Les oiseaux gazouillent au dehors alors que le soleil se couche sur les vastes prairies du domaine du Comte de Champignac, si grand et si beau alors que les derniers rayons du soleil apportent une dernière lumière dorée sur chaque petits brins d'herbes... ainsi que sur un beau visage endormi dans les cheveux roux se confondent avec les derniers rayons d'or, enflammant sa chevelure comme dans un monde d'imaginaire.

Et tandis que le dernier rayon de soleil vient déranger l'œil du bel endormi, l'astre de feu disparaît de l'horizon pour laisser place à un beau ciel orangé.

Groggy, Spirou se réveille lentement et aperçois juste en face de lui la chevelure blonde de Fantasio qui lui tourne le dos. Se relevant doucement, il s'étire un coup avant de réveiller son compagnon, remarquant en même temps que Zantafio est à côté de Fantasio.

Tous les trois finissent par s'éveiller, réalisant quasiment en même temps l'endroit où ils se trouvent.

-Mais où sommes-nous ?

-Je... Je ne sais pas. Je ne me souviens pas de m'être endormi.

-Moi non plus, ça fait comme un trou de mémoire. Tout ce dont je me souviens c'est que nous étions avec Monsieur Le Comte en train de visiter son nouveau jardin de champignons et puis plus rien... et vous ?

-Tout c'que j'me rappelle c'est qu'il m'a fait voir un champignon avec des spores qui volaient partout autour et j'ai toussé en les respirant tellement ils piquaient. Dit Zantafio en se mettant debout pour mieux voir autour d'eux. - On dirait que nous sommes toujours sur le domaine de votre ami mais où, je ne saurais le dire. Quelque part éloigné c'est sûr, je vois un morceau du rempart.

-Bon au moins c'est une bonne nouvelle, nous ne sommes pas perdu, c'est déjà ça. Dit Spirou en suivant le geste de Zantafio.

-Hey regardez, il y a quelque chose là-bas ! S'exclame soudainement Fantasio en pointant du doigt.

Les deux autres le suivent et ensemble, ils arrivent devant une couverture de pique-nique étendue au sol avec des victuailles et une lettre à leur attention.

« Mes chers amis, pardonnez cette petite mise en scène mais il me devenait difficilement supportable de voir vos vaines tentatives les uns envers les autres afin de vous rapprocher. Votre timidité mutuelle ainsi que le passé de Zantafio rendent tout ceci bien difficile aussi, j'ai décidé de vous aider. Ce pique-nique est là pour vous, il ne vous reste plus qu'à vous installer et profiter d'une soirée sous une pluie d'étoiles filantes... et à vous dire ce qu'il vous est sur le cœur. Quand le moment sera venu, vous saurez comment revenir au château.»

-Et bien, on dirait que Monsieur Le Comte ne plaisante pas. Dit Fantasio en relisant une deuxième fois le mot avant de s'asseoir sur la couverture au sol.

-Il ne plaisante que rarement en même temps. Dit Spirou en s'asseyant à ses côtés.

-Certes, en attendant, je me demande bien de quoi il parle dans « veines tentatives » ? S'interroge Zantafio en s'asseyant à son tour sur la couverture, à côté de Spirou sans y prêter attention car occupé à ses pensées. - N'empêche, plus jamais je ne retournerai dans sa fichue pépinière de champignons, c'est sûrement avec l'un d'eux qu'il est parvenu à nous amener ici sans qu'on ne s'en souvienne.

Il ne remarque pas les étranges regards que s'échangent le roux et le blond à sa question.

-Cela ne me surprendrai pas tu sais, Le Comte et les champignons, pour nous, c'est du pareil au même. Toutes ses inventions se font sur la base des « fameux pouvoirs incroyables » des champignons. Rit doucement Spirou en repensant à tout ce que leur ami aristocrate leur a fait découvrir depuis qu'ils l'ont rencontré, il y a quelques années.

-Ça c'est sûr. Ajoute Fantasio en embrassant son compagnon d'un baiser rapide sur les lèvres.

Zantafio les remarque mais détourne rapidement le regard, évitant ainsi à la rougeur de se répandre dans son cou et sur ses joues. Il toussote vite fait pour se reprendre avant d'à nouveau se tourner vers ses « amis » (il a encore du mal avec ça).

Tous les trois se regardent un petit moment avant d'être distrait par le hululement d'une chouette à proximité qui passent au dessus-d'eux pour sûrement aller chasser. Ce qui leur fait tourner le regard vers le ciel maintenant sombre et illuminé de millier d'étoiles.

La petite prairie dans laquelle ils se trouvent est idéalement situé et très bien dégagée pour leur permettre d'avoir une vue absolument incroyable et magnifique sur la voûte céleste.

Admirant ces étoiles présentent dans la galaxie depuis des millions d'années et qui ont vu nombre de planètes se former ou s'éteindre, Spirou se sent pris d'un courage soudain et se tourne vers Zantafio.

-Dit Zantafio, je voulais te demander quelque chose ? Enfin, nous voulions surtout savoir quelque chose... te concernant.

-Mm ?

-En fait, on voulait savoir si euh... si le fait que l'on soit ensemble te dérange ou t'incommode d'une façon ou d'une autre ?

-Euh non.

-Tu es sûr ? Parce qu'on... enfin j'ai l'impression que, parfois, tu euh... réagit un peu étrangement.

-Ce que Spirou veut dire Zanzan, c'est qu'il se fait énormément de films dans sa tête et il a besoin que tu le rassures à ce sujet, dis-lui simplement qu'il n'est pas fou juste un peu trop parano. Intervient Fantasio avant de se faire reprendre par Spirou qui se sent insulté.

-Hey !

-Non vraiment, ça ne me dérange pas du tout que vous soyez ensemble. Répond alors Zantafio, interrompant les deux autres sans pour autant les regarder, les yeux rivés vers le ciel. - Je sais que je n'ai jamais été un homme bon et ça, tout le monde pourra vous le dire, mes parents pour commencer... mais ce n'est pas le sujet. Quoi qu'il en soit, jamais je n'ai éprouvé le besoin de voir les autres heureux, tout ce que je n'ai jamais recherché s'était simplement ma propre complaisance, ma fortune... et les ennuis qui sont venus avec, très nombreux d'ailleurs. Mais... depuis cette histoire en Russie, depuis ce séjour à l'hôpital où – malgré vos visites nombreuses et très encourageantes croyez-le bien – j'ai passé pas mal de nuit seul à me remettre en question, j'ai découvert que malgré tout ce que j'avais pu faire, toi Fantasio, tu n'as jamais perdu espoir en moi malgré toutes les crasses que je t'ai fait, à tous les deux en fait. Et à tellement d'autres aussi.

-Toujours cousin, toujours.

-Et toi Spirou, tu as suivi les choix de Fantasio bien que tu ne me faisais pas autant confiance, ce qui est tout à fait normal. Mais, malgré ta réticence, tu m'as aidé, tu es resté avec moi, tu as été le premier à m'aider quand je suis arrivé chez vous, tu es celui qui me prépare mes traitements et qui prends les rendez-vous chez le médecin... bref, tout ça pour dire que vous m'avez laissé envahir votre vie privée afin de m'aider en laissant derrière vous tout ce que je vous ai fait par le passé. Vous m'avez aidé malgré tout et vous m'avez fait confiance. Alors je vais te dire franchement Spirou, non, le fait que vous soyez en couple toi et Fantasio ne me dérange pas du tout bien au contraire. Pour la première fois de ma misérable existence, je suis content que quelqu'un d'autre que ma propre personne soit heureux. Ça me fait plaisir de vous voir vous sourire chaque matin malgré mes humeurs maussades, ça me fait un peu sourire que je vous vois vous embrasser en essayant d'être discret sans vraiment y parvenir. En gros, je suis heureux de vous voir heureux, surtout après tout ce que vous avez fait pour moi.

-Oh Zanta...

-Continuez simplement d'être heureux tout les deux et arrêtez de croire que ça me gêne bon sang, ça aurait été le cas je vous l'aurais dit depuis bien longtemps avant de partir pour vous laisser tranquille ! S'énerve un peu le brun avant de se reprendre. - Profitez de ce que vous pouvez avoir tant que vous l'avez, parce qu'une fois que l'occasion s'échappe, vous ne pouvez plus la rattraper, c'est terminé.

Et il se tait. Un silence s'installe alors sur la couverture avant que des bruissements ne se fassent entendre. C'est Spirou qui vient se placer derrière Zantafio pour le prendre dans ses bras, rapidement suivi du blond.

-Oh Zanta... et, est-ce que ça t'es déjà arrivé de rater une occasion ?

-Oui, plusieurs fois parce que j'étais incapable de mettre ma fierté de côté et de me rabaisser à me rendre compte que je voulais moi aussi ce genre de plaisir.

-Ce genre de plaisir ?

-Oui, celui que même tout l'or du monde ne pourrait acheter, celui pour lequel aucun chantage ne tiendrai, celui pour lequel tu sais que tu existes vraiment.

-Oh Zanzan... je ne savais pas... dit tristement Fantasio.

-Ce n'est pas comme si je voulais que tu le sois, je ne crie généralement pas ce genre de chose sur tous les toits. Rit sarcastiquement Zantafio.

-Est-ce que... est-ce que tu peux nous dire quelle est l'occasion ratée que tu regrettes le plus ? Demande Spirou, curieux.

-Non je ne peux pas. Je ne peux pas parce que je la vois chaque jour qui passe tout en sachant que jamais je n'aurais le courage de la saisir parce que j'ai... parce que j'ai trop... peur de la saisir et de la voir s'éloigner de moi parce que j'aurais crû à une chose qui n'existait en fait pas. Finit-il doucement en se dégageant des bras des deux autres pour se relever et s'éloigner doucement.

-Tu la vois tous les jours ? S'étonne Fantasio. -Mais, tu es à la maison tous les jours, on ne se quitte pratiquement jamais et...

Mais alors, la réalisation frappe les deux jeunes hommes comme un coup de massue.

Se jetant un regard d'étonnement où la compréhension et la surprise se mélangent à l'émerveillement et à la joie, le blond et le roux se relèvent d'un même bond. Ils se mettent immédiatement à la poursuite du brun qui – entre temps – s'était un peu éloigné, craignant sûrement leur réaction.

-Hmpf ! S'exclame Zantafio alors qu'il est littéralement propulsé au sol après qu'une masse ne se soit jeté sur lui par derrière. -Ow ! Exprime-t-il également quand une paire de bras le retourne sur le dos et qu'il ne se retrouve face à face avec deux visages.

-Zanzan, deux questions simples pour deux réponses simples, dit Fantasio en gardant autant de retenue que possible malgré ses doigts entortillés dans les pans de sa veste. - Cette « occasion » passée tous les jours comme tu dis, s'agit-il de nous, Spirou et moi ?

-... Oui.

-Ok. Deuxième question Zanzan, est-ce que cette « occasion » est l'amour que tu éprouves pour nous ?

-... Oui. Lâche finalement le brun, découragé tout en détournant les yeux.

-Alors laisse-moi te dire une chose Zanzan, dit Fantasio en soulevant le brun jusqu'à ce que son visage soit à deux centimètre du sien et de celui de Spirou. - Tu es un véritable imbécile !

Et il l'embrasse.

Il. L'embrasse. Lui.

Zantafio est tellement sous le choc qu'il met un moment avant de reprendre ses esprits et de comprendre la situation... tant, que Fantasio s'éloigne, inquiet de son manquement de réponse.

Voyant l'inquiétude dans ses yeux, Zantafio se reprend et, à son tour, vient embrassé celui qui fut autrefois son cousin. Hors de question de rater l'occasion qu'il attendait depuis tellement d'années maintenant.

Spirou, de son côté, a un sourire jusqu'aux oreilles en voyant la scène. D'un seul coup, toutes ses inquiétudes s'envolent et un soulagement incroyable le prend. L'amour que lui et Fantasio éprouvent pour Zantafio était réciproque, ce dont ils n'auraient jamais osé demandé de peur de le voir fuir.

Il ne peut penser plus longtemps que ses lèvres sont capturées dans un baiser vigoureux par Fantasio apparemment heureux lui aussi. Quand il est libéré, lui et Zantafio se fixe quelques instants mais le roux n'y tient plus, depuis le temps qu'il attend ça, et il se jette sur les lèvres du brun à son tour, l'envoyant presque au sol si ce n'est pour Fantasio qui les retiens.

-J'y crois pas... dit Fantasio quand tous trois eurent fini de s'embrasser. -Ça veut dire que, depuis tout ce temps, on se tournait autour sans même s'en rendre compte ?

-Apparemment. Même le Comte l'a vu, tu m'étonnes qu'il ait fini par nous envoyer ici.

-Mais moi j'ai tout de même une question, depuis combien de temps nous aimes-tu Zanta ? Moi et Spirou s'est depuis cette histoire en Russie mais, et toi ?

-Depuis... l'histoire de l'héritage* en fait.

-Quoi ?! S'exclame Spirou et Fantasio d'une même voix. -Mais c'était il y a des années !

-En effet. Depuis cette fois où je vous ai sauvé la vie en Palombie avec cette histoire de marsupilami.

-J'en reviens pas... mais pourtant – et excuse-moi de le dire mais – tu nous as fait vivre un enfer à chaque fois qu'on s'est croisé après ça, notamment avec cette histoire de prise de pouvoir en « ? » ou avec celle de notre oncle soit disant mort (qui fut horrible soit dit en passant), ou encore avec la zorglonde avec laquelle tu nous as fait capturer le marsupilami ?

-Oui c'est vrai, alors que je m'étais exilé en Palombie pour tenter de me remettre les idées en place, j'ai repensé à cette histoire d'héritage et à l'amitié que vous partagiez et qui vous avait permis d'en arrivé jusqu'à la troisième étape. C'est là que je me suis rendu compte que j'étais jaloux de ça, parce que je ne pouvais pas être aussi bien dans une relation avec qui que ce soit et que je voulais que ce soit avec vous. Alors j'ai voulu vous montrer que j'avais changé et je vous ai sauvé la vie avec ces indiens stupides. Mais après je suis tombé sur ce pays qui cherchait absolument à faire la guerre pour la richesse et mes vieux démons ont pris le dessus. En me rendant compte que j'avais replongé et que jamais vous ne pourriez me le pardonner, j'ai tenté de vous faire venir de mon côté de la barrière mais vous avez fait échouer mes plans, me forçant à fuir. C'est pendant cette fuite que j'ai réalisé que plus jamais vous ne me feriez confiance et que jamais je ne pourrais plus espérer partager une telle amitié avec vous... alors la haine m'a surmonté et je l'ai laissé me guider. Suite à cela, j'ai fait les pires erreurs de ma vie... notamment avec notre oncle. J'étais tellement haineux envers lui et sa stupide histoire d'héritage que je ne voulais pas réellement voir qu'il était vivant, je voulais juste qu'il disparaisse comme il l'avait déjà fait. Et quand j'ai appris pour cette histoire d'eau de jouvence, j'ai perdu les pédales. Il avait ça depuis toujours et jamais il n'en avait parlé à personne, ne serait-ce qu'à toi Fantasio, pour qu'au moins toi et Spirou puissiez en profiter lors de vos périples pour vos reportages.

-Zanta... je suis vraiment désolé. Dit alors Fantasio en prenant le brun dans ses bras jusqu'à presque l'étouffer. -Je suis désolé de ne jamais avoir vu ta peine et ta douleur, je suis désolé vraiment. Avec mon ignorance, je t'ai fais souffrir et au final, je nous ai tous fait souffrir. Je suis impardonnable !

-Alors nous sommes deux chéri, parce qu'on était toujours ensemble et moi non plus je n'ai rien remarqué, je suis vraiment désolé. Dit Spirou en se joignant au câlin.

-Je vous interdis de vous excusez, compris ? Le seul qui est impardonnable ici c'est moi. Je sais que le reste du monde ne me pardonnera jamais mais je m'en fous parce que je sais que vous deux, vous m'avez offert le votre. Et c'est tout ce dont j'ai besoin.

-Oh Zanzan...

Et le câlin s'intensifie, autant en amour qu'en longueur, comme s'ils avaient tous les trois peur que – s'ils s'éloignaient ne serait-ce qu'un tout petit peu – ils se perdraient à jamais alors qu'ils venaient enfin de tout s'avouer.

Ce n'est que lorsque qu'une petite lumière par terre attire l'attention de Spirou qu'ils daignent s'écartaient les uns des autres sans pour autant se lâcher. Fantasio gardant un bras autour de la taille du brun tandis que le roux lui tenait la seule main qu'il lui reste.

-Qu'est-ce que c'est que ça ?

-Je ne sais pas, approchons-nous. Propose Fantasio et tous les trois remarquent qu'il s'agit d'une lumière de jardin fonctionnant à l'énergie solaire.

Mais il n'y en a pas qu'une car, plus loin, une autre s'allume, puis une autre encore plus loin et ainsi de suite jusqu'à créer une sorte de chemin lumineux.

-« Quand le moment sera venu, vous saurez comment revenir au château.» dit alors Fantasio en se souvenant du message du Comte.

-Je suppose que le moment doit être venu, je crois qu'on peut dire que Le Comte est parvenu à ses fins non ? Qu'est-ce que vous en dites ? Demande Spirou.

-J'en dis que cet homme est un vrai génie mais qu'il est aussi un peu effrayant à toujours avoir raison. Dit Zantafio en frissonnant légèrement.

-Pas faux. Rit doucement Fantasio alors qu'ils se décident à suivre les lumières pour rentrer, maintenant que tout était dit, ils n'avaient plus rien à faire ici et puis, c'était toujours plus confortable de finir ce genre de discussion dans leur chambre...

Le lendemain...

-Hihihi... je vois que vous êtes revenus. Ce petit moment sous les étoiles a apparemment porté ses fruits ? Demande Le Comte alors qu'il vient d'entrer dans la chambre de ses invités – après avoir frappé et eu l'autorisation cela va de soi – et constatant de la même que tous trois étaient dans le même lit dans un vrai nœud de bras et de jambes entremêlés. -Bien, je vais vous laisser émerger tranquillement, je m'en vais préparer le petit déjeuner. À tout de suite jeunes gens.

Et sur ce, Le Comte disparaît alors que Fantasio – le seul réveillé pour le moment suite aux coups sur la porte – se remet de cette apparition abrupte et rapide pour tourner son regard vers ceux qui occupent encore son lit, toujours plongés dans les bras de Morphée... mais aussi dans les bras de l'autre. Spirou au bord du lit et Zantafio prisonnier entre eux deux, pour être sûr qu'il ne disparaisse pas de peur que tout ceci ne soit un rêve... mais non, il est encore là, et il y restera très longtemps.

Voyant par la fenêtre que le soleil était déjà avancé dans sa route autour de la Terre, il sait que malheureusement, il allait leur falloir se lever. Alors, tout doucement, il se penche jusqu'à atteindre le front de Zantafio qu'il embrasse doucement tout en caressant les cheveux de Spirou. Ce baiser léger suffit néanmoins à déranger le bel endormi qui se retourne doucement pour tenter de se rendormir en enfonçant son visage dans le torse de Fantasio qui ne peut s'empêcher de rire doucement avant de se pencher une nouvelle fois tout en écartant le dit visage afin de pouvoir en embrasser les lèvres dans un doux baiser.

Cela suffit finalement à réveiller Zantafio qui cligne des yeux avant de complètement sortir du monde des rêves. Fantasio en profite pour se relever un peu et embrasser à son tour Spirou qui se réveille aussitôt pour prolonger le baiser avant de passer à Zantafio pour lui dire bonjour à son tour.

Quand ils rejoignent Le Comte en bas pour le petit-déjeuner et une journée qui promets soleil et détente au bord du lac... ainsi que des explications de la part de l'aristocrate bien sûr... c'est reposés et ensemble que tous trois s'y rendent. Souriant aux autres sans se lâcher d'un pouce.