qui à croquer ? Les classiques 1x2 et 3x4, et pis 5xH, 6x9, et ! RxQ…
Hé bé ça m'en fait du monde!
Aurais-je le courage ?… Hmmm, je me le demande… M'enfin, vous verrez bien ^^ (vous serez les premiers prévenus de toute façon).
Dernier mot : merci à tous ceux et toutes celles qui ont lu mon histoire ^_______^ , je vous aime tous ! *__*
